28/08/08 (B462-B) Afrik.com / Somalie : le responsable du HCR libéré

Les rebelles somaliens ont relâché mercredi le responsable local du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) en Somalie, Hasan Mohamed Ali Keynan, enlevé en juin dernier indique TV5.org.

On est toujours sans nouvelle des trois journalistes (un Somalien, un Australien, un Canadien) enlevés samedi dernier par des miliciens qui n’ont toujours rien revendiqué.

08/08/08 (B459-B) AFRIK.COM / Le Kenya estime que la Somalie « menace » sa sécurité (Info lectrice – A noter que cette information est relayée par de nombreux média, ce matin)

Le premier ministre du Kenya a déclaré jeudi que « l’anarchie régnant en Somalie représente une menace pour la sécurité » de son pays. Raila Odinga a donc souligné que la lutte contre le terrorisme continuerait tant que le chaos perdurera en terre somalienne.

Le chef du gouvernement s’exprimait lors de la commémoration du 10e anniversaire des attentats meurtriers contre les ambassades

30/07/08 (B458) AFRIK.COM / L’Europe va déployer une force contre la piraterie / Elle se concentrera sur le large des côtes somaliennes.

L’Espagne et la France vont mettre en place le plus rapidement possible, avec leurs partenaires européens, une force chargée de lutter contre la piraterie au large des côtes somaliennes. L’objectif est notamment de protéger les navires humanitaires du Programme alimentaire mondial.

La France et l’Espagne se sont engagés à mettre en place, au plus vite, dans un cadre européen, un dispositif de lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes, a annoncé lundi le ministère français des Affaires Etrangères.

"Notre initiative a reçu un accueil favorable de nos partenaires. Les contours de ce dispositif, ses modalités de fonctionnement et son évolution sont en cours d’examen dans les instances compétentes du Conseil de l’Union européenne", a déclaré, lundi au cours d’un point de presse, Frédéric Desagneaux, porte-parole adjoint du Quai d’Orsay.

Pour les Européens, a expliqué M. Desagneaux, il s’agit à la fois de lutter contre le phénomène de la piraterie et de pérenniser le mécanisme de protection de navires humanitaires du Programme alimentaire mondial (PAM).

L’opération Alcyon, initiée en novembre 2007 par la France, au cours de laquelle deux avisos et des commandos marine ont assuré la protection des navires du Pam contre les pirates au large de la Somalie, a permis de défendre contre la piraterie les bateaux affrétés par l’organisation humanitaire des Nations Unies.

Cette opération a permis ainsi de sécuriser l’acheminement de 30 000 tonnes d’aide alimentaire en Somalie pour nourrir 300 000 Somaliens sur une période de six mois

10/07/08 (B455) Afrik.com Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo prochainement entendue par la justice française (Info lecteur)

___________________________________ Note de l’ARDHD
Cette affaire pourrait présenter certaines similitudes avec l’affaire Borrel et il est intéressant de constater que la Justice française convoque l’épouse d’un Chef d’Etat qui n’est pas protégée par une immunité …
________________________________________________________

La première dame de Côte d’Ivoire Simone Gbagbo et un ancien ministre de l’Economie Paul Antoine Bohoun Bouabré seront entendus par la justice française le 10 juillet à Paris dans le cadre de l’affaire Kieffer, informe RFI. Guy-André Kieffer, journaliste indépendant franco-canadien, collaborait pour différentes publications sur l’Afrique, lorsqu’il a disparu le 16 avril 2004 dans des circonstances toujours indéterminées.

Il enquêtait à cette époque sur les malversations financières en lien avec la filière cacao. Le jour de sa disparition, il avait rendez-vous avec Michel Legré, le beau-frère de Simone Gbagbo. Depuis, l’affaire s’est enlisée.

10/07/08 (B455) Afrik.com Deux morts dans une explosion au mortier à Baïdoa.

Une explosion au mortier qui visait le siège du Parlement de transition somalien à Baïdoa, a causé la mort de deux soldats des forces gouvernementales somaliennes dans la nuit de lundi à mardi, rapporte TV5.

L’attentat a été revendiqué par les Shebab, un groupement islamiste rebelle de la région. Depuis 2007, l’armée somalienne renforcée par des soldats éthiopiens, est régulièrement la cible d’attaques d’insurgés islamistes.

03/07/08 (B454) AFRIK.COM / Somalie : combats meurtriers entre islamistes et armée éthiopienne (Info lectrice)

La capitale somalienne Mogadiscio a été le théâtre de violents affrontements, mardi, entre les insurgés islamistes et les troupes éthiopiennes, venues soutenir le gouvernement transitoire. Le centre du pays n’est pas épargné par ces combats qui ont fait au moins 39 morts, dont sept soldats éthiopiens, tués dans une embuscade, indique France 24.

Le Premier ministre somalien Nur Hassan Hussein et le dirigeant de l’opposition somalienne en exil à Djibouti ont signé, le 9 juin dernier, un accord de cessation des hostilités de trois mois, sous l’égide de l’ONU, mais que l’un des hauts responsables des islamistes en Somalie s’est empressé de rejeter, mettant en avant l’absence de calendrier de retrait des forces éthiopiennes

11/06/08 (B451) AFRIK.COM Fragile accord de paix en Somalie / Des leaders islamistes critiquent le cessez-le-feu conclu entre le gouvernement et une partie de l’opposition

Nouvelle tentative de paix. Les dirigeants somaliens ont rencontré lundi, sous l’égide de l’ONU, une délégation de l’opposition. Le premier ministre du Gouvernement fédéral de transition (GFT) et des chefs de l’Agence pour la re-libération de la Somalie (ARS) sont parvenus à un accord pour un cessez-le-feu, une intervention internationale et un retrait des troupes éthiopiennes. Cette décision ne fait pas l’unanimité au sein de l’opposition.

Un accord de plus a été signé, lundi, entre le Gouvernement fédéral de transition et la coalition d’opposition de Somalie. Les deux délégations étaient réunies à Djibouti, sur une initiative onusienne. A la mi-journée l’échec des tractations a officiellement été annoncé, mais les négociations ont pu reprendre et, dans la soirée, le premier ministre de transition Nur Hassan Hussein et Sheikh Sharif Cheikh Ahmed de l’ARS sont finalement tombés d’accord. L’opposant Sharif Hassan Aden, ancien président du Parlement, a pris part à la signature du texte.

Cet accord prévoit un cessez-le-feu effectif sous 30 jours, pour une période de 90 jours renouvelables. Il sera assorti d’un déploiement dans les 120 jours d’une force internationale de stabilisation gérée par l’ONU. Celle-ci sera composée de pays « amis » de la Somalie, mais non frontaliers, afin d’exclure l’Ethiopie. L’exigence de l’opposition, en contrepartie, est justement le retrait des troupes éthiopiennes, qui soutiennent le gouvernement provisoire dans sa lutte contre la guérilla islamiste. L’ARS s’est engagée à prendre ses distances avec tout groupe armé ou tout individu qui se positionnerait contre cet accord de paix.

C’est la première fois ces derniers mois que les deux délégations acceptaient de s’entendre sur un traité, en y réfléchissant conjointement. Lors des dernières tractations, les débats avaient eu lieu séparément, les dirigeants du pays et ceux de l’opposition refusant de se rencontrer. Cet accord naît donc sous de bons auspices et pourrait représenter une véritable avancée vers la paix.

Un accord fragile

Pourtant, l’opposition elle-même est très divisée sur la question et l’un des dirigeants de l’ARS, absent lors de la signature, a d’emblée rejeté cet accord. Cheikh Hassan Dahir Aweys, partisan de la « ligne dure » de l’Agence, s’est exprimé mardi en dénigrant l’accord de Djibouti. Hostile à toute présence étrangère sur le sol somalien, il a par ailleurs appelé à continuer la Guerre Sainte contre l’Ethiopie. Il ne croit pas au retrait des forces éthiopiennes prévu par le traité, puisqu’aucun calendrier n’a été fixé. Leur présence, depuis 2006, cristallise le principal point d’achoppement des négociations. L’opposition les considère comme une force d’occupation depuis le revers imposé, début 2007, aux Tribunaux islamiques qui contrôlaient le pays.

Cet accord semble, de plus, avoir été « arraché » par le représentant spécial de l’ONU pour la Somalie, Amehdou Ould Abdallah. L’ARS est composée de plusieurs factions rebelles modérées pour certaines, radicales pour d’autres, qui n’ont pas toutes pris part aux pourparlers. Cette mosaïque d’opinions rend difficile un consensus sur la position à adopter. Le 16 mai dernier déjà, un appel commun avait été formulé par les participants aux tractations afin d’engager une action immédiate de l’aide humanitaire.

La population somalienne, très éprouvée, était à bout de souffle. Le lendemain de cette requête solennelle, le responsable d’une ONG humanitaire somalienne avait été assassiné par des islamistes présumés. Ainsi, la bonne volonté et la collaboration entre gouvernement et opposition n’entraînent pas nécessairement l’assentiment de toutes les forces en jeux. Dimanche 8 juin, à la veille du sommet de Djibouti, le président en exercice du Parlement de transition a été brutalement assassiné par les membres d’une milice islamiste. Ce week-end encore, 28 morts ont été dénombrés à Mogadiscio, victimes d’affrontements entre force somalo-éthiopiennes et milices islamistes.

Un processus de paix interminable

Depuis la chute du dictateur Siad Barré en 1991, les nombreuses tentatives pour ramener la paix en Somalie ont été vaines. Les successeurs du despote se sont retournés les uns contre les autres. Depuis 17 ans, le pays est ravagé par la guerre civile et compte au moins 1 million de réfugiés, pour une population de 7 millions d’habitants. Les troubles engendrés par l’escalade de la violence ont déjà fait plus de 300 000 morts à travers la Somalie. La crise humanitaire qui ne cesse de prendre de l’ampleur menace de devenir la plus grave et la plus importante du continent africain. Une série d’accords humanitaires signés l’an dernier à Mogadiscio sont restés lettre morte, et la Force de Paix Africaine déployée dans la région, avec 2 200 soldats, n’a pas su calmer les tensions.

31/05/08 (B450) Afrik.com Ces pirates africains qui sèment la terreur dans la Grande Bleue

Par Falila Gbadamassi
Quelques chiffres sur la piraterie en Afrique en 2007

Des actes de piraterie ont été encore rapportés ce mercredi en Somalie. L’instabilité politique est à l’origine d’un fléau qui se développe en Afrique, et par conséquent dans le monde. Le Nigeria et la Somalie détiennent un triste record, ils sont deuxième et troisième dans le classement mondial des actes de piraterie en mer. Quarante-deux et trente-et-un incidents y ont été répertoriés par le Bureau maritime international en 2007.

La piraterie est devenu un fléau africain. En 2007, les actes de piraterie en mer ont augmenté de 10% par rapport à 2006 dans le monde, indique le rapport annuel du Bureau maritime international. Cette hausse est directement liée à l’accroissement du phénomène sur les côtes africaines, principalement dans les régions de l’Ouest, le Nigeria, et de l’Est du continent, la Somalie.

L’Afrique est la région du monde où se sont déroulés le plus grand nombre d’attaques, 120 au total. Les eaux somaliennes et nigérianes sont les plus dangereuses dans cette partie du globe.

L’Indonésie, avec 43 attaques est arrivée en tête du classement des pays où sont perpétrés le plus d’attaques, suivi du Nigeria, avec 42 (12 en 2006) attaques et de la Somalie qui en a enregistré 31 (10 en 2006). Deux navires ont été encore arraisonnés ce mercredi dans les eaux somaliennes. Ce qui porte à huit, le nombre d’incidents enregistrés par le BMI, depuis le début de l’année 2008.

Principaux actes de piraterie dans le monde en 2007 (BMI)« La multiplication des actes de piraterie sur les côtes de ce pays tient au fait qu’il ne soit pas gouverné. Les pirates ne se sentent pas inquiétés, ils se sentent libres d’opérer parce qu’ils savent qu’ils ne seront pas punis », explique Cyrus Mody du BMI. Son organisation, qui a mis en place un système de suivi et d’alerte pour informer les navires, leur conseille de rester au moins à 200 milles nautiques des côtes somaliennes.

Des pirates aux revendications politiques

Au Nigeria, la question de la piraterie revêt une dimension plus politique. « Contrairement à la Somalie, il y a un gouvernement au Nigeria. Les actes de piraterie sont motivés par des raisons politiques, les gens souhaitent que la manière dont ils sont gouvernés change. La piraterie est un acte de revendication politique, un moyen de faire pression sur les autorités.

De nombreux actes sont perpétrés par le Mouvement pour l’émancipation du Delta du Niger (MEND), mais il y a aussi beaucoup de pirates qui opèrent sous le couvert de l’organisation. Dans les deux cas, ces attaques n’en restent pas moins des actes criminels. » Les pétroliers des grandes multinationales sont les principales cibles des pirates nigérians alors que leurs homologues somaliens sont beaucoup moins sélectifs. L’objectif étant pour la majorité d’entre eux d’obtenir le paiement d’une rançon.

Pour le BMI, la seule façon de juguler le phénomène reste dans une forte mobilisation de la communauté internationale afin de « tempérer l’enthousiasme de pirates ». L’exemple du Programme alimentaire mondial dont les navires, qui transportent l’aide alimentaire, ont été souvent arraisonnés par les pirates le prouve.

Leurs livraisons sont désormais protégées par des forces multinationales qui ont dissuadé plus d’un pirate téméraire.

Tout comme la démonstration de force de l’armée française dans la libération des otages du Ponant et l’arrestation de six des 11 pirates, qui seront jugés en France, relativise le mythe de l’impunité