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29/04/2015 (Brève 453) Provocations, massacre de bétail, arrestations illégales, disparitions dans le nord (Lecteur)

Depuis un mois, une grande offensive est conduite par les milices du « pseudo » président Djiboutien contre les résistants du FRUD.

Depuis le début de cette nouvelle offensive, les résistants ont déjoué systématiquement toutes les tentatives de progression et l’armée a subi de lourdes pertes humaines comme matérielles.

Comme à l’accoutumée, par représailles, les milices se sont acharnées sur la population nomade Afar et son cheptel . En particulier un bombardement à partir d’un hélicoptère a causé la mort de plus de 300 chèvres et de 21 chameaux selon des sources fiables. Plusieurs dizaines des bergers ont été également blessés, lors de ces attaques ciblées visant les civils et les troupeaux.

En parallèle, on signale l’arrestation de 30 personnes au minimum qui seraient détenues dans les camps militaires d’Obock, de Tadjoura et d’Assagueilla plus 20 personnes qui sont portées disparues. Dans la journée d’hier, dans les environs de Ripta (Bokol Lee Garbo ) se sont 11 bergers qui ont été arrêtés et transférés vers le camp militaire de Tadjoura.

Face à constat, à toutes ces agressions, nous sommes sidérés du silence observé d’une part, par les opposants au régime réunis au sein de l’USN, d’autre part par celui de la France et des Etats-Unis qui possèdent des bases militaires importantes et des services de renseignement qualifiés à Djibouti.

Nous demandons à l’ARDHD et à son président Jean-Loup Schaal de nous aider à sensibiliser l’opinion publique internationale sur le sort de ces pauvres nomades qui ne reçoivent plus aucune aide, en particulier celle du programme alimentaire mondiale depuis 2 ans, car le régime a interdit à toutes les organisations d’intervenir dans le nord du pays.

Nous lançons un appel international pour la libération immédiate des nomades innocents et l’arrêt des bombardements contre les civils et leur bétail.

Un lecteur.

27/06/08 (B453) AFP : Somalie: le Pam demande la poursuite des escortes militaires de ses bateaux.

NAIROBI (AFP) — Le Programme alimentaire mondial (Pam) a réclamé jeudi la poursuite des opérations de sécurisation militaire des bateaux qu’il affrète pour la Somalie, où des millions d’habitants dépendent de l’aide humanitaire.

Depuis la mi-novembre 2007, les marines de guerre de France, du Danemark et des Pays-Bas se sont relayées pour escorter des cargos affrétés par l’agence onusienne, afin de prévenir tout acte de piraterie, très fréquent dans la région.

"Nous avons besoin d’une marine de guerre étrangère pour prendre en charge l’escorte avant la mi-juillet, quand nous comptons envoyer un bateau de Durban (Afrique du Sud), qui transportera de la nourriture achetée par le Pam et destinée à Mogadiscio", la capitale somalienne, a déclaré à l’AFP le porte-parole du Pam pour la région, Peter Smerdon.

"Le Pam n’a pas encore reçu de confirmation d’une marine de guerre étrangère, mais nous sommes en contact avec plusieurs gouvernements et prions pour que quelqu’un franchisse le pas, particulièrement en cette période où le Pam essaie de doubler le tonnage de nourriture pour la Somalie", a-t-il ajouté depuis Nairobi, la capitale du Kenya.

"Si l’aide humanitaire ne peut pas atteindre la Somalie à cause de la piraterie, nous craignons de voir des scènes similaires à celles observées pendant la famine de 1992-1993, qui a coûté la vie à des centaines de milliers de personnes", a mis en garde M. Smerdon.

Le Pam vient en aide à 2,3 millions de personnes par mois en Somalie, et d’autres agences humanitaires nourrissent environ 300.000 personnes dans ce pays de la Corne de l’Afrique ravagé par dix-sept ans de guerre civile.

Les Nations unies ont prévenu que 3,5 millions de Somaliens auront besoin d’aide alimentaire d’ici à la fin de l’année, en raison de la persistance de la sécheresse, de l’inflation et de l’insécurité.

Les actes de piraterie sont très fréquents dans les eaux proches de la côte somalienne, qui sont considérées comme les plus périlleuses du monde pour la navigation.

Par ailleurs, l’organisation Médecins sans frontières (MSF) a dénoncé jeudi le "désastre" humanitaire en cours en Somalie.

"La Somalie n’est plus au bord de la catastrophe. Un désastre se produit actuellement", affirme le directeur des opérations de MSF en Somalie, Bruno Jochum, dans un communiqué publié à Nairobi.

"Pour la seule semaine dernière, plus de 500 enfants souffrant gravement de malnutrition ont été admis dans nos programmes d’alimentation. (…) Si cette situation perdure, la malnutrition pourrait bientôt toucher (…) des enfants de plus de cinq ans et des adultes vulnérables", ajoute-t-il.

"Vingt-quatre mois après l’implication politique et militaire de membres de la communauté internationale au nom de la restauration de la stabilité et de la lutte contre le terrorisme, la situation est catastrophique pour la population somalienne", estime aussi le président du conseil de MSF International, Christophe Fournier.

En 2006, les Etats-Unis ont soutenu une alliance de chefs de guerre somaliens qui combattaient la montée en puissance des islamistes. L’armée éthiopienne intervient aussi depuis 2006 en Somalie, en appui au gouvernement somalien, qui combat les miliciens islamistes.

"Le conflit s’est intensifié, avec des violences perpétrées contre les civils par toutes les parties et qui contribuent au désastre humanitaire actuel. MSF demande que (…) tous les belligérants garantissent un accès libre et sûr aux acteurs de l’aide humanitaire", ajoute M. Fournier, en référence aux récents enlèvements et assassinats de plusieurs travailleurs humanitaires en Somalie.

27/06/08 (B453) LE MONDE : Interview de Guelleh / « On ne laissera pas l’Erythrée occuper une partie de notre territoire »

Le président de la République de Djibouti revient sur les accrochages qui ont opposé le 10 juin ses troupes à celles d’Erythrée à la suite d’un conflit frontalier.

La situation entre les deux pays reste explosive. La France a envoyé près de 200 militaires près de la frontière. Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé, mardi 24 juin, de dépêcher sur place une mission d’enquête.

Quelle est la situation sur le terrain ?

Les forces érythréennes ont consolidé leurs positions dans la zone contestée de Ras Doumeira, alors notre armée avait décroché dans l’espoir que l’Erythrée suivrait et que l’on reviendrait au statu quo ante. Cela n’a pas été le cas.

Les Erythréens prétendent que la zone contestée est leur unique point de défense contre une incursion américano-éthiopienne. C’est ridicule. Comme si les Ethiopiens avaient besoin de passer par Djibouti pour attaquer l’Erythrée !

Mais le tracé de la frontière n’est pas clair. Il n’y a pas de carte, pas de bornage sur le terrain.

Je n’accepte pas ce type d’argument. Du temps de la présence française, un sultan a donné les deux montagnes contestées au colonisateur. Il a signé un papier. Cela nous suffit. J’ajoute qu’il y a aussi eu un accord ancien entre le roi Menelik d’Ethiopie et la France qui va dans le même sens. Nous sommes chez nous.

Vous n’avez pas eu de contact avec le président érythréen pour régler le contentieux ?

Aucun depuis les accrochages. qui ont fait chez nous une vingtaine de morts, des dizaines de blessés et quelques disparus, il a coupé tout contact et a refusé de me prendre au téléphone. J’ai essayé de renouer le dialogue par l’intermédiaire d’un ami commun, l’émir du Qatar. Isaias (Afwerki, le président de l’Erythrée) lui a menti, disant que tout allait s’arranger, qu’il ne fallait pas s’en faire.

Vous êtes prêt à recourir à la force armée si vous n’obtenez pas satisfaction par la diplomatie ?

J’attends une résolution contraignante de l’ONU. Si l’Erythrée ne s’y conforme pas on sera obligé de les déloger, quel que soit le prix à payer pour notre population. On ne les laissera pas occuper une partie de notre territoire, quel que soit le prix à payer pour notre population.

Vous espériez obtenir une résolution du Conseil de sécurité mais ce dernier s’est contenté de deux déclarations, dont la seconde a été adoptée le 24 juin à l’unanimité. Vous n’êtes pas déçu ?

Non. Nos amis au Conseil de sécurité nous ont dit qu’il fallait patienter le temps que les diverses missions d’information envoyées sur le terrain rendent leur copie. Une résolution n’avait aucune chance de passer mardi.

Vous êtes satisfait de l’appui de la France dans la crise ?

Oui. Dans le cadre de l’accord de défense, les Français nous ont fourni un soutien logistique et médical. Ils nous alimentent en informations. Il y a des patrouilles militaires conjointes. Et ils ont accepté de nous ravitailler en munitions.

Et les Américains, eux aussi installés à Djibouti, ils vous aident ?

Nous ne leur avons rien demandé mais ils ont été les premiers à condamner l’agression érythréenne. Le paradoxe c’est que le régime érythréen est une création des Américains…

La France va disposer d’une implantation militaire à Abu Dhabi. Vous ne redoutez pas que ce soit le signe d’un désengagement de la France de Djibouti ?

Ça ne nous dérange pas du tout. Les Français ne peuvent pas remplacer Djibouti. Ils sont bien, ici, chez nous ; on est bien avec eux. A Abu Dhabi, c’est tout juste si on leur dit bonjour. D’ailleurs, là-bas, ils n’auront que des facilités d’utilisation. Rien de plus.

Dans le cadre de l’affaire Borrel vous aviez saisi la Cour internationale de justice, qui a rendu un verdict nuancé il y a quelques semaines. Êtes-vous satisfait ?

Si ça peut arrêter cette affaire qui a empoisonné les relations entre nos deux pays c’est tant mieux. Mme (Elisabeth) Borrel a eu ce qu’elle voulait. J’ai lu que le Trésor public français lui avait accordé une pension puisque son mari était mort "en service commandé". J’imagine qu’elle est satisfaite. Ce qui importe c’est de préserver les relations entre Djibouti et la France.

Propos recueillis par Jean-Pierre Tuquoi

27/06/08 (B453) REUTERS Plus de 2.000 morts depuis le début de l’année en Somalie

Les combats en Somalie ont tué 2.136 civils depuis le début de l’année, portant le bilan total des violences depuis le début de l’insurrection islamiste contre les troupes gouvernementales et leurs alliés éthiopiens, début 2007, à 8.636 morts, rapporte jeudi une organisation de défense des droits de l’homme.

L’organisation Elman pour la paix et les droits de l’homme, qui suit les violences en Somalie, a par ailleurs recensé 11.790 blessés parmi les civils depuis le début de l’année 2007.

"Si la communauté internationale n’intervient pas pour arrêter le massacre dans ce pays, la population somalienne va bientôt disparaître", a déclaré à Reuters le président de l’organisation, Soudan Ali Ahmed.

Outre les victimes civiles, le conflit a également fait des centaines de morts parmi les combattants des deux camps.

Selon les chiffres communiquées par l’organisation Elman à Reuters, le nombre de déplacés à l’intérieur du pays s’élèverait par ailleurs à 1,9 million sur une population de neuf millions d’habitants. L’Onu évalue pour sa part leur nombre à un million.

Pour les organisations humanitaires, la Somalie, qui subit également les effets de la sécheresse et de la pauvreté, est le théâtre de l’une des plus graves catastrophes humanitaires dans le monde.

"La Somalie n’est plus au bord de la catastrophe, la catastrophe a lieu en ce moment-même", a déclaré Bruno Jochum, directeur des opérations de Médecins sans frontières, lors d’une conférence de presse à Nairobi.

Abdi Cheikh, Hereward Holland à Nairobi,
version française Gwénaelle Barzic

27/06/08 (B453) RSF : SOMALIE / Le directeur d’une radio arrêté au Puntland après la diffusion d’informations sur des touristes étrangers retenus en otages

Reporters sans frontières demande aux autorités de la région semi-autonome du Puntland (Nord-Est) la libération d’Abdulkadir Mohammed Nunow, directeur de la station privée Radio Horseed, arrêté le 25 juin 2008 après la diffusion d’informations sur la situation de touristes étrangers, retenus en otages dans une région disputée avec l’Etat autoproclamé du Somaliland (Nord-Est).

"Fait du prince, cette nouvelle arrestation d’un journaliste au Puntland a une forte connotation politique. Les autorités du Puntland ne tolèrent pas que l’on interroge leurs adversaires, même pour obtenir des informations sur la situation dans les territoires que contrôlent ces derniers. Abdulkadir Nunow est la victime d’un déni de réalité et de la stratégie de propagande des autorités locales. Son incarcération est uniquement destinée à l’intimider et à envoyer un signal menaçant à la profession", a déclaré l’organisation.

Le 25 juin 2008 à 14 heures 10, Abdulkadir Mohammed Nunow, directeur de Radio Horseed et correspondant du service en somali de la station publique américaine Voice of America (VOA), a été arrêté à son bureau de Bossasso par des soldats agissant sur les ordres d’Abdullahi Said Samatar, ministre des Affaires sécuritaires de la région semi-autonome du Puntland.

Selon l’organisation partenaire de Reporters sans frontières en Somalie, l’Union nationale des journalistes somaliens (NUSOJ), son arrestation fait suite à la diffusion, le 23 juin, d’un reportage sur la situation d’un groupe de touristes occidentaux kidnappés au large des côtes du Puntland par des pirates.

Le reportage comportait notamment l’interview d’un commandant de l’Etat autoproclamé du Somaliland (Nord), dont l’armée contrôle la localité disputée de Las Qoray, dans la région de Sanag, où le groupe d’otages serait détenu.

25/06/08 (B453) LIBERATION : La France va réduire d’un quart sa force aérienne de combat.

Le Livre blanc de la défense va se traduire par une réduction d’au moins 25% de la flotte d’avions de combat, à l’échéance 2020-25. Après les grandes déclarations présidentielles, les états-majors de l’armée de l’air et de la marine font leur compte et ils ne sont pas très bons.

Actuellement, l’armée de l’air et l’aéronavale alignent 420 avions de combat en parc et 360 en ligne. Lorsque les mesures de réduction auront été mises en oeuvre, ces chiffres seront respectivement de 300 et de 270, soit une baisse de 28,5% et de 25%.

Les avions en ligne sont ceux qui sont affectés en unités de combat (escadrons ou flottilles), qu’ils soient disponibles ou non. Les avions en parc comprennent tous les avions en ligne, plus ceux stockés en réserve et ceux en maintenance ou révision de longue durée. La différence entre les deux est actuellement d’environ 15% et ce chiffre devrait être réduit à 10%, "ce qui est une vision très volontariste", assure un bon connaisseur de la gestion du parc.

Le contrat opérationnel fixé par le Livre blanc aux forces aériennes de combat (air et marine) nécessitera un dipositif formaté de la manière suivante : deux escadrons pour la dissuasion nucléaire, deux escadrons pour la défense aérienne (jusqu’à douze avions en alerte permanente), un escadron pour la formation, un demi-escadron à Djibouti et huit escadrons (et flottilles) pour la projection. Soit treize ou quatorze escadrons, d’une vingtaine d’appareils chacun.

En matière de projection, le contrat fixé aux forces aériennes est de pouvoir effectuer juqu’à 100 sorties par jour. Cela nécessite 70 appareils et environ 140 équipages. En moyenne, on estime qu’un équipage peut effectuer deux sorties tous les trois jours. 100 sorties par jour correspond à un effort supérieur à ce que la France a consenti durant la guerre du Kosovo (jusqu’à 80 sorties/jours). Actuellement, l’armée de l’air et la marine réalisent de six à huit sorties par jour en Afghanistan. Avec les munitions modernes, une centaine de sorties représentent quand même une capacité de frappe très importante.

26/06/08 (B453) Rappel d’un lecteur pour que les Djiboutiens de Belgique participent à la soirée du 5 juillet organisée par Ramid.

___________________________________ Note de l’ARDHD
Après discussion au sein de l’équipe, l’ARDHD publie cette contribution mais sous la responsabilité exclusive de son auteur.

Si elle déplore et dénonce le harcèlement des populations quelques soient leurs origines ethniques ou tribales, l’ARDHD rejette tout discours à caractère raciste, qui ne pourrait qu’affaiblir la cohésion du peuple et relancer des tensions qui servent IOG.

Le seul responsable des tensions tribales et des agressions à caractère ethnique est ce régime corrompu qui n’a aucune légitimité et qui utilise les querelles tribales pour tenter de se maintenir au pouvoir.

En publiant cet appel, l’ARDHD ne s’associe pas aux dénonciations à caractère ethnique ou raciste, mais entend simplement attirer l’attention sur la situation des populations qui souffrent actuellement.

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Soirée de soutien

Au début de ce mois, de violents affrontements ont opposé les pasteurs nomades Issas, à leurs frères ennemis Afars, sur le sol éthiopien. Le bilan de ce carnage pertétré par les Issas – soutenus et financés par le régime djiboutien et cautionné implicitement par les autorités fédérales éthiopiennes – s’élèverait à plusieurs dizaines de morts coté Afar.

Interpelés par cette injustice qui prend progressivement la dimension d’une purification éthnique annoncée dans la corne de l’Afrique, les Afars de Belgique et d’Allemagne, s’organisent à la mesure de leurs moyens.

Les uns, ceux de Belgique organisent une soirée musicale le samedi 5 Juillet 2008, au profit des familles des victimes du massacre, avec la participation des artistes djiboutiens sensibles à la cause de leurs frères, pendant que les autres, ceux d’Allemagne, s’affèrent à collecter des fonds. D’ailleurs, la publication de l’ARDHD en a fait écho dans ses colonnes cette semaine.

Les courageux organisateurs de cette soirée, comptent sur nous tous, citoyens de cette région d’Afrique, meurtrie tantôt par les épidémies en tous genres, tantôt par des sêcheresses récurrentes, ou encore, par des guerres que l’on a tout le mal du monde à qualifier….. comme celles que se livrent les Afars et les Issas d’Ethiopie.

En tous cas, bravo à Ramid et ses dirigeants, qui prennent courageusement le taureau par les cornes et non par la queu, en prenant la noble initiative de venir en aide à leurs frères.

26/06/08 (B453) Un groupe qui signe « Les jeunes patriotes djiboutiens » nous envoie une lettre ouverte qu’il adresse à toute la population djiboutienne. Fin d’un bluff de légitimité charismatique : IOG ne saura plus où mettre sa tête !

Lettre ouverte à tous nos compatriotes Djiboutiens (nes) et à tous nos amis.

Fin d’un bluff de légitimité charismatique : IOG ne saura plus où mettre sa tête

– Djibouti replonge-t-elle dans les années 1988 ?

Non ! Djibouti n’est pas affectée par un tremblement de terre, mais par un tremblement financier provoqué par le gangstérisme d’Etat doublé par une fuite de capitaux, sans précédent, et qui n’a cessé de s’amplifier depuis 1988, lorsque Gouled a transmis « en douceur » le relais à son neveu IOG.

Rappelez-vous, que même un petit « bouffeur » comme Moumin Bahdon alors Ministre des Affaires Etrangères avait déclaré en séance plénière de l’Assemblée nationale, « que le temps des vaches grasses était terminé ». En réalité, ce qu’il voulait dire indirectement c’est qu’il fallait se dépêcher de « bouffer l’argent public »

Ensuite, ce Moumin Bahdon s’est fait tranquillement « bouffé » en 1996 par le dauphin IOG. Et pourtant aujourd’hui en super hypocrite, il s’est jeté à ses pieds et il fait semblant de ne pas remarquer les mesures vexatoires et le coups de pied au derrière qu’il a pris et qu’il prend de temps à autre..


Roger Picon
Pendant ce temps, les bruits des bottes au nord comme au sud du pays sont perçus depuis la capitale, avec pour effet conséquence d’inquiéter tous nos concitoyens et à juste raison et de permettre au régime de justifier les privations et la dégradation économique, qui est antérieure aux récents événements à la frontière.

En 1990 la guerre civile était là et elle allait duré toute une décennie, jusqu’à la signature de l’Accord « bidon » de Paix de mai 2001 entre le Frud-armé et le Gouvernement.

Cet Accord de Paix n’a jamais été respecté par la partie gouvernementale.

Aujourd’hui, 26 juin 2008, les dures réalités en particulier dans le domaine social, nous replongent dans le même contexte que celui que nous avions vécu deux décennies auparavant.

IOG prépare-t-il déjà de nouvelles élections mascarades pour 2011 ? Qui sera le dauphin d’IOG cette fois ?

Est-ce tout simplement pour renouveler le matériel de guerre tout en liquidant certains militaires ?

1. L’actuel Directeur de l’EDD, cousin germain d’IOG est un incapable congénital. Les pannes de courant se multiplient. Situation identique à celle que nous avions connue avant les élections de 1999 ;

2. un soi-disant Gouvernement qui n’arrive pas à maîtriser une petite Centrale Electrique ne peut que faire massacrer ses troupes et affamer la population ;

3. pas de soucis en provenance des Travailleurs Djiboutiens car le BIT n’a pas pris, au final, comme chacun l’espérait, de mesures véritablement dérangeantes pour la clique familiale maintenue au pouvoir, qui n’a jamais respecté ni les engagements / promesses, ni les conventions et accords signés avec le BIT ;

4. comme d’habitude, quelques chancelleries et plusieurs Organisations Internationales, s’agitent pour injecter des sommes colossales en cash sans aucun contrôle ni suivi. Ce qui fait que leurs représentants su place sont considérés comme meilleurs amis et soutiens de la dictature.

5. il est décevant de constater, que les Assemblées nationales des pays donateurs ne se soucient guère de la surveillance de l’utilisation des fonds publics qu’elles versent à fond perdu. Il s’agit quand même des impôts que leurs populations, qui sont nos amis, versent généreusement. Ils devraient contribuer au Bien-être du Peuple Djiboutien et non à l’enrichissement de quelques individus ;

6. comme en 1988, l’équipe au pouvoir, pour augmenter et accélérer le pillage des Biens Sociaux et des Fonds Publics, engage le pays dans une guerre inutile et stupide;

7. cette fois, l’enjeu « stratégique » est un morceau de rocher. L’adversaire est un pays voisin. Tout cela aurait pu se régler devant la CIJ à La Haye, comme l’avait fait le Yémen, quand l’Erythrée s’était auto-attribuée des îles;

8. La dictature sait bien faire appel à ce Tribunal ! Elle a tenté une action pour faire obstruction à la Justice française, mais le Tribunal de la Haye lui a donné tort ; manque de chance !

9. quant aux agents du camp Lemonnier, ils ont préféré que leurs indicateurs s’acharnent à déniger l’Erythrée devant les Organisations internationales connues pour leur silence face aux crimes de guerre perpétrés conjointement par l’Ethiopie et les Etats-Unis,

10. tout en préparant en même temps une invasion de l’Erythrée par les forces Ethiopiennes assistées par les Forces américaines, et ce avant que Bush l’illuminé ne parte de la maison Blanche ;

11. aujourd’hui, à la veille du 27 juin 2008 les populations Djiboutiennes pleurent leurs morts et les disparus dans une guerre absurde, criminelle qui ne peut que ternir les festivités de demain ;

12. ce n’est pas les 100 000 FD donnés à quelques familles des victimes par une certaine Fadumo de l’Etat-major, ou les vantardises insolentes d’un pauvre type qui dénigre le Ministère de la Défense en disant qu’il va prendre en charge 5 familles certainement de sa proche tribu comme il en a l’habitude.

13. ici, le soldat inconnu reste à jamais inconnu et tant pis pour sa famille ;

14. Les autres victimes, des massacres qu’ils ont concoctés depuis le retrait de la Frontière Erythréenne des Casques Bleus, de ces massacres qu’il ont mis en œuvre avec d’autres complices, seront laissées pour compte, tout comme les 315 handicapés des 10 années de la guerre civile.

Nos compatriotes doivent s’engager à combattre ce régime pourri le plus rapidement, voir même à se révolter par tous les moyens, pour montrer au monde entier leur refus catégorique de la mainmise étrangère pour soutenir une équipe de Voyous à la tête de notre pays. Il temps de comprendre, que le bluff d’une légitimité charismatique ne prend plus. Il n’a plus cours dans le contexte actuel mondial.

Tous ensembles, mobilisons nous contre l’embrassement généralisé de la Corne d’Afrique attisé par la Mafia Internationale et couverte par l’Impunité internationale.

Un groupe de patriotes Djiboutiens (nes)