25/05/03 (B199) Gros Jean comme devant (lecteur)

Un lecteur a découvert,
dans un article publié sur le GED, la phrase suivante :


Rappel d’une photo prise avant les élections
en décembre 2002
“Lors
d’un meeting, organisé hier dimanche 18 mai 2003, Aden Robleh Awaleh,
Moumin Bahdon Farah et Ahmed Boulaleh dit Gabayo ont déclaré
devant leurs sympathisants qu’IOG n’aurait pas tenu ses promesses ajoutant
à cela qu’ils sont choqués de la dégradation de l’Etat
à tous les niveaux , politique, économique et social.”

Je n’ai pas pu m’empêcher
de vous adresser ce commentaire. Vous les aviez prévenu en temps et
en heure de ce qui leur arriverait, et à plusieurs reprises. C’est
à dire que Guelleh ne tiendrait jamais les promesses qu’il leur avait
faites.

En l’intronisant dans
l’Ordre des Brosses à Reluire au grade “d’opposant fluctuant
et réductible”
, vous aviez alerté Moumin Bahdon et
son équipe d’opposants repentis (Aden Robleh, Gabayo et consorts)
du triple risque qu’ils prenaient :

– celui de rallier la
dictature et de se placer dans le camp des détourneurs d’argent public
(ce qui d’après de nombreux témoignages sur leur passé
politique, ne constituaient pas une nouveauté en ce qui les concerne)
,
des criminels et des menteurs (si on se limite à ne considèrer
que le récent témoignage alambiqué de Moumin Bahdon dans
l’affaire Borrel, on mesure la capacité de mensonge et de dissimulation
qui lui est propre, mais il y a d’autres exemples … )

– celui d’être banni
à tout jamais de la société éprise de liberté,
de loyauté, de justice et de démocratie et de se fermer définitivement
toutes les portes qui s’étaient ouvertes pour leur permettre de faire
amende honorable et de s’exprimer en faveur du Peuple djiboutien,

– et le plus important
(pour eux), c’est de ne jamais être payé en retour par
IOG, qui les a toujours considéré comme des marionnettes, leur
faisant des promesses, lorsqu’il avait besoin d’eux et les lâchant ensuite
comme de vieilles chaussettes sales..

Bref, aujourd’hui ils
passent pour des aimables plaisantins et le fait de se plaindre de ce qui
leur arrive, donne à sourire à chacun. Certains iront plus loin
… Et toutes les portes leur seront fermées, dès que le drapeau
de la Liberté flottera su le Palais de l’Escale, ce qui ne devrait
quand même plus tarder.

Qu’ont-ils gagné
aujourd’hui ? Rien, sauf un peu de tranquillité au regard d’un certain
harcèlement policier potentiel,

Qu’ont-ils perdu ? Non
seulement leur honneur, leur respectabilité (considérant
ces personnages, on pourrait imaginer, que ces deux points ne les touchent
pas véritablement)
, leur pouvoir d’influence et surtout tous les
petits avantages (financiers en particulier) que l’on reçoit lorsque
l’on sert bien le dictateur. Ne serait-ce que pour cette perte de revenu, qu’ils
se plaignent ?

En quoi Guelleh aurait-il
besoin d’eux, en dehors des périodes électorales ? Pourquoi
partagerait-il le gâteau avec des gens qui ne lui sont plus d’aucune
utilité, ensuite, une fois la fraude électorale consommée
?

Alors Messieurs, inutile
de vous plaindre, car vous nous faites rire ! Savourez le breuvage de l’amertume,
mais en silence et faites vous le plus petit possible, car vous avez démérité en trahissant le peuple et vos “supporters”, inscrits à vos partis politiques.
A vouloir s’asseoir sur deux chaises, on choit par terre sous les quolibets.
Serait ce qui vous est arrivé ! Serait-ce bien mérité au fond ?

Aujourd’hui, alors que vous constatez que Guelleh ne vous a pas envoyé votre pain quotidien, il est ridicule de dire que vous êtes inquiets devant les dérives économiques du pays !!! (La semaine dernière, cela ne vous inquiétait nullement et encore moins en janvier 2002 durant les meetings que vous accompagniez). Maintenant, personne ne vous croira jamais plus !