12/01/05 (B280) Djibouti est-il un Etat de Droit, comme voudraient nous le faire croire les chantres de Guelleh ? Plusieurs épreuves vont permettre de le vérifier ….. (ARDHD)

Dans sa communication
officielle, Guelleh oublie rarement d’affirmer sans la moindre gène
que Djibouti est un Etat de Droit. A sa suite tel ‘La voix de son Maître’, Djama le Procureur abusif en rajoute
une louche pour vanter les mérites du système judiciaire djiboutien. Il n’a pas encore osé dire “le meilleur du monde !”, mais ça viendra …

Faisons semblant de les
croire !

Quand les services judiciaires
ou policiers, à Djibouti, convoquent un citoyen, à titre de
témoin ou parce qu’ils lui reprochent quelque chose, l’individu en
question ne s’échappe pas. Tout est mis en place pour qu’il se rende
au Palais ou à la Brigade … Et parfois pour les causes les plus injustes,
simplement parce que le Chef a décidé de punir un tel ou un
tel … Dans ce mécanisme connu et bien huilé, nous n’avons
jamais trouvé la trace d’un Etat de Droit, mais passons …

Djama le Procureur abusif
a été convoqué en fin d’année par la Justice française
pour être entendu en qualité de témoin …. Est-il venu
? NON bien sur !

Qu’en déduisez-vous
?

1 – Que Djama est affreusement mal élevé, d’autant plus qu’avec
son arrogance habituelle (qui pourrait disparaître rapidement en fonction
de l’évolution de la procédure) il a pris la chose de très
haut, faisant même dire par son avocat français que la convocation
ne répondait pas aux formes légales (mon oeil !!)

2 – Que Djama se moque
de la France et de nos institutions …

3 – Que Djama ne respecte
le droit et la justice uniquement lorsque cela l’arrange, c’est à dire
pour condamner et emprisonner les autres, mais qu’il est tout à fait
étranger à l’Etat de Droit lorsque cela le concerne personnellement.

 

Mais voilà deux
nouvelles mises à l’épreuve qui se profilent …

La première concerne
la convocation d’Hassan Saïd pour une confrontation avec Ali Iftin, dans
le cadre d’une plainte pour subornation de témoin … Il est évident
que la venue ou la non venue d’Hassan Saïd sera décidée
au sommet de l’Etat. On verra alors si Guelleh, comme il se plait à
le répéter, à le sens du devoir, de l’honneur, de la
justice et de la dignité. Les paris sont ouverts …. Enverra, enverra
pas Hassan Saïd au Palais de Justice de Versailles ?

La deuxième concerne
Guelleh lui-même. Respectueuse du Droit international et des coutumes diplomatiques,
la Cour d’Appel de Versailles n’a pas autorisé la Juge Belin à
le convoquer formellement. Mais elle a ajouté qu’il pouvait venir librement
pour déposer …

Si Guelleh n’a rien à
se reprocher, il viendra, ne serait-ce que pour faire taire les rumeurs concernant
son implication personnelle dans la commandite du meurtre du juge Borrel.
Que risque-t-il ? Rien du tout. Rien à perdre, tout à gagner
pour tenter de restaurer légèrement une image de marque qui
part en lambeaux et qui ne tient plus debout…

S’il ne vient pas spontanément,
qu’en déduisez-vous ? Qu’il se sent coupable ! N’allez pas trop vite
en besogne, c’est à la Justice de le dire (car en France, la présomption d’innocence a un sens), mais cela représente une charge
sérieuse ….. aux yeux de l’opinion publique.

Et en tout cas, ces deux
affaires pourraient prouver au monde entier que Djibouti n’est pas un Etat
de droit et qu’il n’y a pas de justice, sauf contre les victimes lorsqu’elles
sont innocentes et qu’elles sont toujours condamnées le plus lourdement
et torturées pour extorquer leurs aveux….


(L’équité commande de dire que Me Martinet, également
cité, s’est présenté chez la Juge, donnant le bon exemple.
Il n’est pas sur qu’il soit suivi .. )