01/08/2018 (Brève 1190) FRUD-Belgique : hommage à Mohamed Ahmed Jabha, prisonnier politique, torturé et mort à Gabode sans soin

06/03/2018 (Brève 1136) Le FRUD nous a fait parvenir des photos et des vidéos enregistrées lors de la remise des prisonniers. Dans un message, il dénonce aussi les assertions officielles du régime qui a déclaré que les prisonniers avaient été libérés par l’Erythrée !!

Comme convenu, le FRUD nous a fait parvenir les vidéos et les photos qui ont été prises lors de rencontre des autorités coutumières avec la délégation  du FRUD, le 18 février à l’occasion de l’échange des prisonniers. Il a ajouté une mise au point sans équivoque.

« Contrairement  aux déclarations  irresponsables et presque infantiles des autorités djiboutiennes,  consistant à dire qu’elles ont récupéré les 2 personnes à partir de l’Érythrée, informationsrelayées par des soit disant opposants à la solde de la sécurité djiboutienne, l’échange a eu lieu dans la région  de Tadjourah. »

Photos et (vidéos-les vidéos sont disponibles sur la page Facebook de l’équipe ARDHD)  lors de la remise des deux personnes aux chef coutumiers et au sultan de Tadjourah dans la région de Tadjourah

Le 18 février vers 17 h les autorités coutumières ont rencontré une délégation du FRUD conduite par A Cheikh  Amine Mussa

Dans l’une des vidéos (à voir sur Facebook) c’est M. Abdoulkader Houmad, Sultan de Tadjourah qui a tenu à se déplacer sur un long trajet malgré son état de santé avec deux autres membres de Miglis de Tadjourah ainsi que cinq autres responsables coutumiers. Il s’exprime en Afar et voici la traduction en Français :

« Je me présente, je suis Abdoulkader Sultan, Dardar de Tadjourah.  Nous accueillons MM. Gouled Mahmoud  et Mohamed Houssein que vous (le FRUD)  nous avez remis,  Nous vous remettons Mr Hamad Mohamed, la personne qui était entre les mains du pouvoir de Djibouti. »

Le FRUD a voulu démontrer par ce geste hautement symbolique qu’il respecte scrupuleusement les droits humains et notamment les droits des prisonniers, fidèle en cela aux principes et aux pratiques de l’organisation du FRUD depuis sa création en août 1991. Il a aussi  montré qu’il respectait les institutions traditionnelles et les responsables coutumiers  qui sont malmenés depuis la période coloniale et post coloniale. Et cela en dépit des tentatives désespérées du pouvoir  et de ses valets pour « monter » les populations de ces régions contre le FRUD, en mettant en danger la vie des civils  comme cela s’est passé début mars
.
Outre la libération d’Hamad Mohamed, les chefs coutumiers ont obtenu la libération de  huit civils qui croupissaient dans la prison de Gabode depuis 2015. Certains ont été torturés et portent des séquelles : leur seul crime étant d’être un proche parent d’un membre du FRUD.   

01/08/2017 (Brève 1047) Décès du plus ancien prisonnier politique, victime de torture, d’empoisonnement et de refus de soins médicaux (Communiqué du FRUD)

FRONT POUR LA RESTAURATION DE L’UNITE ET LA DEMOCRATIE –FRUD
djibouti_frud@hotmail.com

COMMUNIQUE

Poitiers, le 1er Août 2017

Le régime d’Ismail Omar Guelleh a tué le prisonnier politique Mohamed Ahmed Jabha

LE FRONT POUR LA RESTAURATION DE L’UNITE ET LA DEMOCRATIE –FRUD- condamne l’assassinat abject, lâche et programmé de M. Mohamed Ahmed Jabha par l’Etat Djiboutien, survenu le 1er Août 2017 à 16 h, à Djibouti.

Mohamed Ahmed Jabha
, détenu depuis 2010, est mort des suites des séquelles de tortures qui lui ont été infligées par les bras armés de l’Etat (armée, sécurité et police) ;

Mohamed Ahmed Jabha
est mort à cause de deux choses : l’empoisonnement qu’il a subi en prison et le refus délibéré des autorités de le soigner.

Comme nous l’avions prédit dans un précédent communiqué, la sentence d’une condamnation à 15 ans de prison prononcée par l’Etat Djiboutien le 18 juin 2017, présumée de cet assassinat.

Le FRUD considère l’assassinat de Mohamed Ahmed Jabha comme un crime de Guerre :

L’article 3
commun aux quatre conventions de Genève de 1949 qui couvre les situations de conflits armés internes, exige que toutes les personnes se trouvant aux mains de l’ennemi soient traitées avec humanité et dignité. Il interdit le meurtre, les mutilations, la torture, les traitements cruels, humiliants et dégradants, les prises d’otages et les procès inéquitables.

Le pouvoir de Djibouti s’est borné à refuser après maintes sollicitations l’intervention du CICR sur le cas de Mohamed Ahmed dit Jabha.

Le FRUD tient pour principal responsable de ce crime de guerre le chef de l’Etat Djiboutien, Ismail Omar Guelleh qui concentre entre ses mains tous les pouvoirs : exécutif, législatif, judiciaire, chef de l’armée, patron de la sécurité.

Mohamed Kadamy,
Président du FRUD

17/04/2017 (Brève 976) le  FRUD condamne tout acte mettant en péril la vie des civils et portant atteinte à leurs biens (Communiqué du 15/04/17)

Les événements qui se sont déroulés le mercredi 12 avril 2017  dans le Nord de la République de Djibouti, à quelques kilomètres de Tadjourah, nous interpellent et exigent de notre part une clarification qui ne devrait laisser aucune place à une quelconque ambigüité. 

  • Il n’a jamais été  dans la culture politique du FRUD de s’en prendre aux civils et à leurs biens. 
  • La priorité des résistants du FRUD est de lutter contre la dictature qui sévit à Djibouti depuis bientôt 40 ans et  de mettre un terme aux agissements et aux comportements des mercenaires  de l’armée djiboutienne qui commettent des exactions à l’encontre  de la population civile et les nomades de l’arrière-pays.

 Selon toute vraisemblance,  l’opération du mercredi 12 avril est d’origine mafieuse et avait pour objectif, en sus du vol des biens d’autrui, le fait, d’une part,

  •  de créer un climat d’insécurité dans le Nord et le sud-ouest du pays dans une stratégie délibérée de stopper tout projet de développement;

Et d’autre part,

  • de jeter un discrédit sur le FRUD qui bénéficie d’un immense soutien au sein de la population.

Ainsi, le  FRUD condamne tout acte mettant en péril la vie des civils et portant atteinte à leurs biens.

Enfin, le FRUD appelle la population à redoubler de vigilance et à s’organiser afin de précipiter la chute de cette dictature crépusculaire qui n’a que trop duré.

Pour la direction du FRUD,
Mohamed Houmado

 

27/03/2017 (Brève 965) ALERTE ROUGE – Empoisonnement de Mohamed Ahmed Jabha, détenu depuis 2010 sans jugement (Communiqué du Frud sous la signature de son Président Med Kadamy)

FRONT POUR LA RESTAURATION DE L’UNITE ET LA DEMOCRATIE –FRUD-
djibouti_frud@hotmail.com

COMMUNIQUE 

Bruxelles, le 25 mars 2017

Empoisonnement de Mohamed Ahmed Jabha, détenu depuis 2010 sans jugement

Les années se succèdent et se ressemblent en République de Djibouti. Depuis août 1977, (à peine un mois après l’accession du pays à l’indépendance) la répression est devenue l’arme privilégiée pour gouverner ce pays. Arrestations arbitraires, tortures, exécutions extrajudiciaires des civils, des prisonniers de guerre,  massacres des civils, viols des femmes ont été mis en œuvre, à la manœuvre  une personnalité s’est distinguée, d’une manière continue de 1977 à 2017,  il s’agit de l’actuel chef de l’Etat, Ismail Omar Guelleh, qui a officié d’abord  comme chef de la sécurité.

Le Front pour la Restauration de l’Unité et la Démocratie, qui est un continuum historique de toutes les luttes pour l’indépendance, pour les libertés et la démocratie, ne pourra jamais se résigner à l’injustice, à la barbarie, aux innommables atrocités, chevillées au corps d’Ismail Omar Guelleh

C’est la raison pour laquelle, le FRUD estime qu’il n’y a pas une fatalité à la perpétuation de ces crimes, à la pérennité de ce régime.

C’est pourquoi il est de salubrité publique de condamner le sort réservé à Mohamed Ahmed dit Jabha, le plus ancien prisonnier politique de Djibouti.

  • Le FRUD condamne l’empoisonnement de Mohamed Ahmed dit Jabha  par l’Etat Djiboutien, qui est aujourd’hui en danger de mort;
  • Le FRUD condamne le maintien en détention de Mohamed  Jabha, depuis  mai 2010, en dépit de la décision de la cour d’appel qui a ordonné sa libération en octobre 2016
  • Le FRUD  dénonce les tortures infligées à Jabha durant toutes ces années et le refus  des soins

Le FRUD tient pour principal responsable  des tortures infligées à Mohamed Ahmed dit Jabha, et de son empoisonnement, le chef de l’Etat de Djibouti, Ismail Omar Guelleh

Le FRUD dénonce cette violation des conventions de Genève de 1949

L ’article  3  commun aux quatre conventions  de Genève de 1949 qui couvre les situations de   conflits armés internes,  exige que toutes les personnes se trouvant aux mains de l’ennemi soient traitées avec humanité, sans aucune distinction de caractère défavorable. Il interdit  le meurtre, les mutilations, la torture, les traitements cruels, humiliants et dégradants, les prises d’otages et les procès inéquitables. Il permet au CICR d’offrir ses services aux parties au conflit.

Le pouvoir de Djibouti a refusé à maintes reprises que le CICR intervienne dans le cas de Mohamed Ahmed dit Jabha

Le chef de l’Etat portera l’entière responsabilité  des conséquences qui découleront de  l’empoisonnement  de Mohamed Ahmed Jabha

Mohamed Kadamy 
Président du FRUD

29/10/2016 (Brève 856) Libérez Jabha ! Les photos de l »importante manifestation qui a rassemblé de nombreuses djiboutiennes, des djiboutiens et des responsables d’organisation, à Bruxelles, le mercredi 26 octobre 2016

Une trés forte mobilisation de la diaspora djiboutienne et de ses soutiens pour manifester à Bruxelles en faveur de la libération de Jabha, détenu arbitrairement et illégalement à Gabode, en dépit d’une décision de justice des plus hautes instances, qui a prononcé un non-lieu et une libération immédiate.

Il s’agit d’un nouvel abus et d’une énième violation des libertés publiques, de la justice et des Droits de l’homme qui est commise par le régime de Guelleh, sous l’autorité bienveillante des représentations diplomatiques et militaires de nombreux pays, dont la France, les USA, la Chine, le Japon, l’Allemagne, l’Union européenne (pour ne citer qu’eux).

L’équipe de l’ARDHD apporte tout son soutien à toutes celles et à tous ceux qui défendent la cause de Jabha et qui exigent sa libération immédiate, en vertu de la décision rendue par la justice djiboutienne.

Selon une information publiée par LOI, ce pourrait être le premier ministre djiboutien Aboulkader Kamil Mohamed, qui s’acharnerait
pour maintenir Jabha en détention illégale. Le Premier ministre sera-t-il poursuivi un jour devant un Tribunal pénal pour séquestration ?

Manifestation pour libérer Jabha à Djibouti
Jabha (cercle rouge)
Manifestation pour libérer Jabha à Djibouti
Manifestation pour libérer Jabha à Djibouti Manifestation pour libérer Jabha à Djibouti

06/09/2016 (Brève 839) Le pouvoir de Djibouti intensifie sa guerre contre la population civile (Communiqué du FRUD)

FRONT pour la RESTAURATION de  l’UNITE et la  DÉMOCRATIE
FRUD
frud_djibouti@hotmail.com

COMMUNIQUE
 Le pouvoir de Djibouti intensifie sa guerre contre la population civile

Le FRUD condamne l’attaque ignoble et lâche qui a  été commis par des éléments des forces gouvernementales  dans la nuit du 2 ou 3 septembre 2016 contre 2 foreuses à Soublali (15 km d’Obock). Cet acte,  dirigé contre la population rurale de ce secteur (réputé proche du FRUD), a été  planifié par Ismaël Omar Guelleh en personne et exécuté  par le ministre  de l’intérieur, homme des basses manœuvres, est une réponse du pouvoir au refus de l’armée de faire face au FRUD, de se faire tuer pour sauver un régime à l’agonie, décrié et rejeté par la population.

L’objectif de ce personnage, animé d’une irrépressible volonté d’anéantir ces communautés classées comme ennemi intérieur est triple :

  • empêcher par tous les moyens  le développement des régions du nord et du sud ouest, considéré comme un territoire ennemi ;
  • pérenniser le blocus de ces régions en empêchant les interventions humanitaires des ONG internationaux ;
  • décrédibiliser le FRUD et  salir son image, une organisation qui en 25 ans d’existence n’a jamais touché à un cheveu des civils, dont les comportements à l’égard des populations civiles sont qualifiés d’exemplaires et salués par tous les observateurs.

Ce régime n’est pas à son coup d’essai, l’on se rappelle entre autres de l’attaque du véhicule  de l’ONG Koweïtien Al Rahma du 24 Juin 2016 à -Douloul (18 Km de Tadjourah) perpétrée par des éléments  du ministère de l’intérieur qui a tenté désespérément de faire porter le chapeau au FRUD, toujours dans l’objectif de salir la réputation de ce mouvement  qui est aujourd’hui l’espoir de changement pour le peuple Djiboutien.

Le FRUD oppose un  démenti catégorique  aux allégations du pouvoir djiboutien, laissant entendre que nous serions responsables  de la destruction des 2 foreuses à Soublali.

Nous accusons Ismail Omar Guelleh d’être derrière la destruction de ces outils de forages pour assoiffer cette population qui refuse de collaborer et il faut s’attendre de sa part à d’autres actions destructives parce que  l’armée refuse de plus de combattre le FRUD  pour sauver les richesses colossales d’IOG et de sa famille.

Le FRUD condamne les exécutions extrajudiciaires
de 2 chameliers des environs de Moussa Ali : Houmed Kamil Mohamed et Ali Oumar Mohamed;

Sauvagement torturés avant d’être abattus par des soldats qui ont fui le combat du 16 août qui les a opposés au FRUD à Margoïta. Au sein de l’armée, il y a un escadron de la mort composé de soldats choisis pour leur fidélité au Président qui torturent et tuent les civils Afar, violent les Femmes. Plusieurs d’entre eux ont été identifiés et vont répondre  tôt ou tard de leurs crimes de guerre à l’instar de leurs commanditaires

La barbarie de ce pouvoir n’a pas de limites
 : le sang des innocents de Buldhuquo massacrés le 21 décembre 2015  n’est pas encore asséché ; 25 ans après le massacre d’Arhiba, l’impunité est totale, aucun début de reconnaissance de ce crime contre l’Humanité.

De plus, nous venons d’apprendre que les populations civiles de lac Assal et des environs d’Obock seraient victimes de diarrhées et de vomissements d’origine indéterminée ; les militaires sont suspectés d’avoir empoisonnés les points d’eaux auxquels s’abreuvent les nomades.

Le FRUD condamne :

les pratiques des tortures érigées en système permanent  de répression depuis  39 ans;

  • la mort sous la torture des 2 civils innocents  Houmad Ismael et d’Abdo Mohamed Momin,  le 14 février 2016 dans la gendarmerie de Tadjourah;
  • les arrestations arbitraires  des civils soupçonnés  de soutien ou d’avoir de proches  au sein du FRUD, des militants politiques ou des membres de la société civile;
  • Les viols des femmes  commis par des soldats en toute impunité notamment dans le triangle Margoïta, Syarou, Garabtissan, ainsi que dans les Mablas et Goda, condamnés pour la 1ère fois par le parlement européen le 12 mai 2016

En outre, 13 personnes sont aujourd’hui détenues à Gabode, accusées de sympathie  avec le FRUD  dont le plus emblématique prisonnier politique : Mohamed Ahmed Jabha (détenu depuis mai 2010).

Le FRUD lance un appel à la population Djiboutienne qui est dans l’impasse politique,  de soutenir d’une manière multiforme le FRUD, et notamment ses combattants qui se sacrifient depuis des années, pour apporter le changement  dans notre pays, en le débarrassant de cette calamité  que constitue  Ismaël Omar Guelleh et sa clique.

Le FRUD en tant que mouvement populaire va  participer  à la sauvegarde de la sécurité des populations et appelle les organisations internationales d’aide de ne pas cautionner le blocus imposé par le pouvoir de Djibouti contre les régions du Nord et du Sud-ouest;

Le FRUD demande  aux États voisins et en particulier à l’Ethiopie (qui vient de signer un accord de sécurité avec Djibouti), aux Etats militairement présents dans notre pays, de ne pas s’ingérer dans le conflit interne de Djibouti et d’observer une stricte neutralité.

Fait à Genève, le 5 septembre 2016
Mohamed Kadamy Youssouf
Président du FRUD