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09/09/10 (B568) Communiqué de l’ARD : hommage à Ahmed Dini

Hommage à Ahmed Dini Ahmed

AHMED IBRAHIM

(12 septembre 2004). C’était une journée chaude telle que la connaissent la plupart des Djiboutiens durant la canicule du mois de juillet. La foule se pressait devant une estrade érigée à l’annexe du LPAI sis à l’avenue Gamal Abdel Nasser.

Tout d’un coup, le brouhaha de la foule s’éleva en clameur, dans ce chamboulement total, sont arrivées à mes oreilles de petit gamin, des phrases en rime. La foule répétait de façon lancinante « Waa Dini iyo dinta » : littéralement « Dini c’est l’homme de la religion ». J’essayais tant bien que mal de me faufiler dans la foule afin de percevoir ce « Dini ». Arrivé devant l’estrade, la vision de cet homme longiligne à la peau très foncée et au verbe magique parlant somali avec aise ne me quittera jamais. Ainsi je venais, avec la rétrospective, de rencontrer un des plus grands héros de notre pays : feu Ahmed Dini.

Cet homme, fils du pays Afar, visionnaire précoce, homme de principe, homme d’honneur, homme de courage, reste le symbole d’une république, et d’un pays que je partage avec lui.

Il est minuit en ce jour du 27 juin ; les projecteurs des journalistes, n’aveuglent pas cet homme, fraîchement élu président de la première assemble d’une république nommée Djibouti. Il se lève avec des pas qui semblent poser l’historique du moment et se dirige vers le perchoir de l’assemblée nationale. Dans un ton calme qui ne trahit pas la solennité du moment, le premier fils de cette terre que, d’après certains adages, le chacal lui-même ne traverse pas sans avoir fait sa prière auparavant, prononce la phrase pour laquelle tant d’héros sont morts : « … la République de Djibouti, une, indivisible et souveraine est née… ». Ainsi, est sortie la république de la bouche de Ahmed Dini.

Dini, a été trahi par son honnêteté, son intégrité et sa piété. Dans un monde où les intrigues, les trahisons et les volte-face sont de règle, Dini lui, n’a voulu compromettre aucune de ses qualités, soudé par sa piété.

Dini fut doublement victime : les Afars ne lui avaient jamais pardonné d’avoir apporté crédibilité à un Gouled dont ils se méfiaient à juste titre ; les Somalis n’ont pas su reconnaître et exprimer leur gratitude à un homme sans sa caution duquel la république de Gouled aurait été livrée à la Comorienne avec un bout de désert grand comme la partie sud du territoire, comme pays et république.

Dini, fidèle à ses principes, n’a pas voulu cautionner la tournure dictatoriale que Gouled a donnée à la nouvelle république. C’est avec mépris qu’il a claqué la porte au sieur de «Beit al Wali» autographeur de décrets à la chaîne. Ainsi, Dini Premier ministre ne pouvait supporter le rôle de figurine à la Barkad Gourad qu’on lui réservait. Ce départ fulgurant fut suivi d’une longue traversée de désert qui l’amènera de l’exil à son passage vers l’au-delà aujourd’hui.

Ahmed avec Ahmed Hassan Cheiko fait partie de ces grands hommes Afar à qui notre pays doit ériger des panthéons « … A la nation reconnaissante, ces illustres héros… ».

Au revoir, Ahmed, que Dieu te réserve son Paradis éternel. A défaut d’une reconnaissance officielle d’une république que tu nous as offerte, sortie droit de ta bouche et fruit de tes sueurs, tu resteras pour nous autres Djiboutiens et enfants de l’indépendance, un des plus grands de notre histoire, au même titre que Harbi et Gashanleh.

09/09/10 (B568) Nouvelles de Somalie (1) – Le patron du HCR appelle à accueillir les réfugiés somaliens – 4 civils tués et 29 blessés à Mogadiscio – 230 civils tués dans des combats à Mogadiscio en deux semaines – Mogadiscio en proie à de nouveaux affrontements violents – L’Egypte  » inquiète  » suite à la recrudescence des combats en Somalie – Le Royaume uni condamne les violences en Somalie – L’ONU veut renforcer les forces de paix africaines en Somalie – onze civils tués dans de nouveaux combats dans Mogadiscio – Mogadiscio en proie à de nouveaux affrontements violents – l’Amisom à 7200 hommes (10 articles)

__________________________ 10 – AFP

Le patron du HCR appelle à accueillir les réfugiés somaliens

Le chef du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, a appelé les pays occidentaux à accueillir les réfugiés somaliens, au cours d’une visite mardi au camp de Kakouma, accueillant 76.000 réfugiés dans le nord-ouest du Kenya, dont une majorité de Somaliens.

« Nous voyons de plus en plus de réfugiés (arrivés de Somalie), alors que l’asile devient de plus en plus fermé pour les Somaliens », a déclaré M. Guterres au cours d’une conférence de presse.

Le Haut-Commissaire a lancé « un appel pressant (aux pays occidentaux) pour qu’ils laissent l’asile ouvert aux Somaliens en ce moment, et qu’ils ne renvoient pas les Somaliens chez eux ».

« L’asile devient de plus en plus difficile dans les pays occidentaux, l’accès y est de plus en plus restreint pour les réfugiés, en particulier pour les Somaliens », a-t-il expliqué.

Ces pays occidentaux « ne peuvent pas renvoyer les Somaliens contre leur volonté », a plaidé M. Guterres, rappelant « qu’il y a eu des exemples de rapatriement par le passé ». « Nous allons lancer très bientôt une campagne sur ce thème », a-t-il ajouté.

Le Haut commissaire des Nations unies aux réfugiés s’exprimait à l’issue d’une journée de visite dans le camp de réfugiés de Kakouma (nord-ouest du Kenya), où vivent environ 76.000 personnes, en majorité des Somaliens.

« Ici au Kenya, ils sont protégés, (…) et c’est bon de voir un pays comme le Kenya capable de protéger autant de réfugiés (…), mais ce n’est malheureusement pas la même chose dans le reste du monde », a-t-il déploré.

Frontalier de la Somalie, le Kenya accueille près de 404.000 réfugiés et demandeurs d’asile, dont 331.000 Somaliens, selon le HCR. En août, le camp de Kakouma a enregistré l’arrivée de 6.500 nouveaux Somaliens fuyant une recrudescence des combats à Mogadiscio entre insurgés islamistes et forces pro-gouvernementales.

Après Kakouma, M. Guterres doit se rendre mercredi à Dadaab (nord-est), près de la frontière somalienne, considéré comme le plus grand camp de réfugiés du monde avec près de 300.000 personnes.

« J’appelle le Soudan, les gouvernements du Nord et du Sud-Soudan à s’assurer que le référendum (prévu en janvier 2011 sur l’auto-détermination du Sud-Soudan) se déroulera de façon pacifique », a par ailleurs déclaré le patron du HCR.

Situé à environ 100 km de la frontière du Sud-Soudan, le camp de Kakouma, où cohabitent treize nationalités différentes, a longtemps accueilli une majorité de réfugiés sud-soudanais, dont un grand nombre ont aujourd’hui été rapatriés.

Sur une plaine poussiéreuse écrasée par le soleil, les réfugiés s’y entassent, pour certains depuis la création du camp en 1992, dans des conditions très difficiles et cohabitent avec les populations locales turkanas.

M. Guterres a visité sur place un projet pilote d’électrification du camp par énergie solaire mis en oeuvre par le HCR et l’entreprise portugaise EDP.

__________________________ 9 – AFP

Combats en Somalie: 4 civils tués et 29 blessés à Mogadiscio

Quatre civils ont été tués mardi et 29 autres blessés dans des combats opposant combattants islamistes et forces gouvernementales somaliennes à Mogadiscio, a-t-on appris mardi auprès des services d’ambulance.

« Nos équipes ont récupéré les corps de quatre civils tués et 29 autres ont été blessés », a indiqué à l’AFP le chef des services d’ambulance de la ville, Ali Muse.

« Le bilan des victimes demeure minime au regard de tous les tirs de mortier et d’artillerie échangés », a poursuivi ce responsable.

Les islamistes shebab, qui ont lancé une offensive à Mogadiscio le 23 août, ont revendiqué des avancées territoriales lors des combats de mardi dans le nord de la capitale, des affirmations aussitôt démenties par les forces gouvernementales.

Plus de 230 civils ont été tués au total et au moins 400 blessés ces deux dernières semaines à Mogadiscio, selon un bilan communiqué mardi par le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

L’offensive des shebab, qui se réclament d’al-Qaïda et contrôlent presque tout le centre-sud de la Somalie, leur a déjà permis de progresser en direction du Parlement à proximité directe de la présidence Villa Somalia.

__________________________ 8 – Le Monde

Somalie : 230 civils tués dans des combats à Mogadiscio en deux semaines

Des combats avaient été déclenchés le 21 juillet par une attaque des shebabs sur des positions gouvernementales dans le nord-est de Mogadiscio.

Les combats entre troupes gouvernementales somaliennes et insurgés islamistes chabab ont fait plus de 230 morts parmi les civils, 400 blessés et 23 000 déplacés ces deux dernières semaines à Mogadiscio, s’est alarmé, mardi 7 septembre, le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

Les islamistes chabab, qui se réclament d’Al-Qaida et contrôlent presque tout le centre-sud de la Somalie, ont lancé le 23 août une offensive à Mogadiscio qui leur a permis de progresser en direction du Parlement, à proximité directe de la présidence.

Les insurgés Chabab frappent au coeur de la zone gouvernementale de Mogadiscio

Selon les estimations du HCR, qui évoque une « détérioration » continue de la situation dans la capitale, plus de 200 000 personnes ont fui leur maison cette année. Mais en raison d’une insécurité croissante à Mogadiscio et sur les routes somaliennes, « il devient de plus en plus dangereux de fuir » et nombre d’habitants sont « bloqués » chez eux, a indiqué une porte-parole du HCR, Melissa Fleming.

614 000 RÉFUGIÉS SOMALIENS

Les civils somaliens quittent la Somalie pour la région somalienne autoproclamée autonome du Puntland, pour l’Ethiopie, le Yemen ou le Kenya, où 6 500 nouveaux réfugiés ont été enregistrés le mois dernier, le chiffre le plus élevé depuis juin 2009. 614 000 Somaliens au total sont aujourd’hui des réfugiés.

Le Haut commissaire des Nations unies aux réfugiés, Antonio Guterres, a entamé mardi une visite de trois jours dans ces camps de réfugiés au Kenya, commençant par celui de Kakuma (76 000 personnes, nord-ouest du pays) avant de se rendre à celui de Dadaab, près de la frontière somalienne, réputé être le plus grand camp de réfugiés du monde, avec près de 300 000 personnes.

En proie au chaos depuis la chute du dictateur Siad Barre en 1991, la Somalie est, après l’Afghanistan et l’Irak, le pays qui génère le plus grand nombre de réfugiés au monde, rappelle le HCR.

__________________________ 7 – Centre actualités ONU

Somalie : Mogadiscio en proie à de nouveaux affrontements violents

Ces dernières semaines, Mogadiscio a connu les plus violents combats depuis le début de l’année qui ont opposé des milices armées aux forces du Gouvernement fédéral de transition de Somalie soutenue par la Mission de l’Union africaine dans ce pays (AMISOM).

Selon un rapport de la Croix-Rouge, entre le 23 et le 30 août, plus de 200 personnes ont été admises dans les deux principaux hôpitaux de la ville pour des blessures par balles. Le nombre de patients blessés par arme à feu est deux fois plus élevé que celui de la semaine précédente.

Le 22 août dernier, un membre du personnel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été tué par une balle perdue alors qu’un autre a été blessé par des éclats d’obus. Cet incident porte à 13 le nombre de travailleurs humanitaires morts en Somalie depuis 2009, a indiqué vendredi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a estimé qu’au moins 22.600 personnes ont fui Mogadiscio et ses environs ces 12 derniers jours. Les combats se sont déroulés dans les zones de Hwawl Wadaag, Hodan, Wardhiigleey, Bondheere et Waaberi dans le nord de la ville.

En visite à Mogadiscio le 2 septembre dernier, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les affaires politiques, B. Lynn Pascoe, a exprimé sa solidarité avec la population de Somalie. Il a rencontré le Président somalien, Sheikh Sharif, et d’autres membres du gouvernement.

« Il est crucial de montrer à la population de Somalie, qui souffre depuis longtemps, que le gouvernement peut fournir des services de base », a dit M. Pascoe. « La communauté internationale est déterminée à soutenir le gouvernement fédéral de transition, mais le gouvernement doit lui-même faire plus et apprendre à travailler en équipe », a-t-il ajouté.

__________________ 6 – AuFait

L’Egypte  » inquiète  » suite à la recrudescence des combats en Somalie

Le Caire a exprimé, samedi, ses « inquiétudes  » suite à la recrudescence, dans la capitale somalienne depuis plusieurs jours, des tueries entre les forces du gouvernement transitoire et les rebelles.

Dans une déclaration à la presse, le chef de la diplomatie égyptienne Ahmed Aboul Gheit a appelé toutes les parties somaliennes à  » faire preuve de retenue, de raison et de prudence « , mettant en garde contre les graves répercussions de la poursuite des affrontements sur la région.

Il a, dans ce sens, insisté, sur la nécessité de  » renforcer le soutien de la communauté internationale au gouvernement transitoire somalien dans cette conjoncture délicate « .

M. Aboul Gheit a également émis le souhait de voir la réunion du groupe international de liaison pour la Somalie, prévue en septembre à Madrid, aboutir à des  » recommandations précises permettant le renforcement des capacités du gouvernement transitoire et l’appui de la mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) « .

Des affrontements entre les insurgés  » Al Shebab  » et les soldats somaliens avaient fait, au cours des derniers jours, 40 morts et une centaine de blessés, dont des membres de l’Amisom et du parlement somalien.

Le groupe  » Al Shebab  » contrôle la majorité du centre-sud de la Somalie. Le gouvernement somalien de transition ne contrôle que quelques quartiers de Mogadiscio, avec le soutien de 6.000 soldats ougandais et burundais de l’AMISOM, déployés dans des sites stratégiques comme l’aéroport, le port, la Présidence et plusieurs importants carrefours.

__________________ 5 – CasaFree (Maroc)

Le Royaume uni condamne les violences en Somalie

La Haute Commission britannique au Kenya a condamné les actes de violences perpétrés en Somalie contre les civils et les membres de la mission de paix africaine (AMISOM) dans ce pays.

« La Haute Commission britannique est extrêmement préoccupée par les récents combats à Mogadiscio faisant des blessés parmi les civils et causant la mort de quatre soldats ougandais de l’AMISOM « , indique un communiqué de la Haute Commission publié vendredi à Addis-Abeba.

« Les attaques contre les civils et les soldats de la mission africaine de paix, présents sur ce territoire pour instaurer la paix et la stabilité, est totalement répréhensible », souligne le texte.

La Haute Commission britannique condamne également le contrô le par le mouvement Al Shebab de la radio « Coran Sacré », indique la même source, ajoutant que les restrictions imposées par qui que ce soit à la liberté de la presse en Somalie est « inacceptable ».

« La liberté de presse, qui s’exerce sans crainte, ni intimidation, est indispensable pour l’instauration de la paix et de la stabilité en Somalie », note le communiqué, soulignant que le gouvernement britannique continuera à apporter son soutien aux journalistes qui opèrent en Somalie.

Le Royaume Uni demeure « engagé » à soutenir le processus de Djibouti et à travailler avec le gouvernement fédéral somalien de transition (TFG), l’AMISOM et les partenaires internationaux pour une Somalie pacifique et stable, conclut le texte.

Plongée dans une guerre civile de près de 20 ans, la Somalie est le seul pays au monde, reconnu par l’ONU, qui ne dispose d’aucun pouvoir central effectif. Le gouvernement fédéral de transition ne contrô le que certains quartiers à Mogadiscio face aux insurgés d’Al Shebab et leurs alliés.

Dans un contexte de totale instabilité, les conditions de vie de la population sont difficiles et toute aide internationale se heurte à une insécurité généralisée.

La Somalie continue à être l’une des crises humanitaires parmi les pires au monde, avec quelque 1,5 million de personnes déplacées et plus de 560.000 personnes vivant en tant que réfugiés dans les pays voisins.

_______________________ 4 – RFI

L’ONU veut renforcer les forces de paix africaines en Somalie

Le secrétaire général adjoint aux Affaires politiques de l’ONU, Lynn Pascoe, lors d’une conférence de presse, à Nairobi, le 2 septembre 2010.

Après dix jours d’affrontements à Mogadiscio et face à l’avancée des shebab, le gouvernement de transition somalien soutenu par les forces de maintien de la paix a appelé à plus de soutien de la communauté internationale. Le 1er septembre, le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des affaires politiques a fait une visite au président somalien à Mogadiscio pour évoquer ce soutien.

L’Union européenne a annoncé l’octroi de 47 millions d’euros en soutien à l’Amisom présente dans la capitale somalienne depuis 2007.

« Le gouvernement somalien doit faire preuve de plus de cohésion », c’est le message tout en euphémisme que le secrétaire général-adjoint de l’ONU chargé des affaires politiques Lynn Pascoe a délivré au président somalien à Mogadiscio.

Malgré l’avancée des shebab dans la capitale, un gouvernement divisé qui a perdu beaucoup de sa crédibilité depuis sa création en janvier 2009, et une politique d’ouverture aux groupes armés qui a globalement échoué comme le soulignait un rapport interne des nations unies récemment, Lynn Pascoe choisit de se montrer optimiste :

« Il faut clairement plus de travail pour développer des forces loyales envers le gouvernement ou alliées à lui dans d’autres zones. Il est vrai que ce processus a été assez erratique mais il ne faut pas non plus conclure que les troupes du gouvernement fuient à chaque combat, ce n’est pas le cas. Les troupes de l‘Union africaine sont là et prêtes à se battre. Il faut renforcer l’Amisom et d’ailleurs, c’est en cours. L’Amisom est beaucoup plus forte que par le passé ».

Lynn Pascoe n’a pas précisé le nombre de soldats qui seraient nécessaires alors que l‘Ouganda déclarait il y a quelques jours qu’il était prêt à envoyer 10 000 hommes supplémentaires.

L’ONU envisage également depuis plusieurs mois un déploiement limité en Somalie d’abord au Puntland et au Somaliland mais aussi à Mogadiscio. Toutefois, aucune date n’a été précisée par le représentant de l’ONU.

_______________________ 3 – Tribune de Genève (Ch) avec AFP

Somalie: onze civils tués dans de nouveaux combats dans Mogadiscio

Les insurgés shebab tentaient samedi de prendre le contrôle d’une route stratégique dans Mogadiscio au cours de combats contre les forces gouvernementales somaliennes, soutenues par les troupes de l’Union africaine (Amisom), qui ont provoqué la mort de onze civils.

Les affrontements ont éclaté dès vendredi soir dans les districts de Hodan et Holwadag, selon des témoins.

« De nombreuses personnes sont mortes dans notre quartier; six civils ont été tués par un obus de mortier, trois sont tombés dans des échanges de tirs. Toutes les familles ont fui le quartier de Sigale, plus personne ne s’y trouvait ce matin », a raconté à l’AFP un habitant, Muktar Hasan Nur.

Un autre témoin a indiqué que deux autres civils ont été tués dans le quartier de Bakara.

« Nous n’avons pas dormi la nuit dernière, chaque famille s’est abritée dans des maisons en dur, j’ai vu deux civils tués par des éclats d’obus », a précisé Abshir Muse.

Le bilan des victimes civiles des derniers combats, qui ont éclaté lundi dernier, s’élève maintenant à plus de 80 tués.

Les shebab, qui se réclament d’Al-Qaïda et contrôlent une grande partie de la Somalie, concentrent leurs attaques sur le dernier axe stratégique tenu à Mogadiscio par les gouvernementaux et l’Amisom. La route Maka Al-Mukarama est la seule voie de circulation et d’approvisionnement reliant l’aéroport international à Villa Somalie, le palais présidentiel.

« Des militants soufis pro-gouvernementaux se sont retirés de leurs positions de Sigale (dans le district d’Hodan) tard vendredi mais nous avons renforcé le secteur avec des unités lourdement armées et la situation est maintenant sous notre contrôle », a déclaré à l’AFP Mohamed Adan, un responsable gouvernemental de la sécurité.

« Les tirs se sont poursuivis sporadiqement et les militants islamistes essaient d’atteindre la route Maka Al-Mukarama mais je peux vous assurer qu’ils n’y arriveront jamais », a-t-il poursuivi.

Des tirs sporadiques se poursuivaient samedi en fin de matinée, selon des habitants.

Les shebab ont revendiqué samedi des avancées sur le terrain.

« Nous avons avancé dans les lignes ennemies et pris le contrôle de leurs casernes près de Maka Al-Mukarama. Je veux vous dire, aujourd’hui, que cette guerre va en finir avec le régime apostat et les envahissurs africains », a déclaré samedi à la presse le porte-parole des insurgés, Sheik Ali Mohamoud Rage.

« Nous les avons affaiblis et forcé à reculer, l’unique route qu’ils contrôlaient est devenue notre ligne de front. Nous l’avons coupée et nos combattants vont continuer à avancer », a-t-il ajouté.

Dans un communiqué publié sur le site jihadiste Honein, Al-Qaïda, qui a revendiqué samedi les derniers attentats en Irak, « rend hommage » aux shebab somaliens pour leur campagne militaire à Mogadiscio.

Les 6.000 soldats ougandais et burundais de l’Amisom, déployés dans des secteurs stratégiques comme l’aéroport, le port, la présidence et quelques importants carrefours, sont le dernier rempart empêchant les shebab de prendre le contrôle total de la capitale somalienne.

_______________________ 2 – Afrique Actu

Mogadiscio en proie à de nouveaux affrontements violents

Jean-Pierre Ndongo

Ces dernières semaines, Mogadiscio a connu les plus violents combats depuis le début de l’année qui ont opposé des milices armées aux forces du Gouvernement fédéral de transition de Somalie soutenue par la Mission de l’Union africaine dans ce pays (AMISOM).

Selon un rapport de la Croix-Rouge, entre le 23 et le 30 août, plus de 200 personnes ont été admises dans les deux principaux hôpitaux de la ville pour des blessures par balles. Le nombre de patients blessés par arme à feu est deux fois plus élevé que celui de la semaine précédente.

Le 22 août dernier, un membre du personnel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été tué par une balle perdue alors qu’un autre a été blessé par des éclats d’obus. Cet incident porte à 13 le nombre de travailleurs humanitaires morts en Somalie depuis 2009, a indiqué vendredi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a estimé qu’au moins 22.600 personnes ont fui Mogadiscio et ses environs ces 12 derniers jours. Les combats se sont déroulés dans les zones de Hwawl Wadaag, Hodan, Wardhiigleey, Bondheere et Waaberi dans le nord de la ville.
En visite à Mogadiscio le 2 septembre dernier, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les affaires politiques, B. Lynn Pascoe, a exprimé sa solidarité avec la population de Somalie. Il a rencontré le Président somalien, Sheikh Sharif, et d’autres membres du gouvernement.

« Il est crucial de montrer à la population de Somalie, qui souffre depuis longtemps, que le gouvernement peut fournir des services de base », a dit M. Pascoe. « La communauté internationale est déterminée à soutenir le gouvernement fédéral de transition, mais le gouvernement doit lui-même faire plus et apprendre à travailler en équipe », a-t-il ajouté.

__________________________ 1 – Le Figaro

Mogadiscio: l’Amisom à 7200 hommes

La force de l’Union africaine en Somalie (Amisom) compte désormais 7200 hommes à Mogadiscio, où elle a déployé neuf nouvelles positions militaires pour sécuriser ses « avancées » face aux insurgés islamistes, a affirmé aujourd’hui un responsable de l’UA.

Déployée depuis 2007, l’Amisom, composée de cinq bataillons ougandais et de trois bataillons burundais, intervient en soutien au gouvernement de transition somalien (TFG) qui ne contrôle qu’une partie de la capitale en bord de mer. Les soldats de l’Amisom sont déployés en plusieurs points stratégiques de la ville, notamment l’aéroport international, le carrefour « K4 », la présidence, l’université et le port.

Les insurgés islamistes shebab, qui contrôlent la majorité de la capitale, ont lancé le 23 août une vaste offensive contre l’Amisom et le TFG, s’approchant notamment de l’avenue Maka al-Mukarama, un axe routier vital qui relie ces principaux points stratégiques. L’offensive a été « contenue, le passage est libre sur Maka al-Mukarama, et la zone est sûre », a affirmé au cours d’une conférence de presse à Nairobi le numéro deux de l’UA pour la Somalie, Wafula Wamunyinyi. « En juillet, nous avons progressivement étendu notre contrôle sur Mogadiscio. Nous avons progressé et installé de nouvelles positions », a-t-il assuré.

Depuis avril dernier, ce sont ainsi neuf nouvelles positions militaires de l’Amisom qui ont été mises en place, selon l’UA: notamment à « Kilomètre 0 », Shibis, Bondhere, dans l’ancienne usine Coca-Cola, au carrefour Dabkha et au parlement. « Si nous obtenons le soutien nécessaire, en déploiement de troupes et en équipements, nous allons étendre notre présence vers le nord de la capitale », a promis le responsable de l’UA. « Nous avons demandé du soutien (…), nous avons eu des engagements renouvelés de pays membres de l’UA. S’ils nous fournissent des troupes, nous allons élargir notre zone de contrôle », a-t-il répété.

09/09/10 (B568) Nouvelles de Somalie (2) – sept morts dans un attentat contre l’aéroport de Mogadiscio – Attentat meurtrier à l’aéroport de Mogadiscio – 23.000 civils supplémentaires fuient Mogadiscio – les FFDj participent à la mission européenne de formation des forces somaliennes (EUTM Somalia) – les combats depuis deux semaines à Mogadiscio font au moins 230 morts (HCR) – Un chrétien somalien a été assassiné et quatre autres kidnappés (6 articles)

___________________ 6 – NouvelObs avec AP

Somalie: sept morts dans un attentat contre l’aéroport de Mogadiscio

Des hommes armés et une voiture piégée ont été lancés contre l’entrée de l’aéroport de Mogadiscio, provoquant une explosion et une fusillade qui a causé la mort d’au moins sept personnes, dont deux soldats de l’Union africaine, a déclaré jeudi un responsable de l’armée somalienne.

Ces attaques coordonnées se sont déroulées quarante minutes après le départ de l’avion présidentiel.

Après l’explosion de la bombe, des militants armés à bord d’une deuxième voiture ont ouvert le feu contre des soldats somaliens et de l’Union africaine, a raconté Osman Dahir, policier à l’aéroport. Quatre soldats somaliens et deux de l’UA ont été tués. Un civil et plusieurs militants ont également été tués.

Selon Abdul Rahman Youssef, des véhicules de l’Union africaine ont empêché la voiture d’entrer dans l’enceinte de l’aéroport. L’explosion a tué deux femmes qui mendiaient dans la rue et blessé un policier, a-t-il précisé.

Quelque 7.000 hommes de l’UA gardent l’aéroport international et le palais présidentiel, permettant d’empêcher les membres d’Al-Qaïda de renverser un gouvernement extrêmement fragile

___________________ 5 – Le Monde

Attentat meurtrier à l’aéroport de Mogadiscio

Les islamistes shebab ont peu après revendiqué l’attaque, dans un message posté sur un site Internet.

Un attentat à la voiture piégée a visé, jeudi 9 septembre, l’entrée principale de l’aéroport de Mogadiscio, capitale de la Somalie, tuant au moins dix personnes, dont cinq assaillants. Les islamistes shebab ont peu après revendiqué cette attaque, dans un message posté sur un site Internet.

Les deux diplomates – l’envoyé spécial de l’ONU pour la Somalie et le représentant de l’UA pour la Somalie – ont quitté la capitale somalienne par avion après les faits, selon un communiqué de la présidence somalienne.

Une première voiture s’est jetée contre le camion qui barre habituellement l’entrée de l’aéroport et a explosé, ont expliqué des témoins. Un second véhicule, avec à son bord au moins cinq assaillants, a tenté à son tour de pénétrer dans l’enceinte de l’aéroport, mais a été immobilisé par les tirs de soldats de la force de l’Union africaine (Amisom) en faction.

TIRS DE MORTIERS SUR L’AÉROPORT

Plusieurs de ces assaillants sont alors sortis du véhicule en tirant à l’arme légère. L’un d’eux, qui portait sur lui une ceinture d’explosifs, s’est fait exploser, toujours selon des témoins. Deux soldats de l’Amisom ont été tués lors de l’attaque, ainsi qu’un civil. Les cinq assaillants ont tous été tués, toujours selon le porte-parole.

L’incident a été suivi de plusieurs tirs de mortiers sur l’aéroport, dont au moins un s’est abattu sur la zone des départs au voisinage immédiat de la piste et de l’aérogare, selon une source aéroportuaire.

___________________ 4 – Centre Info ONU

Somalie : 23.000 civils supplémentaires fuient Mogadiscio

Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a exprimé mardi son inquiétude face à la détérioration de la situation sécuritaire dans la capitale somalienne, Mogadiscio.

A l’occasion de sa conférence de presse hebdomadaire à Genève, une porte-parole du HCR, Melissa Fleming, a indiqué qu’au cours des deux dernières semaines, les combats entre les forces du Gouvernement fédéral de transition et les milices Al-Shabaab avaient tués plus de 230 civils, en avaient blessé au moins 400 et avaient provoqué le départ de plus de 23.000 habitants de la capitale. Selon le HCR, plus de 200.000 civils ont fui leurs maisons depuis le début de l’année.

Melissa Fleming a précisé que les informations en provenance des employés du HCR sur le terrain ou des partenaires de l’agence faisaient état de « rues complètement désertes » et « d’habitants trop terrorisés pour sortir de chez eux ». « Dans ces conditions dangereuses et difficiles, les distributions d’aide deviennent de plus en plus rares et ceux qui sortent à l’extérieur risquent leur vie », a-t-elle ajouté.

Pour conclure, la porte-parole du HCR a indiqué que 63.000 Somaliens supplémentaires avaient quitté leurs pays depuis début 2010, pour se réfugier dans les états limitrophes. Après l’Afghanistan et l’Iraq, la Somalie est le pays au monde qui a le plus de réfugiés hors de ses frontières.

Le Haut Commissaire pour les réfugiés, Antonio Guterres, se trouve au Kenya où il commence mardi une mission de trois jours qui le mènera dans les camps de réfugiés de Kukuma et de Dadaab, près de la frontière somalienne.

___________________ 3 – Etat-Major des Armées françaises

Djibouti : les FFDj participent à la mission européenne de formation des forces somaliennes (EUTM Somalia)

Mise à jour :06/09/2010
06 septembre 2010. La mission européenne de formation des forces somaliennes du Gouvernement fédéral de transition (EU Training Mission for Somalia – EUTM Somalia) est à l’œuvre en Ouganda depuis mai 2010 pour deux mandats de 6 mois. Les militaires des FFDj (Forces françaises stationnées à Djibouti) participent actuellement à la formation du premier contingent de 1 000 militaires somaliens qui seront bientôt affectés à la protection de Mogadiscio.

06 septembre 2010. La mission européenne de formation des forces somaliennes du Gouvernement fédéral de transition (EU Training Mission for
Somalia – EUTM Somalia ) est à l’œuvre en Ouganda depuis mai 2010 pour deux mandats de 6 mois. Les militaires des FFDj (Forces françaises stationnées à Djibouti) participent actuellement à la formation du premier contingent de 1 000 militaires somaliens qui seront bientôt affectés à la protection de Mogadiscio.

Le programme prévoit la formation des chefs de groupe, des chefs de section et des spécialistes somaliens par les instructeurs européens. En étroite collaboration avec l’armée ougandaise, chargée de la formation de la troupe, les militaires de l’UE entraînent également l’ensemble du contingent au combat en milieu urbain et à la lutte contre les mines et les engins explosifs improvisés.

Le lieutenant Banet, commande une équipe d’instruction venue de la 13e Demi-brigade de Légion étrangère de Djibouti pour former une partie des futurs chefs de groupe somaliens : “engagée pour deux mois au sein d’EUTM Somalia en Ouganda, mon équipe a terminé sa mission le 5 septembre 2010.

Notre mission était de former une section de 20 jeunes volontaires en vue de leur intégration comme sous-officiers au sein d’un bataillon des forces somaliennes. Dispensant une instruction dense et variée, nous avons pu transmettre différents savoir-faire à ces futurs sous-officiers : combat, transmissions, mais aussi secourisme de combat et sensibilisation au risque IED. Nous avons utilisé tous les moyens pédagogiques dont nous disposions pour arriver aux meilleurs résultats avec ces recrues plutôt réceptives ”.

Le caporal-chef Hirab, détaché du 5ème RIAOM de Djibouti comme instructeur-traducteur, est tout aussi enthousiaste : “j’ai pu mettre ma connaissance du Somali au bénéfice immédiat de l’instruction de futurs jeunes cadres de l’armée somalienne. Cette expérience d’EUTM SOMALIA en Ouganda a été valorisante pour moi ”.

Après quatre mois de formation individuelle intensive, le niveau atteint par les recrues est déjà élevé. Les militaires somaliens sont motivés, rustiques et résistants à l’effort. « A cause de la guerre dans mon pays, je ne suis jamais allé à l’école et c’est la première fois que je reçois un enseignement » confie l’un deux. Les élèves officiers somaliens confirment l’intérêt du programme : “je suis très heureux de l’instruction que j’ai reçue. Ici, j’ai acquis un esprit et un mode de raisonnement qui me permettront de mener mes hommes à la victoire ”, confie Kalin Mhalin Mohamed, élève officier de l’armée somalienne.

A ses côtés, son camarade et Abdulahi Ibrahim Adam Suga est tout autant convaincu : “l’instruction dispensée a été de qualité. Grâce aux cours de tactique et la mise en pratique sur le terrain, j’ai une plus grande expérience. Dans tous les cas, maintenant je peux aider mon pays et défendre mes concitoyens ”.

140 militaires de 14 états de l’Union européenne arment cette mission. Le détachement est commandé par un colonel espagnol secondé par un colonel français. Avec 26 militaires dont 25 instructeurs qui viennent des FFDj (Forces françaises stationnées à Djibouti), la France est, derrière l’Espagne, le deuxième pays contributeur.

______ 2 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Somalie : les combats depuis deux semaines à Mogadiscio font au moins 230 morts (HCR)

Le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a tiré la sonnette d’alarme mardi suite à une vague d’insécurité à Mogadiscio, la capitale somalienne, affirmant qu’au moins 230 personnes avaient été tuées et 400 autres blessées ces deux dernières semaines.

Le HCR a fait savoir que la plupart des habitants somaliens qui ont réussi à se rendre dans le nord du pays ou dans certains pays voisins arrivent à pied ou en minibus et voyagent sans moyen pour s’abriter.

« Selon les rapports réalisés par nos partenaires, le combat entre le gouvernement de transition et al-Shabaab au cours des deux dernières semaines a coûté la vie à plus de 230 civils, et a fait au moins 400 blessés et 23.000 déplacés. Plus de 200.000 civils ont été obligés de fuir leur maison depuis le début de cette année », a indiqué le HCR dans un communiqué.

« Ils font savoir à notre personnel que les rues de Mogadiscio sont complètement désertes et que les habitants ont peur de quitter leur maison. Dans ces conditions dangereuses et difficiles, les distributions d’aide se rarifient et ceux qui s’aventurent dehors le font au péril de leur vie ».

Le conflit actuel a transformé la Somalie en l’un des pays qui compte le plus de déplacés au monde, à savoir 1,4 million de personnes déplacées à l’intérieur du pays et quelque 595.000 Somaliens vivant dans les pays voisins en tant que réfugiés.

Le groupe islamiste al-Shabaab contrôle la plupart des régions du sud de la Somalie et certaines parties de Mogadiscio et il lutte contre l’armée gouvernementale et les casques bleus de l’Union africaine pour imposer sa propre version rigide de la charia en Somalie.

____________________________ 1 – Alliance Presse

Un chrétien somalien a été assassiné et quatre autres kidnappés

Les militants islamistes somaliens ont fait une nouvelle victime. Le 21 juillet dernier, ils se sont présentés à la maison d’Osman Abdullah Fataho, à 30 kilomètres de Mogadiscio et l’ont fusillé devant sa femme et ses enfants.

Osman Abdullah Fataho est un chrétien de longue date. Il était impliqué dans les activités d’une Eglise chrétienne «clandestine».

Les islamistes ont ensuite emmenés sa femme et les enfants. La mère de famille n’a été libérée qu’à la condition qu’elle autorise que ses enfants soient formés en tant que soldats. «Nous savons que les enfants vont faire l’objet d’un lavage de cerveau et qu’ils seront élevés dans l’islam», a indiqué un chrétien somalien proche de la famille. Les enfants sont âgés de 5, 7 et 10 ans.

Cette nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre parmi le mouvement des Eglises clandestines de Somalie. Plusieurs responsables d’Eglises ont fuit leur habitation de peur d’être les prochaines cibles des islamistes.

09/09/10 (B568) L’équipe de l’ARDHD souhaite de bonnes fêtes à tous les musulmans, à l’occasion de la fin du Ramadan.

Toute l’équipe de l’ARDHD souhaite de bonnes fêtes de fin de Ramadan, à tous les musulmans et en particulier à toutes les Djiboutiennes et à tous les Djiboutiens, qu’ils soient au pays ou à l’étranger.

Nous espérons que ce mois béni a été un mois privilégié de recueillement et d’espérances.

Malheureusement il s’est passé et il se passe toujours des événements très graves à Djibouti, car le régime dictatorial n’a même pas respecté la trêve traditionnelle, en particulier :

– en ville : arrestations, rafles, viols, tortures. Exécution de hauts responsables,

– dans le nord : exécutions extra-judiciaires, arrestations et détentions illégales, viols et harcèlements des populations dans le nord.

Nous espérons que la fête de l’Aïd el Fitr sera un moment de joie pour chacun et qu’elle permettra à l’opposition d’avancer dans l’union (Bruxelles et Djibouti), de déterminer des objectifs communs, de faire connaître ses actions et surtout de prendre conscience que c’est elle qui porte la responsabilité du destin des Djiboutiens.

Nous encourageons tous les responsables de l’opposition à poursuivre dans cette voie et à se mobiliser pour secourir les Djiboutiens.

09/09/10 (B568) Yémen Express – Al-Qaïda sort de l’ombre dans le sud du pays – Un mort lors d’une attaque au Yémen – Al-Qaida lance un impôt révolutionnaire – deux policiers et un activiste sudiste tués dans des accrochages – deux combattants d’Al-Qaïda arrêtés par les forces de sécurité – un activiste sudiste tué dans des accrochages avec l’armée – Arrestation de 9 suspects, dont un chef local d’Al-Qaïda selon le ministère de la Défense (7 articles)

_____________________________ 7 – AFP

Yémen: Al-Qaïda sort de l’ombre dans le sud du pays

De Fawaz AL-HAIDARI

Distribution de tracts dans les mosquées, bataille rangée avec l’armée, attaques de plus en plus audacieuses contre les forces de sécurité: la branche yéménite d’Al-Qaïda agit désormais au grand jour à Abyane, province du sud du pays.

Dans cette région qui est un des foyers de la contestation sudiste contre le gouvernement de Sanaa, la colère des habitants, la structure tribale de la société et la paralysie des services publics sont autant de facteurs qui ont contribué à l’émergence en force d’Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa).

Farès Ghanem, un journaliste yéménite spécialiste des mouvements islamistes, estime qu’Al-Qaïda « a tiré profit du relief montagneux et de l’absence de l’Etat, qui délaisse cette province, pour s’y implanter ».

L’Aqpa a revendiqué mardi six attaques menées au cours des deux dernières semaines d’août dans cette province, dont une contre un poste de police ayant fait 12 morts.

Mais le plus grave demeure la bataille rangée qui a opposé pendant cinq jours dans la ville de Loder, en août, l’armée yéménite à des hommes armés affiliés au réseau, avec un bilan de 33 morts selon des sources officielles et médicales.

« Ce qui s’est produit à Loder était une épreuve de force entre l’Etat et Al-Qaïda, qui a pu contrôler la ville et assener des coups durs à l’armée », estime M. Ghanem.

L’armée a assuré avoir repris le contrôle de Loder à l’issue des combats mais des notables tribaux ont dû effectuer une médiation pour obtenir le retrait des combattants islamistes de la cité, selon des sources tribales.

Les attaques quasi-quotidiennes, le plus souvent menées par des motards masqués, sèment la terreur parmi les policiers et les soldats.

« Je crains pour ma vie, et je suis toujours en train d’épier les passants, surtout les motards », affirme un policier chargé de protéger un bâtiment des services de sécurité à Zinjibar, chef-lieu de la province.

Après la bataille de Loder, l’Aqpa a distribué dans des mosquées et dans les commerces des tracts revendiquant des attaques contre les forces de sécurité et appelant les civils à éviter les positions militaires pour ne pas être visés.

« C’est la première fois que les tracts sont distribués ainsi en plein jour », a affirmé à l’AFP Nazir Qandah, l’imam d’une mosquée de Zinjibar.

Un notable de la province d’Abyane, qui a refusé d’être identifié, affirme qu’Al-Qaïda « a profité de la paralysie des services gouvernementaux ces derniers mois en raison de l’escalade de la contestation », animée par le Mouvement sudiste.

Sanaa accuse ce mouvement, dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d’autres à la sécession, de coopérer avec Al-Qaïda, et le ministère de la Défense a affirmé lundi qu’un activiste d’Al-Qaïda arrêté à Loder avait des « documents importants prouvant » cette « collusion ».

« Al-Qaïda et le Mouvement sudiste ne sont que les deux faces d’une même pièce de monnaie, ils oeuvrent tous deux à déstabiliser la province », a affirmé un responsable des services de sécurité qui a requis l’anonymat, soulignant que « la coopération entre les deux parties était claire à Loder ».

Ahmad Ghaled al-Rahwi, gouverneur adjoint de la province d’Abyane, qui a lui-même échappé à deux tentatives d’assassinat en août, affirme également que les éléments d’Al-Qaïda « font partie intégrante du mouvement sudiste ».

Mais Ali al-Chayba, un dirigeant du Mouvement sudiste, s’en défend:
« Notre mouvement est opposé à l’usage de la force, et est déterminé à n’employer que les moyens pacifiques pour réaliser son objectif, qui est la libération du sud ».

_____________________ 6 – Le Figaro avec AFP

Un mort lors d’une attaque au Yémen

Des hommes armés ont lancé, aujourd’hui, des attaques contre les forces de sécurité yéménites et un soldat a été tué et trois blessés dans la province d’Abyane, dans le sud du pays où les attaques du réseau extrémiste al-Qaida se sont multipliées, ont indiqué des responsables.

La première attaque s’est produite à l’aube dans la ville de Moudiya, dans la province d’Abyane, où la branche yéménite d’al-Qaida agit désormais au grand jour en distribuant des tracts dans les mosquées et en lançant des attaques de plus en plus audacieuses contre les forces de sécurité.

« Un soldat a été tué et trois blessés dans l’attaque lancée contre une patrouille de l’armée qui traquait des suspects. Des hommes armés de mitrailleuses ont ouvert le feu sur elle », a précisé un responsable de la sécurité qui a requis l’anonymat.

Selon un autre responsable, des hommes armés ont tiré sur une patrouille des forces de sécurité dans la ville de Loder, également dans la province d’Abyane. Les deux parties ont tiré des roquettes, sans faire de victime.

De violents combats s’étaient déroulés en août à Loder où 11 militaires et 19 membres d’al-Qaida avaient trouvé la mort selon des communiqués officiels, ainsi que trois civils, selon des sources médicales.

Al-Qaida dans la Péninsule arabique a cependant assuré qu’aucun de ses membres n’avait été tué ou capturé lors des combats, et affirmé en revanche que « 50 soldats ennemis » avaient trouvé la mort, assurant que le gouvernement yéménite ne contrôlait toujours pas Loder.

La branche yéménite d’al-Qaida a revendiqué une série d’attaques meurtrières ces dernières semaines contre les forces de sécurité dans le sud du Yémen, ainsi que l’assassinat d’un responsable des services de sécurité dans la province de Marib à l’est du pays.

La province d’Abyane est l’un des foyers de la contestation sudiste contre le gouvernement de Sanaa, où la colère des habitants, la structure tribale de la société et la paralysie des services publics sont autant de facteurs qui ont contribué à l’émergence en force d’Al-Qaïda.

______________________ 5 – Courrier international

Al-Qaida lance un impôt révolutionnaire

Des groupes armés liés à Al-Qaida obligent les commerçants de la ville de Mossoul de payer l »‘impôt révolutionnaire ». Pas un commerçant n’ose protester contre cette mesure, affirme Asharq Al-Awsat. Par ailleurs, une taxe de 200 dollars est perçue sur tout camion transportant des produits alimentaires de Bagdad vers Mossoul et une de 150 dollars pour tout camion qui traverse la province de Ninive en transit.

Pour un universitaire de Mossoul qui a préféré garder l’anonymat, « c’est une nouvelle mafia qui récolte l’argent au nom de la religion. Les taxes perçues ne servent pas uniquement à renforcer Al-Qaida en Irak, mais aussi à contribuer à l’effort de guerre au Yémen et en Afghanistan. »

_____________________________ 4 – Romandie News avec AFP

Yémen/Sud: deux policiers et un activiste sudiste tués dans des accrochages

Deux policiers et au moins un activiste sudiste ont été tués samedi dans le sud du Yémen dans des affrontements entre forces de l’ordre et séparatistes, a-t-on appris auprès de responsables locaux et de témoins.

Des affrontements ont eu lieu de façon sporadique tout au long de la journée dans la province de Lahej, un fief du Mouvement sudiste, un groupe séparatiste.

Des violences ont éclaté dès l’aube à Habilayn au moment où les forces de sécurité mettaient en place un barrage de contrôle aux alentours de cette localité, selon des témoins et des sources de l’administration locale.

Au moins un activiste séparatiste a été tué et deux autres blessés, ont affirmé des sources locales et médicale.

Un responsable du Mouvement sudiste a affirmé lui que deux de ses partisans avaient péri. Il a accusé l’armée d’avoir déclenché les hostilités en ouvrant le feu contre une position de séparatistes retranchés sur une montagne surplombant Al-Habilayn.

Plus tard dans la journée, deux policiers ont été tués et quatre autres personnes, dont deux policiers, ont été blessées dans cette même région, selon les mêmes sources.

Dans la nuit de vendredi à samedi, toujours dans cette même région, des hommes armés ont attaqué aux fusils mitrailleurs et roquettes RPG un siège local des services de renseignement, sans faire de victime, selon un responsable des services de sécurité et des témoins.

Vendredi, dans la province limitrophe d’Abyane, des hommes armés ont attaqué une patrouille de la police tuant un policier et blessant un autre, selon le ministère de la Défense.

Les mesures de sécurité ont été renforcées dans la région après que le commandant d’une brigade de l’armée, le général Thabet Nasser al-Jouhouri, eut échappé la semaine dernière à deux tentatives d’assassinat.

Le Yémen du sud, Etat indépendant avant 1990, est le foyer d’une contestation animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d’autres à la sécession.

______________ 3 – Radio-Chine avec XINHUA

Yémen : deux combattants d’Al-Qaïda arrêtés par les forces de sécurité

Les forces de sécurité yéménites ont arrêté deux combattants d’Al-Qaïda recherchés, dont un commandant, à Abyan, une province dans le sud du Yémen, a annoncé vendredi le ministère yéménite de la Défense.

Le commandant d’Al-Qaïda, identifié comme « Salaah Ali Abdullah al-Damani », a été arrêté après avoir jeté une grenade contre un poste de police à Lodar, a indiqué le ministère, ajoutant que l’autre militant est indentifié comme « M. Aietha ».

Ces nouvelles arrestations portent à 12 le nombre des combattants d’Al-Qaïda interpelés dans le sud du Yémen depuis les affrontements entre l’armée et les combattants d’Al-Qaïda le mois dernier .

Le ministère yéménite de l’Intérieur s’est engagé cette semaine à continuer de combattre les branches d’Al-Qaïda dans le sud du pays.

Le 20 août, des combats ont éclaté dans cette région et ont duré plus d’une semaine, après que les combattants d’Al-Qaïda aient tué 11 solats yéménites dans une embuscade.

Les autorités yéménites ont intensifié les opérations contre les groupes terroristes sur son territoire depuis que la branche d’Al-Qaïda au Yemen ait revendiqué la responsabilité de l’attentat manqué contre un avion de ligne américain à destination de Detroit en décembre dernier.

____________________ 2 – Le Monde avec AFP

Yémen/Sud: un activiste sudiste tué dans des accrochages avec l’armée

Un activiste séparatiste yéménite a été tué et deux autres ont été blessés samedi dans de violents accrochages avec l’armée dans le sud du Yémen, selon des sources locales et médicale.

Les accrochages aux armes de différents calibres ont éclaté au moment où les forces de sécurité mettaient en place un barrage de contrôle aux alentours de Habilayn, dans la province de Lahej, un fief du Mouvement sudiste, un groupe séparatiste, selon des témoins et des sources de l’administration locale.

Trois insurgés ont été blessés mais l’un d’eux a ensuite succombé, selon une source médicale.

Néanmoins, un responsable du Mouvement sudiste a affirmé que deux de ses partisans avaient succombé à leurs blessures. Il a accusé l’armée d’avoir déclenché les hostilités en ouvrant le feu contre une position des séparatistes retranchés sur une montagne surplombant Al-Habilayn.

Vendredi, trois soldats ont été blessés lorsque leur patrouille a été prise dans une embuscade tendue par des membres présumés du Mouvement sudiste.

Les mesures de sécurité ont été renforcées dans la région après que le commandant d’une brigade de l’armée, le général Thabet Nasser al-Jouhouri, eut échappé la semaine dernière à deux tentatives d’assassinat.

Dans la province de Lahej (sud), des hommes armés ont attaqué avant l’aube aux fusils mitrailleurs et roquettes RPG un siège local des services de renseignement, sans faire de victime, selon un responsable des services de sécurité et des témoins.

Dans la province limitrophe d’Abyane, des hommes armés ont attaqué une patrouille de la police vendredi tuant un policier et blessant un autre, selon le ministère de la Défense.

Le Yémen du sud, Etat indépendant avant 1990, est également le foyer d’une contestation animée par le Mouvement sudiste, une coalition dont certaines composantes appellent au fédéralisme et d’autres à la sécession.

____________________ 1 – CasaFree (Maroc)

Yémen du sud : Arrestation de 9 suspects, dont un chef local d’Al-Qaïda selon le ministère de la Défense

Neuf suspects, dont un chef local d’Al-Qaïda, ont été arrêtés pour leur implication présumée dans des attaques armées dans le sud du Yémen, a indiqué vendredi le ministère de la Défense.

Salah Ali Abdallah Al-Damani, considéré comme l’un des chefs du réseau, a été arrêté jeudi à Loder (province d’Abyane), a précisé la même source.

Un autre membre présumé d’Al-Qaïda, identifié comme étant M. Aïdha, a été arrêté vendredi à l’aube à Loder, a ajouté le ministère.

Sept autres suspects ont été arrêtés mercredi et jeudi, toujours dans la région de Loder, a rapporté le ministère de la Défense qui a publié une liste nominative des personnes interpellées.

Les forces de sécurité yéménites ont intensifié leur traque des activistes d’Al-Qaïda après des combats en août pour le contrô le de Loder, qui ont fait 33 morts (11 militaires et 19 membres d’Al-Qaïda et trois civils)

09/09/10 (B568) RTD / Djibouti / Une importante délégation japonaise en visite à Djibouti

Une importante délégation de parlementaires du Japon a été reçue ce mercredi par le Président de l’assemblée nationale Idriss Arnaoud Ali.

La délégation était conduite par le Député K. ISHIDA accompagné de quatre honorables parlementaires dont M Nakatani, Sato, Takeda et Nagashima. Certains membres dont Mr Nakatani, ancien ministre de la défense et Mr Sato sont déjà venus à Djibouti en février 2009 et ont été parmi les premiers à demander l’envoi des forces d’auto-défense japonaises à Djibouti.

Le nouvel ambassadeur du Japon à Djibouti, le premier et second secrétaire de la représentation diplomatique ainsi qu’un chercheur à la Chambre des représentants ont également assisté à la rencontre.

La visite de la délégation parlementaire japonaise avait pour objectif de rencontrer les autorités djiboutiennes et d’effectuer une tournée auprès des forces d’auto-défense japonaise se trouvant à Djibouti dans le cadre de la lutte contre la piraterie.

Notons que ces députés appartiennent tous au Comité Spécial contre la piraterie, la prévention du terrorisme international et de la coopération et du soutien du Japon au sein de la Chambre des Députés.

Le Président de l’assemblée nationale a d’emblée souhaité la bienvenue à ces collègues parlementaires. Il a précisé que cette tournée était donc la seconde du genre, depuis 2009, à être entreprise par les membres de la Chambre des Représentants du Pays du Soleil levant.

Concernant les relations bilatérales, Le Président de l’assemblée nationale, reprenant la position du Chef de l’Etat, a souligné les efforts majeurs du Japon depuis quelques années dans le développement de notre jeune République. Il a souhaité que cette stratégie de coopération soit renforcée considérablement et proportionnellement aux relations privilégiées qui lient les deux pays.

La délégation japonaise conduite par katsuyuki-ishida a ensuite rendu visite le ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale Mahamoud Ali Youssouf dans son cabinet.

Les discussions ont porté sur l’état des relations bilatérales des 2 pays et les voies et moyens de les promouvoir et les développer davantage.

A cet effet, le ministre a évoqué les actions socio-économiques menées à Djibouti depuis l’indépendance jusqu’à nos jours par le japon.

Il s’est félicité de la grande attention que le Japon accorde à Djibouti et, a transmis aux députés japonais, les remerciements du gouvernement djiboutien et du peuple.

Le chef de la diplomatie a rappelé que depuis l’installation des forces d’auto-défense japonaises à Djibouti, il y a de cela an, les relations de coopération se sont approfondies et renforcées.

Elles sont changées de nature, de la coopération économique à la coopération stratégique.

Il est à souligner, que certains secteurs prioritaires ont été identifiés pour les développer davantage tel que l’éducation, la santé, l’eau, l’energie et la formation professionnelle.

Par ailleurs, la question de la piraterie en Somalie a été abordée. Le ministre a souligné la situation extrêmement difficile que la Somalie traverse actuellement un renversement du Gouvernement Somalien par les Shabbab serait en danger non seulement pour la région mais aussi pour le monde, a-t-il déclaré.

Rappelons que la délégation japonaise rendra visite aux détachements japonais qui mènent des opérations anti-piraterie dans le Golfe d’Aden et au large des côtes somaliennes.

08/09/10 (B568) Radio-Trottoir – Les lecteurs nous informent – 1 – Multiplication des rafles en Ville et des arrestations illégales dans les centres de Nagad e Guelilleh // 2 – Précisions et rectification : IOG et Paulette en seraient venus aux mains à propos d’Ollayeh, représentant à l’étranger de la nébuleuse, mais qui n’est plus « persona grata » en son pays.

_________________ 1 – Multiplication des rafles en Ville et des arrestations illégales dans les centres de Nagad e Guelilleh

Permettez-moi d’abord de vous remercier pour le combat que vous menez aux côtés des Djiboutiens. C’est un travail honorable que je respecte beaucoup. Vos information sont très souvent justes et confirmées dans la majorité des situations, ce qui n’est pas toujours sur les autres sites que je consulte.


Je vous écris parce que j’ai remarqué que de vastes operations de rafle sont commises à Djibouti-Ville en ce moment et qu’elles ont tendance à se multiplier.

Le plus grand nombre des victimes semble être de nationalité éthiopienne. Ces gens sont ramassé dans les rues, pour être (soi-disant) renvoyées dans leur pays d’origine. La réalité est bien différente, car elles sont placées, en toute inégalité, en détention dans l’un des deux centres « Nagad et Guelileh ».

Je les appelle « les goulag ». Ces personnes sont incarcérés abusivement durant des périodes indéterminées, mais souvent interminables. Elles sont contraintes d’accomplir « des travaux forcés » soit à l’intérieur des Centres, soit dans les arrondisements de la capitale.


A cela il faut ajouter que ces personne subissent des actes de torture et de viols collectifs, surtout à Guelileh où des jeunes filles et des femmes sont abusées par les hommes.

Je sollicite, Jean Paul Abdi Noel, pour qu’il enquête sur ces points et qu’ils informent l’opinion internationale sur ces actes cruels, dégradants et inhumains qui sont commis en toute illégalité et en toute impunité pour le moment.



PS L’équité commande de préciser que les viols et les tortures ne sont pas exercées uniquement à l’encontre des Ethiopiens mais qu’elles concernent aussi des Somaliens et des Afar.

Ce n’est qu’à titre d’exemple que j’ai pris le cas des Ethiopiennes parce que ce sont elles qui sont souvent violées le plus régulièrement par les agent de police, en charge de la sécurité des camps de rétention.

_____________________ 2 – Précisions et rectification : IOG et Paulette en seraient venus aux mains à propos d’Ollayeh, représentant à l’étranger de la nébuleuse, mais qui n’est plus « persona grata » en son pays.

Il me semble que je doive apporter des précisions qui infirment partiellement le message de « Madame Fadouma représentante de l’UMP » qui a été publié sur le site.

J’ai acquis la certitude, grâce à l’un de mes amis sur place, que l’Ambassadeur Olhayeh est retourné à Whashington et que rien ne puisse laisser supposer qu’il pourrait être mis à la retraite dans les prochains mois.

Quant au fait que Djama Haid puisse lui succéder : j’ai bien compris que c’était une plaisanterie et j’ai apprécié le clien d’oeil au passage.

Il faut savoir que Kadra avait interdit à Ollayeh de mettre les pieds à Djibouti.

S’il est venu malgré tout, c’est parce qu’il avait reçu des assurances personnelles d’IOG.

Il est bien confirmé qu’Ollayeh n’est plus dans « les petits papiers » de Paulette, mais IOG aurait refusé de mettre un terme à sa carrière. Selon son habitude, Paulette avait déjà choisi un homme de sa tribu Issak pour le remplacer.

Comme IOG a dit non à ses ambitions. Le couple s’est fortement opposé sur ce point. Ils se seraient même battus à ce propos. Mis à la porte par Paulette, IOG se serait réfugié au Sheraton pour y dormir …

En revanche, Issa Bouraleh, le premier conseiller de l’Ambassade aux USA pourrait etre mis à la retraite prochainement.

06/09/10 (B568) ARDHD : quelques retards à prévoir dans la publication des informations régionales.

Actuellement tous les membres de l’équipe sont mobilisées sur une mission professionnelle importante. Pendant les quelques jours à venir, ils ne pourront pas réserver le temps qu’ils consacrent habituellement à la diffusion des informations.

Nous avons décidé de limiter, très provisoirement, les mises à jour aux informations prioritaires concernant Djibouti.

La publication des messages non prioritaires et des informations régionales sera reprise dès demain soir, mercredi.

Nous prions les lectrices et lecteurs de bien vouloir nous excuser, mais l’actualité djiboutienne et régionale est très dense en ce moment, ce qui impose des disponibilités accrues au sein de l’équipe des bénévoles. Or ils ont des obligations personnelles assez lourdes par ailleurs, qu’ils doivent assumer en priorité.