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30/08/04 (B261) Radio-Trottoir : la mésaventure d’un citoyen belge fraichement naturalisé … alimente les discussions de la semaine ! (Lecteur)

L’affaire de Cheick Abdourahman
fait couler beaucoup de salive à Londres, à Ottawa et à
Bruxelles.

Cheick Abdourahman Barkat
est Belge. D’origine djiboutienne, après avoir passé une dizaine
année sur le sol du Royaume belge, il avait été reconnu
réfugié politique (très officiellement hostile à
IOG) dans le cadre d’une demande d’asile. Il bénéficiera
finalement de sa naturalisation en Belgique. Rien d’anormal. C’est la suite qui contraste
….

Fort de son nouveau passeport,
le réfugié politique d’avant hier est retourné vivre
… en 2003, avec sa famille, à Djibouti : étrange (?) Ce réfugié
hostile à IOG, hier, serait retourné pour se jeter dans la gueule
du loup (?) Et pourtant, il ne lui est rien arrivé de fâcheux
!

Par exemple, il a pu se
rendre librement en Europe, début août, pour des vacances et
pour retrouver ses amis et sa famille exilés.

Mais, voilà que
nous venons d’apprendre à Djibouti qu’il aurait carrément refusé
de soumettre à un contrôle d’identité exercé par des membres de
la Police des frontières anglaise. Ils lui auraient demandé (oh
crime de lèse majesté ?) la copie de son passeport Belge, alors
qu’ il s’apprêtait à se rendre aux États-Unis.

Cette demande est en adéquation
avec les nouveaux règlements en vigueur depuis les attentats du 11
septembre 2001.

Abdourahman a refusé
catégoriquement de répondre aux demandes des forces de Police.

Ne pouvant embarquer vers
les USA, il est rentré à Bruxelles où il aurait pris
un vol direct pour Ottawa.

A sa descente d’avion,
il a été immédiatement interpellé par la Police
canadienne pour son refus de présenter ses papiers lors d’un contrôle
en Angleterre (Eh oui, tout finit par se savoir !).

Refoulé sur la
Belgique après un interrogatoire local, il a été accueilli
dès son arrivée par la Police du Royaume belge. Son passeport
lui aurait été confisqué et il serait entre les mains
de la Police belge.

Abdourhaman Barkat est
très connu à Djibouti (*), en particulier pour ses appels dans
les mosquées de la Ville. Membre influant de l’association à
caractère humanitaire AL-BIR dont le Président d’honneur n’est
autre qu’Ismaël Omar Guelleh. Certains ont laissé entendre qu’il y avait de possibles relations particulières (mais non formellement établies à
notre connaissance) entre cette association et la nébuleuse d’Al Quaida.

Abdourahman n’est certainement
pas un terroriste : il a juste oublié son devoir envers un agent de
la sécurité publique.

Conséquence te
voilà ……

Ce fait divers domine
l’actualité djiboutienne de la semaine.

* Cheick Abdourahman
Barkat est (a été ?) professeur de Français au lycée
d’État de Djibouti. Il est diplômé de l’ULB ( Université
libre de Bruxelles ).
Membre de la tribu des Gadabourci, il a épousé une femme de
la tribu Issa-Mamassane, proche du dictateur Guelleh.

Mais au fait, quelles raisons avait-il de refuser de répondre aux demandes de la Police à Londres ?? »

30/08/04 (B261) Une situation de tous les risques à Djibouti (Lecteur)

Le
Peuple djiboutien sombre dans la douleur et dans la misère. Le chomage
tue les djiboutiennes(ens). Le peuple gronde mais il a encore peur de se soulever
contre le dictateur Ethiopien (falasha) IOG.

Mais
un jour, il peut y avoir un déclic salutaire. Ce jour-là, la peur
pourrait se transformer en rage. Non seulememt IOG mais aussi toute sa clique,
voire sa tribu, paieront le prix.

Regardons
l’histoire (le Rwanda, le Liberia, la Somalie, l’Ethiopie).

Immanquablement,
la rage pourrait rendre les Djiboutiens (d’ordinaire si pacifistes) aveugles et
nous devons envisager la possibilité d’une action de force contre Ismaël
Omar Guelleh et ses proches. Il est à craindre alors que la fureur n’épargne
pas non plus la tribu des Mamassane.

Le
grand MAO (le chinois) avait dit : Il n’y a pas de révolution dans la douceur.
Mes frères patriotes, la revolution semble se rapprocher, car le pays est
au bord du gouffre.

Et
je me permettrai de donner un dernier conseil à IOG : avant que l’hécatombe
n’arrive, il faut mieux quitter le pouvoir au plus vite. Plus aucun Djiboutien
ne t’admire ni te respecte. Même ton entourage et les gens de ta tribu savent
que ta politique ne ménera nulle part, sauf dans le mur : mais ils ont
la peur au ventre. L’assassinat de Garafe, l’ex-agent de la SDS est un exemple
pour eux.

Avec
l’aide de Dieu, Djibouti redeviendra Djibouti et non plus le pays d’Ismaël
et de ses proches. Si Guelleh ne se retire pas pendant qu’il en est encore temps
pour lui, on peut craindre que le combat ne soit proche et malheureusement inéluctable.

N’oublions
pas que les révolutions viennent le plus souvent de l’extérieur.

CHE
GUEVARA
un jeune enragé