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28/01/11 (B588) Yémen Express – des milliers de manifestants réclament le départ du président Saleh – ouverture du procès de 5 ravisseurs des touristes tchèques – Une attaque armée contre un fourgon dans le sud-est du Yémen fait 5 morts – cinq morts, dont quatre soldats, dans une attaque armée – Ils sont des milliers à manifester en Egypte, en Tunisie, en Jordanie et au Yémen – la Chef du Pnud juge possible une nouvelle étape dans le développement – Des militants craignent un durcissement de la répression sur fond de manifestations – Une délégation militaire marocaine de haut niveau en visite au Yémen (8 articles)

__________________________________ 8 – AFP

Yémen: des milliers de manifestants réclament le départ du président Saleh

De Hammoud MOUNASSAR

Des milliers de Yéménites, inspirés par la Tunisie et l’Egypte, ont manifesté jeudi à Sanaa à l’appel de l’opposition pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

Le président tunisien "est parti après 20 ans, 30 ans au Yémen, ça suffit", scandaient les manifestants en référence au mouvement de contestation populaire sans précédent en Tunisie qui a chassé le président Zine El Abidine Ben Ali après 23 ans au pouvoir.

La "Révolution du Jasmin" en Tunisie a provoqué une onde de choc dans plusieurs pays arabes, notamment en Egypte, théâtre cette semaine de manifestations sans précédent contre le président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis trois décennies, qui ont fait six morts.

Mais le ministre yéménite de l’Intérieur, Motahar Rachad al-Masri, a exclu toute similitude avec la révolte tunisienne qui a conduit à la chute de Ben Ali le 14 janvier.

"Le Yémen ne ressemble pas à la Tunisie", a-t-il déclaré à l’AFP, affirmant que le Yémen "est un pays démocratique" et les manifestations sont pacifiques.

"Non au renouvellement du mandat, non à la transmission héréditaire du pouvoir", "l’heure du changement a sonné", répétaient les manifestants yéménites qui s’étaient rassemblés pendant deux heures à l’appel d’une coalition de partis de l’opposition parlementaire.

"Nous nous rassemblons aujourd’hui pour demander le départ du président Saleh et de son gouvernement corrompu", a lancé à l’adresse de la foule un député du parti islamiste Al-Islah, Abdelmalik al-Qasuss.

L’opposition a organisé quatre manifestations distinctes dans la capitale pour "disperser les forces de police", selon l’un des organisateurs.

Les forces anti-émeutes se tenaient à distance des manifestants, mais elles ont renforcé les mesures de sécurité autour du ministère de l’Intérieur et de la Banque centrale.

Le Congrès populaire général (CPG, parti au pouvoir), a organisé quatre contre-manifestations qui ont réuni des milliers de personnes dans la capitale.

"Ne faites pas tomber la démocratie et la Constitution", pouvait-on lire sur l’une des banderoles brandies par des manifestants pro-gouvernementaux.

Les manifestations se sont multipliées ces derniers jours au Yémen, un pays rongé par la pauvreté et le chômage.

Le gouvernement a annoncé cette semaine une augmentation des salaires, une mesure destinée à "prévenir des problèmes similaires à ceux de la Tunisie", selon l’analyste yéménite Mustapha Nasr, interrogé par l’AFP.

En outre, des milliers de partisans du Mouvement sudiste, un groupe séparatiste, ont manifesté dans plusieurs villes du Sud du Yémen, dont Daleh, Habilayn, Loder et Ezzan, scandant des slogans séparatistes. "Révolution, Révolution dans le Sud", "Plutôt mourir libres que d’accepter l’occupation", répétait la foule, selon des participants.

Au pouvoir depuis 1978, M. Saleh a été élu pour la première fois en 1999 au suffrage universel direct pour un mandat de sept ans. Il a été réélu pour la deuxième fois en 2006 pour un mandat qui arrive à expiration en 2013.

Un projet d’amendement de la Constitution, en discussion au Parlement malgré le refus de l’opposition, pourrait ouvrir la voie à une présidence à vie pour l’actuel chef de l’Etat.

L’opposition accuse en outre le président Saleh, 68 ans, de vouloir transmettre la présidence à son fils aîné Ahmad, chef de la garde républicaine, unité d’élite de l’armée.

Mais le chef de l’Etat s’est défendu dans un discours télévisé dimanche soir de vouloir transmettre le pouvoir à son fils. "Nous sommes une république, et je suis contre la transmission du pouvoir", a-t-il dit.

Les manifestations de jeudi s’inscrivent dans le cadre d’un programme de protestations de l’opposition, à l’approche des élections législatives prévues le 27 avril.


______________ 7 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Yémen: ouverture du procès de 5 ravisseurs des touristes tchèques

Un tribunal yéménite a commencé mardi à juger cinq hommes qui étaient accusés de l’enlèvement de quatre touristes de la République tchèque à l’ouest de la capitale Sanaa le 17 janvier, a rapporté l’agence de presse officielle Saba.

Les quatre touristes ont été libérés sains et saufs plus tard le 17 janvier, après un affrontement entre les forces de sécurité yéménites et les cinq ravisseurs armés, trois d’entre eux ont été arrêtés tandis que les deux autres sont toujours en fuite.

Au cours de l’affrontement, deux soldats et un enfant ont été blessés dans le district d’Al-Haima Al-Kharijia, à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Sanaa, selon la déclaration du ministère de l’Intérieur.

Les trois accusés ont avoué au jury avoir enlevé les quatre touristes, a rapporté Saba sans donner la raison de l’enlèvement.

Le tribunal a également catalogué les deux fugitifs de recherchés et ordonné la publication de leurs photos et leurs noms par les médias d’Etat.

Une source judiciaire a déclaré à Xinhua que les cinq accusés ont intercepté la voiture des touristes et leur chauffeur yéménite avant de les contraindre de descendre de la voiture et les emmener dans la province de Dhamar, à une centaine de kilomètres au sud de Sanaa.

Le tribunal a décidé que la prochaine audience aura lieu le 1er février.

Au Yémen, les membres des tribus des zones de non droit recourent souvent aux enlèvements pour forcer le gouvernement à répondre à leurs demandes.

______________________ 6 – AuFait (Maroc)

Une attaque armée contre un fourgon dans le sud-est du Yémen fait 5 morts

Une attaque armée contre un fourgon de transport de fonds dans le sud-est du Yémen a fait, mercredi, 5 morts, dont des soldats, a indiqué une source des services de sécurité et des témoins.

Des hommes encagoulés ont attaqué un véhicule transportant des salaires de fonctionnaires, tuant cinq personnes, dont des soldats, dans la région d’Al-Chihr (60 km à l’est de Moukalla, chef-lieu du Hadramout), a déclaré aux médias la même source.

Par ailleurs, les forces de sécurité ont arrêté à Ataq, chef-lieu de la province de Chabwa (sud), Nasser Thabet al-Aulaqi et Ali Ahwal al-Khalifi, deux dirigeants du Mouvement sudiste qui voulaient organiser une manifestation non autorisée, selon une source policière.

______________________ 5 – Romandie News avec AFP

Yémen: cinq morts, dont quatre soldats, dans une attaque armée

Cinq personnes, dont quatre soldats, ont été tuées mercredi dans une attaque armée contre un fourgon de transport de fonds dans le sud-est du Yémen, selon un responsable de la police.

"Des hommes encagoulés ont attaqué un véhicule transportant des salaires de fonctionnaires, tuant cinq personnes, dont des soldats, dans la région d’Al-Chihr", à 60 km à l’est de Moukalla, chef-lieu du Hadramout, a déclaré à l’AFP une source des services de sécurité.

Un responsable de la police a confirmé à l’AFP ce bilan. Le directeur financier des PTT du Hadramout, Omar al-Amoudi, et quatre soldats ont été tués, alors que deux fonctionnaires et un autre militaire ont été blessés, a-t-il précisé sous couvert de l’anonymat.

Les soldats circulaient à bord d’un véhicule militaire qui escortait le fourgon à bord duquel se trouvaient des fonctionnaires des PTT, selon lui.

Deux ambulances dépêchées sur les lieux ont transporté cinq dépouilles, ont indiqué des témoins, contactés au téléphone par l’AFP.

Par ailleurs, les forces de sécurité ont arrêté à Ataq, chef-lieu de la province de Chabwa (sud), Nasser Thabet al-Aulaqi et Ali Ahwal al-Khalifi, deux dirigeants du Mouvement sudiste, un groupe séparatiste, qui voulaient organiser une manifestation non autorisée, selon une source policière.

Des centaines d’hommes armés, originaires de la province de Chabwa et de la province voisine d’Abyane, ont vainement cherché à forcer des barrages des forces de sécurité, déployées aux entrées d’Ataq, selon des témoins.

Des accrochages, parfois à la mitraillette, ont opposé les hommes armés aux forces de sécurité, soutenues par des militaires, ont ajouté les témoins. Les accrochages n’ont pas fait de victime.

Le sud du Yémen et le Hadramout sont secoués par une vague de violences, attribuée par les autorités aux activistes du Mouvement sudiste et aux partisans d’Al-Qaïda.

______________________ 4 – L’Expression (Algérie)

Ils sont des milliers à manifester en Egypte, en Tunisie, en Jordanie et au Yémen
Le Monde arabe en ébullition

Kamel Lakhdar CHAOUCHE

Au Caire, les manifestants ont réclamé des réformes politiques et sociales et scandé «A bas Moubarak», «Moubarak dégage».

Le vent de la contestation souffle sur le Monde arabe et risque de l’emporter sur son passage. Des immolations par le feu, suivant désormais l’exemple du jeune Tunisien à l’origine de la «la Révolution de jasmin», des émeutes, des tensions sociales et politiques ont éclaté dans les pays arabes. Le summum de cette vague a été atteint hier, en Egypte où la police a tiré des grenades à gaz lacrymogènes contre des milliers de manifestants qui réclamaient des réformes sociales et politiques dans le centre du Caire.

Les manifestants brandissaient des drapeaux égyptiens et lançaient des slogans contre le régime, réclamant des réformes politiques et sociales. Ils ont également scandé «A bas Moubarak», «Moubarak dégage». Les protestataires, formant des petits groupes, ont lancé des pierres en direction des forces de l’ordre, sur la grande place Tahrir, proche de nombreux bâtiments officiels. Des centaines de manifestants dont des activistes politiques et des partis d’opposition venus des différentes régions du pays, se sont rassemblés dans le centre de la capitale égyptienne, placée sous un important dispositif sécuritaire, pour organiser une marche pacifique jusqu’au ministère de l’Intérieur. De 20 à 30.000 policiers étaient mobilisés au Caire pour faire face à ces rassemblements, selon les services de sécurité.

Ces contingents étaient également signalés en province, notamment à Alexandrie (nord), la deuxième ville du pays, à Assouan et Assiout (sud) dans plusieurs villes du delta du Nil, à Ismaïliya (sur le canal de Suez) ou dans le nord du Sinaï.

C’est dire que la leçon du peuple tunisien sonne comme un avertissement aux régimes arabes, notament celui de Moubarak.

Les événements de Tunisie ont montré que la rue a su imposer l’option qui lui semblait convenable. Ainsi, des tensions sociales et politiques se sont exprimées en Egypte. Du coup, ils réclamaient des réformes. La hogra, le chômage, la corruption, la rente, les privilèges, l’enrichissement illégal, auxquels s’ajoutent les libertés confisquées, longtemps dénoncés par les Egyptiens, sont autant de détonateurs qui risquent de mettre le feu aux poudres.

En Egypte, au Maroc, en Mauritanie, en Jordanie et Oman, des jeunes se sont donné la mort par le feu pour exprimer leur désespoir et leur ras-le bol. Cela en plus des grandes marches et des manifestations faisant souvent le décor des capitales arabes. D’où les mouvements de contestation qui n’ont pas cessé de se propager dans le Monde arabe. Il convient également de dire que la protestation n’a pas épargné les monarchies pétrolières du Golfe, où les manifestatons de rue sont formellement interdites et où les syndicats et les partis politiques sont bannis.

En Algérie, des émeutes contre la flambée des prix de l’huile et du sucre ont fait, entre le 5 et le 9 janvier derniers, 5 morts et près de 800 blessés. En Mauritanie, un homme s’est immolé par le feu près de la présidence de la République à Nouakchott, parce que révolté par la situation politique de son pays. La Mauritanie est dirigée par le général Mohamed Ould Abdel Aziz. Il est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat militaire, mené en août 2008, puis ensuite élu à la présidence de la République en juillet 2009.

En Jordanie, 3000 syndicalistes, islamistes et membres de partis de gauche ont participé à un sit-in devant le Parlement à Amman pour protester contre l’inflation et la politique économique du gouvernement. Même scène à Oman où des centaines de personnes ont manifesté, lundi dernier, à Mascate pour protester contre la cherté de la vie. Cette manifestation représente, de l’avis des spécialistes, un phénomène rare dans cette monarchie arabe du Golfe.

Au Koweït, des députés de l’opposition ont soutenu et salué le courage du peuple tunisien. Même état des lieux au Yémen. Un millier d’étudiants ont manifesté à Sanaa, appelant les peuples arabes à se soulever contre leurs dirigeants et scandant «Tunis de la liberté, Sanaa te salue mille fois».

Au Maroc, la presse a, à son tour, salué la chute du président Ben Ali. Elle a ainsi noté que ce qui s’est passé en Tunisie est «une leçon pour les responsables du Maghreb et du Monde arabe», et d’ajouter: «Ce qui s’est passé en Tunisie pèsera sur le Maghreb et le Monde arabe. Les responsables de cette région sont appelés à en tirer les leçons.»

______________________ 3 – RadinRue

Yémen : la Chef du Pnud juge possible une nouvelle étape dans le développement

Le Yémen est confronté à une série de défis simultanés qui nécessitent une attention urgente. Avec le soutien international et l’engagement du Yémen à conduire un programme de réformes, une nouvelle étape dans le développement est possible », a indiqué mardi la Directrice du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, qui achevait une visite dans le pays.

A Sanaa, la capitale, elle a rencontré le Président yéménite Ali Abdullah Saleh et discuté de la manière dont le système de développement des Nations Unies pouvait jouer son rôle pour soutenir le Yémen et l’aider à surmonter ses problèmes de développement et le faire avancer vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Lors de ces entretiens, Helen Clarke a notamment souligné l’importance d’ ;une large participation de la population aux prochaines élections, afin qu’elles soient largement reconnues comme « crédibles ». Rappelant l’appui technique apporté par l’agence onusienne à la commission nationale chargée de superviser la conduite de ces élections, elle a également appelé à la poursuite du dialogue politique avec les forces d’ ;opposition, estimant qu’il était « nécessaire » pour le bon déroulement du scrutin et une large participation des Yéménites.

Au cours de sa visite, Helen Clark s’est aussi entretenu avec le Premier ministre, les deux vice-premiers ministres, et d’autres ministres et haut-fonctionnaires, ainsi qu’ ;avec les membres de la Commission électorale, l’équipe de l’ONU sur place et des organisations de la société civile.

Revenant sur les tensions dans le nord et le sud du pays, ainsi que sur les questions plus générales de sécurité dans le pays, elle défendu l’approche du PNUD qui met l’ ;accent sur la résolution des causes sous-jacentes des tensions et des conflits, à commencer par le sous-développement, ainsi que sur la promotion du dialogue communautaire.

En déplacement dans la localité de Tula’ ;a, Helen Clark a par ailleurs visité un centre de santé où le PNUD et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) travaillent à améliorer la nutrition des femmes enceintes et allaitantes, ainsi que celle de leurs enfants, dans le cadre d’ ;un programme commun sur la sécurité alimentaire mis en place par l’équipe de l’ONU sur place.

Elle s’est également rendue à Wahi Dahr, où un centre de formation au déminage a été mis en place en partenariat avec le PNUD. Considéré comme un centre d’excellence, il a permis de dispenser des formations à des ressortissants de nombreux autres pays confrontés au même problème que le Yémen, où d’importants champs de mines demeurent depuis la guerre civile.

______________________ 2 – Amnesty international

Yémen : Des militants craignent un durcissement de la répression sur fond de manifestations

Des militants yéménites arrêtés ce week-end lors de manifestations antigouvernementales ont déclaré à Amnesty International qu’ils craignaient que les autorités ne répriment encore davantage la liberté d’expression alors que les appels à la réforme se multiplient.

Des dizaines de militants ont été arrêtés et certains auraient été battus par la police au cours de deux manifestations qui ont eu lieu à Sanaa, la capitale, pendant le week-end. Le premier rassemblement était organisé en signe de solidarité à l’égard du peuple tunisien par des étudiants qui appelaient le président yéménite, Ali Abdullah Saleh, à démissionner.

Les personnes arrêtées ont, pour beaucoup, été inculpées de participation à une manifestation non autorisée et libérées lundi 24 janvier.

Selon l’un des manifestants arrêtés, Ali al Dailami, directeur exécutif de l’Organisation yéménite pour la défense des droits et des libertés démocratiques, la répression devrait s’intensifier.

« Nous craignons d’assister en 2011 à de nombreuses violations des droits humains. L’année vient juste de commencer mais des défenseurs des droits humains et des militants de la société civile, notamment des étudiants, ont déjà été arrêtés, a expliqué Ali al Dailami à Amnesty International lundi 24 janvier.

« Nous avons peur d’être arrêtés arbitrairement et traduits devant un tribunal sous divers prétextes. Ces méthodes sont utilisées pour nous intimider, pour affaiblir notre motivation et notre enthousiasme », a ajouté ce militant, qui n’a pas pu consulter d’avocat pendant son interrogatoire.

Parmi les personnes arrêtées lors des manifestations du samedi 22 janvier figurait la militante de premier plan Tawakkol Karman, présidente de Femmes journalistes sans chaînes.

Le lendemain, des défenseurs des droits humains, des journalistes et des étudiants ont pris part à un défilé afin de réclamer la libération de Tawakkol Karman et d’autres personnes. Les forces de sécurité ont réagi en encerclant les manifestants, dont beaucoup ont été arrêtés et battus.

Le gouvernement yéménite a recours à des méthodes répressives et illégales pour écraser la contestation en prenant pour cible des défenseurs des droits humains, des journalistes et des étudiants.

Amnesty International a appelé les autorités yéménites à mettre fin à ses attaques visant à réprimer l’exercice de la liberté d’expression et de réunion.

« L’intolérance des autorités yéménites à l’égard des dissidents est clairement mise en évidence lorsqu’elles arrêtent des militants de la société civile qui réclament pacifiquement un changement ou expriment leur solidarité à l’égard de leurs collègues, a déclaré Philip Luther, directeur adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

« Les autorités doivent permettre aux manifestants de descendre dans les rues et d’exprimer leurs opinions politiques de manière pacifique. »

Le gouvernement yéménite se montre de plus en plus intolérant à l’égard des médias indépendants et de tous ceux qui le critiquent. Des journalistes, des rédacteurs en chef et des éditeurs sont arrêtés, détenus au secret, soumis à des mauvais traitements et incarcérés pour des motifs fallacieux à l’issue de procès iniques.

Les forces de sécurité effectuent des descentes dans les locaux de journaux et de chaînes de télévision. Elles tirent sur des manifestants qui protestent pacifiquement contre la répression de la liberté de parole. Par ailleurs, des journaux ont été suspendus et des sites Internet d’information ont été bloqués.

La liberté d’expression est garantie par la Constitution yéménite. Pourtant, ce droit est mis à mal par des lois et pratiques restrictives – en particulier la Loi de 1990 relative à la presse et aux publications – ainsi que par le Tribunal spécial chargé de la presse et des publications, créé en mai 2009. Cette juridiction semble vouée à réprimer la contestation en accélérant le traitement des affaires impliquant des détracteurs du gouvernement.

______________________ 1 – CasaFree (Maroc)

Maroc : Une délégation militaire marocaine de haut niveau en visite au Yémen

Une délégation militaire marocaine de haut niveau, conduite par le général de corps d’Armée, Abdelaziz Bennani, inspecteur général des Forces Armées Royales (FAR), commandant la Zone Sud, effectue depuis lundi une visite au Yémen.

Cette visite, qui s’inscrit dans le cadre du renforcement et du développement des relations fraternelles unissant le Royaume du Maroc et la République du Yémen, vise à consolider la coopération entre les deux armées dans les domaines de la qualification, de la formation et de l’échange d’expertises et d’expériences dans l’intérêt commun des deux pays frères, indique un communiqué de l’ambassade du Maroc à Sanaa.

La délégation militaire marocaine aura une série d’entretiens avec les responsables yéménites, notamment le Général de Brigade Ahmed Ali Abdallah Saleh, Commandant la Garde Républicaine et le ministre de la Défense, Mohammad Nasser Ahmad.

Elle effectuera également plusieurs visites à des établissements et à casernes militaires au Yémen.

28/01/11 (B588) Radio-Trottoir. Selon un article proposé par un lecteur, les rats commenceraient à quitter le navire et les spécialistes de la chose, à retourner leur veste (une nouvelle fois !) – Article à prendre avec prudence, tant que nous n’aurons pas la vérification de ces points.

Depuis maintenant 2 semaines, le gros porc d’IOG a commencé, en toute discrétion, à faire évacuer à l’étranger, ses plus jeunes enfants que des biens personnels en utilisant l’avion de la R épublique.

Il est vrai que depuis la triste comédie qui s’est jouée la semaine dernière au club hippique et la quasi désertion de la gente masculine, (ce qui est flagrant lorsque l’on regarde de près la vidéo), seule une majorité de femmes étaient présentes et bien loin des 13 000 personnes qu’on a voulu nous faire croire sur les sites officiels et les faux-sites d’opposant (suivez mon regard … !).

Son beau-frère, le voyou de la Banque centrale ainsi que son fils Liban, ont commencé dès la semaine dernière à virer sur des comptes en Arabie Saoudite, des sommes d’argents dont le montant dépasse l’imagination.

Nous savons également que le secrétaire générale de la Présidence, a fait de même et qu’il a fait entrer des armes à Djibouti pour laisser le chaos avant leur départ. Ces armes ont été mises à disposition des extrémistes salafistes et des shebabs qu’il protège et qui ont pris d’assaut actuellement notre pays. A croire qu’ils voudraient applique "la solution finale" au peuple de Djibouti.

Des jeunes commencent à être enrolés (dans l’extrêmisme ?) dans des casernes militaires Djiboutiennes placés sous les ordre d’Ismaël Tani, sécretaire général de la Présidence.

La "dernière dame" du pays, sorcière de son état, a aussi ordonné à sa fille mariée à l’autre voyou Ministre des transport de partir immédiatement avec son marin, en prétextant un voyage ministériel, pour se rendre au Canada et pour y séjourner le temps de trouver une autre solution.

La milice de la Garde républicaine a refusé de doubler la garde autour du fils du gros porc, qu’il destine à lui succéder après sa fin de règne.

Nous avons appris entre autre, que les rackets qui touchent les sociétés Coubeche, Maril et celles des commerçant arabes, se sont intensifiés ces derniers jours. Peut-être que sentant leur fin toute proche, les vampires que sont IOG et sa femme, veulent partir rassasiés et exercer une dernière fois, un pouvoir illégal et répréhensible.

Au vue des évènements qui se déroulent actuellement en Tunisie, en Egypte, et partout ailleurs, le Colonel de la Garde républicaine, Mohammed Djama, commencerait à lâcher la famille du gros porc et on dit qu’il se préparerait (lui aussi ?) à prendre la place d’IOG au cas d’émeutes. Il a commencé à former un noyau dur au sein de sa Campagnie en ordonnant aux hommes de ne pas s’opposer à la population Djiboutienne s’il y avait des émeutes pour exiger qu’on lui livre IOG et sa femme, afin de les juger.

Beaucoup d’armes ont disparu depuis quelques jours dans l’armurerie de la Garde républicaine : pistolets automatiques, grenades, lance-roquettes, mitrailleuse. Comme par miracle, personne n’est au courant, sauf que nos petits doigts nous disent que quelque chose se fomente contre celui-la même que la milice a protégé pendant longtemps protégé.

Les spécialistes en retournement de veste se prépare à l’après-Guelleh, leur plus éminent expert en tête (Membre influent de l’Ordre des Brosses à Reluire)

Maître Aref, commence à faire son mea-culpa, auprès de l’Ambassadeur de France à Djibouti.

Depuis quelques jours, celui la même qui était le fervent défenseur du dictateur IOG et qui trouvait un malin plaisir à insulter la France, après sa sortie de prison, fait les yeux doux à cette dernière et Multiplie sa bienvaillance en offrant même un chéque de 1 million de franc à l’alliance française pour soit disant promouvoir la langue et la culture française à Djibouti.

28/01/11 (B588) Radio-Trottoir. Un appel lancé par un lecteur qui nous confirme que des mouvements de "pré-fuite" auraient été signalés à Djibouti. (Informations à prendre avec précaution)

Des mouvements de fuite seraient confirmés à Djibouti.

On signale des mouvements vers l’étranger. De hauts placés auraient commencé à faire partir leurs familles pour l’Europe : (essentiellement la France, la Belgique et l’Angleterre), l’Inde, les Etats-Unis et surtout le Canada.

Les bureaux qui changent en $ US à Djibouti-Ville seraient prises d’assaut depuis hier matin.

Ces mouvements de panique se seraient accentués aujourd’hui vendredi, selon des temoins qui les auraient remarqués à l’aéroport de Djibouti.

Il est très important que la diaspora dans les pays cités ci-dessus se mobilisent pour ouvrir l’oeil afin d’identifier et de dénoncer des arrivées massives d’indésirables, corrompus qui se tenteraient de se faire passer pour des réfigiés dans nos pays d’accueil (Paris, Bruxelles, Londres, Minnesota, Montréal et Ottawa).

Pour votre information, il y a 13 associations djiboutiennes en Europe et en Amérique du Nord (Associations de Défense des libertés individuelles djiboutiennes) qui oeuvrent pour la défense des Droits et la dénonciation des crimes et des faux réfugiés. Elles ont été crées par-et-pour des Djiboutiens. On en recense 6 en Europe et 7 au Canada et aux Etats-Unis.

S’il vous plait, merci à toutes celles et à tous ceux qui liront cet article de les contacter le plus rapidement possible s’ils ont la moindre information non seuelement sur des individus suspects en provenance de Djibouti ou de nos Ambassades/ Consulats, mais aussi s’ils obtiennent des informations concernant des transferts supects d’argent (en particulier dans l’immobilier à Londres- UK, au Minessota-US et à Montréal / Ottawa -Canada). Des avocats ont été engagés en Europe et en Ameriques du Nord par ces associations djiboutiennes, pour assurer le volet judiciaire …

Aidez-nous et vous vous aiderez !

Hier la Tunisie, aujourd’hui l’Egypte et demain Djibouti ?

27/01/11 (B588) ALERTE ROUGE – LDDH / HALTE AUX DEPORTATIONS ET A LA CHASSE DES OGADEN.



Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 26 JANVIER 2011

HALTE AUX DEPORTATIONS
ET A LA CHASSE DES OGADEN.

Depuis le jeudi 20 janvier 2011, le dictateur-candidat à un 3ème mandat inconstitutionnel a donné ordre à sa milice d’accompagner huit (8) membres de la Sécurité Ethiopienne venus spécialement d’Addis-Abeba pour procéder aux arrestations et aux déportations d’un très grand nombre d’Ogaden dont certains sont des Djiboutiens depuis des générations, d’autres vivent à Djibouti depuis plusieurs décennies et d’autres sont arrivés fuyant la sécheresse et/ou le génocide des Forces tueuses de l’Administration coloniale Ethiopienne.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) vient d’apprendre avec stupéfaction que l’ONARS, qui est Office Djiboutien chargé des Réfugiés travaillant étroitement avec le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) auraient remis la liste des réfugiés Ogaden en sa possession sans que le HCR soit au courant.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant au HCR Genève de venir enquêter à Djibouti sur la situation dramatique des Réfugiés de l’Ogaden et sur les présumés crimes de l’ONARS, afin de vérifier si l’ONARS a bel et bien donné les noms des Réfugiés que cette Organisation Djiboutienne est censée de les protéger, mais dont souvent son devoir humanitaire frise la révolte.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) effectue des recherches pour trouver des noms des Ogaden qui sont encore traqués.

D’ores et déjà, les listes que la LDDH a réussi d’obtenir sont transmises aux Organisations Internationales des Doits de l’Homme.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée de tous ces
Crimes contre l’Humanité perpétrés contre les Peuples Ogaden et Oromos à partir de Djibouti conjointement par les deux Dictateurs Djibouto-Ethiopien.

NOEL ABDI Jean-Paul

27/01/11 (B588) Article (par Ali Coubba / Président d’Uguta-Toosa) ISMAIL OMAR GUELLEH : 12 ANS DE POUVOIR ABSOLU et un bilan catastrophique (Extrait du site du parti)

Uguta-Toosa, journal n°61 – Janvier 2011

<–Le dictateur Ismail Omar Guelleh

Le dictateur djiboutien a déjà exercé deux mandats successifs de six ans,
soit douze ans de pouvoir que l’on peut qualifier d’absolu parce que le
chef d’Etat remplit égaleement la fonction de chef de gouvernement.

A ses côtés, les pouvoirs judiciaire et législatif font de la figuration.

Précisément, Ismail Omar Guelleh a été élu président de la république de Djibouti de 1999 à 2005, puis de 2005 à 2011. A chaque élection, sa
victoire a été entachée de fraudes électorales. C’est le moins que l’on puisse
dire puisque à la dernière, 100% d’électeurs auraient voté pour lui, seul candidat en lice au scrutin (Cf.www.slate.com : « Le top 10 des dictateurs
les mieux « élus » du monde » ).

12 ans de présidence : politique 00/20 ; économie 05/20 ; social 00/20

Le bilan politique, économique et social de son gouvernement est catastrophique. Le candidat Ismail Omar Guelleh est recalé.

Sa politique a approfondi les tensions ethniques, aggravé les divisions entre ethnies, tribus et clans, en instaurant un système discriminatoire dans la fonction publique. Sur le plan économique, le chômage des jeunes atteint un niveau délirant de 90%, chiffre en contradiction totale avec la croissance du PIB qui frôle pourtant les 5% par an.

Ce décalage signifie que les performances économiques du pays ne profitent qu’à la famille du chef de l’Etat sortant et à ses proches. De surcroît, la rente stratégique que l’Etat djiboutien tire du loyer des bases militaires française, américaine et japonaise, un montant estimé à 100 millions de dollars par an, est détournée par le chef de l’Etat au lieu d’être investi dans la lutte contre la pauvreté.

D’après les chiffres du programme des Nations-Unis, souvent révisés à la baisse, "une pauvreté et une extrême pauvreté [touchent] respectivement 70 %et 42 % de la population" de Djibouti (Cf. PNUD : cpd-Djibouti 2008-2012).

Les ministères de la santé, de l’éducation nationale voire toute la fonctionpublique, vont à la dérive. Nous venons d’apprendre que le gouvernement d’Ismail Omar Guelleh fait partie des quatre Etats africains – les trois autres étant Mali, Zambie et Mauritanie – qui ont
détourné au total 34 millions de dollars alloués par le Fond mondial de
lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose. Dans la mesure où elle
condamne des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants à la mort, la
corruption de cette nature s’apparente à un crime impardonnable.

Encore un chiffre qui ruine la propagande officielle sur ses prétendus succès.

Le taux d’analphabétisme global est de 51 % " qui, se désagrège en 62,4% pour les femmes et 38,1% pour les hommes" (Cf. PNUD : cpd- Djibouti 2008-2012).

Nouvelle règle du jeu au niveau national

Une population tenue dans l’ignorance se laisse plus facilement impressionner par les propagandes officielles. Une population pauvre ou appauvrie, poussée à l’assistanat, est facilement subjuguée par la richesse matérielle. Celle-ci est d’autant plus insupportable qu’elle est exhibée par
des hommes et des femmes qui ne l’ont mérité ni par le savoir-faire et ni
par leurs compétences.

Le déficit démocratique et les crimes perpétrés contre les civils innocents ne constituent pas le moindre des crimes du président sortant. En voulant briguant un 3ème mandat présidentiel, contre la volonté populaire, Ismail Omar Guelleh donne l’impression de vouloir jouer avec notre patience.

Il va très prochainement réaliser, à ses dépens, que notre seuil de tolérance est dépassé. Qu’il ne compte pas trop, pour remporter les prochaines élections présidentielles qui auront lieu le 8 avril 2011, sur ses armes habituelles : tirs sur des manifestants, massacre des civils et emprisonnement de ses opposants.

En refusant d’entrer dans une logique de compétition truquée d’avance, l’opposition djiboutienne change la règle du jeu. Elle a déjà pratiqué cette stratégie en 2005. Mais cette fois-ci, la partie s’annonce ardue pour deux raisons. Premièrement, nous sommes plus aguerris, plus déterminés, plus riches de notre diversité. Les partis politiques, syndicats, associations, personnalités politiques ne jurent que par le départ du président sortant et la démocratie. Pas de 3ème mandat pour Ismail Omar.

Et nous sommes mieux organisés que ne le croit la dictature.

Deuxièmement, en quelques mois, disons depuis l’éclatement de la crise ivoirienne (28 novembre 2010) et la révolution tunisienne (14 janvier 2011), les régimes antidémocratiques ont du souci à se faire.

La démocratie : une nouvelle thématique de la diplomatie internationale ?

Les aspirants à la "présidence à vie" et, au premier chef notre dictateur, feraient mieux de quitter le pouvoir en ne faisant pas trop de vague. La dictature n’a plus bonne presse. Acquise à la démocratie depuis longtemps, l’opinion internationale tente d’imprimer une nouvelle orientation à la diplomatie internationale. En première ligne, il y a les éditoriaux de grands journaux d’Europe qui pressent leurs capitales de couper le pont avec des régimes ne respectant pas les droits de l’homme.

Cette mutation qui vise à défendre les principes démocratiques, de façon plus visible, gagne les organismes des Nations-Unies, l’Union européenne et, plus surprenant, l’Union africaine, qui sont réputés pour leur attachement à l’orthodoxie.

En 2011, le peuple djiboutien n’est pas seul. Il a des alliés vigilants (Américains, Français et Japonais) qui ne sont ni pour ni contre la démocratie. A dire vrai ils ne demandent qu’à être convaincus par notre désir de changement.

Que faut-il faire pour que personne ne doute du bien-fondé de nos revendications démocratiques ! Il faut que des manifestations populaires et pacifiques embrasent tout le pays.

Vive le peuple djiboutien.
Non au 3ème mandat d’Ismail Omar Guelleh.

M. Ali Coubba
Président de UGUTA-TOOSA

27/01/11 (B588) Courrier des lecteurs Aden Robleh Awaleh (ARA) voudrait-il débaucher les militants de l UAD ?

En ce moment, ARA tente d’accaparer à son profit l’image positive de l’UAD pour attirer des participants à la manifestation qu’il organise ce vendredi le 28 janvier.

Comme son parti n’a aucune structure, il fait le tour des sièges locaux des partis membres de l’UAD (UDJ, ARD et MRD) pour mobiliser les militants en essayant de leur faire croire que l’UAD est partie prenante de sa manifestation de vendredi.

Heureusement que l’UAD est resté vigilante en cette période de précampagne présidentielle où tous les coups bas sont d’actualité.

Le communiqué sans équivoque de l’UAD a heureusement mis fin à ces manœuvres dilatoires d’un autre âge qu’ARA avait imaginé croyant se refaire une popularité perdue depuis son ralliement au régime..

Mais au fond, quel genre d’homme est ARA pour oser imaginer qu’il parviendra à créer la zizanie au sein de l’opposition ?

– i l y a quelques mois, ARA faisait partie de l’UMP et il a participé aux côtés d’IOG pour soutenir cette formation lors des deux élections majeures qui ont conduit IOG au pouvoir (2003 et 2005).
– ARA ne dispose d’aucune structure dans la capitacle
– ARA n’a plus organisé de meeting pour affirmer qu’il était opposant politique, depuis son ralliement à Guelleh et le soutien qu’il a apporté à ce régime dictatorial.

Mais pour nous,
ARA c’est du déjà vu. Il met en place une stratégie pour être le candidat qui sera opposé à IOG et pour faciliter au final l’élection de IOG à la présidentielle de 2011. Le ralliera-t-il après l’élection ? Pas du tout impossible pour un homme qui retourne sa veste sans conviction, à chaque fois que le vent tourne ..

Que les lecteurs sachent que la manifestation de vendredi prochain n’a qu’un seul objectif : celui de saboter les prochaines actions de l UAD. Mais il va vite comprendre que c’est un vain espoir … Car les Djiboutiens ne sont pas dupes des promesses de ce vieux routard (has been) de la politique…

27/01/11 (B588) Point de vue : un lecteur nous adresse un article extrait de la Gazette de Djibouti. Le Virus Djiboutien,

La Gazette des Jeunes
Lien : http://chakatouri83.wordpress.com

Pour les jeunes Djiboutiens (ennes) qui parviennent jusqu’au lycée, l’avenir est encore plein des promesses et des rêves qui bercent toutes les jeunesses du monde: tout effort mérite salaire (les notes sont là pour le rappeler), le mérite de chacun sera inévitablement récompensé à sa juste valeur (la preuve, ceux et celles qui bossent sont admis en classe supérieur), l’amour existe… Ces illusions sont durement balayées par la réalité et ne résistent pas à la confrontation avec les faits dont on est témoins au quotidien. On voit son père se plaindre de son supérieur, qui se trouve être incompétent et tribaliste. On entend des mots comme « parachuté », « pistonné », etc..

Et on commence à comprendre petit à petit que la société dans laquelle on vit fonctionne avec des valeurs contraires à celles que l’école s’efforce tant bien que mal de nous inculquer: le mérite est remplacé par le pistonnage et le recours aux « cousins », l’effort par la paresse récompensée. La gangrène s’installe. Le choc est encore plus grand pour ceux et celles qui, avant d’être « contaminés » par le virus djiboutien, partent pour l’étranger pour y faire des études, évoluent dans une société méritocratique, et reviennent au pays pour rencontrer le tribalisme, la gabegie, la mauvaise foi de certains et le découragement (ou l’indifférence) des autres.

N’ayons pas peur des mots, et donnons même l’impression d’enfoncer des portes ouvertes: notre société est basée sur le tribalisme, le clientélisme et la peur. Ceci dit, ce sont nous, les Djiboutiens (ennes), qui nous plaignons de cette, qui la faisons perdurer. De quelle manière? Quand nous sommes devant la Cité Ministérielle dans la file d’attente, que faisons-nous au lieu d’attendre patiemment son tour d’entrer? Nous faisons appel à nos connaissances pour entrer plus vite par la porte de service. Et quand nous devons payer une taxe, ou une quelconque redevance à l’Etat? Nous préférons plutôt payer un pot-de-vin? Enfin, quand nous cherchons une promotion ou tout simplement un travail, faisons-nous confiance à nos qualifications et/ou notre expérience? Se faire pistonner est le moyen le plus efficace, pour ne pas dire l’unique moyen, d’avancer dans sa carrière à Djibouti.

Tribalisme, clientélisme et peur.

Les somalis ont l’habitude de dire qu’il existe le « xeer », la loi, considérée comme « sèche » selon la traduction directe, ou plutôt stricte et n’autorisant pas d’interprétations oiseuses, et il y a aussi le « xaagaan », l’arrangement, qui permet de mettre de côté la loi et sa rigidité pour arriver à une solution rapide et satisfaisante. Cette façon de voir les choses n’a rien de répréhensible en soi, mais poussée à l’extrême, la logique du « xaagaan » a été pervertie. Appliquée à tout moment et préférée systématiquement à la loi, elle correspond de fait à rester en dehors de la moi, « hors la loi ». Toute la société fonctionne sur le principe du « xaagaan »: il y a ce qui est écrit e ce qui se passe dans la réalité. Aucun recours n’est possible si une injustice est faite dans ces circonstances, du moment que tout peut « s’arranger », d’une manière ou d’une autre et que personne n’applique les règles du jeu.

Une question se pose à tous ceux qui espèrent un changement de régime, ou tout simplement un comportement plus responsable de nos dirigeants: comment attendre d’eux un quelconque changement d’attitude dans la manière de gérer le bien public, si nous-même ne changeons rien à notre attitude, et faisons au contraire perdurer ce système tribaliste et clientéliste sur lequel est bâti notre société? Donnons un exemple très concret: un enseignant est sanctionné par une retenue sur le salaire. Dès qu’il en prend connaissance et avant que la sanction ne prenne effet, il fait tout pour parvenir jusqu’à l’employé(e) du ministère des finances qui s’occupe des retenues de salaire et essaie de « s’arranger » avec lui ou elle. Imaginez maintenant le comportement probable d’un fonctionnaire de plus haut niveau, un chef de service par exemple…

Quand on accepte de s’arranger avec la loi, on se compromet et on devient « client » du système. Une fois inoculé, le virus ne vous quitte plus. De compromissions en arrangements, les individus s’engluent dans leur médiocrité et leur veulerie et préfèrent invoquer le destin ou la volonté d’Allah, au lieu de voir leurs tares en face. Avec le destin et la volonté d’Allah, l’une des raisons qu’on a l’habitude d’évoquer pour justifier notre inaction, c’est le fait qu’une personne ne peut à elle seule changer les choses: et puis, de toute façon, pourquoi je devrais m’efforcer de suivre le règlement quand personne d’autre ne le fait? Ne dit-on pas d’ailleurs (et c’est l’un des proverbes favoris des djiboutiens) que quand on arrive dans une contrée où tout le monde est borgne, il faut aussi s’arracher le deuxième oeil?

Par conformisme et par peur de « se faire remarquer » par les « autorités » (comprenez l’appareil d’oppression du régime), on courbe la tête, on fait comme les autres et on « boucle sa gueule ». Voilà, tout est dit et la boucle est bouclée.

On admet, on pratique et on défend même le tribalisme, on « s’arrange » avec la loi et enfin on a trop peur de relever la tête, pour ne pas se la faire couper. On accepte que rien ne marche comme prévu: les robinets, l’électricité, l’administration… On accepte qu’aucune promesse ne soit tenue: celle du gouvernement à son peuple, celle du parent à son enfant. On accepte qu’aucun engagement ou rendez-vous ne soit respecté. On s’étonne même que quelqu’un se souvienne de jeter ses détritus dans la benne à ordures!!

Si on a accepté tout cela, on doit donc être prêt à accepter que rien ne change à Djibouti. Ce qui est fait pour la plupart d’entre nous…

25/01/11 (B588) Corruption: le Fonds mondial assure pratiquer la « tolérance zéro » (Romandie News -Ch- Avec AFP)

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pratique la « tolérance zéro » face à la corruption, a assuré lundi son directeur Michel Kazatchkine, réagissant à des informations parues dans la presse ce week-end. »Le Fonds mondial a une tolérance zéro vis-à-vis de la corruption », a expliqué le Français M. Kazatchkine, lors d’une conférence de presse à Genève où siège l’organisation.

Il a précisé que les cas de corruption évoqués ces derniers jours dans les médias étaient déjà connus et avaient été mentionnés par le Fonds mondial lui-même en 2010. »Tout cela se trouve sur notre site internet depuis la fin de l’an dernier », a-t-il assuré.

Au total, 34 millions de dollars ont été détournés dans quatre pays africains, Djibouti, le Mali, la Mauritanie et la Zambie, selon le Fonds.Samedi, le gouvernement suédois cité par la presse locale avait assuré qu’il cesserait de verser sa contribution de quelque 167 millions d’euros au Fonds tant que ce dernier ne mettrait pas en oeuvre « plus de mesures pratiques pour lutter contre le problème ».

« Dans le rapport (du Fonds) de l’an dernier, l’Inspecteur général a évoqué des détournements de fonds graves dans 4 des 145 pays » qui reçoivent une aide de l’organisation, a poursuivi M. Kazatchkine.Suite à ces informations, le Fonds a pris des mesures « immédiates » afin de récupérer l’argent, a-t-il ajouté, assurant que déjà quelque 19 millions de dollars étaient revenus dans les caisses de l’organisation.

Les mesures prises, qui concernent également la Côte d’Ivoire et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, visent aussi à prévenir de nouvelles dérives, a indiqué M. Kazatchkine.L’Inspecteur général du Fonds mondial, John Parsons, a pour sa part précisé que dans les quatre cas avérés de détournement d’argent des représentants des autorités étaient impliqués.

Il n’a toutefois pas donné plus de précisions, soulignant que ces cas étaient en cours d’examen par la justice.M. Kazatchkine a enfin démenti que la Suède stoppait sa contribution et assuré qu’il était « revenu vendredi soir de Stockholm avec l’assurance que la Suède contribuerait et accroîtrait sa contribution au Fonds ».Selon lui, Stockholm a jugé « satisfaisantes » les explications données par son directeur sur la lutte contre la corruption.