02/03/10 (B540) Point de vue. Lettre ouverte qu’un lecteur adresse à S.E. Daher Rayaleh Kahin, Président de la République Autoproclamé de Somaliland.

Monsieur le Président,

Je vous écris au sujet de l’intronisation de l’Ogass Issa à Zeilah du 1er mars 2010.

Vous êtes le président de cette République, vous êtes élu démocratiquement au suffrage universel du peuple Somalilandais et donc vous êtes le premier magistrat de ce pays.

Comment se fait-il que vous ayez accepté la violation de votre territoire par des éléments étrangers armés ? Je veux dire l’encerclement militaire d’une ville de votre territoire par des forces étrangères ?

Lors de la mise en scène de Guelleh pour le couronnement de son Ogass de 17 ans à Zeilah, SDS, Police, FAR et autres milices HUTU (Issa) encerclaient la ville de Zeilah.

Avez-vous accepté de livrer Zeilah aux milices Hutu ?

Avez-vous informé votre gouvernement, le parlement et le peuple Somalilandais des conséquences au niveau de l’image et de la crédibilité de votre pays ?

N’êtes-vous pas conscient que le dictateur de Djibouti vous utilise à des fins personnelles pour montrer qu’il fait plaisir aux Issa et qu’il s’apprête à annexer Zeilah à la République de Djibouti ?

Etes-vous son vassal pour trahir le peuple somalilandais, les Gadaboursis (Samaron Said) en Général, les Mahad Asseh en particulier et encore plus les Abrene, tribu autochtone de ce fief. ?

Monsieur le Président, seriez-vous l’obligé de ce dictateur ? Personnellement je vous accordais plus de considération et surtout la force nécessaire pour vous opposer politiquement à lui, avec fermeté. Malheureusement, force est de constater que cela n’a pas été le cas.

Non seulement les Samaron sont humiliés à travers cette intronisation; mais le dictateur « bedonnant » de Djibouti a réussi à assurer sa supériorité malsaine, qui met en évidence votre déficit de comportement et de décision.

Je vous assure, Monsieur le Président, que Zeilah ne tombera pas ! Digne, elle restera à tout jamais une ville Samaron.

J’interpelle la communauté internationale et les pays de la région pour qu’ils surveillent les actions et les décisions de ce dictateur au pouvoir à Djibouti, car il représente un risque certain pour la paix dans la région et plus grave encore, pour la cohabitation fraternelle entre les communautés du pays.

Son seul objectif est de briguer un troisième mandat. Pour cela tout est bon pour détourner l’attention de l’opinion publique de la violation constitutionnelle qu’il va commettre un jour ou l’autre.

C’est pourquoi il a organisé en grandes pompes l’intronisation d’un Ogass, ressortissant Ethiopien de surcroit, et aux frais de tous les Djiboutiens qui ne sont pas tous issus de la communauté Issa.

En espérant que vous prendrez la mesure exacte des événnement honteux qui viennent de
se dérouler dans votre pays et que vous saurez en tirer les leçons, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de ma meilleure considération.