Articles

13/11/2015 (Brève 513) Un correspondant nous adresse une liste provisoire des détenus politiques à Djibouti et qui ont été emprisonnés depuis octobre 2015. Cette liste n’a pas la prétention d’être exhaustive, car dans un pays où tous les pouvoirs sont dans les mains d’une seule famille, il est très difficile d’obtenir des informations complètes et que certains autres prisonniers sont enfermés depuis plusieurs mois, voire même plusieurs années. (Liste actualisée le 20/11/15)

L’ARDHD se joint à toutes les organisations locales et internationales pour réclamer leur libération immédiate et sans condtion. Elle propose à la fin de l’article aux lecteurs qui le souhaiteraient de nous aider à compléter la liste.

Liste provisoire des détenus politiques à Djibouti
1-Mohamed Ahmed Ebo dit Djabha,emprisonné sans jugement à la sinistre prison centrale de Gabode depuis juin 2010,

2- Badoul Youssouf Moussa,emprisonné sans jugement à Gabode depuis octobre 2015,

3-Houmed Badoul Gohar,emprisonné sans jugement à Gabode depuis octobre 2015,

4-Aboubaker Mohamed Daoud, emprisonné sans jugement à Gabode depuis octobre 2015,

5-Mohamed Youssouf Mohamed, emprisonné sans jugement à Gabode depuis octobre 2015,

6-Ali Abakar,emprisonné sans jugement à Gabode depuis octobre 2015,

7-Omar Mohamed Daoud, emprisonné sans jugement à Gabode depuis octobre 2015,

8-Mohamed Abdallah Mohamed, emprisonné sans jugement à Gabode depuis octobre 2015,

9-Hassan Houmed Hamadou, emprisonné sans jugement à Gabode depuis octobre 2015,

10-Mohamed Ahmed Hassan, emprisonné sans jugement à Gabode depuis
octobre 2015,

11-Hamadou Hassan, emprisonné sans jugement à Gabode depuis octobre 2015,

12-Houssein Houmed Mohamed, emprisonné sans jugement à Gabode depuis octobre 2015,

13-Omar Abdoulkadir Daoud, emprisonné sans jugement à Gabode depuis octobre 2015,

14-Aboubaker Abdoulkadir Daoud, emprisonné sans jugement à Gabode depuis octobre 2015,

15-Iwad Mohamed Iwad, emprisonné sans jugement à Gabode depuis octobre 2015,

16-Houmed Moussa Hamadou, emprisonné sans jugement à Gabode depuis octobre 2015,

17-Hassan Mohamed Ali, emprisonné sans jugement à Gabode depuis octobre 2015,

18-Abdo Hamadou Dabaleh, emprisonné sans jugement à Gabode depuis octobre 2015,

19-Abdou Hassan Ahmed, emprisonné sans jugement à Gabode depuis octobre 2015,

20-Mohamed Omar Aden, emprisonné sans jugement à Gabode depuis octobre 2015,

21-Mohamed Ahmed Mahamoud, mineur scolarisé et blessé à la tête, en attente de jugement à Gabode depuis le 4 novembre 2015,

22-Mohamed Aden Ahmed, mineur scolarisé et blessé,

en attente de jugement à Gabode depuis le 4 novembre 2015,

23- Ismaël Abdillahi Doualeh, mineur scolarisé et blessé,

en attente de jugement à Gabode depuis le 4 novembre 2015,

24-Mohamed Guireh Guelleh, mineur scolarisé et blessé,
en attente de jugement à Gabode depuis le 4 novembre 2015,

25-Mohamed Adoche Ahmed, mineur scolarisé et blessé,

en attente de jugement à Gabode depuis le 4 novembre 2015,

26-Mahamoud Guedi Moussa dit Wallo,blessé, arrêté à plusieurs reprises depuis 2013,
en attente de jugement à Gabode depuis le 4 novembre 2015,
27-Hamza Mohamed Robleh, lycéen détenu sans jugement depuis le 10 novembre 2015,

28- Ainan Absieh Omar, lycéen détenu sans jugement depuis le 10 novembre 2015,

29- Aptidon Omar Aden, lycéen détenu sans jugement depuis le 10 novembre 2015,

30- Yacin Mahamoud Omar,lycéen détenu sans jugement depuis le 10 novembre 2015,

31- Aden Djama Robleh, lycéen détenu sans jugement depuis le 10 novembre 2015,

32- Abdo Sougueh Galab, lycéen détenu sans jugement depuis le 10 novembre 2015,

33- Ali Daher Abdillah,lycéen détenu sans jugement depuis le 10 novembre 2015,
34- Houmed Boulsa, president de l’annexe du parti MODEL a Yoboki distrcik de Dikhil père de famille, arrêté le 13 novembre à 6h par la gendarmerie. (a Arhiba)
.

Les lectrices et les lecteurs, qui le souhaiteraient, peuvent nous aider à compléter la liste en nous adressant des noms et des informations précises par mail à equipe@ardhd.org

28/08/09 (B513) Otages en somalie. Polémique autour de l’évasion / libération de l’agent français de la DGSE et d’une possible rançon. On trouve un grand nombre d’informations dans la presse dont nous ne publierons que quelques échos. (6 articles en Français)

_____________________________ 6 – Le Post avec RTL

Bernard Kouchner: "Nous avons des nouvelles du 2e otage en Somalie"

Contexte:

Deux agents français sont retenus en Somalie. L’un d’eux, Marc a réussi a s’échapper, expliquant que sa cellule était mal fermée. Actuellement il se trouve à Nairobi (Kenya) avant de rejoindre la France

Un second agent français est toujours emprisonné en Somalie, Bernard Kouchner affirme avoir des nouvelles de lui.

Bonus-track:

"On a des nouvelles par des canaux que je ne décrirais pas et qui sont difficiles à maintenir. Mais il a probablement encore plus de prix, dans tous les sens du terme. Il n’y a pas eu de demande de rançon, mais de toute façon la France ne donne pas suite à ce genre de demande. Alors nous espérons, par les canaux que nous avons réussi à construire, le deuxième agent sera rendu à la liberté bientôt",

_____________________________ 5 – Le Figaro avec AFP

Somalie: le 2ème agent sera jugé

Les shebab, un groupe d’insurgés islamistes radicaux qui détiennent le deuxième agent secret français en Somalie, ont réitéré jeudi à l’AFP leur intention de traduire leur otage devant un tribunal islamique pour espionnage.

"Nous savons que l’autre agent secret français a recouvré la liberté sans être jugé mais je vous dis que celui que nous détenons attend toujours qu’un tribunal islamique décide de son sort, comme nous l’avons précédemment annoncé", a expliqué à l’AFP un haut responsable des shebabs sous couvert d’anonymat.

Un des deux agents français enlevés le 14 juillet en plein de coeur de Mogadiscio est libre depuis mercredi matin, après avoir selon lui déjoué la surveillance de ses geôliers. Il a depuis gagné Djibouti et était attendu à Paris dans l’après-midi.
Les deux hommes relevant du ministère français de la Défense étaient séparés depuis leur enlèvement, détenus l’un aux mains des combattants islamistes shebab, et l’autre otage de miliciens du parti Hezb al-Islam, un groupe plus politique dirigé par cheikh Hassan Dahir Aweys.

Selon le responsable shebab, les chances d’évasion du deuxième agent sont minimes. "Il ne peut pas s’échapper. Nous le détenons dans un endroit très bien gardé et il n’a que très peu de chances de s’enfuir", a-t-il assuré.


_____________________________ 4 – AFP

Somalie: arrivée à Paris de l’agent français, son collègue toujours otage

L’agent français redevenu libre mercredi à Mogadiscio après un mois et demi de captivité est arrivé jeudi à Paris mais son collègue reste prisonnier en Somalie d’islamistes radicaux décidés à le traduire devant un tribunal islamique pour espionnage.

L’ex-otage, "en bonne forme" et dont l’identité n’a pas été révélée, est arrivé à Paris vers 13H30 (11H30 GMT), a-t-on appris de source proche du dossier. Il voyageait à bord d’un avion spécial parti de Djibouti et devait retrouver sa famille.

Cet agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE – espionnage) devrait être prochainement "débriefé", selon la formule consacrée, par des spécialistes du renseignement sur les conditions de son enlèvement et de sa séquestration.

Enlevé le 14 juillet à Mogadiscio avec un autre agent secret français, cet homme avait recouvré la liberté mercredi.

Devançant son "débriefing", celui qui se présente comme "Marc Aubrière" a raconté mercredi à plusieurs médias, dont la radio RFI, comment il avait échappé à la surveillance de ses geôliers et marché plusieurs heures de nuit dans la capitale somalienne pour rejoindre le palais présidentiel.

"Mardi soir, aux environs de minuit, j’ai profité du sommeil de mes geôliers fatigués par le ramadan. J’ai vu que ma cellule était mal fermée alors je me suis fait la belle sans violence. (…) Puis j’ai marché dans la nuit pendant près de cinq heures en me guidant avec les étoiles pour rejoindre la zone que j’espérais atteindre", a-t-il relaté au micro de RFI.

Le récit de cette périlleuse évasion nocturne –par un agent de renseignement inhabituellement loquace– dans une ville quadrillée par les miliciens en armes, n’a pas été confirmé de source indépendante.

Il était détenu par des miliciens du parti Hezb al-Islam, un groupe dirigé par cheikh Hassan Dahir Aweys.

Un dirigeant du groupe avait confirmé mercredi à l’AFP la libération sans heurt de l’otage, affirmant toutefois qu’une rançon avait été versée, un scénario également rapporté par un responsable gouvernemental somalien.

La France a catégoriquement démenti cette version, assurant que l’agent s’était échappé par ses propres moyens.

Son collègue reste prisonnier d’un autre groupe d’insurgés islamistes, les combattants shebab, qui ont réitéré jeudi leur intention de le juger pour espionnage selon la loi coranique.

"Nous savons que l’autre agent secret français a recouvré la liberté sans être jugé mais je vous dis que celui que nous détenons attend toujours qu’un tribunal islamique décide de son sort, comme nous l’avons précédemment annoncé", a expliqué à l’AFP un haut responsable des shebab sous couvert d’anonymat.

Selon la même source, les chances d’évasion de cet otage sont minimes, voire inexistantes.

"Il ne peut pas s’échapper. Nous le détenons dans un endroit très bien gardé et il n’a que très peu de chance de s’enfuir", a-t-il assuré.

Mercredi, le ministre de l’Information somalien avait affirmé que le gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed poursuivait ses efforts pour parvenir à la libération du deuxième otage.

Confronté à une vaste offensive des islamistes radicaux depuis mai, le gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale, ne contrôle toutefois qu’une infime portion du pays et de sa capitale.

Des étrangers sont régulièrement enlevés en Somalie, en guerre civile depuis 1991, avant des demandes de rançon.

Trois humanitaires étrangers ont ainsi été kidnappés en juillet dans une localité kényane frontalière de la Somalie tandis que deux journalistes, une Canadienne et un Australien, sont retenus captifs depuis un an.


_____________________________ 3 – Le Parisien avec AFP

Somalie : la rocambolesque évasion de l’agent secret

C’est un scénario digne de James Bond ou de la série 24 Heures. L’agent français enlevé le 14 juillet en Somalie, libre depuis mercredi matin, s’est exprimé sur RFI. «Je vais bien», a-t-il assuré. Et les premières photos le montrant à la descente d’un camion viennent d’être diffusées.

L’agent secret dit avoir échappé à la surveillance de ses ravisseurs. Après avoir été accueilli sur la base des soldats de la force de paix de l’Union africaine (Amisom) à Mogadiscio, il serait actuellement en route vers Nairobi, au Kenya.

Dans la journée, de nombreuses versions se sont opposées quant à cette libération. Le second agent, enlevé au même moment, est quant à lui toujours retenu.

L’agent, qui dit s’appeller Marc, a décrit sa nuit d’évasion. « Mardi soir, aux environs de minuit, j’ai profité du sommeil de mes geôliers, fatigués par le Ramadan. J’ai vu que ma cellule était mal fermée alors je me suis fait la belle sans violence. De toute façon, si j’avais tiré un coup de feu d’autres gardes m’auraient descendu. Puis, j’ai marché dans la nuit pendant près de 5 heures en me guidant avec les étoiles pour rejoindre la zone que j’espérais atteindre. Mogadiscio, la nuit, est déserte et les seuls hommes que l’on croise sont armés. On m’a tiré dessus, j’ai couru, je me suis caché et par chance on m’a raté. »

Dans la journée de mercredi, un des dirigeants du Hezb al-Islam, le mouvement islamiste qui détenait cet otage, avait confirmé la libération sans heurts du prisonnier français, mais en affirmant qu’il y avait eu rançon. Le ministère français des Affaires étrangères a assuré de son côté que l’agent avait réussi à s’échapper par ses propres moyens.

Des confusions et des versions contradictoires

Le ministre somalien de l’Information Dahir Mohamud Gele avait annoncé à la presse la libération des deux agents avant de se rétracter quelques minutes plus tard. «Ce que je dis, c’est que l’un des deux otages (français) kidnappés le mois dernier à Mogadiscio est entre les mains du gouvernement. Il est sain et sauf et en bonne santé», a-t-il déclaré. Le gouvernement de transition somalien continue «ses efforts pour obtenir la libération du deuxième otage», a-t-il ajouté.

Selon la version initiale donnée par un conseiller de la présidence somalienne, et qui confirme les propos de l’agent, il avait pu échapper à ses ravisseurs et rejoind ensuite le palais présidentiel. Une version soutenue par Paris: «L’otage qui était détenu par le Hezb al-Islam a pu échapper à ses ravisseurs», a assuré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Eric Chevallier. «Contrairement à certaines allégations et rumeurs, cela s’est produit sans violence et la France n’a pas versé de rançon», a-t-il ajouté.

De son côté, un dirigeant du Hezb al-Islam, sous couvert d’anonymat dément cette information. «Le prisonnier français ne s’est pas échappé» mais a été libéré «après le paiement d’une rançon à ses geôliers», affirme-t-il.

Les négociations avec les hauts responsables du Hezb al-Islam ne donnant rien, des officiels somaliens auraient pris contact directement avec les miliciens qui surveillaient le prisonnier, court-circuitant la hiérarchie du mouvement islamiste.

L’agent français aurait été libéré vers 4 heures à Gubta, quartier sud de Mogadiscio et bastion de l’insurrection islamiste, toujours selon cette source, dont les déclarations ont été confirmées par un responsable du gouvernement somalien.

Détenus par des insugés islamistes

Les deux agents français relevant du ministère français de la Défense avaient été enlevés le 14 juillet à leur hôtel par des miliciens, en plein centre de Mogadiscio.

Ils étaient depuis lors détenus par des insurgés islamistes, l’un aux mains des combattants islamistes shebab, et l’autre otage de miliciens du parti Hezb al-Islam, un groupe plus politique dirigé par cheikh Hassan Dahir Aweys.

Les deux groupes ont lancé début mai une offensive sans précédent contre le gouvernement de transition du président islamiste modéré Sharif Cheikh Ahmed, soutenu à bout de bras par la communauté internationale.

Des étrangers sont régulièrement enlevés en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, avant des demandes de rançon.

Deux journalistes indépendants, une Canadienne et un photographe australien sont ainsi détenus depuis août 2008. Un Kenyan et un Britannique, employés d’une société indienne sous contrat avec une agence d’aide de l’ONU, le sont depuis avril 2008. Enfin, trois humanitaires étrangers ont été kidnappés mi-juillet sur la frontière kényane par des miliciens somaliens.


_____________________________ 2 – 20 minutes

En Somalie, il se fait la belle grâce aux étoiles

L’agent secret français avait été enlevé le 14 juillet dernier par un groupe islamiste.

L’agent Français détenu depuis le 14 juillet raconte son évasion…

Il a attendu que les gardiens s’endorment pour jouer les filles de l’air. L’un des deux agents secrets français enlevés le 14 juillet à Mogadiscio (Somalie) par des insurgés islamistes a recouvré la liberté, dans la nuit de mardi à mercredi. «

Mes geôliers étaient fatigués par le ramadan.

Ma cellule était mal fermée alors je me suis fait la belle, a raconté celui qui se fait appeler tantôt Marc, tantôt Jeff au micro de RFI. Puis j’ai marché dans la nuit pendant près de cinq heures en me guidant avec les étoiles pour rejoindre la zone de Mogadiscio que j’espérais atteindre.»

«Je n’ai subit aucune torture»

Dans la ville, l’agent secret français assure avoir échappé à des tirs avant d’être récupéré par les forces gouvernementales somaliennes. Ramené dans l’enceinte du palais présidentiel, il a pu téléphoner pour annoncer son évasion. « Après un mois et demi de détention, je vais bien. Je n’ai subi aucune torture, aucun simulacre d’exécution », a-t-il poursuivi avant de s’envoler pour Nairobi (Kenya).

De son côté, l’un des responsables du Hezb al-Islam (à l’origine de la capture des deux Français en juillet) a affirmé que la France avait payé une rançon pour en arriver à ce dénouement. « Contrairement à certaines allégations et rumeurs, cela s’est produit sans violence et nous n’avons pas versé de rançon», a contredit Eric Chevallier, porte-parole du Quai d’Orsay.

Depuis le début du mois de mai, deux groupes islamistes ont lancé une offensive sans précédent contre le président, soutenu par la communauté internationale. « Nous poursuivons nos efforts pour obtenir la libération du deuxième otage », a fait savoir ce dernier.

_____________________________ 1 – Europe 1 avec Reuters

Somalie : l’un des deux agents français libéré

L’un des deux hommes enlevés le 14 juillet dernier a été libéré mais les informations divergent sur le versement d’une éventuelle rançon.

L’un des deux agents français enlevés le 14 juillet à l’hôtel Sahafi de la capitale somalienne Mogadiscio, Marc Aubrière, est désormais libre. L’homme, qui participait avec son compatriote à une mission de préparation "d’un groupe pour assurer la sécurité du président somalien", selon le gouvernement français, a trouvé refuge au palais présidentiel.

La police somalienne a déclaré qu’il avait tué trois de ses geôliers, du mouvement Al Shebab, lors de son évasion. Mais le Français a démenti, assurant qu’il avait profité du sommeil de ses gardiens pour s’enfuir. "J’ai vu que ma cellule était mal fermée alors je me suis fait la belle sans violence", a raconté l’ex-otage sur RFI. "Si j’avais tiré un coup de feu, d’autres gardes m’auraient descendu".

A Paris, les autorités françaises ont également déclaré que l’évasion s’était déroulée sans violence et ont affirmé qu’aucune rançon n’avait été versée.

Des détails, confirmant cette version, ont ensuite été donnés par le Quai d’Orsay :

Une rançon a été versée, assure de son côté "une source gouvernementale somalienne", citée par l’agence Reuters.

L’inquiétude demeure donc au sujet de l’autre agent français. Les deux hommes avaient a priori été séparés dès leur enlèvement, et il est donc difficile de savoir si l’évasion de l’un aura des conséquences sur la captivité de l’autre. Il y a quelques semaines, les extrémistes islamistes somaliens avaient fait part de leur intention de juger les deux hommes pour "espionnage" selon la loi coranique.

28/08/09 (B513) (IRIN / ONU) Somaliland SOMALIE: Au Puntland, des moyens de subsistance – et des vies – sont menacés

Des pêcheurs de la région autonome autodéclarée du Puntland, dans le nord-est de la Somalie, perdent leurs moyens de subsistance et parfois même la vie à cause des navires étrangers qui envahissent les eaux somaliennes, selon un ministre.

« De plus en plus de pêcheurs du Puntland viennent nous voir pour se plaindre des navires étrangers qui détruisent leurs filets et leur refusent l’accès aux zones de pêche », a dit Mohamed Farah Aden, le ministre des Pêches du Puntland, à IRIN.

Selon lui, ces navires détruisent des moyens de subsistance. « On rapporte régulièrement des meurtres de pêcheurs somaliens. Ces gens-là ne se contentent pas de détruire leur gagne-pain, ils vont jusqu’à les tuer. »

M. Aden a indiqué que le ministère compilait actuellement les statistiques du nombre de décès dus aux attaques de navires étrangers.

Il a ajouté que les autorités du Puntland avaient soulevé la question avec les forces internationales qui patrouillent les eaux somaliennes pour lutter contre les pirates. Des forces de l’OTAN et de d’autres pays comme la Russie et l’Inde cherchent en effet à maintenir l’ordre dans la région.

Pêche illégale

[Les autorités du] Puntland ont également demandé à ce que les flottes étrangères règlent le problème de l’afflux de navires étrangers qui pratiquent la pêche illégale. « C’est la pêche illégale qui a provoqué la situation actuelle et les actes de piraterie », a-t-il indiqué.

Selon Ecoterra, une ONG qui surveille les eaux somaliennes, il existe un lien indirect entre la piraterie et la pêche illégale. De nombreux pirates proviennent à l’origine de groupes d’entraide qui cherchaient à défendre « les eaux et les ressources somaliennes en l’absence de flotte nationale et de garde-côtes ».

Par la suite, cependant, ces groupes ont commencé à être impliqués dans des litiges commerciaux et leurs membres ont été utilisés comme mercenaires. Ils ont éventuellement évolué pour devenir des bandes criminelles, a ajouté Ecoterra.

L’interprétation de Mohamed Abshir Waldo, analyste indépendant et expert de la Somalie, va encore plus loin. Il estime que la piraterie est le résultat de « la pêche illégale massive qui se pratique depuis 19 ans ».

« C’est la pêche illégale pratiquée par les navires étrangers qui a entraîné le premier conflit avec les pêcheurs somaliens, quand les étrangers sont venus braconner dans les 12 miles marins des eaux territoriales. »

M. Waldo raconte qu’il connaît des pêcheurs qui ont été renversés par un de ces bateaux. « Les sept membres de l’équipage ont été tués. On rapporte de nombreux incidents comme celui-là. De nombreux pêcheurs ont été abattus et d’autres, brûlés à l’eau bouillante. »

Toutefois, d’après un analyste de la région, basé à Nairobi, même si la pêche illégale dans les eaux somaliennes est « un problème grave et une nuisance », la piraterie n’est pas le fait des pêcheurs appauvris, mais celui « d’éminents hommes d’affaires et dirigeants politiques qui ont, au départ, introduit les ‘autorisations’ pour les bateaux de pêche étrangers comme une sorte de racket ».

Selon des statistiques compilées par l’Organisation maritime internationale (OMI), en 2008, 135 navires ont été attaqués par des pirates au large de la côte somalienne. Au total, « 44 navires ont été saisis et plus de 600 marins ont été kidnappés et retenus en otage en échange d’une rançon. » La plupart de ces attaques se sont déroulées au large du Puntland.
Menace étrangère

Jama Isse, membre d’une coopérative de pêche dans la ville portuaire de Bosasso [capitale commerciale du Puntland], a indiqué à IRIN que de nombreux membres de la coopérative étaient désœuvrés à cause des attaques des navires étrangers. « Les gens ont peur d’aller à la pêche. Parfois, on nous prend pour des pirates, ou alors les gros navires de pêche foncent sur nos bateaux ou coupent nos filets. »

« Si la situation ne s’améliore pas, plusieurs d’entre nous seront forcés de rejoindre les pirates », a-t-il indiqué. « Nous n’avons pas d’autre moyen de subsistance. »

D’après Ahmed Ali Abdalla, propriétaire de plusieurs bateaux de pêche, le nombre de navires étrangers a augmenté depuis que les flottes étrangères [qui patrouillent les eaux] sont arrivées.

Selon lui, les navires étrangers se servent des forces navales comme protection et refusent aux locaux le droit de pêcher. « Ils prennent même nos filets avec tout ce qu’il y a dedans. Cela revient à nous enlever le pain de la bouche. ».

Des pêcheurs locaux se sont vu coincés entre les pirates et les flottes étrangères, « mais les pires, ce sont ceux qui pratiquent la pêche illégale », ajoute-t-il. « Certains sont armés et ont même ouvert le feu sur nous ou saisi nos bateaux. »

Pour mettre un frein à l’insécurité dans les eaux somaliennes, les analystes estiment qu’une approche intégrée et complète est nécessaire. Cette approche doit s’attaquer « non seulement à la piraterie, mais également au problème de la pêche illégale, que les pirates citent systématiquement pour justifier leurs actes. »

Les 3 330 kilomètres de côtes somaliennes comptent plusieurs sites importants de débarquement, notamment à Kismayo, Mogadiscio, Merka et Brava dans le sud, et à Eyl, Bargal, Bolimog, Las Korey, Berbera et Bosasso dans le nord. Plusieurs grandes espèces vivent dans les eaux somaliennes, notamment le thon et le maquereau, et d’autres espèces plus petites comme les sardines, les requins et les homards.

28/08/09 (B513) Le Journal de la Flibuste (1 article en Français)

__________________________ 1 – Euronews

Un hélicoptère américain cible de tirs de pirates en Somalie

C’est en visionnant ces images après une mission de surveillance de routine que l‘équipage d’un hélicoptère américain a réalisé qu’il avait été la cible de tirs.

Sur le pont de ce bateau taïwanais, des pirates somaliens qui y ont établi leur base depuis avril. A l’approche de l’hélicoptère de la marine américaine, l’un des pirates décharge sa mitraillette en direction de l’appareil.

Aucun tir n’atteint l’hélicoptère dont l‘équipage ne réalise pas sur le moment ce qui se passe… et ne riposte donc pas.

Selon les Américains, le Win Far, capturé ainsi que ses trente membres d‘équipage le 6 avril, sert aux pirates somaliens pour lancer des attaques au large de la Somalie.

28/08/09 (B513) Yémen Express (3 articles en Français)

_________________________ 3 – UNICEF (ONU)

Yémen : le nord coupé du monde

La province de Saada au nord du Yémen est actuellement touchée par les conflits entre armée et rebelles.

Dans la province de Saada, près d’un quart de la population a fui les combats entre armée et rebelles. Mais les agents humanitaires n’ont toujours pas accès à la vaste majorité des personnes affectées.

Le point avec Thomas Davin, responsable des urgences au bureau régional Moyen-Orient et Afrique du Nord de l’Unicef, envoyé au Yémen pour cette crise.

Que savez-vous de la situation actuelle dans la province de Saada ?

Les combats entre forces gouvernementales et rebelles continuent dans cette province du nord du Yémen. Quelques agents humanitaires de certaines ONG ont réussi à rester sur place mais nous sommes inquiets pour leur sécurité. Cette province est coupée du monde depuis le 12 août dernier, nous ne pouvons y accéder. Les routes sont fermées, les camions ne passent plus. Il y a donc de moins en moins de nourriture pour la population. Et les familles ne peuvent bénéficier des soins essentiels.

D’après vos informations, combien de personnes sont aujourd’hui affectées?

Aujourd’hui, 120 000 personnes ont été déplacées à cause de ces combats. Un chiffre confirmé par le gouverneur de la province. Environ 60 000 d’entre elles s’entassent dans cinq camps autour de la ville de Saada, capitale de la province.

D’autres ont trouvé refuge dans des familles d’accueil, toujours dans la province affectée par les combats. D’autres familles enfin ont réussi à rejoindre d’autres provinces du sud, après avoir traversé de nombreux barrages et check-points. Mais en dehors des personnes déplacées, il reste aussi celles qui n’ont pas pu ou pas voulu quitter leurs domiciles et qui sont directement touchées par ces combats. En tout, plusieurs centaines de milliers de Yéménites sont affectés par ce conflit.

Pensez-vous pouvoir bientôt accéder aux populations en danger ?

Nous plaidons pour que la zone devienne accessible à l’aide humanitaire ou au moins pour un système d’évacuation médicale pour les personnes qui ont besoin de soins, comme les femmes qui accouchent, par exemple. Mais rien n’est encore fait pour l’instant en ce sens. La seule bonne nouvelle pour l’instant, c’est que nous pouvons fournir des soins, de l’eau, des vivres aux familles qui arrivent à quitter la province de Saada. La mauvaise nouvelle, c’est que toutes les autres familles vulnérables restent pour le moment isolées.

Selon vous, comment va évoluer la situation dans les semaines à venir ?

Il faut s’attendre, au minimum, à 150 000 personnes déplacées dans les prochains jours. Et si l’accès à la province touchée continue à être quasi-nul, la situation pourrait encore s’aggraver pour les populations. Le scénario est donc catastrophe et nous sommes extrêmement inquiets.


_________________________ 2 – MétéoWorld

Des inondations font 6 morts dans le sud-ouest du Yémen

De fortes pluies torrentielles se sont abattues durant près de 48h00 dans le Sud-Ouest du Yémen.

Les fortes pluies ont provoqué des inondations dans plusieurs communes, dont celle de Jabal Rada ou de nombreuses habitations ont été inondées, 5 personnes ont perdu la vie.

Dans la ville de Sanaa, ce sont au moins 2 maisons qui se sont effondrées, une femme y est décédée.

En tout, ce sont donc 6 personnes et de nombreuses têtes de bétail qui ont été tuées dans ces inondations.

Sur Ibb, il est tombé 74 mm de précipitations en l’espace de 12h00.

_________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

L’UE veut un cessez-le-feu au Yémen

L’Union européenne a appelé aujourd’hui à un cessez-le-feu immédiat au Yémen, en se disant "préoccupée" par l’escalade des combats qui ont entraîné de nombreux morts et réfugiés. "L’Union européenne appelle toutes les parties à cesser immédiatement les combats" et elle leur demande de "travailler activement à une solution négociée", indique un communiqué de la présidence suédoise.

La présidence de l’UE rappelle en outre "l’obligation de respecter la législation des droits de l’Homme et de l’aide humanitaire internationale". A cet égard, elle souhaite que les belligérants "permettent aux citoyens souhaitant échapper au conflit d’atteindre des zones sûres et facilitent l’accès à l’Onu et aux ONG aux zones où des réfugiés se sont rassemblés".

27/08/09 (B513)  Informations sur les incidents rencontrés depuis hier. (ARDHD)

Comme nous l’avons dit, il a été décidé de changer d’hébergeur pour le site de l’ARDHD.

Bien que nous ayons testé au préalable toutes les fonctionnalités et leur bon fonctionnement, avant de lancer la migration, nous avons rencontré des difficultés imprévues, en exploitation généralisée.

Dans les faits le nouvel hébergeur ne fonctionne pas exactement sur le même modèle que l’ancien et l’accès à la base de données se bloquait à partir du moment où plus de 20 internautes étaient connectés simultanément. Nous n’avions pas testé cela … !

Afin de pouvoir effectuer les modifications de programmation, nous avons été contraints de fermer l’accès à la base de données pendant plusieurs heures en ce jeudi.

A l’heure actuelle, les développeurs ont terminé les modifications nécessaires et tout devrait rentrer dans l’ordre. Le site est réouvert en totalité.

Seulement nous considérons que nous serons toujours en période de test pendant deux à trois jours et nous remercions tous les internautes qui nous ont prévenu de ces incidents et qui continueront à le faire s’ils détectaient une nouvelle anomalie.

Nous présentons toutes nos excuses à tous nos fidèles internautes pour ces désagréments et nous espérons avec eux qu’ils sont terminés.

27/08/09 (B513) Le rapport Deberkalleh (suite – 11 -) Fin de l’analyse Socio-économique IV. Analyse sur la politique Régionale


Le dossier complet

Plainte déposée devant le Procureur éthiopie pour l’assassinat des vieillards et d’enfants Afar à Guerrissa et dans les localités voisines (lien avec l’article – 2005)

(… suite du 10)
Ceci débouche automatiquement sur:

1. Pour l’éducation Nationale

  • Un nombre plus qu’insuffisant de classe et d’instituteurs qui chaque année s’accroit de plus en plus.
  • Un nombre élevé d’enseignants mécontents qui quittent le pays pour l’exile (France, USA, Canada, Belgique).
  • Une qualité de l’enseignement national qui baisse et qui hypothèque très gravement l’avenir du pays.
  • Un nombre considérable d’élèves qui chaque année, par un moyen ou par un autre, sont mis hors de l’école, du collège ou du Lycée car les infrastructures sont insuffisants pour prendre en compte en même temps les élèves de l’année en cours et ceux de l’année qui suit.

2. Pour le Travail

  • L’existence d’aucune politique et d’aucun plan général et rationnel pour fournir à la population active du travail.
  • L’existence d’un taux de chômage inimaginable de plus de 70% de la population active et qui chaque année, là aussi, s’accroit avec la mise à la vie active de milliers d’écoliers, de collégiens et de lycéens.
  • L’utilisation abusive des employés par les patrons, qui se sachant protégés, ne se donnent même plus la peine de faire semblant de respecter les lois et réglementation du travail.
  • L’augmentation de la corruption et « l’esclavagisme » dans ce Ministère où les ressortissants de la nomenklatura sont favorisés pour l’obtention du travail.
  • Les autres quand à eux doivent accepter ce qui reste (s’il en reste et çà nous en doutons) quelque soit leur spécialisation et leur niveau d’étude.

3. Pour la Santé Nationale

  • Une situation sanitaire des plus catastrophique car complètement corrompue et désorganisée.
  • Les fonctionnaires démobilisés par les pratiques néfastes d’enrichissement personnel de leurs chefs et des décideurs politiques qui vendent à titre personnel le peu de médicaments et matériels reçus à titre de l’aide internationale.
  • Insuffisance et inadaptation des centres de soins pour l’ensemble de la population qui en plus n’a pas les moyens de se soigner dans le privé.
  • Baisse considérable de l’espérance de vie des Djiboutiens avec l’impossibilité de trouver les moyens de se prémunir et de se soigner face à toutes sortes de maladies opportunistes (Sida, M.T.S., Tuberculose, Maladies cardio-vasculaire…)
  • D’ailleurs aujourd’hui certains Djiboutiens moyens ( 10 % ) se font soigner en Éthiopie ( Dire-Dawa et Addis-Ababa ) , les autres fortunes ( 5 % ) vont aller se faire se soigner en Arabie-Saoudite, Les Émirats ( Dubaï ) ou en Europe ( France, Belgique, Allemagne, USA, Angleterre …) et la majorité restante ( 85 % ) des Djiboutiens vivent tant bien que mal avec le système  » D  » pour survivre .

Pour en conclure sur cet aspect grave des choses, il faut savoir que pendant que la majorité des gens font quotidiennement face à ces difficultés les dirigeants et leurs clients vivent bien, même très bien.

Il ne fait aucun doute pour nous, qu’une telle situation ne peut non seulement perdurer mais n’a surtout pas le droit de durer, étant entendu que les, ressources nationales actuellement existants sont à même, si une politique de gestion socio-économique juste est mise en œuvre, de satisfaire tous les besoins de la population. Mais de cela nous en doutons beaucoup car nous constatons que depuis la prise du pouvoir par I.O.G., la situation ne fait qu’empirer chaque jour un peu plus.

IV. Analyse sur la politique Régionale

La République de Djibouti, après avoir acquis son indépendance en 1977, s’est engagée, comme les autres états souverains du monde, à adhérer aux idées contenues dans les grandes conventions internationales ainsi qu’au respect des accords bilatéraux et multilatéraux qu’elle passait avec certains de ces états.

Ayant, donc, été considéré, à partir de là, comme un état souterrain, membre à plein titre de l’Onu, L’Oua, l’Igaad et de nombreux autres grandes organisations internationales, il était et est de son devoir de veiller, en premier lieu, au respect et à la sauvegarde de la souveraineté des autres états et notamment à celles des pays limitrophes avec qui elle partage non seulement des frontières communes, mais aussi avec qui elle devrait entretenir des rapports de bon voisinage emprunts d’un climat de paix et de confiance.

Or, malheureusement, une observation sommaire de la réalité de la diplomatie Djiboutienne actuelle, fait immédiatement ressortir l’hypocrisie, la duplicité et l’interventionnisme mercantile qui caractérise la conception des relations inter-états du régime qui dirige ce pays.

En effet, ce régime dirigé en maître absolu par I.O.G., ne retient des conventions et des, accords internationaux déjà signés et ratifiés au nom de la nation Djiboutiennes que les points de droit qui l’arrangent et qui coïncident avec ses intérêts personnels.

Cela revient à dire, qu’il ne retient que ce qui contribue à l’aider à continuer à appliquer sa conception tyrannique de la gouvernance d’un pays et d’un peuple. C’est à dire tout ce qui va favoriser l’enrichissement de ses dirigeants ainsi que, ce qui va participer à sa volonté mégalomane qui fait suite à son désir de vouloir jouer coûte que coûte un rôle de premier plan dans la région.

Cette façon d’être de la diplomatie du Gouvernement Djiboutien que beaucoup d’observateurs internationaux ont déjà constaté est plus qu’aggravée par l’ambition démesurée de cet individu dont les décisions et les actions sur ce plan, débouchent immanquablement sur un interventionnisme illégal, direct ou indirect, dans les affaires intérieures des pays de la région.

L’attitude néfaste de cet homme, qui utilise les moyens et les prérogatives d’un état, ainsi que les croyances populaires, culturelles et religieuses des différentes communautés de la région pour promouvoir sa conception illogique et déraisonnable de la réalité régionale, participe non seulement à entretenir l’état chaotique dans laquelle se retrouve notre sous-région.

Mais aussi crée et suscite des antagonismes entre les différentes communautés d’un même pays ou bien participe à dresser une population contre ses dirigeants démocratiquement élus.

Généralement, pour lui ce dernier cas s’applique lorsque les dirigeants de ces pays ne répondent pas à ses attentes et refusent, par leurs engagements ou par leurs décisions, de se laisser manipuler pour partager sa conception et ses orientations de la politique régionale. Cette manière d’être de la politique de ce personnage sortant clairement du cadre normal des relations inter-états, il nous semble important de comprendre, avant tout autre analyse, les raisons qui motivent de telles prises de position qui hypothèquent l’équilibre régionale.

Après examen et tout en restant sur un plan global, il semble opportun et adéquat de retenir que, ce comportement qualifiable de nuisible et de dangereux pour l’ensemble de la Corne de l’Afrique et plus particulièrement pour Djibouti, doit avoir une double motivation de la part de son instigateur. Ces deux motivations peuvent se formuler comme suit:

1) La certitude et la volonté du dirigeant Djiboutien d’être ou de faire tout pour devenir l’unique et incontournable Autorité Somali, habilitée à s’exprimer et à régler les problèmes actuels de cette communauté.

L’appartenance à cette dernière et la haute idée qu’il a de lui-même le poussent à se considérer comme le seul interlocuteur valable pour traiter à sa façon les espoirs et les difficultés que rencontrent cette communauté qui, comme tout le monde sait, est disséminée dans quatre (4) pays de la sous région.

Donc, pour concilier cet éparpillement sur plusieurs pays et sa volonté d’être le fédérateur des volontés de l’ensemble des Somalis, I.O.G. doit non seulement passer outre la réalité des frontières étatiques existantes, mais aussi faire tout pour rallier à ses vues, à sa conception les différents dirigeants et hommes forts Somalis déjà sur le terrain et en cas d’impossibilité faire en sorte de les mettre hors circuit ou les liquider pur et simplement.

Cette manière d’être peut se constater dans sa gestion de la crise de l’ex-République Somalienne. En effet, depuis le début de la crise de ce pays, il fait preuve d’un désir, d’une intention plus que pathologique de vouloir, coûte que coùte, écarter des hommes, importants au règlement de cette crise comme Mr. Houssein Aidid, Général Morgan et Mr. le Président Abdillahi Youssouf qu’il a qualifié des seigneurs et de criminels de guerre.

Ceci étant, sur ce point il est une question que nos lecteurs gagneraient à se poser et qui pourrait, là aussi, se formuler comme suit:

Pourquoi I.O.G. voudrait être le fédérateur des volontés de l’ensemble des Somalis quelque soit leur pays ?… et surtout pour faire face à quelle menace?… Quel avantage y gagne t.il?…

En ce qui concerne la présente analyse, il ne fait aucun doute que toutes les manœuvres de cet homme sur cet aspect des choses, ne visent que l’Éthiopie et ses intérêts régionaux.

Sinon comment expliquer qu’I.O.G, délaissant les relations privilégiées et historiques avec ce pays, s’est attelé à la recherche d’alliés du côté des pays arabes extrémistes et corrompus (exemple: le régime Bassiste de l’ex-dictateur Saddam Hussein dont il était un grand supporteur) et de l’islam radicale de façon générale.

2) Une volonté historique et religieuse (fausse à notre sens), qu’I.O.G. représente ou utilise et qui associe son ambition personnel sur le plan régional à une volonté expansionniste de certains intérêts islamistes arabes.

Ces derniers, suivants et appliquant à la lettre les principes philosophiques et religieux du wahhabisme et des mouvements Islamistes comme le tablik et autres philosophies fondamentalistes d’Arabie-Saoudite et du Pakistan, prônant un Islam de guerre pur et dur, voient la sous-région de la Corne de l’Afrique comme une zone d’expansion préférentielle de leur conception rétrograde et agressive de l’islam.

En fait, une association de la sorte, lucrative et avantageuse pour les deux parties est la chose la plus logique surtout en tenant compte de l’appât et l’attrait de gain qui caractérise si profondément la personnalité du dirigeant Djiboutien. Une des conséquences de cette association est qu’on a vu se développer au fil du temps et des années à l’installation de plus en plus importante des idées et principes d’un Islam fondamentaliste à Djibouti alors qu’auparavant ce pays était caractérisé par un Islam traditionnel et tolérant.

Cet état de chose ne s’est pas fait sans heurts et sans l’opposition des autorités religieuses traditionnelles qui ont fait des tentatives pour contrer ces nouvelles doctrines islamiques.

Mais ce fut peine perdu, car ces nouvelles philosophies religieuses et les ulémas qui les représentaient étaient pleinement appuyés et favorisés par I.O.G. qui bien que n’étant que Chef de cabinet à l’époque n’en représentait pas moins le pouvoir absolu de l’état.

Et cette association est toujours d’actualité puisque elle perdure avec juste quelques adaptations pour la rendre moins évidente aux yeux de l’opinion internationale et régionale. C’est pour cela que les partisans et les propagateurs de ces philosophies religieuses intégristes s’adressent maintenant au Directeur du Cabinet d’I.O.G. Mr. Ismail Tani et à quelques fois à certains de ses intimes comme Mr. Hachi Abdillahi (Hachi la grande gueule) pour la promotion et la bonne exécution de leurs projets tant à Djibouti, en Somalie ou dans le reste de la région.

En effet cette région qui est le point de contact entre différentes religions est considérée par les fondamentalistes et autres intégristes musulmans dans leur guerre face aux U.S.A. notamment, comme une zone favorable pour non seulement mener à bien certaines de leurs opérations mais aussi pour effectuer les préparatifs qui s’y attachent tout en ayant sur place la logistique, la protection et la discrétion voulues d’I.O.G..

En guise de conclusion à la présente entrée en matière de ce chapitre, on peut d’ores et déjà constater, que quelques soient les motivations, les intérêts et les volontés qui s’expriment à travers ces ingérences et cette remise en question de l’équilibre régional, il est clair et établit, que non seulement la politique régional du régime Djiboutien y tient un rôle important mais aussi y participe activement selon des schémas qui n’ont vraiment rien à voir avec les principes normaux de la diplomatie inter-états.

A partir de là et afin de fournir à nos lecteurs «Amis» la possibilité de se faire une perception plus approfondie sur cette réalité régionale qui nous concerne tous de très près, nous nous proposons d’effectuer une analyse plus localisée et plus détaillée sur les communautés, les pays et organisations concernés par cette situation.

27/08/09 (B513) Communiqué du RASSEMBLEMENT DE LA DIASPORA AFRICAINE – RDA (Déclaration constitutive)

L’urgence de s’organiser, le devoir d’agir et le besoin d’innover pour la Démocratie et le Développement, ici et là-bas

(Déclaration constitutive)

Nous acteurs de la diaspora, militants et artistes, intellectuels et entrepreneurs, hommes et femmes de Culture, de l’Education et du Sport, étudiants, élèves et jeunes des banlieues, venant d’horizons divers et de conviction philosophique différente, mais tous vibrant pour une Afrique debout et conquérante, avons montré notre volonté de mutualiser nos ressources afin de mieux garantir la force de nos propositions, de nos initiatives et actions à venir. …

UNION de toutes les forces engagées de la DIASPORA pour l’égalité des droits et des chances, pour une participation active à une dynamique pour le développement…

Le développement des initiatives et actions dans tous les registres de préoccupations de la diaspora en s’appuyant sur le passé pour mieux comprendre le présent, afin de mieux peser sur les cours des événements en cours ou à venir.."Nous Affirmons notre volonté de créer le Rassemblement de la Diaspora Africaine.

Le RDA n’est pas un parti politique ni un concurrent des partis politiques et refuse en tant qu’organisation citoyenne d’être des béquilles pour les pouvoirs, aujourd’hui ou demain et une arme aux mains des oppositions……

Toutefois des partenariats restent possible selon les intérêts du Rassemblement qui est disposé à garantir une totale transparence dans sa construction selon la disponibilité, le sérieux et l’implication des un(e)s et des autres, des besoins et de la réalité du terrain, mais où tout(e) démocrate sincère doit et sera à l’aise, quelle que soit son appartenance ou pas à une organisation politique, syndicale, associative ou professionnelle. ..

Participons à la construction d’une entité d’un genre nouveau qui permet de penser librement, de décider utilement et d’agir collectivement, ici et là-bas!

IIIème Rencontre
Le 29/08/2009 de 15 H à 18 H
au collège Georges MELIES
45-47 Rue de TANGER (Metro Riquet ou Stalingrad)
75019 PARIS

Sékou DIABATÉ/ Président de la CASE
Initiateur et Coordinateur général du Rassemblement
Tél.: 06 85 72 30 38
E-mail : la_case@yahoo.fr

Gamal NIANG/ Conseiller, chargé de communication
Tél.: 06 20 63 31 55
gamalniang@yahoo.fr