24/10/2011 (B627) Les chroniques du Sergent Ariko : IOG, pendant ses trois jours de réflexion que tu t’es accordée, profites-en pour prendre la seule et unique bonne décision. Demande toi, quel est le prochain qui pourrait sauter après Kadhafi ?

A la suite du décès du ministre de la défense saoudien, le prince Sultan Bin Abdoulhaziz Inb Saoud, le dictateur a ordonné 3 jours de deuil national.

Ce ministre tout puissant du clan Saoud était en seconde position sur la liste héréditaire des Saoud.

A noter que le régime d’Omar Guelleh a décrété sans consultation de son gouvernement, ce deuil de trois jours, avec mise en berne des couleurs, qui est exceptionnel pour le décès d’un non-djiboutien.

• Pourquoi Ismail Omar Guelleh n’a rien décrété pour le décès de cette jeune femme djiboutienne qui est morte à l’hôpital Peltier, faute de soins ?
• Pourquoi ne se soucie-t-il pas des retraités qui ont manifesté devant son palais pour exiger que l’on paye leur trimestre ?
• Pourquoi ne se soucie-t-il pas des chômeurs qui crient sous ses fenêtres ?
• Pourquoi ne se soucie-t-il pas de la corruption qui a atteint des sommets jamais inégalés ?
• Pourquoi ne se soucie-t-il pas de la jeunesse qu’il a sacrifiée délibérément ?

Ne voit-il pas comment Allah « règle le compte » de dictateurs qui étaient beaucoup plus puissants que lui ?

Selon toutes les infos qui me sont parvenues, la mort de son ami Kadhafi l’a complètement sonné.

IOG a interdit à sa RTD de diffuser les images sur la disparition du dictateur Libyen.

Peine perdue, car les djiboutiens ont vu toutes les images sur les autres chaines comme Aljazeera, Al-Arabiya, Euronews et France24. Aussitôt l’annonce du décès de Kadhafi, le chef du régime s’est rué dans sa résidence d’Arta pour réfléchir.

Vu que la contestation a atteint son plus haut niveau jamais encore atteint dans le pays, il a choisi de prendre du recul pour réfléchir sur la marche à suivre.

Il voudrait changer le gouvernement.

Mais il ne peut plus se débarrasser aussi facilement de ces nouveaux ministres qui viennent à peine de commencer à goûter les plaisirs d “Acho”. Il sait que le peuple ne veut plus de ce gouvernement TIJI.

– Le peuple veut son départ du pouvoir.

Il garde en mémoire la déclaration de son ministre de la culture Ali Abdi Farah, qui lui avait fortement déconseillé à l’époque de briguer un 3ème mandat, car le peuple l’avait déjà rejeté dans la poubelle de l’histoire.

Le chef du régime, qui est maintenant à court de liquidités, est à court d’arguments et il n’a plus de « billes » à proposer au peuple. Il sait que l’heure n’est plus à la gloire.

Il a vu comment « sa » police a refusé de charger les vieux .. les hommes savaient, que dans la foule des retraités, il y avait aussi des anciens policiers et des anciens gendarmes (y compris des ex-gardes républicains).

Les compagnies d’intervention de la police, qui sont des réserves mobiles et opérationnelles structurées pour répondre à tout appel au rétablissement de l’ordre public, ont refusé de charger malgré l’ordre formel de la présidence.

Cette fois, la police n’a pas embarqué les vieux et les retraités, qui ont bruyamment manifesté devant le palais et devant les banques de la place.

Les deux crocodiles du régime,
le colonel Abdillahi Abdi de la police (qui a toujours une balle dans le corps)
le patron de la garde républicaine Mohamed Djama (qui avait été contraint d’interrompre sa convalescence pour revenir en toute hâte au pays, dès qu’il a appris que son adjoint, le colonel Mohamed Elmi responsable du cabinet militaire de la présidence, pourrait prendre sa place est revenu a la halte a Djibouti) n’ont plus leurs dents pour croquer !!

Ils étaient, tous les deux, assis dans leurs voitures de fonction, garées devant le palais de la présidence et ils ont regardé les vieux qui déversaient leur haine sur leur propre patron.

Ils savent que c’est la fin.

Demain ils ne seront plus rien quand IOG quittera le pouvoir. Ils se remettent à peine de la mort à laquelle ils ont miraculeusement échappés, mais qui leur a laissé des séquelles irréversibles.

Aussi les deux colonels n’ont même pas levé un petit doigt.

Le colonel Mohamed Djama, silencieux, regardait les « papy » qui criaient dans la rue. Se souvenait-il qu’un jour de juin 2002 il avait fait tuer de sang froid, des jeunes, anciens soldats djiboutiens mutilés pour la majorité, dont certains étaient des camarades de sa promotion à la brigade spéciale de la police.

Ces jeunes démobilisés par le régime n’avaient rien, ni argent, ni armes. Ils se sont rendus pacifiquement au palais pour parler avec le maitre des lieux. Au lieu d’accepter un débat avec les représentants de ces jeunes soldats mutilés à vie, le chef du régime leur a envoyé son chien de garde pour réprimer leur mouvement avec des balles réelles.

Il faut savoir que parmi tous ces handicapés de guerre, certains ne pouvaient même pas se déplacer sans aide et ils ont été la cible « fixe » des tirs abominables. Mohamed Djama, qui vient d’échapper de peu a la mort, sait qu’Allah ne lui donnera pas une seconde chance et qu’il a tout intérêt à se calmer.

L’autre, le colonel Abdillahi Abdi s’est évanoui dans sa voiture. Il a du être évacué vers sa maison. La balle qui est toujours logé dans son corps le paralyse. Au lieu de l’envoyer en Europe afin que l’on tente d’extraire la balle, avec un minimum de dégât, le chef du régime lui a imposé de reprendre son commandement : c’est dire combien Guelleh se soucie de la santé des hommes qui le servent.

Ce Colonel a beau joué les « guéris » sous l’œil de la caméra de cette RTD qui est aux ordres, il n’est plus capable de s’asseoir normalement ni surtout de commander la Police. D’ailleurs, il était absent lors de la cérémonie de signature au ministère des affaires étrangères entre le ministre Mahamoud Ali Youssouf et l’ambassadeur de France sur une convention de financement d’aide à la police et aux sapeurs-pompiers.

La police n’était même pas représentée à cette cérémonie du moment que le patron de la police était malade et qu’il n’avait pas délégué un représentant. Les pompiers étaient représenté par leur chef de corps le colonel Moussa Ragueh qui vient de mettre sa famille a l’abri, ici à Londres. Même le Colonel des Pompiers n’a plus confiance dans l’avenir du régime !!!

Cela montre que la confiance ne règne plus.

IOG qui emprunte chaque jour cette route (à droite on voit la prison de Gabode) sait que ses heures sont comptées.

Lui qui pensait pouvoir endormir le peuple djiboutien avec la création d’un sénat ??

En quoi Djibouti aurait-elle besoin d’un sénat ? Simplement parce qu’il avait promis à son ami Saïd Barkhat, le poste de président du sénat djiboutien.

Encore un rêve qui a fait tomber de son perchoir, le ministre député Saïd Barkhat. Il avait aussi promis a Ougoureh Kifleh l’ancien ministre de la défense et le « traitre » du FRUD, de devenir le futur président « dormeur » de nouvelle assemblée nationale aussitôt que nos amis iraniens auront terminé les bâtiments du nouveau parlement et qu’ils sont prêts à être inaugurés.

Sauf que l’iranien Mahmoud Ahmadinejad n’oublie pas que l’état djiboutien lui doit des sous et que le régime à « bouffé » la première tranche d’argent qu’il avait envoyé. Même chose pour l’hôpital militaire que nos amis soudanais construisent sur la route d’Arta. Les interférences du général Zakaria ont donné du fil à retordre au chargé d’affaires militaires de l’ambassade du Soudan à Djibouti.

Le général soudanais a préféré geler le projet de l’hôpital, tant que l’état major de l’armée djiboutienne refuserait de coopérer dans la transparence.

Donc les travaux sont arrêtés sans date de reprise.

Le chef du régime a donc pris 3 jours de congé à sa résidence d’Arta. Nos propos, ceux de l’ARDHD et les miens, semblent l’avoir littéralement mis à genoux. Le chef du régime s’est refugié dans sa résidence cossue d’Arta sous bonne escorte : 3 pelotons de la garde républicaine !

IOG sait que le pays traverse la plus grave crise politique et économique de son histoire.

  • Les comptables publiques sont rejetés les uns après les autres par des ministres trop gourmands, qui savent qu’ils n’auront peut-être pas beaucoup de temps pour s’enrichir comme leurs prédecesseurs.
  • Les ministres s’entredéchirent et s’insultent par majliss interposé.
  • Les députes veillent tard la nuit et dorment tous le matin au lieu de faire leur travail convenablement.
  • L’administration tourne au ralenti. Les détournements sont quotidiens maintenant.
  • Les rares fonctionnaires qui voudraient faire convenablement leur travail sont mis en quarantaine.
  • L’armée est « au tapis » et même la garde républicaine, qui a perdu une grande partie de ses moyens financiers nécessaires, est démotivée.
  • Le pays risque de n’avoir plus d’armée opérationnelle, surtout à partir du moment où les hommes qui sont à Doumeira préfèrent ne pas rentrer plutôt que d’avoir à constater la famine et la malnutrition qui frappent leurs enfants et leurs femmes.
  • Les retraites crient au scandale et ils demandent le paiement de leur trimestre.
  • Les étudiants, sortis des bancs des écoles ou de l’université d’ina Omar Guelleh sont au chômage.
  • Les violentes bagarres entre des bandes de jeunes dans les quartiers de la capitale sont monnaie courante.
  • Les crocodiles du RPP se détruisent les uns après les autres.
  • Les dignitaires du régime commencent à prendre la fuite et préfèrent mettre à l’abri leur femmes et leurs enfants dans les pays européens tels que la Belgique, la Norvège, le Danemark, la Suède, l’Angleterre et la France pour ceux qui avaient déjà la nationalité française.
Pour l’Amérique, le Canada arrive en tête du palmarés avec le lot quotidien des Djiboutiens qui franchissent la frontière entre le Canada et les États-Unis, grâce a la complicité de l’ambassadeur Robleh Olhayeh.

Dernièrement le gouverneur de la banque nationale Djama Mahamoud Haid a envoyé des sommes d’argent significatives au profit de Djiboutiens établis au Canada.

Multiplier les démarches auprès des Ambassades pour qu’elles recommandent à leurs gouvernements respectifs d’exercer une vigilance accrue face aux demandes d’asile falsifiées

Personnellement j’ai demandé à l’ambassade du Canada, ici à Londres, d’alerter les autorités judicaires de son pays et en particulier la célèbre gendarmerie royale pour qu’elle enquête sur ses transferts d’argent appartenant au peuple djiboutien.

Les deux conseillers de l’ambassade canadienne m’ont promis de faire le nécessaire. Il est grand temps que le Canada et les pays européens expulsent toutes les personnes qui sont suspectées d’être de connivence avec le régime d’ina Omar Guelleh.

Je tiens à adresser mes remerciements aux services belges de l’immigration qui ont décidé de suspendre l’attribution de papiers à tous les djiboutiens qui seraient suspectés d’être « de mèche » avec le régime.

DAF et toute l’opposition doivent assumer en cessant de recommander, sous des prétextes fallacieux souvent d’appartenance tribale, des personnes qui ont volé l’argent public.

Un voleur est un voleur même s’il est « président » ou s’il a des liens familiaux ou tribaux avec vous.

Je tiendrais aussi informé l’ambassade de Norvège à Londres pour que l’immigration Norvège observe a la loupe les demandes d’asile émanant de djiboutiens proches du régime, qui se font passer pour des somaliens alors qu’ils n’ont jamais été en Somalie.

Je rapporterai l’issue de mes démarches auprès des ambassades auprès desquelles les proches du régime ont demandé de l’aide.

J’ai aussi demandé à être reçu au Home Office britannique pour que le gouvernement du premier ministre David Cameron puisse étudier l’expulsion de femmes djiboutiennes soi-disant réfugiées alors que leurs maris sont au pouvoir a Djibouti. Par exemple aussi, cette antenne de la RTD « RTD diaspora » ne fait rien pour aider la vraie diaspora qui lutte contre le régime.

Surtout ne baissez pas les bras, car Allah est avec nous. La victoire est proche.

IOG qui a pris trois jours pour réfléchir a Arta devra décider si oui ou non il est disposé à quitter le pouvoir ou s’il choisit le même châtiment que celui que les Libyens ont réservé à son ancien camarade Kadhafi dont le corps est exposé à la vindicte populaire comme un trophée. Chacun pourra ainsi apprécier la fin tragique qui attend tous les despotes et pire ce qui les attend dans la tombe et dans l’au-delà.

– IOG il est grand temps de partir.

On sait que tu es malade et que ta femme l’est aussi.

Regarde ce qui arrive à tes amis arabes qui étaient pourtant beaucoup plus puissants et mieux protégés que toi. Moubarak, ben Ali, Kadhafi. Tous ont été humiliés par Allah et par leurs peuples.

– Il te reste encore une dernière chance de sauver ta peau et de partir en paix sinon le châtiment d’Allah sera sévère.

– Lis le coran et regarde comment Allah étend sa colère sur les despotes et les peuples qui se sont rebellés contre son autorité.

– Le peuple de Djibouti ne veut plus de toi et les sondages ne te donnent même pas 1 % de taux de satisfaction ! 99 % des djiboutiens et des djiboutiennes te méprisent y compris ceux qui sourient encore devant toi et qui t’insultent des que tu as le dos tourné.

Réfléchis durant ces 3 jours et prend une décision courageuse.

À bon entendeur salut
sergent chef Ariko
Londres.