Articles

30/12/2015 (Brève 584) Flash Info : point sur la situation de Saïd Houssein Robleh et Omar Ali Ewado le 30 dec 2015 06h00 (Paris) (Par l’ARDHD)

Saïd Houssein Robleh, député USN à l’AN, membre de la LDDH, qui avait été blessé par balles et soigné dans les meilleures conditions possibles à l’hôpital militaire français Bouffard a été sorti prématurément de sa chambre sur demande insistante et répétée de l’Ambassadeur de France qui a fait pression sur le médecin général de l’hôpital et qui a continué ses pressions sur le père de l’intéressé.

En échange il aurait donné des garanties uniquement orales à Saïd Houssein Robleh sur le fait que son immunité parlementaire, en accord avec les autorités djiboutiennes, le mettait en sécurité, face à de nouvelles tentatives de le tuer…. A noter que l’Ambassadeur de France a refusé de donner officiellement acte de la demande d’asile politique formelle de Saïd Houssein, qu’il n’aurait pas traitée ni transmise (selon les informations dont nous disposons et qui ne sont pas démenties pour le moment)

Et pourtant et en contradiction avec les assurances de l’Ambassadeur … dés sa sortie de l’hôpital Saïd a été arrêté et toutes ses affaires, y compris son dossier médical, ont été saisies et conservées par les forces djiboutiennes qui encerclaient l’hôpital. Après saisie de ses documents, en violation de son immunité parlementaire, il a pu rejoindre son domicile.

En revanche, ces mêmes forces ont interpellé Omar Ali Ewado qui était venu l’aider, mais ce dernier a aussitôt été emmené à la SRD, où tout laisse supposer qu’il y est torturé, au motif qu’il a diffusé la liste des blessés, disparus, arrêtés lors du carnage commis contre la tribu Younis Moussa, le 21 décembre 2015.

Dans les prochaines heures,
1°) nous devons nous assurer que Saïd, toujours blessé et en état de risque médical avec une balle dans la gorge, ne soit pas de nouveau la cible de violences policières,
2°) nous devons obtenir une réponse urgente de la France à sa demande d’asile sinon nous devrons transmettre le dossier à d’autres pays, qui ne seront pas certainement pas attristés de montrer que l’ancien et traditionnel « prestige » de la France en Afrique de l’Est n’est plus qu’un lointain souvenir ….
3°) nous devons exiger la libération sans condition de Omar Ali Ewado, Président de la LDDH
: c’est une urgence absolue.

Le reste suivra …

31/12/10 (B584) Le Journal de la Flibuste (Marine marchande allemande 1 entrée et 1 sortie / La flotte anti-pirates reçoit des renforts de nouveaux pays) – L’Inde envoie 4 bâtiments en mer d’Arabie pour lutter contre la piraterie – Départ d’un navire de la marine australienne pour le Moyen-Orient pour une mission anti-piraterie – La mission du De Grasse au goût d’inachevé – 2 attaques au Mozambique – Les pirates somaliens s’emparent d’un navire d’Antigua et Barbuda – un 26e navire piraté avec huit marins à bord – un destroyer russe en patrouille dans le golfe d’Aden – un cargo allemand capturé – Un chimiquier allemand relâché par les pirates somaliens (9 articles)

_________________ 9 – Portail des sous-marins

L’Inde envoie 4 bâtiments en mer d’Arabie pour lutter contre la piraterie

Par Rédacteur en chef.

A la suite de l’augmentation du nombre d’incidents liés à la piraterie au large de la côte de Lakshadweep (des îles situées au large de la côte sud-ouest de l’Inde), la marine et les gardes-côtes indiens ont envoyé au moins 4 bâtiments de guerre en mer d’Arabie et accéléré la mise en service d’avions de surveillance maritime.

Pour dissuader les pirates de tenter des attaques dans la région prôche de Lakshadweep et des îles Minicoy, les 2 agences ont décidé de maintenir uen présence permanente de 4 à 5 bâtiments dans le centre de la mer d’Arabie.

La décision intervient peu après que des pirates aient capturé un navire du Bengladesh le 5 décembre dernier au large de ces îles, alors qu’il se dirigeait vers l’Europe avec 41.000 t de nickel dans ses cales.

Des responsables ont indiqué que ces mesures avaient été prises après qu’il ait été constaté qu’un point chaud de piraterie était apparu à cet endroit.

La présence des bâtiments, des frégates de la marine et des patrouilleurs des gardes-côtes, sera maintenue pendant un mois et sera révisée après cela, ont-ils ajouté.

Ces efforts viennent en plus de l’envoi de bâtiments indiens au large de la Somalie et dans le golfe d’Aden.

_________________ 8 – Radio Chine avec XINHUA

Départ d’un navire de la marine australienne pour le Moyen-Orient pour une mission anti-piraterie

Le navire de la Marine australienne "HMAS Stuart" a quitté jeudi Sydney pour le Moyen-Orient, où il effectuera une mission de lutte contre la piraterie pour une durée de six mois, a rapporté l’agence de presse Australian Associated Press.

Le ministre australien en charge du personnel de défense Warren Snowdon, ainsi que des centaines de membres des familles et d’amis, se sont rendus sur les quais du port de Sydney pour saluer le départ de quelque 190 marins.

Les chefs de la Marine ont rendu hommage aux familles qui voient partir leurs proches pendant les fêtes.

Lors de ce quatrième déploiement dans le Golfe, le "HMAS Stuart" aura pour mission de maintenir une présence dissuasive et d’escorter les navires commerciaux naviguant dans le golfe d’Aden, en mer d’Arabie.

_________________ 7 – Le Télégramme

La mission du De Grasse au goût d’inachevé

Après quatre mois de présence dans l’océan Indien, le bilan de la mission de lutte contre la piraterie assurée par la frégate DeGrasse n’est pas négligeable car de nombreux pirates présumés ont été appréhendés. Mais tous ont été libérés…

Six groupes de pirates présumés et une dizaine d’embarcations appréhendées: tel est le bilan chiffré de la mission de quatre mois de lutte contre la piraterie, accomplie par la frégate anti-sous-marine française De Grasse, au large des côtes somaliennes.

De retour à quai à Brest, hier, son commandant, le capitaine de vaisseau Jean Hausermann, ne nie pourtant pas une certaine frustration d’avoir finalement vu les pirates interceptés remis en liberté sans jugement. La faute à une absence de moyens (de volonté?) de la part des pays riverains pour les juger.

Triple mission

Lancée en décembre2008, l’opération européenne Atalante remplit trois missions: protéger les bateaux qui assurent le transport des aides du Programme alimentaire mondial (vecteur essentiel de l’aide humanitaire en Somalie, pays ravagé par des guerres de clans), escorter les plus vulnérables des 25.000 navires de commerce qui fréquentent, chaque année, le golfe d’Aden et empêcher les navires pirates d’appareiller avant qu’ils n’agissent.

Par rotation, un pays européen différent assure le commandement opérationnel de l’opération tous les quatre mois. Du 14août au 14décembre, le De Grasse a ainsi pris position au large des côtes somaliennes, avec à son bord un état-major réunissant huit nationalités européennes, placé sous les ordres du contre-amiral Philippe Coindreau, dirigeant l’action d’une dizaine de bâtiments de guerre, et 290 hommes d’équipage.

Bâtiment amiral de l’opération, mais aussi unité participante, le De Grasse a inscrit à son actif, à lui seul, l’interception de dix embarcations (skiffs et baleinières) et l’appréhension de six groupes de pirates présumés. Il a également assuré cinq opérations d’accompagnement au profit des bâtiments du Programme alimentaire mondial. La zone d’opération de l’opération a beau être immense (l’équivalent de la superficie de l’Europe), le bilan de la mission apparaît positif.

Relâchés sans jugement

Reste, comme l’admet le capitaine de vaisseau Jean Hausermann, que «la lutte contre la piraterie serait plus efficace si elle bénéficiait de plus de soutiens de la part des pays riverains, Kenya et Tanzanie notamment». La cinquantaine de pirates interceptés – dont les embarcations avaient été identifiées à l’armement et aux échelles à bouts recourbés qu’elles transportaient – ont ainsi été relâchés, sans qu’il soit possible de les juger.

Certains de leurs bateaux ont été coulés et les autres définitivement bridés, mais on peut concevoir la frustration des équipages engagés dans la mission. L’Union européenne réfléchit aux moyens juridiques de neutraliser plus efficacement les pirates.

Dans le but de promouvoir l’opération, les marins du De Grasse se sont rendus aux Seychelles, à Djibouti, Mombasa (Kenya), Dar-es-Salam (Tanzanie), Salalah (sultanat d’Oman) et Aden (Yémen) afin de convaincre ces pays de s’associer davantage à la lutte contre la piraterie, fléau constant et qui touche, peu ou prou, les côtes de chacun d’entre eux.

_________________ 6 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: 2 attaques au Mozambique

Des pirates sont descendus à Noël pour la première fois très au sud de la côte est de l’Afrique, attaquant sans succès deux navires commerciaux au large du Mozambique, a indiqué la force navale européenne Atalante.

Le pétrolier NS Africa, enregistré au Liberia, et le cargo Majestic du Panama ont repoussé deux attaques distinctes, menées la veille et le jour de Noël au nord du port de Beira (centre), a indiqué le porte-parole d’Atalante pour la Corne de l’Afrique, Paddy O’Kennedy.

Le NS Africa leur a échappé en manoeuvrant, tandis que le Majestic a répondu par le feu aux tirs des assaillants.

Ces incidents semblent indiquer une témérité croissante des pirates, souvent Somaliens, vers le sud du continent. Jusqu’à présent, l’attaque de pirates la plus au sud s’était déroulée le 10 décembre au niveau de la frontière entre la Tanzanie et le Mozambique.

Le Mozambique, l’un des pays les plus pauvres au monde, n’a pas une force maritime suffisante pour patrouiller le long de ses 2.470 kilomètres de côtes (la seconde côte la plus longue d’Afrique).

Selon un décompte d’Atalante, les pirates somaliens détiennent actuellement 26 navires et 609 otages.

__________________ 5 – L’Express (Maurice) avec XINHUA

Les pirates somaliens s’emparent d’un navire d’Antigua et Barbuda

Les pirates somaliens se sont emparés d »un navire battant pavillon Antigua et Barbuda tôt lundi à près de 175 miles nautiques du port de Salalah, à Oman, selon la mission européenne de lutte contre la piraterie mardi.

Selon la déclaration de la Force navale de l’UE, le cargo de 5 200 tonnes, qui est une propriété allemande, était en route pour San Nicolas, en Grèce, en provenance de Jebel Ali aux Emirats arabes unis lorsqu’il a été attaqué. Au delà des huit marins à bord, notamment un Roumain et sept Philippins, le navire transportait une cargaison de Petroleum Coke.

Le golfe d’Aden, une étendue d’eau située entre la Somalie et le Yémen, est la principale voie maritime reliant l’Europe à l’Asie. Les pétroliers transportant le pétrole du Moyen-Orient via le canal de Suez doivent passer par le golfe d’Aden.

Les attaques sont menées par des gangs de plus en plus bien organisés armés d’armes automatiques et des grenades autopropulsées, selon des officiels maritimes.

La Somalie n’a plus de gouvernement opérationnel depuis 1991 et reste l’un des pays du monde les plus violents et où règne l’anarchie.

__________________ 4 – Metro (Canada) avec AP

Somalie: un 26e navire piraté avec huit marins à bord

Des pirates somaliens ont pris le contrôle d’un bateau avec huit personnes à son bord, lundi, a annoncé la force navale de l’Union européenne, portant à 26 le nombre de navires présentement en possession des criminels de la mer dans cette zone.

Le MV EMS River a été assailli à environ 280 kilomètres au nord-est du port de Salalah, à Oman, a affirmé le commandant d’escadre Paddy O’Kennedy.

Les pirates ont étendu leur zone d’opération vers le sud et l’est en raison du nombre accru de patrouilles navales près de la côte somalienne.

Le cargo attaqué avait à son bord un Roumain et sept Philippins, selon la force de l’Union européenne. Il est de propriété allemande et transportait du pétrole de la Grèce vers les Émirats arabes unis.

Un autre navire contrôlé par des pirates, le MV Motivator, se trouvait tout près pendant l’attaque de lundi. Selon M. O’Kennedy, cela signifie que les pirates utilisent certains navires sous leur contrôle pour accroître la portée de leurs attaques.

La force navale de l’Union européenne a précisé que les pirates sévissant au large de côtes somaliennes détenaient maintenant 26 navires et 609 otages.

La Somalie n’a pas eu de réel gouvernement depuis 1991 et la piraterie représente l’un des quelques choix qui s’offrent aux habitants du pays pour augmenter leurs revenus.

__________________ 3 – Ria Novosti (Russie)

Piraterie: un destroyer russe en patrouille dans le golfe d’Aden

Le destroyer Admiral Vinogradov, de la Flotte russe du Pacifique, a entamé mardi une mission de patrouille au large de la Corne de l’Afrique et dans le golfe d’Aden, après avoir escorté des navires commerciaux à travers cette région infestée de pirates, a annoncé à RIA Novosti un porte-parole du ministère russe de la Défense.

"Les marins de la flotte du Pacifique ont déjà escorté un premier convoi de cinq navires civils de différentes classes et garantissent la sécurité d’un deuxième convoi de trois navires", a-t-il déclaré.

Selon l’interlocuteur de l’agence, l’équipage du destroyer fêtera le Jour de l’An en pleine mer.

Un autre porte-parole du ministère de la Défense a précédemment indiqué à RIA Novosti qu’un groupe de bâtiments de guerre de la Flotte russe du Nord, avec à leur tête le destroyer Admiral Levchenko, avait assuré la sécurité de la navigation dans le golfe d’Aden de juillet à novembre dernier. Le groupe a effectué 13 missions d’escorte, facilitant la traversée de la zone dangereuse à 57 navires commerciaux.

__________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: un cargo allemand capturé

Un cargo appartenant à un armateur allemand et battant pavillon d’Antigua-et-Barbuda a été capturé lundi par des pirates au large d’Oman, a annoncé la force navale européenne Atalante.

"Dans les premières heures du 27 décembre, le cargo EMS River a été capturé à environ 175 milles nautiques (324 km) au nord-est du port de Salalah (Oman)", a indiqué le quartier général d’Atalante dans un communiqué.

Le navire qui transportait des produits dérivés du pétrole des Emirats arabes unis vers la Grèce compte huit membres d’équipage (sept Philippins et un Roumain).

Selon Atalante, les pirates ont probablement utilisé un navire précédemment capturé, le Motivator, pour mener leur attaque.
Selon un décompte d’Atalante, les pirates somaliens détiennent 26 navires et 609 otages.

________________________ 1 – EuroInvestors avec Reuters

Un chimiquier allemand relâché par les pirates somaliens

(Duncan Miriri, Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

Un chimiquier allemand a été relâché par des pirates somaliens en échange d’une rançon de 5,5 millions de dollars, a déclaré mardi le Programme d’assistance aux marins d’Afrique de l’Est.

L’équipage, composé de 22 hommes, est sain et sauf, a précisé Andrew Mwangura, directeur de cette organisation de surveillance de la navigation maritime dans la région.

Le Marida Marguerite, battant pavillon des Îles Marshall, avait été capturé en mai dernier à 200 km au sud d’Oman alors qu’il reliait Kandla, en Inde, à Anvers, en Belgique.

31/12/10 (B584) Mediapart avec El Païs et WikiLeaks / La présidence française corrompue

Europe 1 – mais aussi Marianne, l’AFP, Afrik.com, Le Griot, etc. – reprennent l’information d’ El Pais sur les notes publiées par Wikileaks.

Le journal espagnol relève que des notes diplomatiques américaines révèlent que de l’argent détourné par Omar Bongo aurait profité à des partis politiques français. Il est permis de supposer que des notes diplomatiques françaises ont été rédigées dans le même sens.

Cette information a été donnée en juin 2009 par un haut fonctionnaire de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC).

"Les dirigeants gabonais ont remis une partie de l’argent à des partis politiques français, y compris au président Nicolas Sarkozy". Cette corruption entre Paris et Libreville montre qu’elle aurait profité "aux deux camps, mais surtout à droite".

" Asked what the officials did with the stolen funds, the BEAC official responded, "sometimes they kept it for themselves, sometimes they funneled it to French political parties." Asked who received the funds, the official responded, "both sides, but mostly the right;
especially Chirac and including Sarkozy." The BEAC official said "Bongo was France’s favorite President in Africa," and "this is classic France Afrique." He said technocrats from the French Treasury were relatively progressive in encouraging the francophone governments to be more autonomous, but that the Banque de France continued to exert an outsized influence." (Traducteur)

Un audit de la Banque des Etats d’Afrique centrale aurait "révélé des malversations liées à la hiérarchie des officiels gabonais". "L’enquête interne a montré que 36 millions de dollars (environ 28 millions d’euros) ont été détournés via des chèques à des hauts responsables du Gabon".

Le système bancaire français est évoqué.

L’argent de la corruption a permis d’éponger les conséquences de la crise sous la supervision d’institutions officielles.

"in violation of BEAC regulations and unbeknownst to the BEAC board, placed 500 million euro of BEAC deposits in a high-risk investment with French bank Societe Generale" (Traducteur)

"In a January 2009 meeting to discuss Anzembe’s deal with Societe Generale, Biya had called for Andzembe’s immediate dismissal." (Traducteur)

" The Audit Committee includes representatives from the six CEMAC economies plus a representative from the French Treasury. The Heads of States agreed to conduct two audits, a general review of internal accounts and a specific investigation into Andzembe’s unauthorized placement of funds at Societe Generale. According to the BEAC official, the investigators have yet to understand fully the
details of the SG account. "Even SG tells us that they are unable to determine the structure of the investment that Anzembe made!" he marveled. The official theorized that SG had used the BEAC funds to help "plug the hole" created by the Kerviel rogue trader scandal, but that the financial crisis had overwhelmed SG and swallowed BEAC’s funds." (Traducteur)

Cette révélation a deux conséquences.

Une conséquence juridique.

Les présidents africains poursuivis en France dans le cadre des "biens mal acquis", sur la foi de ces nouvelles de Wikileaks relevées par El Pais, peuvent demander la comparution des présidents français conformément aux dispositions de la Convention internationale contre la corruption, qui excluent toute impunité, y compris à l’égard des chefs d’Etat. Ceux-ci sont des "agents publics" selon la Convention (article 2 a : "On entend par “agent public” : toute personne qui détient un mandat législatif, exécutif, administratif ou judiciaire d’un État Partie, qu’elle ait été nommée ou élue, à titre permanent ou temporaire, qu’elle soit rémunérée ou non rémunérée, et quel que soit son niveau hiérarchique") et ils sont en infraction en considération de l’article 15 qui énonce que :

Chaque État Partie adopte les mesures législatives et autres nécessaires pour conférer le caractère d’infraction pénale, lorsque les actes ont été commis intentionnellement:
a) Au fait de promettre, d’offrir ou d’accorder à un agent public, directement ou indirectement, un avantage indu, pour luimême ou pour une autre personne ou entité, afin qu’il accomplisse ou s’abstienne d’accomplir un acte dans l’exercice de ses fonctions officielles;
b) Au fait pour un agent public de solliciter ou d’accepter, directement ou indirectement, un avantage indu, pour lui-même ou pour une autre personne ou entité, afin d’accomplir ou de s’abstenir d’accomplir un acte dans l’exercice de ses fonctions officielles.

L’immunité du Chef de l’Etat est donc inconventionnelle en matière de corruption. Elle ne peut pas s’appliqueer et le juge l’écartera au motif de l’exception d’inconventionnalité que soulèvera une partie au procès.

Le fait d’apprendre que la politique française est en partie financée par l’argent de la corruption d’Etats étrangers pose aussi la question de la trahison.

La haute trahison n’existe pas dans le code pénal, d’où la réforme de l’article 68 de la Constitution.

La procédure de destitution du Chef de l’Etat a été neutralisée récemment quand la corruption s’affiche sans retenue dans le fonctionnement du pouvoir (Karachi, Bettencourt). Accepter de l’argent corrompu d’un Etat étranger est un manquement aux devoirs manisfestement incompatible avec l’exercice du mandat présidentiel. Vouloir soutenir le contraire témoignerait d’une mentalité étrangère à toute moralité publique.

C’est à se demander si la présence de la mafia en France n’est pas plus la conséquence de cette mentalité que celle d’une fatalité. N’est-ce pas plus du "voulu" que du "subi" ? Les conclusions de la "Commission d’enquête sur les tentatives de pénétration de la Mafia en France" présidée par François d’Aubert avaient reçu un accueil dont les révélations d’El Pais éclairent aujourd’hui les sarcasmes d’alors. Le vote à l’unanimité de la réforme de la prise illégale d’intérêts en pleine affaire Woerth montre cependant que le temps des sarcasmes n’est pas révolu.

Une conséquence politique.

Le fait que les USA et d’autres pays soient informés de la corruption au plus haut niveau des institutions françaises fragilisent gravement la position de la France dans les négociations internationales. Cela pourrait expliquer, par exemple, le ralliement de la France à l’OTAN, son opposition très mole aux OGM, etc.

De telles faiblesses de la représentativité d’un Etat favorisent l’acceptation de clauses économiques défavorables à la France dans les accords internationaux. Les négociateurs confrontés au chantage des révélations sur la vie privée des élus de la République préférent signer des accords déséquilibrés plutôt que de déclencher des scandales politiques internes et perdre leur poste.

Les Français en paient forcément les conséquences.

Cela peut expliquer également la fragilité européenne dans le Monde et le peu d’écoute qu’on lui prête. Les incartades françaises plombent le pouvoir de négociation de l’Union européenne. La France est un poids lourd européen, une puissance nucléaire disposant d’un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies. Paralyser la France, c’est entraver l’Europe.

Il n’y a pas qu’à la Commission européenne que le gouvernement français ment ; les "Karachis", la veuve du juge Borrel, et la longue liste d’anonymes résistant à l’arbitraire de la domesticité publique démontrent qu’il ment à son électorat.

L’affaire des faux en écriture publique à Bobigny et la réaction paradoxale du minsitre de l’intérieur témoignant d’une indulgence inquiétante est susceptible de laisser croire que la pratique incriminée n’est pas jugée administrativement condamnable, ou qu’elle est admise au point qu’une condamnation judiciaire est embarassante pour remettre en cause le fonctionnement du ministère de la police, auxiliaire de la justice.

L’accumulation des révélations inspire de plus en plus la perplexité. L’idéologie du mensonge gouverne la France.

Cela peut expliquer le discours sur l’incompatibilité de la transparence. Ce contre-feu subtile ne résiste pas aux révélations confirmant le doute sérieux sur la conduite des affaires publiques.

Enfin, qu’un journal étranger doive publier une information que le plus grand titre français s’est abstenu de faire malgré son accès privilégié aux informations pose une question sérieuse sur la maturité de la liberté de la presse en France.

Le pays du scandale ordinaire est victime de l’inertie de la médiocrité. Ce fascisme mou porte en germe l’échec de l’Etat laïc.

La corruption des élites menace bien plus sûrement la démocratie que l’islam. Le débat public sur la corruption n’est cependant toujours pas lancé quand l’affaire du voile dans les écoles a mobilisé rapidement le ban et l’arrière-ban de la République.

Cette corruption insultante qui s’affirme de jour en jour pose cruellement la question de l’indépendance de la justice en France, à commencer par celle des autorités de poursuites. L’accumulation des affaires montre que la corruption en France bénéfice de l’impunité.

Le politique a une lourde responsabilité et un lourd passif.

Comme s’il y avait une Union sacrée en ce domaine.

Marine Turchi relate comment François Bayrou est seul.

Cette incapacité à fédérer l’indignation – existe-t-elle vraiment ? – montre combien le pays est chloroformé.

Et Eva Joly, Jean Luc Mélenchon, Martine Aubry, Nicolas Dupont Aignan ? Une interview, un commentaire ?

Non.

Les journaux – qui n’analysent pas les notes de Wikileaks – préfèrent deviser sur la possible candidature du trésorier de la World Company dont presque personne ne veut.

Il y a un aspect positif à tout cela.

La fatalité qui s’acharne sur le mauvais politique renforce la démocratie et l’esprit critique.

C’est bon pour l’Etat de droit.

Normalement.

Sinon, pour les démocrates, reste l’exil.

31/12/10 (B584) Abdourahman Boreh to run for presidency in Djibouti // Abdourahman Borreh dans la course à la présidence djiboutienne(En Anglais – Source www.Medeshivalley.com)

Abdourahman Boreh, the former chairman of Djibouti’s ports, announced he will challenge President Ismael Omar Guelleh in April elections in the Horn of Africa nation that hosts the only U.S. army base in Africa.

Boreh pledged to improve the standard of living for people in the nation of 879,000 and prevent “serious civil unrest.”

“The country has had good income from its ports and transport facilities, and from foreign bases on its territory,” Boreh said in an e-mailed statement today. “But the population remains chronically poor, with social indicators in line with the very poorest countries of the world.”

Boreh said he was Chairman of the Djibouti Port and Free Zone Authority from 2000 to 2009, before going into exile.

Goulleh, who is Djibouti’s second ruler since independence from France in 1977, brought insurgents into a unity government a decade ago to end years of fighting.

Djibouti’s port in the Gulf of Aden serves as a transit point for goods leaving and entering landlocked Ethiopia.

31/12/10 (B584) Nouvelles de Somalie – le TFG cède la gestion de l’aéroport de Mogadiscio à une société privée – Une preuve de vie de l’otage français en Somalie – Paris a reçu une « preuve de vie » de l’otage français enlevé à Mogadiscio en 2009 – L’Iran souhaite renforcer sa coopération avec la Somalie (Ahmadinejad) – Deux groupes islamistes favorables à une alliance (6 articles)

____________________ 6 – Angola Press

Un an de prison pour l’équipage russe d’un avion chargé d’armes

Les six membres d’équipage russes d’un avion chargé d’armes récemment saisi par les autorités du Somaliland, région autoproclamée indépendante du nord de la Somalie, ont été condamnés jeudi à un an de prison avec sursis, a-t-on appris auprès de leur avocat.

"Le juge a délivré son verdict aujourd’hui et chacun des six membres d’équipage a été condamné à un an de prison et trois millions de shillings somalilandais" (environ 600 dollars), a déclaré au téléphone à l’AFP leur avocat Qadar Mohamed Guled. Le juge a ordonné la libération des six condamnés en contrepartie de l’amende de 600 dollars chacun.

Les six Russes ont été reconnus coupables de violation du territoire du Somaliland et d’acheminement illégal d’équipements militaires. Le magistrat Abdirahman Jama Hayan, auprès du tribunal d’Hargeisa au Somaliland, a également ordonné la confiscation du matériel militaire découvert à bord de l’appareil, selon Me Guled.

L’avion, dans lequel deux Sud-africains avaient également pris place et qui ont été libérés depuis, avait été saisi le 10 décembre par les autorités du Somaliland après avoir été contraint d’atterrir à Hargeisa en raison d’une pénurie d’essence. L’appareil provenait d’Afrique du Sud et d’Ouganda et se dirigeait vers le Puntland, région semi-autonome voisine du Somaliland, au nord-est de la Somalie.

Le Puntland, dont la côte abrite les principaux repaires de pirates somaliens, vient de charger une société privée de sécurité, Saracen International, de mettre sur pied une force anti-piraterie, en dépit des inquiétudes exprimées par les Etats-Unis. Peu après la saisie
de l’avion, le ministre de l’Intérieur du Somaliland Mohamed Abdi Gabose avait vivement dénoncé cette société, l’accusant de se livrer "à une activité illégale en violation avec l’embargo international sur les armes en Somalie".

____________________ 5 – Tribune de Genève avec AFP

Somalie: le TFG cède la gestion de l’aéroport de Mogadiscio à une société privée

Le gouvernement de transition somalien (TFG) a signé un contrat cédant la gestion de l’aéroport international de Mogadiscio à une société privée des Emirats arabes unis, a-t-on appris mardi auprès de cette entreprise.

Le gouvernement de transition somalien (TFG) a signé un contrat cédant la gestion de l’aéroport international de Mogadiscio à une société privée des Emirats arabes unis, a-t-on appris mardi auprès de cette entreprise.

"Notre compagnie a signé un contrat avec le gouvernement de transition pour la gestion de l’aéroport (de Mogadiscio), ceci pour une durée de dix ans", a déclaré à l’AFP sous couvert d’anonymat un responsable logistique de cette entreprise, SKA Air and Logistics.

Plusieurs de ses employés sont déjà présents dans l’enceinte de l’aéroport, où ils ont entamé notamment la formation des personnels locaux, a-t-on constaté.

"Nous n’avons pas encore pris en charge officiellement la gestion de l’aéroport, mais ce sera fait dans quelques semaines", a précisé le même responsable.

"Nous avons commencé la formation de techniciens locaux en attendant l’arrivée de nos matériels", a expliqué cette source.

L’intervention de SKA Air and Logistics doit permettre d’améliorer la gestion et la sécurité de l’aéroport, ainsi que sa mise en conformité avec les standards internationaux en prévision de la croissance attendue du trafic aérien dans les prochaines années.

Situé en bord de mer, dans la partie de la capitale somalienne sous contrôle gouvernemental, l’aéroport Aden Adde de Mogadiscio est sécurisé par les soldats de la force de l’union africaine (Amisom), qui a sa principale base sur place.

Il est desservi quotidiennement par plusieurs compagnies internationales opérant en Somalie et dans d’autres pays de la région.

L’aéroport est cependant occasionnellement la cible des tirs de mortiers des insurgés islamistes, en particulier lors des déplacements des responsables du TFG et de son président Sharif Cheikh Ahmed.

En septembre, une attaque suicide avait visé l’entrée principale de l’aéroport, faisant dix morts, donc cinq assaillants. L’assaut avait été repoussé par les militaires ougandais de l’Amisom.

Basée à Dubaï, SKA Air and Logistics opèrent actuellement aux Emirats, au Koweït, en Irak, en Afghanistan et sur le continent africain, selon son site internet.

La gestion de l’aéroport de Mogadiscio "est un défi pour le moment, mais avec le temps cela va s’améliorer", a assuré le même responsable.

Aucun responsable du TFG n’était disponible mardi pour commenter ces informations. Le montant et détails du contrat ne sont pas connus. Des discussions sont par ailleurs en cours pour confier la gestion du port de Mogadiscio à la même société SKA Air and Logistics, mais qui n’ont pas abouti jusqu’à présent, a-t-on appris de sources concordantes.

La semaine dernière, le gouvernement avait reconnu publiquement l’existence d’un autre contrat -signé par le cabinet précédent- avec une compagnie de sécurité privée, Saracen International, pour assurer notamment la formation de gardes du corps. Le financement de ce contrat, dont le montant n’a pas été révélé, est assuré par un pays du Golfe qui souhaite que son nom ne soit pas cité.

Réunis en session depuis lundi, les députés somaliens discutent de l’adoption d’une motion exigeant du TFG qu’il s’explique sur ces contrats signés secrètement avec des sociétés privées.

___________________ 4 – TF1

Une preuve de vie de l’otage français en Somalie

La DGSE a fait savoir qu’elle avait reçu le 6 décembre des nouvelles de Denis Allex, son agent enlevé le 14 juillet 2009 à Mogadiscio.

Otages français

Outre les deux reporters de France 3 retenus en Afghanistan depuis fin 2009 et les cinq salariés d’Areva et de Vinci aux mains d’Al-Qaïda dans le Sahel depuis septembre, un autre Français est également retenu en otage pour des raisons politiques. Son cas est moins médiatisé puisqu’il s’agit d’un homme de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure), les services secrets français. Cet espion a été kidnappé à Mogadiscio le 14 juillet 2009 avec l’un des ses collègues. Ce dernier, Marc Aubrière, s’est échappé un mois plus tard, selon la version officielle.

En revanche, Denis Allex est toujours retenu prisonnier par un groupe islamiste, a priori lié aux shebab, en rébellion contre le pouvoir central et qui contrôlent une bonne partie du pays. Le 6 décembre, la France a reçu une "preuve de vie", sous forme "d’une réponse à une question personnelle". En revanche, selon la DGSE, qui confirmait ainsi une information diffusée sur le site "Secret défense" du journaliste de l’hebdomadaire de Marianne Jean-Dominique Merchet, "aucun détail n’a été donné par les ravisseurs sur son état de santé, ni sur sa localisation ou ses conditions de détention".

La direction de la sécurité extérieure souligne qu’elle est "bien en contact avec les ravisseurs" de Denis Allex, mais que pour "des raisons évidentes de discrétion", elle ne souhaite pas communiquer sur la teneur des négociations, "particulièrement difficiles". Les islamistes exigent notamment la cessation de tout support politique ou militaire de la France au fragile gouvernement somalien et le retrait de tous ses conseillers de Somalie.

___________________ 3 – France 24 avec AFP

Paris a reçu une "preuve de vie" de l’otage français enlevé à Mogadiscio en 2009

Les autorités françaises ont reçu le 6 décembre "une preuve de vie" du Français Denis Allex, agent des services de renseignement retenu en otage depuis le 14 juillet 2009 en Somalie, a-t-on appris mardi auprès de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

"Aucun détail n’a été donné par les ravisseurs sur son état de santé, ni sur sa localisation ou ses conditions de détention", ont précisé les services, confirmant une information diffusée sur le site "Secret défense" du journaliste de l’hebdomadaire Marianne Jean-Dominique Merchet.

Cette preuve de vie a pris "la forme d’une réponse à une question personnelle", a indiqué la DGSE, sans fournir plus de détail.

La direction de la sécurité extérieure souligne qu’elle est "bien en contact avec les ravisseurs" de Denis Allex, mais que pour "des raisons évidentes de discrétion" les autorités ne souhaitent pas communiquer sur la teneur des négociations, "particulièrement difficiles".

Denis Allex, un agent des services de renseignement français, a été enlevé par un groupe islamiste le 14 juillet 2009 à Mogadiscio. Un autre Français enlevé le même jour avait retrouvé la liberté fin août 2009.

Selon Paris, ces deux officiers avaient pour mission de former des éléments de la police et la garde présidentielle. Les insurgés islamistes somaliens Shebab affirment pour leur part qu’ils étaient censés réunir des renseignements pour le gouvernement français, au profit des "forces de la croisade" en Somalie.

Les islamistes exigent notamment la cessation de tout support politique ou militaire de la France au fragile gouvernement somalien et le retrait de tous ses conseillers de Somalie.

Fin juin, le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner avait indiqué que l’otage français pouvait alors être détenu dans la région autonome auto-proclamée au Puntland, dans le nord de la Somalie.

Huit Français sont actuellement retenus en otages dans le monde : cinq au Sahel, deux en Afghanistan et un en Somalie.

___________________ 2 – Radio Chine avec XINHUA

L’Iran souhaite renforcer sa coopération avec la Somalie (Ahmadinejad)

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a appelé lundi au renforcement de la coopération avec la Somaie, a rapporté l’agence de presse officielle iranienne Irna.

Lors de sa rencontre avec le président du Parlement somalien Sharif Hassan Cheik Adan, en visite à Téhéran, Ahmadinejad appelé au renforcement de la coopération entre les deux pays, soulignant que cela aidera à renforcer les relations bilatérales dans tous les niveaux.

Il a exprimé son soutien au développement de la Somalie et à la restauration de la paix et de la sécurité dans ce pays africain.

Selon le président iranien, l’extrémisme a crée de nombreux problèmes non seulement en Somalie, mais également dans d’autres parties du monde, dont l’Afghanistan et le Pakistan.

Le président du Parlement somalien a dit de son côté que son pays était intéressé par les progrès de l’Iran et les considère comme les progrès du monde islamique.

___________________ 1 – 20 minutes (France) avec Reuters

Somalie: Deux groupes islamistes favorables à une alliance

Le chef du groupe islamiste somalien Hizbul Islam s’est prononcé ce lundi pour l’union avec ses rivaux d’Al Chabaab, en vue de renverser le gouvernement intérimaire en place à Mogadiscio.

C’est la première fois qu’Hassan Dahir Aweys s’exprime publiquement en faveur de cette alliance annoncée la semaine dernière entre les deux mouvements. Il avait auparavant critiqué le soutien d’Al Chabaab au réseau Al-Qaida.

«Je suis très heureux de l’unification des islamistes de Somalie», a-t-il dit à des journalistes à Afgoi, ville située à une trentaine de kilomètres au sud de Mogadiscio. «J’exhorte les islamistes somaliens à appuyer le djihad islamique», a-t-il ajouté. Le Hizbul Islam et Al Chabaab ont souvent combattu côte à côte contre les forces du gouvernement intérimaire à Mogadiscio, mais ils restaient rivaux dans le reste du pays.

31/12/10 (B584) Communiqué du FCD (Fédération congolaise de la Diaspora) à propos des poursuites judiciaires de l’affaire des biens mal acquis par trois dictateurs africains dont deux sont toujours vivants et en place (Un exemple qui pourrait peut-être concerner directement Guelleh dans l’avenir ?)

BIENS MAL ACQUIS : Note de Position de la FCD

Sur le jugement de la Cour de cassation du 9 novembre 2010 concernant l’affaire des « biens mal acquis »

La FCD se félicite de la récente décision de la cour de cassation qui vient de juger recevable la constitution de partie civile de l’ONG Transparence International-France (TI-France) dans l’affaire dite des « biens mal acquis ».


On peut légitimement s’interroger sur l’origine des fonds qui ont permis au Couple Guelleh de s’acheter un appartement de grand luxe dans l’une des avenues les plus « côtées » de Paris. Sans parler des autres propriétés dans le Monde !!

Alors qu’une majorité de Djiboutiens n’a même plus les moyens de manger à sa faim ..et que le pays est ruiné, en dépit des perfusions internationales sans cesse renouvelées … et qui disparaissent, bien souvent, avant même d’être arrivées dans le pays.

La justice française est donc autorisée à enquêter sur les biens frauduleusement acquis en France par BONGO, SASSOU NGUESSO et OBIANG NGUEMA, trois dictateurs impénitents qui sévissent (au moins pour les deux derniers, le premier étant décédé) depuis des décennies à la tête d’Etats privatisés pour mieux en piller les richesses.

Cette décision, on s’en doute, a été prise en dépit de la pression du pouvoir politique relayée par un Parquet dont l’indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif vient fort justement d’être mise en cause par un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) du 23/11/2010.

Le dévoiement de la mission du Parquet en instrument au soutien des intérêts supérieurs de la françafrique, les observateurs du microcosme françafricain l’ont expérimenté tout au long du déroulement de ce procès à rebondissements, et bien avant celui-ci, dans l’affaire dite des « 353 disparus du Beach ».

Il souviendra au lecteur que c’est à la demande expresse du Parquet de Meaux, que le chef de la police du Congo Brazzaville, Jean François NDENGUET, incarcéré à la maison d’arrêt de la santé pour « crimes contre l’humanité » dans ladite affaire, fut nuitamment libéré et aussitôt exfiltré au motif qu’il bénéficiait d’une immunité diplomatique plus que douteuse.

Le parquet va se surpasser dans l’affaire des « biens mal acquis ».

Elle débute par une plainte déposée en mars 2007 par les associations Survie, Sherpa, et la Fédération des Congolais de la Diaspora (FCD) pour « recel de détournement de biens publics et complicité » auprès du TGI de Paris contre cinq chefs d’Etats africains en fonction et leurs familles : Omar BONGO ONDIMBA (Gabon), SASSOU NGUESSO (Congo Brazzaville), Blaise COMPAORÉ (Burkina Faso), DOS SANTOS (Angola) et OBIANG NGUÉMA (Guinée équatoriale).

Jugée recevable, une enquête préliminaire est diligentée en Juin 2007. Confiée à l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière l’enquête révèlera que SASSOU NGUESSO et sa famille possèdent plus de 18 appartements et hôtels particuliers et près de 112 comptes bancaires à Paris et en région parisienne. Malgré la mise en évidence de ce vertigineux patrimoine, le Parquet de Paris n’hésite pas à classer l’enquête policière sans suite pour « infraction insuffisamment caractérisée » en novembre 2007.

Le 2 décembre 2008, Transparence International-France, Sherpa et un citoyen gabonais Grégory NGBWA MINTSA déposent une nouvelle plainte assortie d’une « constitution de partie civile » visant Omar BONGO ONDIMBA, SASSOU NGUESSO et OBIANG NGUÉMA ainsi que leurs entourages pour « recel de détournement de fonds publics »

Le 5 mai 2009, la doyenne des juges d’instruction au pôle financier de Paris, juge la plainte recevable et ordonne l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les biens acquis par les trois chefs d’Etat en France. Le parquet de Paris qui a annoncé début avril qu’il s’y opposerait fait appel. Le 29 octobre 2009, la cour d’Appel de Paris donne raison au ministère public et juge la plainte irrecevable. C’est ce jugement qui vient d’être cassé par la cour de cassation sur un pourvoi de Transparence International-France.

Dans un article publié sur le site MEDIAPART le 19 novembre 2010, Philippe RIES observe que ce faisant, « la Cour de cassation ne fait pas que choisir son camp dans un bras de fer permanent dont l’enjeu n’est rien de moins, dans ce pays, que l’affirmation de l’indépendance de la Justice pour qu’il raccroche enfin le train des démocraties les plus avancées » .

Rarement en Europe occidentale, justice ne se sera montrée autant soumise à la raison d’Etat. La liste serait longue des affaires passées au tamis de son filtre. Pour aller vite, on pourrait citer les affaires BORREL et FALCONE, pour ne pas remonter à l’affaire BEN BARKA.

L’acte de « rébellion » de la Cour de cassation restaure la justice française dans sa dignité. Il vient sèchement signifier au pouvoir politique que la France a un rang à tenir parmi les nations civilisées et ne peut sans conséquences pour sa réputation de grande nation du droit, s’affranchir de façon répétée de ses devoirs, notamment, à l’égard des conventions internationales. Aux dirigeants africains il est dit que la France n’est pas la caverne d’Ali baba, qu’elle est un Etat de droit et qu’ils devront s’y faire.

Les cris d’orfraie des dirigeants africains hurlant au racisme, au néocolonialisme, et invitant les populations à une réaction vigoureuse contre la volonté de déstabilisation d’Etats souverains, ne font guère illusion. Dans une interview au journal catholique « La Semaine africaine », Paul-Marie MPOUELE, président du Rassemblement de la Jeunesse Patriotique (petite formation de l’opposition congolaise), résume l’opinion générale :

« Voilà des grands mots ! Déstabiliser qui ? Je constate, simplement, que chaque fois que le régime Sassou est confronté à une exigence de transparence, on sort l’artillerie lourde. C’était ainsi avec l’affaire des disparus du beach ; c’est ainsi, lorsque l’opposition réclame les conditions transparentes des élections ; c’est encore pareil, lorsqu’on parle de transparence dans la gestion des recettes pétrolières, etc…

C’est, du reste, très embarrassant de se servir du peuple comme bouclier, alors que celui-ci vit dans le dénuement le plus total. Je rappelle que plus de 50% des Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire, avec moins de 500 F Cfa par jour.

Cette situation d’extrême dénuement est due à une gestion hasardeuse des finances publiques. Cet arrêt de la cour de cassation de France peut, en définitive, permettre à la famille Sassou de lever les doutes, les suspicions et autres interprétations que le peuple fait de la gestion des recettes pétrolières. Pourquoi craindrait-on la transparence, si l’on n’a rien à se reprocher ? Il y a tant d’argent qui échappe au trésor public. Si cette affaire peut mettre la lumière sur cette nébuleuse, pourquoi pas ! »

Les populations convoquées à la rescousse ne sont donc pas dupes et les manifestations « massives » anti-français et pro-SASSOU brandies par le régime n’ont attiré que les groupies adeptes de gains faciles, abonnés aux fonds secrets, les désœuvrés à qui l’on glisse quelques billets.

On peut difficilement être surpris. Car, le visage que donne à voir le régime milite furieusement contre lui.

– Du pétrole et des hôpitaux, des dispensaires sans médicaments, sans coton hydrophile, sans seringues, sans lits, sans draps, sans lumière, sans sanitaires et parfois sans eau courante ; des masques à oxygène sans oxygène,

– Du pétrole et des écoles à 80 élèves par classes, sans bancs ni chaises, sans enseignants ; des internats sans budget, sans couverts, sans lumière et finalement fermés, abandonnés aux rats et aux herbes folles,

– Du pétrole et des étudiants sans bibliothèques, sans salles de cours, sans bourses ou avec des bourses irrégulièrement versées faute d’argent,

– Du pétrole et une jeunesse sans perspectives, abonnée au chômage, rêvant des terres « paradisiaques » de l’Occident,

– Du pétrole et la misère au quotidien, la vie chère, et des millions de congolais condamnés à un seul repas par jour faute d’argent,

– Du pétrole et des paysans de plus en plus coupés de la capitale, du pays et des circuits économiques faute d’argent pour entretenir les routes léguées par la colonisation, en construire et écouler leurs produits,

– Du pétrole et l’absence d’eau courante dans ce pays baigné d’innombrables cours d’eau dont le fleuve Congo, le plus puissant au monde après l’Amazonie,

– Enfin, du pétrole, et 70% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté.

On ne sait que trop, malheureusement, qui profite de la manne pétrolière.

SASSOU NGUESSO et son clan détournent sans vergogne, une partie substantielle de la rente pétrolière. Le système est bien rodé. Vente du pétrole négociée en dessous du prix du marché en contrepartie de versements à son profit, prêts gagés ou préfinancements sur la vente du pétrole, sociétés écrans contrôlées par des proches qui dévient une partie de l’argent du pétrole vers des comptes bancaires situés dans des paradis fiscaux, rétro-commissions touchées sur des contrats de passation de marchés publics, affectations des fonds publics dans des comptes privés autres que ceux du Trésor public etc… A ce compte, un ouvrage paru en 2006 aux éditions Fayard, « Afrique. Pillage à huis clos », évalue la fortune de SASSOU NGUESSO à plus d’un milliard de dollars (pp. 37-45).

Prétendre dans ces conditions que les succès économiques « époustouflants » enregistrés par le régime grâce à une politique volontariste d’ouverture des marchés à des partenaires autres que français seraient la cause de cette « ignominieuse cabale » anti-SASSOU relève de la fumisterie. Mais on n’en attendait pas moins de ce régime aussi arrogant que discrédité.

L’intérêt à agir dénié à Transparence International-France aux fins de disqualifier l’ONG est un autre argument désespéré du régime kleptocratique de Brazzaville. Pas tout à fait innocent, il sous-entend que les congolais seraient indifférents à leur sort, ou, pire, approuveraient l’inconduite criminelle du potentat.

C’est le lieu de rappeler que les congolais n’ont pas oublié la condamnation de SASSOU NGUESSO par la Conférence nationale souveraine au paiement d’une amende d’1 milliard de Francs Cfa en raison de « ses relations suivies avec des hommes d’affaires véreux et l’ampleur de ses malversations financières au préjudice de l’Etat congolais ». Inutile de préciser que l’homme ne s’est jamais acquitté de sa dette. Une habitude semble-t-il dans la famille car, dans la foulée de cette condamnation, son épouse était sommée de « procéder au paiement des dettes contractées à l’égard des tiers (en fait des banques), et de respecter les décisions de justice ». Lorsqu’il quitte le pouvoir en 1992, il laisse à son successeur et au pays une dette extérieure de près de 3000 milliards de Francs Cfa. Le Congo Brazzaville est alors le pays le plus endetté au monde par tête d’habitant.

La publication en mars 2007 du rapport du CCFD-Terre solidaire : « Biens mal acquis … profitent trop souvent – La fortune des dictateurs et les complaisances occidentales » vient révéler l’ampleur du pillage des richesses nationales par les dirigeants africains. Selon ledit rapport, la fortune détournée par les dictateurs au cours des dernières décennies oscillerait autour de 100 à 180 milliards de dollars. Un large débat est alors engagé entre les associations SHERPA, Survie et la fédération des congolais de la Diaspora à l’issue duquel une plainte est déposée devant le procureur de la République de Paris pour recel de détournement de fonds publics à l’encontre des familles dirigeantes précitées. L’enquête préliminaire diligentée confirme la plupart de nos allégations et révèle par ailleurs l’existence de nombreux autres avoirs, immobiliers et mobiliers. Elle est néanmoins classée sans suite, alors que les informations réunies permettaient l’ouverture d’une Information judiciaire.

Daniel LEBÈGUE, président de Transparence International-France, ONG auteure du pourvoi en cassation, justifie cette démarche par l’obligation de ne pas laisser « la solide enquête déjà menée rester sans suite ». ONG reconnue d’utilité publique, elle motive son intérêt à agir par sa vocation : la lutte contre la corruption et son corollaire obligé, se placer aux côtés des victimes.

« Quand vous avez un tel régime, allergique à la transparence et liberticide, la communauté internationale est un parfait recours » répond Paul-Marie MPOUÉLÉ à tous les « souverainistes » regroupés autour du régime congolais. Car et on le devine aisément, localement, aucun congolais sain d’esprit, ne se risquerait de porter plainte contre le dictateur. Ce serait mettre sa vie ainsi que celle de ses proches en danger. D’autant que la population ne se fait guère d’illusions ; elle sait que de justice, il n’en existe guère au Congo Brazzaville. Toutes les institutions sont inféodées au dictateur et participent de cette entreprise de consolidation de la dictature, la justice étant l’une de ses mamelles.

C’est également le constat du PNUD qui dans son Rapport national sur le développement humain (RNDH) 2006/2007 consacré au Congo Brazzaville, dresse le portrait d’un Etat véritable pandémonium où règnent la corruption et le désordre. Il pointe les Douanes, Impôts, Police, Tribunaux, Enseignement, Trésor, Marchés et contrats de l’État, Santé, Mairies, comme les « domaines d’activité les plus touchés par la fraude et la corruption ». Le système judiciaire y est jugé complètement « sous le contrôle du pouvoir exécutif ».

Nul ne s’imagine au Congo Brazzaville, que la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude ou l’Observatoire anti-corruption, créés en 2007 sous la pression internationale, les autorités congolaises étant alors en négociation avec les institutions financières internationales aux fins d’obtention du statut rêvé de « Pays pauvre très endettés » et par suite des avantages afférents (effacement de ses dettes), viendrait à importuner le roi SASSOU et ses proches.

Ils sont là pour faire beau, et à l’occasion, traquer le petit gibier dépourvu d’appuis. Avis partagé par le PNUD qui précise, « encore aujourd’hui, certains membres du gouvernement et leurs collaborateurs sont nommés sur des critères qui n’impliquent pas la prise en compte de l’intérêt général […] Quant aux institutions chargées du contrôle de l’action publique (Parlement, Cour des comptes et de discipline budgétaire, Inspection générale des finances), elles tardent à prouver leur efficacité […] Difficile, de progresser en l’absence de réelles « institutions fortes, respectueuses des lois et des règlements, garants de la démocratie et des droits de l’homme et aptes à promouvoir la participation des citoyens à la vie politique et aux sphères de prise de décision. »

On est bien loin du « complot anglo-saxon » et « anti-France » psalmodié sur tous les tons par un Pierre PÉAN qui n’en finit plus de se discréditer après ses prises de positions bien étonnantes sur la « réalité » du génocide rwandais. Et, c’est assurément être piètre avocat que d’expliquer aux Gabonais comme il vient de le faire récemment lors d’une émission à la radiotélévision gabonaise (RTG1), que les anglo-saxons sont plus menaçants pour le peuple gabonais que ne l’aura été Omar BONGO ONDIMBA et ne l’est sa famille qui les dépouillent depuis plus de 40 ans.

Mais ce n’est pas le moindre paradoxe de l’auteur d’ « Affaires africaines », livre fouillé décrivant les rapports franco-africains comme un véritable pandémonium où règnent le désordre et la corruption, le Gabon de BONGO résumant à lui seul ces dérives. En 340 pages bien documentées, il n’aura pourtant décelé aucune trace fusse-t-elle minime, d’une offensive anglo-saxonne antifrançaise en Afrique centrale. Pas très visionnaire l’ami PÉAN…

Par la suite, affirmer dans le même élan que ceux des africains ou des associations africaines ayant porté plainte contre les potentats africains seraient « instrumentalisés » par Sherpa, Survie et TI, elles-mêmes complices des « carnages et des guerres secrètes des grandes puissances en Afrique », est particulièrement choquant et indigne de celui qui se définit comme journaliste enquêteur, et n’a pourtant pas jugé utile (bien qu’il se trouvât à Libreville) d’entendre Grégory NGBWA MINTSA, Marc ONA ESSANGUI, Gaston ASSEKO, Georges MPAGA, Jean Marie POATY, tous militants de la société civile, jetés en prison sur l’accusation fantaisiste d’être « instrumentalisés et soutenus financièrement par des ONG françaises pour déstabiliser l’Etat ». Leur tort : avoir porté plainte dans l’affaire des BMA.

Pas besoin de les entendre en effet lorsque la démarche est militante et idéologique. Ils en auraient eu pourtant des choses à lui dire à Pierre PÉAN sur son livre et sur leurs motivations ! En particulier, leur étonnement que celui-ci reprenne « mot pour mot », ces accusations proférées par l’ex-ministre de l’intérieur de BONGO ONDIMBA, MBA OBAME au cours d’une conférence de presse ayant précédé leur arrestation en janvier 2009. Enfin, que le combat mené par eux depuis des années n’est que celui de la « justice sociale et du progrès du Gabon » (Cf. Communiqué du 13/12/2010 après le passage de Pierre PEAN sur la RTG1).

Hélas, Pierre PÉAN a fait le choix de cette resucée coloniale selon laquelle les africains seraient de grands enfants incapables d’engagement faute de saisir la complexité du monde et les enjeux contemporains. L’incidence des multiples variables apportant encore plus de confusion dans leur petite tête déjà surchauffée par la simple action de réfléchir. Alors, dans leur naïveté infantile, ils se font avoir. Des africains qui ne seraient jamais entrés dans l’histoire on passe aux noirs sans cerveaux. A trop lire Bernard LUGAN, Pierre PÉAN qui prétend proposer une grille de lecture révolutionnaire des vrais enjeux de l’heure se fourvoie.

La FCD, partie prenante de la plainte à l’origine de l’affaire des Biens Mal Acquis dénonce avec vigueur ce discours infantilisant qui relève de l’idéologie. Elle constate que depuis son immixtion épistolaire dans l’affaire rwandaise, Pierre PÉAN mène une croisade quasi-obsessionnelle contre le « péril » anglo-saxon qui viserait à supplanter le « pré-carré » français. Edwy PLENEL « l’espion » au service de la CIA et les ONG, Survie, Sherpa et Transparence International-France en seraient les têtes de ponts.

La FCD doute qu’elle ait été manipulée de quelque manière que ce soit par ses partenaires dans la plainte de 2007. Elle rappelle que les faits reprochés à SASSOU NGUESSO et mis en lumière avec force précisions dans le rapport du CCFD avaient déjà été relevés et condamnés par la Conférence nationale souveraine de 1991 sans qu’il ne fût jamais question d’un quelconque complot anglo-saxon.

Son engagement dans cette affaire comme dans celle des « disparus du Beach », relève d’un combat déterminé contre l’impunité d’un homme arrivé au pouvoir par effraction en 1997, poursuivi pour crimes contre l’humanité, et qui pille sans vergogne les richesses de son pays avec la complicité des entreprises exploitantes de l’Etat français ou de l’Union européenne, ses proches et amis français en affaires profitant également des circuits de dilapidation de ces richesses.

Les préoccupations de la FCD résolument opposée à ce que la France reste un sanctuaire pour les potentats africains et leurs biens frauduleusement acquis, rejoint celles des institutions multilatérales qui admettent désormais que « l’acquisition illicite de richesses personnelles peut être particulièrement préjudiciable aux institutions démocratiques, aux économies nationales et à l’état de droit » et que « la corruption est un facteur d’appauvrissement de nombreux pays ».

A l’échelle du continent noir, la corruption généralisée organisée par les élites, est un frein non négligeable au développement économique. La convention onusienne de Merida (UNCAC), premier instrument mondial de lutte contre la corruption, prescrit à tous les États de « prévenir et éradiquer la corruption, de coopérer entre eux, avec le soutien et la participation de personnes et de groupes n’appartenant pas au secteur public, comme la société civile, les organisations non gouvernementales et les communautés de personnes, pour que leurs efforts dans ce domaine soient efficaces » et pose de manière contraignante le principe de la restitution des avoirs acquis illicitement

Or, les gens dont il s’agit (SASSOU NGUESSO, Ali BONGO ONDIMBA, OBIANG NGUÉMA…) sont protégés par l’immunité des chefs d’Etats dans l’exercice de leur fonction derrière laquelle ils se réfugient pour perpétrer leurs forfaits en toute quiétude. Malgré tout, loin d’être un coup d’épée dans l’eau, la décision de la Cour de cassation transgresse le tabou de « l’inviolabilité » si pas de la personne, mais tout au moins du patrimoine de ces excellences, dans la mesure où il autorise le juge à investiguer sur celui-ci, l’intérêt de Transparence International-France à agir ayant été confirmé.

Dans une récente interview sur Rfi, l’avocat de SASSOU NGUESSO, Me VERSINI-CAMPINCHI, semble en avoir pris son parti et préfère axer la défense de son client sur « l’impossibilité de juger, en France, un détournement de biens publics opéré à l’étranger et commis par des étrangers, aucun texte du Code pénal français ne le permettant ». Raisonnement que conteste bien entendu William BOURDON, avocat de Transparence International-France. Au demeurant, sans être fin juriste, les juges ayant été désignés, on ne voit pas par quel mystère l’instruction pourrait être stoppée.

Libérés du carcan de la raison d’Etat, il reste à espérer que les juges Roger LE LOIRE et René GROUMAN chargés de relancer les investigations classées « sans suite », seront à la hauteur de l’enjeu et feront bon usage de cette liberté de manière à établir la provenance des fonds ayant permis l’acquisition de tous ces biens mobiliers et immobiliers de luxe.

L’honneur de la justice française est à ce prix. Son indépendance dont ce pays a littéralement abreuvé des générations entières d’étudiants africains, hexagonaux et d’ailleurs, sera jugée à l’aune de la détermination desdits juges à rechercher la vérité. Les africains ne la connaissent, hélas, que trop bien…

31/12/10 (B584) Yémen Express – libération de 460 rebelles – Saleh pourrait être président à vie – Yémen/Etats-Unis : discussions sur la coopération en matière de sécurité dans les aéroports – malgré les dangers, des milliers de gens traversent le golfe d’Aden – Un responsable de l’opposition arrêté – législatives le 27 avril 2011, l’opposition appelée à participer (6 articles)

______________________________ 6 – Le Figaro avec AFP

Yémen: libération de 460 rebelles

Les autorités yéménites ont libéré 460 prisonniers de la rébellion chiite dans le nord du pays, à la suite d’une médiation du Qatar, selon des sources concordantes.

Sur ces prisonniers, 270 ont été libérés à Sanaa et 190 à Saada, le fief de la rébellion animée par les rebelles zaïdites, des chiites, dans le nord du Yémen, a précisé un responsable des services de sécurité.

Ces libérations interviennent quelques jours après le début de la visite d’une délégation de médiation du Qatar, venue au Yémen pour pousser à la consolidation de l’accord de trêve entre Sanaa et les rebelles chiites.
Selon les termes d’un accord négocié par les médiateurs qataris, les rebelles s’engagent en contrepartie de la libération de leurs prisonniers à restituer aux autorités des armements et des équipements saisis lors des combats, selon des sources politiques yéménites.

En février, forces gouvernementales et rebelles chiites avaient signé un cessez-le-feu dans le nord du Yémen, après la dégradation de la situation à la frontière avec l’Arabie saoudite faisant craindre l’explosion d’un conflit régional. La reprise des combats en août 2009 dans le conflit récurrent depuis 2004 avait provoqué un exode massif de personnes dans la région de Saada.

_____________ 5 – Europe 1

Yémen: Saleh pourrait être président à vie

Un projet d’amendement de la Constitution du Yémen, en discussion au Parlement, pourrait ouvrir la voie à une présidence à vie pour l’actuel chef de l’Etat, Ali Abdallah Saleh, a appris l’AFP mercredi de source parlementaire. Cette initiative survient alors que le parti au pouvoir, le Congrès populaire général (CPG), se mobilise pour les élections législatives, que le président Saleh a convoqué pour le 27 avril malgré le risque d’un boycott de l’opposition parlementaire.

Le groupe parlementaire du CPG mène des consultations sur un projet d’amendement de la Constitution.

S’il est adopté par le Parlement, dominé par le CPG, Ali Abdallah Saleh pourrait devenir président à vie.

_____________ 4 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Yémen/Etats-Unis : discussions sur la coopération en matière de sécurité dans les aéroports

Le Yémen et les Etats-Unis ont discuté lundi de la coopération sur les mesures de sécurité antiterroristes dans les aéroports au Yémen, visant à lever l’interdiction américaine sur les vols cargo en provenance du Yémen imposée après la découverte des colis piégés en octobre dernier, a rapporté l’agence de presse officielle yéménite Saba.

La discussion a été menée lors d’une réunion tenue à Sanaa entre le ministre yéménite des Transports Khaled al-Wazir et l’ambassateur des Etats-Unis au Yémen Gerald Feierstein.

M. Al-Wazir a présenté les mesures sécuritaires supplémentaires que le Yémen a adoptées pour renforcer les précautions prises dans les aéroports yéménites et pour vérifier les cargaisons aériennes.

Les procédures de sécurité mises en oeuvre dans les aéroports yéménites et pour les avions cargo sont conformes aux conditions de l’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI) et aux normes internationales, a annoncé le ministre yéménite.

Le gouvernement yéménite a signé des accords avec certaines entreprises spécialisées dans la détection à rayons X, afin de développer un nouveau système d’inspection de sécurité pour repérer les menaces sécuritaires, a-t-il ajouté.

Un certain nombre de pays avaient imposé des interdictions sur les vols de passagers et les vols de fret en provenance du Yémen par mesure de précaution suite à la découverte, dans les aéroports de Dubaï et de Londres, de colis piégés à destination des Etats-Unis dans les cargaisons d’avions de fret provenant du Yémen. Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (AQPA), basé au Yémen, a revendiqué la responsabilité de ces tentatives d’attentats qui avaient pu être déjoués et annoncé sa volonté de mener de nouvelles actions terroristes contre les Etats-Unis et leurs alliés.

Le gouvernement yéménite a protesté contre les interdictions aériennes, qu’il considère comme "une punition collective contre le peuple yéménite".

___________________ 3 – Centre Info ONU (HCR)

HCR : malgré les dangers, des milliers de gens traversent le golfe d’Aden

Le village de pêcheurs de Bab El-Mandeb, à environ 190 km à l’ouest d’Aden, dans le sud du Yémen, est l’endroit de la péninsule arabique le plus proche de l’Afrique. Ici, dans un petit bureau à côté d’une station-service, le personnel du Danish Refugee Council (DRC), une organisation partenaire du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), enregistre méticuleusement le nombre de bateaux transportant des migrants et des réfugiés de la Corne de l’Afrique qui débarquent dans ce pays presque tous les jours.

De janvier à octobre de cette année, quelque 43.000 personnes – 13.000 Somaliens et près de 30.000 Ethiopiens – ont fait le voyage périlleux à travers la mer Rouge ou le golfe d’Aden dans de frêles embarcations. Un nombre indéterminé a péri dans cette tentative.

S’appuyant sur un vaste réseau de contacts au sein de la police, de l’armée, des garde côtes, et parmi les villageois, les employés de DRC circulent le long de la côte à la recherche des migrants récemment arrivés d’Afrique. Ils travaillent en étroite collaboration avec le HCR et le Croissant-Rouge yéménite, qui fournit les premiers soins, de l’eau et des biscuits à haute teneur en énergie aux nouveaux arrivants.

Plus tôt cette année, dans le camp de réfugiés d’Al Kharaz à environ 40 km à l’ouest de Bab El-Mandeb, le personnel du HCR a interviewé un Ethiopien qui était arrivé au Yémen la veille. Il avait l’air hagard et morose. « J’ai pris un bateau d’Obock à Djibouti », a-t-il dit via un interprète. « Pour y arriver, j’ai dû marcher à travers le désert pendant deux jours à partir de la frontière éthiopienne. Des passeurs nous ont gardés dans un endroit isolé près d’Obock avec des centaines d’autres hommes, femmes et enfants."

Il n’y avait aucune nourriture ni eau potable, a-t-il raconté. Les passeurs vendaient de l’eau potable en bouteille à des prix exorbitants. Ceux qui ne pouvaient pas payer devaient boire l’eau de puits à proximité. L’eau des puits était salée et contaminée. "Ceux qui ont bu sont tombés malades et beaucoup sont morts. « Chaque jour, pendant que j’étais là, quatre ou cinq personnes sont mortes de faim ou de diarrhée", a-t-il ajouté.

Depuis juin, au moins 40 Ethiopiens sont morts après leur arrivée au Yémen en provenance de Djibouti. Leurs cadavres ont été découverts par les villageois ou les autorités à proximité de Bab El-Mandeb. Un médecin à la clinique médicale à Al Kharaz dit qu’en trois jours en août, ils avaient admis 26 Ethiopiens souffrant de gastro-entérite grave.

« Le Yémen autorise les réfugiés somaliens fuyant les conflits armés, des violations flagrantes des droits ou les persécutions à entrer sur son territoire », a souligné la Représentante adjointe du HCR chargé de la protection au Yémen, Ann Maymann. "De nombreux Etats pourraient s’inspirer du Yémen. Dans le même temps, les défis sont énormes et une plus grande attention devrait être accordée à la situation humanitaire qui se déroule ici."

Le Yémen est l’un des pays les plus pauvres du monde et fait face à de nombreux problèmes. Certains Somaliens et la plupart des Ethiopiens ne restent pas, préférant essayer d’entrer en Arabie Saoudite où ils espèrent trouver du travail comme ouvriers ou femmes de ménage. "Si vous avez de l’argent, les passeurs vous conduisent en voiture en Arabie saoudite après votre arrivée au Yémen", a expliqué un migrant éthiopien. "Si vous n’avez pas d’argent, vous devez marcher à pied jusqu’à la frontière."

Sur le chemin, certains migrants et réfugiés tombent aux mains de trafiquants de personnes, qui les vendent à des fins d’esclavage sexuel et de servitude forcée en Arabie saoudite et d’autres pays au Moyen-Orient.

Le 25 septembre un tribunal d’Aden a condamné deux hommes et une femme à 10 ans de prison pour trafic d’une jeune fille somalienne en Arabie saoudite. La jeune fille a retrouvé sa mère et toutes les deux ont maintenant quitté le Yémen pour une nouvelle vie en Europe. La plupart des victimes de la traite, cependant, n’ont pas cette chance : on estime que quelque 12,3 millions de personnes à travers le monde ont été victimes de trafiquants d’êtres humains.

_______________ 2 – Europe 1

Yémen: Un responsable de l’opposition arrêté

Les autorités yéménites ont arrêté un chef de l’opposition soupçonné d’avoir versé 50.000 dollars à des séparatistes pour qu’ils sabotent une compétition de football, a annoncé dimanche un responsable du ministère de l’Intérieur. Interrogé par la police, le leader du Parti socialiste yéménite, Mohamed Ghaleb Ahmed, est accusé d’avoir offert cette somme d’argent à des activistes du sud du pays pour qu’ils se livrent à des "actes de sabotage" lors de la Coupe du Golfe de football.

Ce tournoi a eu lieu en novembre et au début du mois de décembre au Yémen. Pour cette compétition régionale, à laquelle participait notamment les pays arabes du Golfe et l’Irak, le Yémen avait déployé un important dispositif de sécurité de plus de 30.000 hommes.

_______________ 1 – Romandie News (Ch) avec AFP

Yémen: législatives le 27 avril 2011, l’opposition appelée à participer

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a affirmé dimanche que des élections législatives seraient organisées le 27 avril 2011 en présence d’observateurs internationaux et exhorté l’opposition parlementaire à participer à ce scrutin qu’elle conteste.

"Nous acceptons un contrôle sur les élections et nous réitérons notre appel à nos frères des partis du +Front commun+ à participer activement à ce scrutin", a déclaré M. Saleh lors d’un meeting populaire à Aden (sud) marquant, selon lui, le démarrage de la campagne électorale.

Cité par l’agence officielle Saba, il a ajouté qu’il invitait "sans réserve" des ONG "du Yémen et des pays frères et amis à contrôler le déroulement du scrutin".

Le Forum commun réunit plusieurs formations d’opposition parlementaire dont le parti Al-Islah, principal groupe islamiste, et le Parti socialiste yéménite (PSY).

Des députés de l’opposition et des élus indépendants ont observé dimanche un sit-in devant le Parlement, comme ils le font depuis plusieurs jours, pour protester contre la tenue en avril des législatives.

Contestant un amendement du code électoral voté le 11 décembre par le Parlement dominé par le Congrès populaire général (CPG, au pouvoir) l’opposition parlementaire avait réclamé un nouveau report du scrutin et brandi la menace d’"un soulèvement populaire".

En lançant la campagne électorale de son parti, le président Saleh cherche à "exercer des pressions sur le +Front commun+", a déclaré à l’AFP un député d’Al-Islah, Insaf Mayyo.

Mais, a-t-il averti, ce front "a un programme de (manifestations) de rue dans les provinces pour refuser toutes les mesures anti-constitutionnelles et unilatérales prises par le parti au pouvoir". Il n’a pas donné des détails.

Le mandat de l’actuel Parlement avait été prolongé de deux ans, jusqu’en avril 2011, en vertu d’un accord conclu en février 2009 entre le CPG et les partis de l’opposition parlementaire, qui avaient convenu d’engager le dialogue pour faire évoluer le Yémen vers un régime parlementaire.

Mais ce dialogue a marqué le pas: la commission formée à cet effet n’a pu se réunir qu’une seule fois.

Le dialogue devait porter notamment sur les mécanismes d’un passage du régime présidentiel actuel à un régime parlementaire, d’une introduction d’une dose de proportionnelle et d’une décentralisation de l’administration.

31/12/10 (B584) Radio-Trottoir Depuis mardi 21 décembre, les dangers sont là. (Lectrice)

Dans les hangars des dépôts d’El Gamil jeudi 23 décembre 2010

Une histoire très louche qui inquiète bon nombre de personnes.

Pendant trois jours plusieurs camions de la Garde Républicaine ont fait la
navette entre le port et les hangars d’El Gamil.

Non il ne s’agissait pas de transporter ni de protéger des denrées alimentaires, ni des produits de beauté. Il
s’agissait tout simplement de convoyer un stock d’armes illicites.

Bien que la Police et la Gendarmerie soient au courant, ni Interpol, ni le FBI ne se sont manifesté pour empêcher ce commerce frauduleux. Et pourtant, ces deux organisation se présentent comme les champions de la
lutte contre les trafics d’armes.

Combien faut-il payer pour conserver le silence ?

Dans les chantiers chinois de Hodan.

Les sociétés chinoises se permettent tout à Djibouti où elles se considèrent en territoire
occupé.

Non le silence et l’effacement de l’Inspection du Travail est incompréhensible et inadmissible. La paralysie du Tribunal du Travail ou du Ministère de l’Emploi tout aussi inefficace, dont une partie du personnel, y compris le Ministre ne sont que des bras cassés qui n’attendent qu’une chose, le versement de
leurs salaires, mais sans ne rien donner de leur temps en contrepartie.

La majorité des ministères ont opté pour le silence, pas de remous
dans les circonstances actuelles. Ce fou qui nous dirige encore, est en pleine déroute et il est devenu un homme
dangereux.

Soit on prend les armes contre lui où l’on s’écrase comme l’a dit si bien un conseiller
technique qui est lui-même sans bureau fixe.

Dans ce climat, où tout est bloqué, où les pauvres travailleurs n’ont
aucune possibilité de recours, la direction d’une société chinoise a renvoyé plusieurs
travailleurs sans même payer ni leurs salaires ni l’indemnisation dûe en ce cas.

Ecoeurés, les travailleurs ont frappé à plusieurs portes mais, pour leur malheur aucune porte ne s’est ouverte.

Face à l’arrogance des Chinois, qui se comportent chez nous, comme ils se comportent au Tibet, un jeune travailleur, poignard en main s’est fait lui-même Justice en égorgeant le caissier tout en s’emparant de la caisse. Puis il s’est enfui.

Et pendant ce temps, IOG se prélasse dans son nouvel avion de plus de 4 millions de dollars
supplémentaires après avoir vendu celui basé en Afrique du Sud.

L’Ambassade de
Chine, persuadé qu’il s’agissait d’un attentat monté par les Japonais, aurait envoyé une lettre officielle de protestation

Mardi 21 décembre 2010

Soirée de la honte au palais de la honte à Haramous.

De 20 heures à l’aube, les décibels d’une musique enivrante ont résonné sans interruption d’Haramous jusqu’à Gabode, Ambouli, Djebel sans oublier le Camp Lemonnier où les GI en tenue de Léopard ont pris trois camions et deux véhicules blindés de reconnaissance pour participer à cette fête (?).

Dès qu’ils ont identifié les blindés du Général Zakaria aux abords d’Haramous, l’Officier a donné ordre de se positionner pour surveiller si des terroristes ne faisaient pas partie des invités à cette
fiesta

Une attachée à la police des mœurs,
alias « petite oreille ».