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01/09/2013 (Brève 200) ALERTE ROUGE / Revue de presse : les nouveaux articles de ce matin. (RFI, Ouest-France, La Libre Belgique, Nice-Matin, El Whida, LexTime, FR3, Direct Matin)

Trois faits majeurs se sont produits samedi :
1°) le plus inquiétant : l’enlèvement de Mohamed Alhoumekani à la prison centrale de Sanaa, qui a été conduit vers une destination inconnue : ce matin nous sommes sans nouvelle
2°) l’appel des enfants d’Elisabeth Borrel qui est repris par l’AFP et de nombreux media
3°) le communiqué de Me Modrikamen, nouvel avocat belge, mandaté par la famille Alhoumekani qui organise une conférence de presse lundi 2 et qui appelle les autorités françaises et belges à s’impliquer dans la protection d’Alhoumekani.

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A) RFI

Mort du juge Borrel : inquiétudes pour le témoin-clé

Publié le 31/08/2013 à 22h43

Les autorités de Djibouti réclament l’extradition d’un témoin-clé dans la mort du juge Borrel. Les fils du juge demandent aux autorités françaises d’intervenir. 

Un témoin-clé dans l’affaire de la mort du juge Borrel il y a près de vingt ans risquerait la mort à Djibouti selon sa famille. Les fils de Bernard Borrel demandent aux plus hautes autorités françaises d’intervenir « sans délai » pour empêcher son extradition.

Mohamed Saleh Alhoumekani avait mis en cause, dans la mort en 1995 du magistrat Bernard Borrel, l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage. Possédant les nationalités belge et yéménite, il a été interpellé au Yémen le 24 août, à son arrivée à l’aéroport de Sanaa, selon les avocats de sa famille en Belgique.

Les autorités yéménites, citées mardi par le ministre belge des Affaires étrangères, ont assuré qu’il ne risquait toutefois pas d’être extradé vers Djibouti, le Yémen n’extradant pas ses nationaux.

Détenu dans un lieu inconnu au Yémen

Mais selon ses avocats belges, les choses se sont précipitées ces derniers jours. Ayant bénéficié jeudi d’une ordonnance de libération immédiate, il a « été de nouveau arrêté par des agents d’Interpol, à la demande de Djibouti, à sa sortie de l’audience », a expliqué samedi soir dans un communiqué l’un des avocats belges de sa famille, Me Mischaël Modrikamen.

« Ce soir (samedi), il a été transféré vers un lieu inconnu, sans doute un centre de détention des services secrets yéménites », ajoute l’avocat. Et ce simple témoin a été accusé dans un journal yéménite d’être lui-même impliqué dans l’assassinat du juge, ce qui justifierait son extradition vers Djibouti pour y être jugé, d’autant plus que sa nationalité yéménite au moment des faits a été remise en cause, ajoute Me Modrikamen.

Les fils du juge interpellent François Hollande

A Paris, Louis-Alexandre et François-Xavier Borrel, fils du juge, ont demandé ce samedi 31 août à François Hollande et à ses ministres de la Justice et des Affaires étrangères « d’agir sans délai pour que cessent les menaces et les pressions qu’exerce le gouvernement de Djibouti pour obtenir, contre toutes les règles du droit international, son extradition ».

« Ils savent, par l’expérience tirée de l’instruction, que les autorités djiboutiennes n’ont jamais cessé de tenter d’intimider, d’influencer ou de faire taire les témoins les mettant en cause dans la mort de leur père, et ce qui se passe en ce moment en est une nouvelle – et peut-être dernière – illustration », ajoutent-ils.

Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Son corps était en partie carbonisé. Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se basant sur de nouvelles expertises et témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat.

B) Ouest-France

Affaire Borrel. Nouvelles inquiétudes pour le témoin clé

Les fils du juge français Bernard Borrel, retrouvé mort à Djibouti en 1995, ont demandé aux plus hautes autorités françaises d’intervenir « sans délai » pour empêcher l’extradition vers cet État d’un témoin-clé.

Cet homme, Mohamed Saleh Alhoumekani, y risquerait la mort selon sa famille établie en Belgique. Il avait mis en cause, dans la disparition du magistrat, l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage.

Possédant les nationalités belge et yéménite, il a été interpellé au Yémen le 24 août, à son arrivée à l’aéroport de Sanaa. Les autorités yéménites assurent qu’il ne risque toutefois pas d’être extradé vers Djibouti, le Yémen n’extradant pas ses nationaux.

C) La Libre Belgique

Affaire Borrel : disparition inquiétante d’un témoin-clé

Publié le samedi 31 août 2013 à 22h48 – Mis à jour le samedi 31 août 2013 à 23h07

INTERNATIONAL L’avocat, qui tiendra une conférence de presse lundi, demande au ministre des Affaires étrangères Didier Reynders de se saisir personnellement et rapidement de ce dossier.

La famille de l’opposant belgo-djiboutien Mohamed Saleh Hussein Alhoumekani, qui a été arrêté il y a une semaine au Yémen, craint pour la vie de leur proche, principal témoin de l’assassinat du juge français Bernard Borrel, retrouvé mort à Djibouti en 1995.

Selon l’avocat de la famille, Me Modrikamen, l’homme aurait été retiré samedi de la prison principale de Saana et envoyé vers un lieu secret « sans doute dans un centre des services secrets yéménites ». « La famille craint l’extradition totalement illégale vers Djibouti d’un des opposants au régime, d’ailleurs membre du gouvernement djiboutien en exil », explique Me Modrikamen dans un communiqué. Elle réclame dès lors « la protection diplomatique immédiate de la Belgique pour un de ses ressortissants ».

L’avocat, qui tiendra une conférence de presse lundi, demande au ministre des Affaires étrangères Didier Reynders de se saisir personnellement et rapidement de ce dossier.

Samedi, les fils du juge Borrel ont également demandé au gouvernement français d' »agir sans délai » pour que cessent menaces et pressions de Djibouti pour obtenir l’extradition du témoin-clé dans cette affaire.

L’opposant belgo-djiboutien Mohamed Saleh Alhoumekani a été arrêté le 24 août à son arrivée à Sanaa au Yémen, en réponse à une demande d’extradition formulée par les autorités djiboutiennes. Le 29 août, il a été transféré à la prison centrale de Sanaa, d’où il a été retiré samedi pour être conduit « vers un lieu inconnu », affirme Me Modrikamen.

« La demande d’extradition formulée par Djibouti serait motivée par une condamnation pour diffusion de fausses nouvelles à l’encontre du Chef de l’Etat », écrit l’avocat.

Mohamed Saleh Alhoumekani avait témoigné dans l’affaire de l’assassinat du juge Borrel, commis en 1995. A l’époque, Djibouti avait conclu à un suicide mais l’enquête française menée à Paris avait privilégié la thèse de l’assassinat. Des témoignages, dont celui de Mohamed Saleh Alhoumekani, qui fut officier dans la garde républicaine de Djibouti, mettent directement en cause le président Ismaël Omar Ghelleh et son entourage.

D) Nice-Matin

Djibouti: les fils du juge Borrel dénoncent des pressions

Les fils du juge français Borrel, retrouvé mort à Djibouti il y a près de 20 ans, ont demandé samedi aux plus hautes autorités françaises d’intervenir « sans délai » pour empêcher l’extradition vers ce pays d’un témoin-clé dans cette affaire, qui selon sa famille établie en Belgique y risquerait la mort.

Mohamed Saleh Alhoumekani avait mis en cause, dans la mort en 1995 du magistrat Bernard Borrel, l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage.

Possédant les nationalités belge et yéménite, il a été interpellé au Yémen le 24 août, à son arrivée à l’aéroport de Sanaa, selon les avocats de sa famille en Belgique.

Les autorités yéménites, citées mardi par le ministre belge des Affaires étrangères, ont assuré qu’il ne risquait toutefois pas d’être extradé vers Djibouti, le Yémen n’extradant pas ses nationaux.

Mais selon ses avocats belges, les choses se sont précipitées ces derniers jours. Ayant bénéficié jeudi d’une ordonnance de libération immédiate, il a « été de nouveau arrêté par des agents d’Interpol, à la demande de Djibouti, à sa sortie de l’audience », a expliqué samedi soir dans un communiqué l’un des avocats belges de sa famille, Me Mischaël Modrikamen.

« Ce soir (samedi), il a été transféré vers un lieu inconnu, sans doute un centre de détention des services secrets yéménites », ajoute l’avocat. Et ce simple témoin a été accusé dans un journal yéménite d’être lui-même impliqué dans l’assassinat du juge, ce qui justifierait son extradition vers Djibouti pour y être jugé, d’autant plus que sa nationalité yéménite au moment des faits a été remise en cause, ajoute Me Modrikamen.

A Paris, Louis-Alexandre et François-Xavier Borrel, fils du juge, ont demandé samedi à François Hollande et à ses ministres de la Justice et des Affaires étrangères « d’agir sans délai pour que cessent les menaces et les pressions qu’exerce le gouvernement de Djibouti pour obtenir, contre toutes les règles du droit international, son extradition ».

« Ils savent, par l’expérience tirée de l’instruction, que les autorités djiboutiennes n’ont jamais cessé de tenter d’intimider, d’influencer ou de faire taire les témoins les mettant en cause dans la mort de leur père, et ce qui se passe en ce moment en est une nouvelle – et peut-être dernière – illustration », ajoutent-ils.

A Bruxelles, la famille de M. Alhoumekani dit « craindre légitimement » pour sa vie et réclame aux autorités françaises « d’assurer la protection d’un témoin clé dans l’assassinat d’un de leurs magistrats ».

Elle demande aussi la « protection diplomatique immédiate » de la Belgique à l’un de ses ressortissants. Une telle protection a été jugée impossible par les Affaires étrangères belges, M. Alhoumekani étant détenu dans un pays dont il a la nationalité.

Me Modrikamen exhorte néanmoins le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, à se « saisir personnellement et encore ce soir de ce dossier ».

De son côté, l’Association pour le respect des droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD) a estimé dans un communiqué que « la pression et la manipulation s’intensifient vers le gouvernement du Yémen pour qu’il extrade vers Djibouti » Mohamed Saleh Alhoumekani. Il pourrait être jugé extradable dans le week-end, « entraînant de fait le risque de clôture de l’instruction en cours en France », affirme l’ARDHD.

Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Son corps était en partie carbonisé. Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se basant sur de nouvelles expertises et témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat.

E) ALWhida

Djibouti s’intensifie pour extrader MSH Alhoumekani
Danger pour la vie du témoin-clé de l’affaire Borrel

(Alwihda Info) Rédigé par Survie – ARDHD – 31 Août 2013

Le témoin-clé de l’affaire Borrel, pourrait être jugé extradable vers Djibouti dans le week-end,entrainant de fait le risque de clôture de l’instruction en cours >en France sur l’assassinat de ce juge français à Djibouti en 1995.

La pression et la manipulation s’intensifient sur le gouvernement du Yémen pour qu’il extrade vers Djibouti le témoin clé de l’affaire Borrel, MSH Alhoumékani. Pour faire taire ce témoin, les autorités djiboutiennes déploient les grands moyens : envoi du Général Fathi Ahmed, Commandant en Chef de l’Armée à bord d’un vol militaire , puis d’Hassan Saïd Chef des services secrets (SDS), diffusion de fausses informations et pressions sur le Quotidien yéménite Al-Teef, pour qu’un article de ce quotidien affirme, faisant état de sources policières sous couvert d’anonymat, que la demande d’extradition formulée par Djibouti serait motivée par une condamnation pour diffusion de fausses nouvelles à l’encontre du Chef de l’État et que de nouveaux éléments justifieraient désormais que « le criminel » Alhoumekani soit jugé pour sa propre implication dans l’assassinat du juge Borrel, dont il n’avait jamais été question jusqu’à présent. 

S’il est extradé vers Djibouti, Mohamed Alhoumekani risque la mort. De nombreux cas de morts mystérieuses survenues dans la prison de Gabode sont signalés chaque mois. Le dernier en date est un professeur de français, Mohamed Elmi Rayaleh, opposant, mort dans sa cellule, dans la nuit du 28 août 2013, après deux mois de détention.

Venant au Yémen le 24 août 2013 pour rendre visite à une partie de sa famille, Mohamed Saleh Hussein Alhoumékani a été arrêté dès son arrivée à l’aéroport de Sanaa (Yémen), et conduit dans les locaux de la direction d’Interpol en réponse à une demande d’extradition formulée par les autorités djiboutiennes, qui ont affirmé qu’il était l’objet d’une fiche rouge émise par Interpol, ce qui n’a jamais été confirmé par cette organisme. 

D’abord maintenu en garde à vue dans les locaux d’Interpol puis dans ceux de la brigade criminelle de Sanaa sans motif valable, le 29 août, il a fait l’objet d’une ordonnance de libération immédiate rendue par un juge yéménite. À sa sortie d’audience, M. Alhoumekani a été de nouveau arrêté par des agents d’Interpol, toujours à la demande du gouvernement de Djibouti. Le jeudi 29 août, il était transféré à la prison centrale de Sanaa.

Le régime d’Ismaël Omar Guelleh exerce une pression de plus en plus lourde sur le gouvernement du Yémen : la constitution yéménite empêche théoriquement l’extradition d’un citoyen du pays, mais le Yémen subit des pressions de plus en plus fortes, avec ce 31 août, des allégations mensongères des autorités djiboutiennes qui prétendent maintenant qu’Alhoumékani est l’auteur de l’assassinat du magistrat français. Les tribunaux yéménites sont ouverts le samedi et le dimanche : Alhoumékani pourrait donc être jugé extradable dès ce week-end, au prétexte fallacieux qu’à l’époque des faits qui lui sont désormais imputés, il n’avait pas encore été réintégré dans la nationalité yéménite. 

En plus du risque pour sa vie, la condamnation à Djibouti de Mohamed Saleh Alhoumekani au titre de l’assassinat du Juge Borrel, dans une parodie de justice, pourrait entraîner la clôture de l’instruction en France. 

Il est évident que le dictateur djiboutien Ismaël Omar Guelleh a envie de faire taire définitivement ce témoin qui l’a clairement impliqué dans la commandite du meurtre du Juge Bernard Borrel ou qu’il souhaite obtenir, y compris par la force, un désaveu de son témoignage devant la justice française. 

Nous demandons

  • A la République du Yémen  de respecter les règles du droit international et sa propre constitution qui interdit l’extradition d’un citoyen yéménite. Mohamed Alhoumekani doit être remis en liberté par la justice yéménite. Aucun fait délictueux fondé ne pouvant lui être reproché, nous demandons sa libération immédiate et qu’il soit autorisé à rentrer en Belgique.
  • A la République française , en la personne de son ministre des affaires étrangères, d’assurer la sécurité d’un témoin capital dans l’instruction criminelle pour l’assassinat du Juge Borrel, coopérant français, et d’user de son influence diplomatique pour exiger la libération de Mohamed Saleh Alhoumekani et empêcher son extradition vers Djibouti. Rappelons que Laurent Fabius écrivait en soutien de l’appel « POUR LA VERITE » en 2005 :  » Je souhaite que la vérité soit connue sur les circonstances exactes de la disparition [du juge Borrel]. A ce stade mon intime conviction  est que cette vérité n’est absolument pas celle que certains voudraient accréditer. Sur cette triste affaire comme pour d’autres, aucune raison d’état ne doit être plus forte que la vérité.« 
  • Nous adressons la même demande au Royaume de Belgique.

F) Lextime.fr

Les fils Borrel dénoncent les pressions et menaces de Dijbouti

31 AOÛT 2013 17:38

Les fils du juge Borrel ont demandé samedi au président de la République et aux ministres de la justice et des affaires étrangères d’ « agir sans délai » pour que cessent menaces et pressions de Djibouti pour obtenir l’extradition d’un témoin-clé dans cette affaire.

Mohamed Saleh Alhoumekani avait mis en cause, dans la mort en 1995 du magistrat français Bernard Borrel, l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage. Possédant lese nationalités belge et yéménite, il a été interpellé au Yémen, le 24 août, à son arrivée à l’aéroport de Sanaa, selon les avocats de sa famille en Belgique. Les autorités yéménites, citées mardi par le ministre belge des affaires étrangères, Didier Reynders, ont assuré qu’il ne risquait pas d’être extradé vers Djibouti, le Yémen n’extradant pas ses nationaux.

Mais selon ses avocats belges, les choses se sont précipitées ces derniers jours. Ayant bénéficié jeudi d’une ordonnance de libération immédiate, il a été« de nouveau arrêté par des agents d’Interpol, à la demande de Djibouti, à sa sortie de l’audience », a expliqué samedi soir dans un communiqué l’un des avocats belges de sa famille, Me Mischaël Modrikamen. « Ce soir [samedi], il a été transféré vers un lieu inconnu, sans doute un centre de détention des services secrets yéménites », ajoute l’avocat. Et ce simple témoin a été accusé dans un journal yéménite d’être lui-même impliqué dans l’assassinat du juge, ce qui justifierait son extradition vers Djibouti pour y être jugé, d’autant plus que sa nationalité yéménite au moment des faits a été remise en cause, ajoute Me Modrikamen.

À Paris, Louis-Alexandre et François-Xavier Borrel, fils du juge, ont demandé samedi à François Hollande et à ses ministres de la Justice et des Affaires étrangères « d’agir sans délai pour que cessent les menaces et les pressions qu’exerce le gouvernement de Djibouti pour obtenir, contre toutes les règles du droit international, son extradition »« Ils savent, par l’expérience tirée de l’instruction, que les autorités djiboutiennes n’ont jamais cessé de tenter d’intimider, d’influencer ou de faire taire les témoins les mettant en cause dans la mort de leur père, et ce qui se passe en ce moment en est une nouvelle — et peut-être dernière — illustration », ajoutent-ils.

À Bruxelles, la famille de M. Alhoumekani dit « craindre légitimement » pour sa vie et réclame aux autorités françaises « d’assurer la protection d’un témoin clé dans l’assassinat d’un de leur magistrats ». Elle demande aussi la« protection diplomatique immédiate » de la Belgique à l’un de ses ressortissants. Une telle protection a été jugée impossible par les affaires étrangères belges, M. Alhoumekani étant détenu dans un pays dont il a la nationalité. Me Modrikamen exhorte néanmoins le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, à se « saisir personnellement et encore ce soir de ce dossier ».

De son côté, l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD) a estimé dans un communiqué que « la pression et la manipulation s’intensifient vers le gouvernement du Yémen pour qu’il extrade vers Djibouti »Mohamed Saleh Alhoumekani. Il pourrait être jugé extradable dans le week-end, « entraînant de fait le risque de clôture de l’instruction en cours en France », affirme l’ARDHD.

Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Son corps était en partie carbonisé. Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se basant sur de nouvelles expertises et témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat.

G) FR3
Les fils du juge Borrel dénoncent des pressions de Djibouti

Les fils du juge Borrel ont demandé au président de la République et aux ministres de la Justice et des Affaires étrangères d’intervenir pour qu’un témoin-clé dans le dossier de la mort de leur père puisse être extradé.

Publié le 31/08/2013 | 18:08

Mohamed Saleh Alhoumekani avait mis en cause, dans la mort en 1995 du magistrat français Bernard Borrel, l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage. Il a été interpellé au Yémen la semaine dernière, selon son avocat Me Luc Cambier, qui redoute son renvoi vers Djibouti. Mais les autorités yéménites, citées mardi par le ministre belge des Affaires étrangères, ont assuré qu’il ne risquait pas d’être extradé.

Les fils du juge Borrel demandent d »agir sans délai

 » Dans un communiqué de leur avocat Me Laurent de Caunes, Louis-Alexandre et François-Xavier Borrel, fils du juge, demandent à François Hollande et à ses ministres, « ainsi qu’à tous les responsables politiques attachés à la défense des droits de l’Homme, d’agir sans délai pour que cessent les menaces et les pressions qu’exerce le gouvernement de Djibouti pour obtenir, contre toutes les règles du droit international, son extradition ».

« Ils savent, par l’expérience tirée de l’instruction, que les autorités djiboutiennes n’ont jamais cessé de tenter d’intimider, d’influencer ou de faire taire les témoins les mettant en cause dans la mort de leur père, et ce qui se passe en ce moment en est une nouvelle – et peut-être dernière – illustration ».

Risque de clôture de l’instruction en France

De son côté, l’Association pour le respect des droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD) estime que « la pression et la manipulation s’intensifient vers le gouvernement du Yémen pour qu’il extrade vers Djibouti » Mohamed Saleh Alhoumekani. Il pourrait être jugé extradable dans le week-end, « entraînant de fait le risque de clôture de l’instruction en cours en France ».

La mort du Juge Borrel en 1995

Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Son coprs étaient en partie carbonisé. Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se basant sur de nouvelles expertises et témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat.

H) Direct Matin

LES FILS DU JUGE BORREL DÉNONCENT DES PRESSIONS

Les fils du juge Borrel ont demandé samedi au président de la République et aux ministres de la Justice et des Affaires étrangères d' »agir sans délai » pour que cessent menaces et pressions de Djibouti pour obtenir l’extradition d’un témoin-clé dans cette affaire.

Mohamed Saleh Alhoumekani avait mis en cause, dans la mort en 1995 du magistrat français Bernard Borrel, l’actuel président djiboutien Ismaël Omar Guelleh et son entourage. Il a été interpellé au Yémen la semaine dernière, selon son avocat Me Luc Cambier, qui redoute son renvoi vers Djibouti. Mais les autorités yéménites, citées mardi par le ministre belge des Affaires étrangères, ont assuré qu’il ne risquait pas d’être extradé.

Dans un communiqué de leur avocat Me Laurent de Caunes, Louis-Alexandre et François-Xavier Borrel, fils du juge, demandent à François Hollande et à ses ministres, « ainsi qu’à tous les responsables politiques attachés à la défense des droits de l’Homme, d’agir sans délai pour que cessent les menaces et les pressions qu’exerce le gouvernement de Djibouti pour obtenir, contre toutes les règles du droit international, son extradition ».

« Ils savent, par l’expérience tirée de l’instruction, que les autorités djiboutiennes n’ont jamais cessé de tenter d’intimider, d’influencer ou de faire taire les témoins les mettant en cause dans la mort de leur père, et ce qui se passe en ce moment en est une nouvelle – et peut-être dernière – illustration », ajoutent-ils.

De son côté, l’Association pour le respect des droits de l’Homme à Djibouti (ARDHD) a estimé dans un communiqué que « la pression et la manipulation s’intensifient vers le gouvernement du Yémen pour qu’il extrade vers Djibouti » Mohamed Saleh Alhoumekani. Il pourrait être jugé extradable dans le week-end, « entraînant de fait le risque de clôture de l’instruction en cours en France », affirme l’ARDHD.

Magistrat français détaché à Djibouti, Bernard Borrel avait été retrouvé mort le 19 octobre 1995, en contrebas d’un ravin, à 80 km de Djibouti. Son coprs étaient en partie carbonisé. Les enquêteurs djiboutiens et français avaient privilégié dans un premier temps la thèse du suicide. Mais en se basant sur de nouvelles expertises et témoignages, l’enquête française privilégie désormais celle d’un assassinat.

06/06/03 (B200) Le responsable de l’AFP à Djibouti, toujours à la pointe du progrès ! Dans sa dernière dépêche et avec un jour de retard, il signalait la libération de DAF en affirmant que le procureur ‘Grandes oreilles’ ne s’y était pas opposé … Une bavure de plus ?

_________________________
Note de l’ARDHD

L’AFP, dont nous ne mettons pas en cause la crédibilité ni le
rôle, devrait se pencher sur les problèmes que lui posent et
que pourraient lui poser son représentant à Djibouti, membre,
par ailleurs, de la mafia locale au pouvoir …

Affirmer que le Procureur abusif, Djama Souleiman, ne s’était pas opposé
à la remise en liberté de DAF, était probablement une
information non vérifiée, qui ne peut que nuire à la
crédibilité générale de l’AFP.

Le lendemain, le Procureur
démentait ces propos et renvoyait DAF à Gabode, mais le correspondant de l’AFP a oublié de faire une dépêche sur le sujet. La mémoire va certainement lui revenir.

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Extrait AFP

Liberté provisoire
pour le directeur du journal Le Renouveau

DJIBOUTI, 4 juin (AFP)
– Le directeur du journal Le Renouveau, Daher Ahmed Farah, président
d’un parti d’opposition djiboutien, le Mouvement pour le Renouveau Démocratique
et le Développement (MRDD), a été mis en liberté
provisoire mardi soir, a-t-on appris mercredi auprès du Parquet de
Djibouti.

Poursuivi pour « diffamation »
à l’encontre du chef d’état-major de l’armée djiboutienne,
il avait été condamné fin mars à une peine de
six mois de prison avec sursis, réduite à quatre mois en appel
le 28 mai, et était détenu depuis le 20 avril.

« Le juge Habiba Hachem
chargée d’instruire un nouveau procès pour diffamation à
l’encontre du prévenu Daher Ahmed Farah a accepté une demande
de remise en liberté provisoire déposée par ce dernier,
et le procureur de la république Djama Souleiman Ali ne s’est pas opposé »,
a-t-on indiqué au Parquet.

Daher Ahmed Farah est
poursuivi à la suite de plaintes du ministère de la Défense
et du chef d’état-major, le général Zakaria Cheikh Ibrahim,
pour des articles dénonçant la mise à la retraite d’office
de quatre militaires soupçonnés, selon Le Renouveau, de sympathie
pour l’opposition.

L’organisation Reporters
sans frontières (RSF) était récemment intervenue en faveur
du directeur du Renouveau, demandant sa mise en liberté et faisant
valoir qu’il n’a fait qu’exercer son droit à informer l’opinion publique.

06/06/03 (B200) Le travail harassant des parlementaires se poursuit impitoyablement. Après notre article sur le sujet les députés se penchent enfin sur le budget de l’Etat …. mais de 2001. Courage ! en 2005, ils traiteront enfin l’exercice 2003.

_____________________________
Note de l’ARDHD

Dans un article précédent, nous avions déjà eu
l’occasion de nous pencher sur les terribles conditions de travail des députés
djiboutiens qui peinent sous l’énormité de la tâche.

Il y a deux jours, ils
avaient voté trois articles de Loi, dont deux concernaient la faune
et les espèces menacées. Nous pensions qu’ils allaient poursuivre
sur leur lancée en traitant le cas des rapaces et des dictateurs en
voie de disparition et nous regrettions qu’ils ne s’attaquent pas aux problèmes
de fond et au contrôle budgétaire !

Est-ce notre publication
qui a précipité le mouvement. Nous apprenons que l’Assemblée
nationale a décidé de réagir et de traiter enfin de questions
sérieuses : le budget et les dépenses publiques.

Mais voilà, c’est
le budget 2001 qu’ils ont traité. Chacun pourra mesurer toute la marge
de manoeuvre et de contrôle dont dispose les députés,
18 mois après la clôture de l’exercice ! En juin 2005, à
ce rythme, on traitera les dépenses de 2003.

A Djibouti, c’est possible
! Ce sont les organisations internationales qui vont avoir des angoisses !

_________________________________________
Extrait
de l’ADI

La
Commission des Finances examine un projet de loi portant règlement
définitif du budget de l’Etat pour l’exercice 2001

DJIBOUTI (ADI)- 5 juin – La Commission des Finances, de l’Economie générale
et du Plan, s’est réunie ce matin dans la salle des commissions
de l’Assemblée nationale sous la présidence du député
Ahmed Djama Guedi.

Yacin Elmi Bouh, Ministre
des finances, a été distingué à plusieurs
reprises par les Brosses à Reluire, dont il est membre actif, en
raison des détournements de fonds publics, dont il se rendrait
régulièrment coupable.

A l’ordre du
jour de cette séance, un projet de loi portant règlement
définitif du budget de l’Etat pour l’exercice 2001.

Le gouvernement
était représenté à cette réunion
par le ministre des Finances et de l’Economie, M.Yacin Elmi Bouh.

Apres examen, la
Commission a donné un avis favorable pour la transmission du
projet et son adoption en Séance plénière.

05/06/03 (B200) Un nouvel exploit du Procureur abusif « Djama Souleiman », dit Grandes oreilles. Il annule de sa propre autorité la décision de remise en liberté provisoire de DAF et il le fait arrêter sans mandat, direction Gabode.

 

Les
nouveaux exploits de Grandes Oreilles


Le Procureur abusif Djama lors d’une émission télévisée

diffusée par la télé d’état au sujet de
l’affaire Borrel

Ce jeudi
matin 5 juin, vers 7h20, les forces de police ont arrêté
DAF au domicile de sa mère où il avait passé la
nuit.

Sans aucun
mandat ni document elle l’ont reconduit à la villégiature
habituelle de Gabode, d’où il avait été libéré
48 heures plus tôt sur décision d’
un
juge.


Le Procureur abusif Djama Souleiman, lors d’une tentative de subornation de témoin
à Bruxelles en 2002

03/06/03 (B200) Lettre de remerciements du MRD de Belgique à toutes celles et à tous ceux qui se sont mobilisés pour soutenir et pour défendre DAF.

 

MOUVEMENT
POUR LE
RENOUVEAU DÉMOCRATIQUE
ET LE DÉVELOPPEMENT
( PARTI D’OPPOSITION À DJIBOUTI)

COMITÉ DU
MRD EN BELGIQUE

Réf/MRDB/ASO/22-03
45 rue de Serbie,
B-1190 Bruxelles
0472 212 210
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Bruxelles,
03 juin 2003

 

A l’attention de tous
les défenseurs des droits de l’Homme


Mesdames, Messieurs,

Comme vous le savez tous
maintenant, Daher Ahmed Farah(DAF), président du MRD à Djibouti
et rédacteur en chef du journal Le Renouveau Djiboutien, vient d’être
remis en liberté provisoire, aujourd’hui mardi 3 juin 2003 à
12H00.

Pour rappel, il fut arbitrairement
incarcéré à la ladre prison de gabode(cellule numéro
13 et ex-WC à la turque pour détenus politiques) et ce, depuis
le 20 avril 2003.

Assurément, ce
sont toujours les mêmes thèmes qui reviennent, en l’occurrence
 » diffamations  » ;  » fausses nouvelles  » ;  » atteinte
à tel ou tel autre moral d’une troupe ou d’un groupe »…comme
pour reproduire à l’identique un leitmotiv redondant et arc-bouter
des arguments consubstantiellement vidés. Nonobstant les faux-fuyants
des prestidigitateurs, il est à souligner l’esprit étriqué
d’un régime en chute vertigineuse.

Comme prévu, la
mobilisation était générale et sans relâche, tant
à Djibouti que sous tous les autres cieux. C’est pour ainsi dire que
le tapage international a donné ses fruits.

N’est-ce pas, « The
investment was worth it « ?

Le Président Ismaël
Omar Guelleh, s’est vu graduellement coincer  » au pied du mur « ,
c’est la raison pour laquelle son équation temporelle ne s’est pas
résolue cette fois ci, en ce sens, qu’il n’a pas pu faire louvoyer
tous ceux qui ont fait pression sur son gouvernement. C’est ainsi qu’il a
ordonné son immédiate remise en liberté provisoire.

 » Time is gold
« 
lui ont-ils certainement fait savoir !!!

Aussi, profitons-nous
de ce temps de répit, pour adresser nos vifs remerciements à
tous les défenseurs des droits de l’Homme pour leur incontestable soutien
en faveur de la libération de DAF.

Enfin, il n’est pas inutile de rappeler à tous ceux qui boivent de
la soupe du roi, que DAF, l’habitué récalcitrant de gabode,
ne se pliera sans doute jamais aux intimidations agressives d’IOG, loin s’en
faut. C’est un véritable VTT politique à qui, on peut tout lui
confisquer sauf, son courage et sa détermination.


Comité du MRD
Section Belgique.


04/06/03 (B200) A Djibouti, le pays se meure économiquement, mais les députés se penchent sur la protection de la faune et des espèces menacées. Bientôt celle des rapaces ?

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Note de l’ARDHD

A la lecture de l’ADI,
toujours très bien informée quand il s’agit de cirer des pompes,
nous constatons que les députés ont fourni hier un travail harassant.
Au cours de la première session, ils viennent d’adopter à l’unanimité
(ce point ne surprendra personne …) trois projets de lois … dont un concerne
la protection de la faune et un autre celle des oiseaux.

Certaines mauvaises langues
seront tentées de dire que les oiseaux d’eau et la faune sauvage sont
mieux protégés que le peuple, dont il n’est pas absolument pas
question à l’Assemblée et qui survit dans des conditions de
pauvreté alarmantes, en dépit des renforts financiers extérieurs
dont il ne verra pas le moindre centime, puisqu’il est victime des rapaces !

Ah ! Si cette assemblée
au lieu de discuter du sexe des anges, se préoccupait de suivre l’évolution du budget de
la Nation et surtout de celle des dépenses : le peuple serait peut-être un peu mieux protégé des rapaces
… !

A quand un projet de loi
pour la protection des dictateurs en voie de marginalisation et/ou de disparition
?

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Trois projets de lois adoptés lors de la deuxième séance
de la première session ordinaire de la 5e législature à
l’Assemblée nationale

DJIBOUTI (ADI)- 4 juin- L’Assemblée Nationale a abrité
ce matin la deuxième séance de la première session ordinaire
de la 5e législature de l’an 2003.

Trois projets de lois
ont été à l’ordre de ce jour.

Le premier est un projet
de lois relatif à l’organisation des juridictions des statuts
personnels, à leur compétence et aux règles de procédures.
Après débats et discussions, celui-ci a été adopté
par la majorité des députés présents.

Figure aussi un autre
projet de loi portant ratification de la convention sur la conservation des
espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, et enfin,
un projet de loi portant ratification de l’accord sur la conservation
des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique et d’Asie.

Ces derniers ont été
adoptés à l’unanimité par les membres présents.

Notons enfin que la prochaine
séance aura lieu le 9 juin 2003.

ADI- 15H20 GMT- 4 JUIN
2003

03/06/03 (B200) Libération provisoire de DAF mardi 3 juin.

Nous venons d’apprendre
que DAF avait été libéré ce mardi 3 juin. Le MRD
de Belgique adresse tous ses remerciements à toutes celles et à
tous ceux qui se sont mobilisés pour réclamer sa libération.

03/06/03 (B200) RSF / DJIBOUTI : Libération de Daher Ahmed Farah

Daher
Ahmed Farah, directeur de publication du journal Le Renouveau et président
du Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement
(MRD, parti d’opposition), a été libéré le 3 juin
2003 en fin de matinée. Il était emprisonné depuis le
20 avril à la prison de Gabode (Djibouti).

Daher Ahmed Farah est
accusé de « diffamation » à l’encontre du général
Zakaria Cheik Ibrahim, chef d’état-major de l’armée. Dans son
édition n°475 du 17 avril, le Renouveau avait reproché à
l’officier le manque de « neutralité » d’une armée qui
« doit être apolitique ».

Joint par Reporters sans
frontières, Daher Ahmed Farah a indiqué que les autorités
judiciaires avaient finalement accepté sa demande de mise en liberté
provisoire. Un juge d’instruction doit décider, dans les prochains
jours, si l’affaire est classée ou renvoyée devant un tribunal
pour être jugée.

Le directeur du Renouveau
a également dénoncé ses conditions de détention
: « J’étais détenu dans une cellule d’isolement, de quelques
mètres carrés. Je n’avais pas le droit de sortir et seule ma
mère pouvait me rendre visite. »

Stéphane Zerbib,
membre de l’association Avocats sans frontières, avait été
mandaté par Reporters sans frontières pour assurer la défense
de Daher Ahmed Farah. Il s’était rendu à Djibouti du 26 au 30
mai et avait demandé la mise en liberté provisoire du journaliste.

Daher Ahmed Farah a été
emprisonné à plusieurs reprises au cours de ces dernières
années. Dans la plupart des cas, il était poursuivi pour un
délit de presse et a été condamné à des
peines de prison ou à des amendes. Le 15 mars 2003, il avait été
détenu une journée et condamné à une amende pour
avoir « porté atteinte au moral de l’armée ».

Reporters sans frontières
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