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10/09/2013 (Brève 225) Peu d’informations en provenance de Sanaa, mais pas de libération de Mohamed Alhoumékani. Son fils Moncef gagne le la compétition de Boxe Thai au Yémen

Lundi, nous n’avons reçu aucune information en provenance du Yémen sur la situation de Mohamed Alhoumékani. S’il avait été libéré, on le saurait ! Donc le procureur avait bien oublié son stylo, comme nous l’avions envisagé dans notre précédent point.

Le fils de Mohamed, Moncef était arrivé au Yémen samedi dernier où il a accepté de participer à un championnat de Boxe Thaï sous les couleurs du Yémen. Selon l’un de ses oncles, il a gagné le titre devant un grand nombre de spectateurs. Nous lui transmettons toutes nos félicitations pour cette belle victoire et nous espérons qu’elle contribuera à la libération de son père, comme il le souhaite avec ardeur et détermination.

Nous avons une pensée particulière pour l’épouse de Mohamed Alhoumékani et les enfants restés à Bruxelles qui vivent dans l’angoisse, parce que le mari et le père est toujours en grand danger d’extradition et qu’ils n’ont aucun moyen d’agir, lâchés par les diplomaties françaises et belges …

18/12/03 (B225) Pour la première année depuis 1992, la communauté djiboutienne de France, n’a pas organisé de rassemblement devant l’Ambassade de Djibouti de Paris, en hommage aux victimes du Massacre d’Arriba et en signe de protestation contre le régime sanguinaire de Guelleh (selon les informations reçues à ce jour). Un tournant pour l’opposition ? En revanche, un rassemblement a été organisé à Bruxelles à l’appel du FDP.

France :

Nous avons été
surpris et navré de constater que la Communauté djiboutienne
de France n’avait par organisé le traditionnel rassemblement devant
l’Ambassade de Djibouti, le 18 décembre, en hommage aux Victimes du
Massacre d’Arriba.

Notre Association avait
initiée ce mouvement dès 1992 et elle l’avait organisée
pendant plusieurs années. Ensuite la Communauté djiboutienne
avait repris le relais et avait pris en main l’organisation du rassemblement.

On ne peut que s’étonner
que rien n’ait été fait (selon les informations dont nous disposons
actuellement) pour poursuivre ce mouvement, qui était un symbole fort
de la lutte contre la dictature.

Légitimement, chacun
pourra s’interroger sur les raisons qui ont motivé le désengagement
des opposants djiboutiens de France. Ont-ils abandonné le mouvement
de contestation de la légitimité de Guelleh et de dénonciation
de tous les crimes commis ?

Cela laisse malheureusement
la porte ouverte à de nombreuses questions et à des interprétations
inquiétantes sur des rapprochements contre nature. En suarons-nous
plus dans les jours qui viennent ?

Belgique :

En revanche, la Communauté
djiboutienne de Belgique avait appelé à un rassemblement multi-ethnique
à Bruxelles. Nous allons publier rapidement le compte-rendu.

18/12/03 (B225) Que cachent les forces américaines à Djibouti ? (Lecteur)

D’après des rumeurs
qui courent à Djibouti, un prisonnier de grand calibre serait détenu
actuellement dans le plus grand secret à la Base militaire américaine
de Djibouti (camp Lamonier). On murmure dans les Mabrazes que ce pourrait
être Saddam Hussein ou Ben Laden !!!

Des dizaines de journalistes
internationaux sont arrivés à Djibouti dans les dernières
24 h. On note la présence de la célèbre Christiane Amanpour
de CNN et d’une équipe complète de la BBC.

Qu’est ce qui pourrait
motiver la présence de la presse internationale à Djibouti ?

D’après des renseignements
fournis par des employés de l’Aéroport, plus de 5 avions américains
de type C-130, auraient atterri en quelques heures et des centaines de militaires
américains auraient débarqué.

La route qui relie Djibouti
Ville à Douda la localité où se situe le Camp Lemonier
est interdite à tous les véhicules… Le barrage de Nagad a
été renforcé : la police a reçu en renfort 2 blindés
du CCO … et plusieurs centaines d’hommes des FAR (force d’action rapide).

L’avion du Khat est arrivé
avec 3 heures de retard … (ce qui est rarissime pour un jeudi).

Que se passe t-il ? ..

Il y a quelques jours,
les Américains ont arrêté à Nairobi au Kenya, l’un
des Chefs de guerre somalien, à qui ils reprochent d’avoir fourni des
armes à Alqaida pour l’attentat de Mombassa… Ce Chef de guerre était
un allié très proche du Gouvernement de Transition.

A plusieurs reprises,
il avait été reçu au Palais d’Haramous, avec le Président
du GNT Abdiquasism Salat, (nommé à Arta, par IOG).

Lors de son arrestation,
les Services de sécurité kenyan ont trouvé sur lui, plusieurs
documents sensibles.

Une réunion des
Ministres des Affaires étrangères des pays de l’IGAD, avec les
25 Chefs de guerre somaliens qui était très attendue et qui
devait se tenir le 18 décembre à Mombassa a été
annulée à la dernière minute.

D’autres rumeurs laissent
entendre que les Américains seraient en train de préparer un
coup d’État pour se débarrasser d’IOG… Qui croire ?

19/12/03 (B225) Compte-rendu de la manifestation organisée à Bruxelles le 18 décembre 2003, en hommage aux victimes d’Arriba et en protestation contre les violations des Droits de l’Homme commises par le régime de Guelleh.

FORUM pour la DEMOCRATIE
et la PAIX

Rue de la LINIERE, 17
1060 BRUXELLES
Tél. : 0472 205 127
Courriel : fdpdjibouti@hotmail.com

Saint-Gilles, le 18 Décembre
2003

COMMUNIQUE

Ce 18
Décembre n’a pas dérogé à la règle
que nous nous sommes imposés qui est de commémorer chaque
année le Massacre d’ARHIBA du 18 Décembre 1991, qui est
un devoir de mémoire, de justice , de citoyen et de démocrate.
A 12h30 comme prévu, une centaine de personne a répondu
présent à l’appel dont le départ était prévu
de la Gare du Midi à Bruxelles. Ce jour a encore une fois, été
marqué par la commémoration des victimes d’ARHIBA.

Toutefois, les forces
vives de l’opposition (M.R.D, F.R.U.D, F.D.P) ont voulu marquer de leur empreinte
cette journée du 18 Décembre 1991 où les forces gouvernementales
se sont abattues, tôt le matin, sur les habitants du quartier d’ARHIBA
pour les exterminer. Bilan , 59 morts, plus de 300 blessés, 7 disparus
sans compter les victimes mortes à l’hôpital ou celles qui n’ont
pas été recensées car leurs corps ont enlevés
par les forces gouvernementales pour effacer toutes traces et toutes preuves.

.Face
à un tel massacre, à ce jour, les autorités du pays
demeurent muettes.

Tant que le régime
ne pourra répondre aux questions fondamentales, nul doute que
sa complicité, son engagement, son ordonnancement des massacres
des civils demeurent clair et évident.

Qui a donné
l’ordre de tirer sur des civils paisibles d’ARHIBA, le matin du 18 Décembre
1991 ?

Douze ans après,
sans qu’aucune réponse ne soit apportée à cette question,
les forces d’oppression, chaque jour, tranquillement, assassinent, exécutent
dans l’impunité et l’indifférence totale des civils dans
les régions montagneuses et dans les villes.

Dénoncer, se rappeler,
ne jamais oublier tous les martyrs tombés sous les balles d’une armée
bâtie pour l’épuration ethnique. C’est informer, éduquer
d’autres générations à venir, pour qu’un jour, l’histoire,
le peuple, l’Etat reconnaissent les souffrances endurées pour instaurer
la Démocratie. Les morts victimes de  » la Barbarie d’Etat « ,
resteront gravés à jamais dans la mémoire des djiboutiens
épris de paix et de justice. Nous avons décrété
le 18 Décembre 1991  » Journée des Martyrs  » de la
répression aveugle et sans nom.

Nous tenons à remercier
tous les manifestants, les responsables et les membres du M.R.D, venus partager
avec nous ce moment de recueillement à la mémoire de nos morts
et dénoncer les agissements cruels et inhumains des autorités
djiboutiennes.


A l’année prochaine,
Nous serons là, Incha Allah.


FORUM pour la DEMOCRATIE et la PAIX

19/12/03 (B225) OUROUBA, fonctionnaire à l’Ambassade de Djibouti de Bruxelles a-t-il tenté maladroitement d’intoxiquer le responsable belge de la Sécurité ? (Lecteur)

Vous ne savez pas la dernière.

Comme tous les ans, nous
avons été manifesté devant l’Ambassade de Djibouti de
Bruxelles pour commémorer la journée du 18 Décembre 1991.

Le responsable de la Sécurité
belge est venu nous voir pour nous demander d’arrêter la manifestation,
car le temps était écoulé.

Mais voilà …
pendant toute la durée de notre rassemblement nous l’avons vu converser
avec Mr OUROUBA (responsable local de la SDS qui était sorti sur le
trottoir pour filmer ).

Le responsable belge nous
a dit : « De toutes façons, il paraît que vous êtes
des SOMALIENS … »

Félicitations Monsieur OUROUBA vous avait marqué un point !!!

Car vous savez très
bien, qu’ils n’y avaient que des djiboutiens devant vous aujourd’hui.

Lecteur

15/12/03 (B225) Saddam Hussein arrêté ! Et hop, un dictateur de moins ! A qui, maintenant ? (Lecteur)

Que lui reproche-t-on
au juste ? Crimes contre l’humanité, génocide, asservissement
du peuple, accaparement des ressources de l’Etat, enrichissement personnel,
détournement des fonds publics, création d’une caste privilégiée,
etc…

Au fait, cela ne vous
rappelle-t-il rien ? A qui le tour ?

Pas tout à fait
pareil, car il manquerait les armes de destruction massive dans le tableau
auquel vous pensez tous.

En tout cas, comme l’a
dit un homme politique, s’il y avait une arme de destruction massive, cachée
en Iraq, les Américains viennent enfin de la trouver ….

Ce qui prouve qu’il y
a trois manières de mettre un terme au régime d’un dictateur
:

  • la première
    c’est la révolution, avec malheureusement, sa cohorte de victimes
    innocentes,
  • la seconde, c’est le
    velours, les oeillets, etc. Plusieurs exemples depuis la deuxième
    guerre mondiale, devraient retenir l’attention,
  • la troisième
    : c’est de faire appel aux Américains !

Les Djiboutiens ont le
choix …. ! D’autant plus que les Américains sont présents
à Djibouti.

16/12/03 (B225) La journée du 18 décembre, journée de toutes les victimes. (Lecteur)

 

Les Djiboutiens
vont célébrer la journée du 18 décembre,
en mémoire des victimes d’Arhiba en 1991.

Nous nous rappelons
que plus de quarante personnes ont étré sauvagement assasinées
durant cette triste journée, sous les ordres de Guelleh.

Aujourd’hui, les
Djiboutiens se souviennent d’elles, puisqu’ils se rassemblent chaque
année pour entretenir leur mémoire.

Nous souhaitons
que cette journée devienne celle de toutes les victimes :

 

La femme brûlée
vivante par des soldats voyous dans le secteur d’Obock, la mort
de Mohamed Issa «Cheikho» – sauvagement assassiné
par les hommes de Guelleh -, les handicapés de l’AND, avec
la mort du regretté Bileh, tiré à bout portant
par Mohamed Djama, tueur en série, toujours en activité,
ainsi que toutes les autres victimes …etc.

Nous encourageons à
tous les Djiboutiens et à toutes Djiboutiennes, à venir nombreux,
pour rappeler à la communauté internationale, la cruauté
de Guelleh, et de son régime mafieux.

Enfin, nous remercions
aux organisateurs de cette journée et à l’ARDHD pour son
soutien au peuple de Djibouti.

15/12/03 (B225) Mohamed Qayaad nous invite à réfléchir sur la dernière polémique en date …

Cette polémique
n’est que la dernière en date face à l’extraordinaire armada
médiatique mise en place et à la grande manipulation du pouvoir
et de ses satellites.

Le montage est trop grossier.Le
temps est à l’éradication tous azimuts et à huis-clos.

A l’ère de l’indignation sélective, il est politiquement incorrect
de dénoncer le terrorisme d’Etat, responsable de la première
violence qui plonge le pays dans une infernale spirale sans limites. Le dénoncer
est assimilé à une complicité avec les ennemis de la
Nation djiboutienne.

Longtemps cantonnée
dans les sphères d’une ultra iogiste poussiéreuse et aigrie,
les thèses iogistes qui forment la "matrice idéologique"
de ces criminels ont hélas le vent en poupe.

Cette polémique
n’a en vérité fait que libérer une parole et des sentiments
enfouis depuis des lustres dans l’univers mental de certains carrièristes
pseudo-opposants.

L’amalgame avec l’opposant
djiboutien digne de ce nom est alors délibérément entretenu
pour créer une sorte de maelström nauséabond et dévastateur
auquel une opinion publique djiboutienne, souvent mal ou peu inform , aurait
bien du mal à résister si ce matraquage devait se poursuivre.

Pari dangereux en définitive.
Pari qui ne laisse de place pour aucun discours alternatif tant celui qui
voudrait se poser en élément modérateur est immédiatement
accusé de mollesse, voire de trahison par la majorité de son
camp.

Devant l’horreur qu’il/elle
subit et le voile de mensonges et de désinformation qui couvre ce régime
totalitaire , il est du devoir de contribuer à rétablir la vérité,
avec d’autres compatriotes et lutter contre l’une des plus grossières
mystifications du siècle par la publication de centaines de témoignages
et de milliers de noms de citoyens et citoyennes victimes de cette barbarie
djiboutienne qu’est l’éradication.

La polémique n’a-t-elle
pas été manifestement initiée par les dompteurs sans
conscience des consciences libres?

Mohamed
Qayaad