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01/10/14 (Brève 433) ALERTE POUR OBOCK, encerclée par des militaires. Info lecteur.

Selon des sources crédibles sur place,

 j’apprends que la ville d’Obock est quadrillée par des militaires en uniforme ; la population vit dans la peur. Sur chacune des voies d’accès, de chaque côté de la ville, les militaires ont dressé des barages et ils pratiquelent des fouilles et des interrogatoires systématiques de tous ceux qui passent.

La population est traumatisée et elle ne comprend pas ces agissements.

J’alerte l’ARDHD  sur cette situation d’occupation  d’une ville par des milices en uniforme et je vais vous envoyer des informations mises à jour dès que j’aurais pu établir le contact avec d’autres témoins sur place de la situation

07/02/08 (B433-B) Radio-Trottoir / Spécial élection. L’Equipe de Radio Trottoir revient déçue.

Tout se passe bien.

Les commentaires de l’ADI, de la BBC en Somalie vont battre les pavillons.

D’après le Sergent "cours cours" la participation des électeurs et électrices Djiboutiens est parfaitement maîtrisée par l’Opposition de l’UAD.

Même les mirages français ont fait faux bond vers le Tchad.

Les rues, les avenues, les boulevards, les périphériques sont déserts.

Les premiers résultats du sondage donnés confidentiellement par "cours cours" sont : 2,58% de
participation.

La fin du scrutin prévoit une présentation officielle légèrement différente, puisqu’il serait prévu que l’on annonce dans la soirée un taux de 96% d’abstention, à la suite d’un léger maquillage réalisé discrètement..

Le Président du RPP aurait déjà préparé une lettre collective de démission, qu’il s’apprêterait à rendre publique.

A suivre.

L’Ecouteur de RT.

08/02/08 (B433-B) AFP – Manifestement les électeurs ne se bousculent pas pour voter à Djibouti, en dépit de tous les efforts de Guelleh et des menaces qui pèsent sur les abstentionistes, y compris pour la confiscation de deux mois de salaires. (Info lectrice)

DJIBOUTI (AFP) — Les opérations de vote pour l’élection des 65 députés de l’Assemblée nationale djiboutienne, boycottée par l’opposition, ont commencé vendredi avec un léger retard dans plusieurs bureaux de la capitale.

« Pour l’instant tout se passe bien, les premiers rapports indiquent un léger retard dans l’ouverture de certains bureaux de vote. Le scrutin doit normalement avoir lieu de 06h00 (03h00 GMT) à 18h00 », selon Fatouma Ali Omar, vice-présidente de la Commission nationale électorale indépendante (CENI).

L’opposition djiboutienne a décidé de boycotter les législatives, dénonçant un mode de scrutin qui assure de facto à la coalition présidentielle le gain des 65 sièges de députés à l’Assemblée nationale.

Le président de la république, Ismaël Omar Guelleh, a voté en milieu de matinée au ministère de l’Intérieur, situé en centre-ville, a indiqué la présidence.

La police gardait les abords des bureaux de vote et certains pelotons étaient postés aux carrefours stratégiques de la ville, très calme, le vendredi étant jour de repos hebdomadaire à Djibouti.

Au centre de vote de l’école Al Hourya de la commune Boualos de Djibouti, les électeurs arrivaient au compte-goutte: « Sur 604 inscrits, 18 ont déjà voté. Pour le moment c’est calme », expliquait le président du bureau 105, Aaroun Ali.

Devant le peu d’enjeux de ce scrutin, les électeurs ne se sont pas encore beaucoup mobilisé, sauf les partisans de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP, au pouvoir) dont la liste est dirigée par le Premier ministre Dileita Mohamed Dileita.

« Le pire en démocratie c’est bien l’abstention. Etant donné que nous sommes tous derrière l’UMP, nous devons éviter ça et montrer qu’on est là », affirme Hussein, votant du bureau 67.

A l’école Arhiba, le message est le même et tous les votants interrogés par l’AFP affirment être partisans de l’UMP.

La CENI a enregistré 148.239 électeurs sur l’ensemble du pays, dont un peu plus de 90.000 pour la capitale, et ouvert 299 bureaux de vote. Djibouti comptait 805.000 habitants en 2006, selon la Banque mondiale.

Aux dernières législatives de 2003, l’opposition avait recueilli 45% des suffrages dans la capitale et 38% à l’échelle nationale. Mais le mode de scrutin – majoritaire de liste à un tour – ne lui avait pas permis d’obtenir de siége à l’Assemblée.

08/02/08 (B433-B) ALERTE ROUGE – Compte-rendu de la manifestation « 100 ballons pour l’espoir ». Le compte-rendu complet, les photos et le matériel de communication seront mis en ligne samedi matin et accessibles pour la presse et les organisations. (ARDHD)

La manifestation s’est déroulée hier devant l’Ambassade d’Ethiopie à Paris. 50 ballons avaient été gonflés à l’helium et ils avaient été attachés aux grilles devant l’Ambassade avec les affiches préparées par Survie et l’ARDHD…  Nous publierons samedi matin un récit complet avec les photos et nous mettrons les affiches à disposition des internautes.

Après les discours de Jean-Loup Schaal, la lecture publique par Anne-Marie de Vaivre de la lettre de réponse de l’ARDHD à l’Ambassadeur d’Ethiopie, les interventions de Laurence Dawidowicz pour SURVIE et de Maki Houmedgaba pour l’ARD et les slogans repris en choeur, avec beaucoup de conviction, par tous les participants, les ballons ont été lâchés vers 19h00.


Alors que la nuit tombait sur Paris, les ballons se sont élevés dans le ciel, porteurs d’un message d’espoir et d’une affiche pour demander la libération d’Hasna.
Malgré la vigilance des participants, quelques ballons sont restés accrochés dans les arbres, juste devant les fenêtres de l’Ambassadeur et ils rappelleront pendant plusieurs jours encore à Mme Tadelech Haïle-Mikael, qu’une petite fille innocente de douze ans est incarcérée injustement en Ethiopie dans une prison pour adultes, pour des raisons qui pourraient soit être d’orgueil (tribal ?) soit de volonté affirmée d’humiliation des réfugiés.

Comme cela figure dans le CV de Madame Tadelech Haïle-Mikael (déjà publié sur notre site), nous savons qu’elle a bien connu les rigueurs des prisons éthiopiennes, puisqu’elle y a accouché et élevé sa fille … Nous espérons toujours, qu’au regard de son passé remarquable et de ce qu’elle a subi elle-même, elle aura à coeur de faire mettre un terme à l’injustice qui frappe Hasna, au lieu de défendre les positions trompeuses de la Police éthiopienne, en particulier la falsification de son âge.

Par ailleurs, nous recevons de nombreux parrainages venant d’établissement. Le dernier en date est celui de l’Institut Sainte-Philoméne en Alsace, qui est géré par la congrégation des Soeurs de la Divine Providence de Ribeauvillé et qui accueille 1.270 élèves.

Le conseil a pris connaissance de nos informations sur la situation des enfants mineurs et des réfugiés et de la lettre de l’Ambassade d’Ethiopie, que nous avions transmise et qui aurait soulevé quelques interrogations …. sur les méthodes de désinformation utilisées par le régime éthiopien de M. Meles Zanoui et de sa représentante en France.

D’autres parrainages d’établissement vont arriver dans la journée.

AMBIANCE SOUS HAUTE SURVEILLANCE


Pour terminer, signalons que les Services de renseignement éthiopiens, qui étaient absents le 26 janvier, étaient cette fois « sur les dents » et qu’ils ont surveillé, filmé et photographié la manifestation, soit depuis la rue, soit derrière une fenêtre où ils se cachaient : téléphone portable, caméra et appareils photos.

07/02/08 (B433-B) ALERTE ROUGE – Comment expliquer qu’une mére militante qui a accouché en prison et qui a élévé sa fille dans un régime carcéral, condamne aujourd’hui une jeune fille innocente de 12 ans, en participant activement au complot qui la punit de six mois de prison ferme avec les adultes, pour avoir été violée et séquestrée pendant dix-sept jours.

Nous avons copié un texte en Anglais qui retrace les combats de Mme Tadelech Haïle-Mikael. Son parcours est éloquent. Douze ans de prison en Ethiopie pour ses idées ! … Alors qu’elle a échappé de justesse à la peine de mort, contrairement à son mari, comment se fait-il qu’aujourd’hui, elle contribue à la campagne officielle de mensonges et d’affirmations fallacieuses sur l’identité d’Hasna Mohamed Hassan ?

Quelle rupture inexplicable avec un passé de militante active et résolue, qui ne pourrait que susciter l’admiration dans d’autres circonstances ?

Au lieu de la condamner à l’incarcération, elle devrait au contraire mettre ses efforts et son autorité pour porter secours et assistance à cette jeune fille … comme nous l’avions espéré depuis le 4 janvier 2008.

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Lien : http://weblogethiopia.blogspot.com/2006/03/ion-update-030306.html

It is Ms Tadelech Haile-Mikael who is to be the new representative of Ethiopia in France. Haile-Mikael, 52, is currently the Ethiopian Ambassador to the Ivory Coast and has been the Minister for Women’s Rights from 1995 until she went to Abidjan at the beginning of 2002.

A former activist in the Ethiopian People’s Revolutionary Party (EPRP, opposition), she has spent more than a decade (1979-1991) in prison while her husband, who was also a member of the EPRP, was killed by the troops of the then President Mengistu Haile Mariam in 1979.

Tadelech Haile-Mikael then escaped the death penalty because she was pregnant, later giving birth to a girl in prison. Her daughter then lived with her mother during the whole of her imprisonment.

Before her time in prison, the future Ethiopian Ambassador to France studied journalism at the University of Friebourg in Switzerland.

07/02/08 (B433-B) ALERTE ROUGE – Communiqué de l’ARDHD pour informer la presse de notre réponse aux affirmations trompeuses et orientées de l’Ambassade.

COMMUNIQUE

Le 7 décembre 2007, Hasna Mohamed Hassan, une écolière de douze ans est enlevée à la sortie de son école à Addis Abeba.

Après avoir déposé plainte pour enlèvement et séquestration de mineur, son père, Mohamed Hassan Ali, réfugié djiboutien et inscrit au HCR, apprend, après quinze jours de recherches infructueuses, qu’elle a été emprisonnée dans la prison de droit commun, avec les adultes.

Il découvre qu’elle a été condamnée à six mois de prison ferme pour un soi-disant vol à l’étalage de tablettes de détergent, mais surtout, il découvre que la Police a falsifié son état-civil dans le rapport. Ni le nom, ni l’adresse, ni la situation de famille (on la dit orpheline et mariée), ni l’âge (16 ans, âge de la majorité pénale en Ethiopie), .. ne correspondent à la réalité.

Depuis le 4 janvier, SURVIE et l’ARDHD alertées par le père, se battent à ses côtés pour faire libérer la jeune fille, dont l’état, et particulièrement l’état psychologique, se dégrade rapidement, laissant craindre l’apparition de séquelles irréversibles.

Contactée par SURVIE ET l’ARDHD, l’Ambassade d’Ethiopie à Paris refuse tout contact et vient de confirmer, dans une lettre officielle, les affirmations totalement mensongères des services de la police éthiopienne.

Ces thèses fallacieuses, destinées à couvrir une arrestation et un emprisonnement arbitraires et odieux, en violation des droits de l’enfant, thèses manifestement orientées et approuvées par les plus hautes autorités éthiopiennes, posent la question du respect des réfugiés et des droits des réfugiés, et aussi gravement, du respect des droits de l’enfant en Ethiopie.

Les réfugiés sont-ils des résidents de troisième classe dans ce pays, et leurs enfants une marchandise à violer en toute impunité ?

Dans le courrier joint à ce communiqué, nous répondons point par point à la lettre plus que spécieuse de l’ambassadrice d’Ethiopie. (cf article ci-dessous)

Nous appelons à manifester jeudi 7 février 2008 à 17h45, pour réclamer la libération immédiate de la jeune écolière, emprisonnée après avoir été séquestrée et violée pendant 17 jours.

A proximité de l’Ambassade d’Ethiopie à Paris
Angle avenue Charles Floquet / avenue Général Detrie – Paris 75007.

Un lâcher symbolique de 100 ballons pour l’espoir sera réalisé pour la libération d’Hasna.

Contact presse :

Laurence Dawidowicz / SURVIE lada@noos.fr 06 50 29 82 43
Jean-Loup Schaal / ARDHD jlschaal@ardhd.org 06 09 11 32 19

07/02/08 (B433-B) ALERTE ROUGE COMMUNIQUE ARDHD du jeudi 7 février 2008 / Tu ne reverras jamais plus ta fille et toi tu vas disparaître.

Tu ne reverras jamais plus ta fille et toi tu vas disparaître

Après les informations fallacieuses qui ont été diffusées hier par l’Ambassade d’Ethiopie à Paris, voici venu le temps des menaces de mort officielles contre le père de la jeune écolière incarcérée à 12 ans, après avoir été violée pendant dix-sept jours par une jeune éthiopien.

Ces phrases terribles ont été prononcées ce jeudi matin à 11h30 (heure locale) par M. Bourhano, Directeur-Adjoint de l’office éthiopien en charge des réfugiés. (ARRA), organisme éthiopien pour les réfugiés, qui avait convoqué le père d’Hasna, Mohamed Hassan Ali.

Prenant pour prétexte la vaste mobilisation internationale qui se développe pour sauver cette écolière innocente de la prison pour adultes d’Addis Abeba, ce fonctionnaire a menacé le père, montrant ainsi tout le mépris des autorités éthiopiennes envers les réfugiés et le Droit des enfants, que nous dénonçons.

« Tu ne reverras plus jamais ta fille ….. »
« Et toi, on va te faire disparaître. Tes amis européens et américains et les journalistes ne pourront pas te porter secours »

Hier l’Ambassade d’Ethiopie nous avait adressé un courrier qui confirmait toutes les informations falsifiées par la Police éthiopienne sur l’identité de la jeune fille qui est bien inscrite auprès du HCR, comme nous avons pu le vérifier (I-D Number 27-00000213). Nom, adresse, âge, situation de famille, nationalité, … aucune information ne correspond, comme nous l’avons établi dans la lettre ouverte que nous avons adressée à l’Ambassade, à la jeune écolière condamnée en comparution immédiate, sans avocat, à six mois de prison ferme.

L’erreur n’est plus possible.

Il s’agit maintenant de la volonté clairement affichée de la part des autorités éthiopiennes de déstabiliser et d’effrayer les réfugiés djiboutiens qui vivent sur son sol, sous la protection du HCR. Dans quel but ?

On sait par ailleurs, que bien qu’ayant ratifiée la Convention de Genève, le régime éthiopien ne garantit absolument pas le Droits des Enfants, surtout s’ils sont issus de familles de réfugiés.

Le cas d’Hasna est exemplaire de ce déni de justice et d’humanité, mais il n’est pas le seul.

Nous rappelons que SURVIE et ARDHD organisent
le lâcher symbolique « de 100 ballons pour l’espoir »,
à proximité de l’Ambassade d’Ethiopie à Paris
Angle avenue Charles Floquet / avenue Général Detrie
Jeudi 7 février 2008 à 17h45

07/02/08 (B433-B) JEUNE AFRIQUE / Les suborneurs de témoins djiboutiens narguent la Justice française en annonçant dans un article publié sur Jeune Afrique, qu’ils ne comparaitront pas le 13 mars à Versailles au procès qui doit les juger et en se vantant de voyager, en dépit des mandats d’arrêt international qui les visent …

DJIBOUTI – 3 février 2008 –

Convoqué, le 13 mars, ainsi que le procureur général Djama Souleïman Ali, devant le tribunal correctionnel de Versailles, en France, pour y répondre de l’accusation de « subornation de témoins » dans le cadre de l’affaire Borrel, le directeur de la Sécurité nationale de Djibouti, Hassan Saïd Khaireh, n’a pas l’intention de comparaître.

Cet ancien membre de la police française jusqu’à l’indépendance en 1977, passé par l’école de police de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, dit vivre « avec sérénité mais aussi un profond sentiment d’injustice » les accusations dont il fait l’objet. « Si j’avais donné l’ordre de tuer le juge Borrel (*), j’aurais pris un autre chemin que celui qui consiste à semer partout de soi-disant indices, comme le Petit Poucet de la fable ! » se défend-il.

Objet d’un mandat d’arrêt international délivré par la juge d’instruction de Versailles et transmis à Interpol, Hassan Saïd Khaireh continue de se déplacer en Afrique, dans le monde arabe et aux États-Unis.

(*) Note de l’ARDHD : à notre connaissance, Hassan Saïd n’est pas soupçonné d’avoir participé à l’assassinat du Juge Borrel, mais simplement d’avoir fait pression sur Ali Iftin avec des armes redoutables (menaces sur ses enfants), pour qu’il signe une fausse déclaration contre le témoignage d’Alhoumekani …