28/11/09 (B527) Djibouti sur la liste noire de l’Europe en matière de transport aérien…et cela concerne toutes les compagnies du pays.

________________________________ 1 – AFP

L’UE ajoute trois pays africains dans sa liste noire aérienne

L’Union européenne a ajouté vendredi toutes les compagnies aériennes de trois pays africains (Djibouti, Congo et Sao Tomé et Principe) à sa liste noire, mais elle a levé l’interdiction de l’espace aérien européen pour trois compagnies ukrainiennes.

Les trois pays africains ont été sanctionnés « en raison de défaillances sur le plan de la sécurité constatées dans le système de surveillance des autorités compétentes en matière d’aviation », a précisé la Commission européenne dans un communiqué.

Les transporteurs ukrainiens Ukraine Cargo Airways, Volare et Motor Sich ont en revanche été retirés de la liste noire.

Un quatrième, Ukrainian Mediterranean Airlines, est autorisé à reprendre ses activités avec un seul appareil.

L’angolais TAAG Angola Airlines a également eu le feu vert pour « augmenter » son nombre d’aéronefs utilisés pour assurer des vols vers le Portugal, suite à des « progrès notables » accomplis par l’autorité de l’aviation civile.

« Nous ne pouvons accepter de compromis en matière de sécurité aérienne. Les citoyens ont le droit de voler en toute sécurité en Europe et partout ailleurs dans le monde », a rappelé Antonio Tajani, commissaire européen aux Transports.

Dans la liste actualisé publiée vendredi, 15 pays conservent une quasi totale interdiction de vol vers l’UE: Angola (sauf un transporteur), Bénin, Congo, République démocratique du Congo, Djibouti, Guinée équatoriale, Gabon (à l’exception de trois transporteurs soumis à des restrictions), Indonésie, Kazakhstan (sauf un transporteur soumis à des restrictions), République kirghize, Liberia, Sierra Leone, Sao Tomé e Príncipe, Swaziland et Zambie. Ces quinze pays totalisent 228 compagnies interdites.

La liste désigne aussi cinq transporteurs isolés totalement bannis de l’UE: Air Koryo (Corée du Nord), Air West (Soudan), Ariana Afghan Airlines (Afghanistan), Siem Reap Airways International (Cambodge) et Silverback Cargo Freighters (Rwanda).

En outre huit compagnies au total sont autorisées à exercer leurs activités sous certaines restrictions et conditions: TAAG Angola Airlines, Air Astana (Kazakhstan), Gabon Airlines, Afrijet et SN2AG (Gabon), Air Bangladesh, Air Service Comores, et Ukrainian Mediterranean Airlines (Ukraine).

28/11/09 (B527) Le Journal de la Flibuste (1 article en Français)

_______________________ 1 – Romandie News (Ch) avec AFP

L’Ariana toujours captif, les pirates rejettent la faute sur le propriétaire

Les pirates somaliens qui détiennent depuis plus de six mois un cargo grec, le MV Ariana et son équipage ukrainien, ont admis vendredi ne pas l’avoir libéré contrairement à ce qu’ils affirmaient jeudi, en faisant porter la responsabilité sur le propriétaire du navire.

« Les propriétaires de l’Ariana ne négocient pas avec nous de bonne foi. Ils changent parfois d’avis, (allant) à l’encontre des accords passés », a déclaré Abdu Farah, un des pirates de l’Ariana, joint au téléphone par l’AFP.

Jeudi, les pirates retenant le cargo avaient annoncé avoir libéré le navire après la conclusion d’un accord sur une rançon de 3,7 millions de dollars. Le propriétaire de l’Ariana, Spyros Minas, directeur de la compagnie All Ocean Shipping basée à Athènes, avait toutefois catégoriquement démenti l’information, affirmant qu’aucune rançon n’avait été versée.

« Les pirates nous demandent beaucoup d’argent, nous sommes prêts à négocier, mais à condition de trouver des interlocuteurs stables », avait déclaré M. Minas.

De son côté, le ministère ukrainien des Affaires étrangères avait indiqué ne pas avoir de confirmation de la libération du navire.

Hashi Ahmed, un autre membre du groupe de pirates, a également critiqué vendredi les volte-face du propriétaire dans les négociations.

« Nous pensions que l’affaire était terminée (jeudi) et tout le monde était ravi lorsque l’accord a été conclu, mais la situation change tout le temps parce que les propriétaires de l’Ariana ne veulent pas négocier avec nous honnêtement », a-t-il assuré au téléphone, depuis le village côtier d’Harardhere, un repaire de pirates à 300 km au nord de Mogadiscio.

Les pirates ont précisé qu’ils entendaient initialement récupérer 3,5 millions de dollars pour eux et distribuer les 200.000 restants aux médiateurs somaliens impliqués dans les négociations.

L’Ariana a été capturé le 2 mai dans l’océan Indien, à 250 milles au sud-ouest des Seychelles, chargé de 10.000 tonnes de soja en route vers le Moyen-Orient.

18/11/09 (B525) Yémen Express. Démenti dans l’AFP au sujet de la libération de l’otage japonais. Yémen: un Japonais toujours aux mains de ses ravisseurs.

Un ingénieur japonais dont la libération a été annoncée au Yémen était toujours mercredi aux mains de ses ravisseurs qui exigent l’élargissement d’un des leurs détenu par la police.

"Nous avions annoncé par erreur la libération de l’otage mardi soir", a reconnu cheikh Abdel Jalil, un chef tribal de la région d’Arhab, à 40 km au nord-est de Sanaa, où le Japonais a été enlevé dimanche.

"En fait, les ravisseurs avaient dit qu’ils allaient le libérer et étaient partis effectivement le chercher mais étaient revenus quinze minutes plus tard en disant avoir changé d’avis", a expliqué le chef tribal qui conduit la médiation.

Selon lui, les ravisseurs ont dans un premier temps accepté d’élargir le Japonais, un coopérant dont le nom n’est pas précisé, contre la promesse écrite des médiateurs d’obtenir dans un délai de 15 jours la libération d’un des leurs détenu par la police.

"A la dernière minute, les ravisseurs se sont ravisés en disant vouloir un engagement sur la libération du détenu dans un délai de trois jours", a-t-il dit.

L’otage fait partie de la mission de coopérants d’un programme japonais d’aide au Yémen. Il avait été enlevé alors qu’il se rendait dans un village de la région d’Arhab pour y superviser la construction d’une école.

Une source de la médiation tribale avait annoncé mardi sa libération sur la base d’une promesse de trouver une solution au cas d’un Yéménite détenu depuis deux ans sans jugement par les autorités et que les ravisseurs voulaient échanger contre leur otage.

A Tokyo, le Premier ministre Yukio Hatoyama a déclaré que l’otage n’était pas "complètement libre" mais que l’espoir augmentait pour sa libération. "Nous ne sommes pas dans une situation où il est complètement libre", a-t-il dit à la presse.

Les ravisseurs avaient enlevé l’ingénieur japonais avec l’intention de l’échanger avec un de leurs proches, soupçonné d’appartenance à un mouvement islamiste.

Agé de 22 ans, il "avait été emprisonné en Irak pendant un an par les Américains, et arrêté ensuite pendant un an en Syrie avant d’être appréhendé à son retour à Sanaa où il est incarcéré sans jugement depuis deux ans", a indiqué une source proche des ravisseurs, sans donner son nom.

De nombreux Yéménites se sont rendus en Irak après l’invasion américaine de 2003 pour combattre dans les rangs de la guérilla.

La médiation tribale avait été engagée au lendemain de l’enlèvement.

"L’otage japonais se porte très bien et il est traité comme un hôte" par ses ravisseurs, avait affirmé mardi matin cheikh Abdel Jalil.

Les tribus au Yémen ont l’habitude de recourir aux enlèvements d’étrangers pour faire pression sur les autorités.

Plus de 200 étrangers ont été enlevés ces 15 dernières années, mais la grande majorité d’entre eux ont été libérés sains et saufs.

Mais le sort de cinq Allemands et d’un Britannique, enlevés en juin dans le nord du Yémen, reste inconnu. Les six captifs faisaient partie d’un groupe de neuf personnes prises en otage dans la région de Saada, fief de la rébellion chiite conduite par Abdel Malek al-Houthi, et dont trois –deux Allemandes et une Sud-Coréenne– ont été tués.

30/10/09 (B522) Somalie: les autorités du Somaliland appellent à « combattre » les shebab (AFP)

Les autorités du Somaliland ont appelé jeudi à « combattre » les insurgés islamistes shebab, à l’occasion de la commémoration du premier anniversaire de sanglants attentats islamistes perpétrés dans cette région semi-autonome du nord de la Somalie.

Au cours d’une cérémonie officielle, le président du Somaliland Dahir Riyale a rendu hommage aux 24 victimes de trois attentats suicide qui avaient frappé simultanément la capitale Hargeisa le 29 octobre 2008.

« Ces attaques visaient à saper l’existence de notre Etat. Nous devons nous unir pour combattre les responsables de telles violences, dont certains sont toujours dans notre région avec des complots en tête préparés par des éléments terroristes étrangers », a accusé M. Riyale.

« Nous devons lutter contre ces éléments qui veulent de notre région un nouveau Mogadiscio, nous devons les combattre physiquement », a-t-il dit.

Les shebab contrôlent toute la partie sud de la Somalie, ainsi que la majorité des quartiers de Mogadiscio, où ils assiègent le gouvernement de transition somalien (TFG). Le centre de la Somalie, les région autonomes du Puntland et du Somaliland échappent à leur contrôle.

Leur leader présumé, « l’émir » Ahmed Abdi « Godane », connu également sous le nom de cheikh Mukhtar Abu Zubaïr, est originaire du Somaliland.

Epargné par les violences qui ravagent le reste de la Somalie, le Somaliland connaît cependant actuellement de vives tensions politiques, après le report sine die de l’élection présidentielle prévue le 27 septembre, déjà repoussée à deux reprises.

Le président Riyale, élu à la tête du Somaliland en mai 2002, est candidat à sa réélection.

22/10/09 (B521) La réorganisation des armées autour des "bases de défense" avancée à 2011 (AFP)

La généralisation des "bases de défense", pierre angulaire de la réorganisation des armées, sera avancée au 1er janvier 2011, trois ans avant la date initialement fixée, et leur nombre ramené de 90 à 60 à 70, a annoncé mercredi le ministre de la Défense, Hervé Morin.

"Nous envisagions qu’elles soient totalement opérationnelles en 2014 et j’ai décidé d’une généralisation des bases de défense au 1er janvier 2011", a déclaré M. Morin lors d’une conférence de presse.

Les économies réalisées dès l’expérimentation conduite en 2009, que le ministre de la Défense n’a pas chiffrées, ont porté selon lui sur la "mutualisation des achats", des "capacités d’hébergement", comme à Brest, ou des fonctions de soutien, telle l’alimentation.

Sur 6.000 postes concernés cette année, "entre 300 et 350 postes ont été économisés", a-t-il spécifié.

"Les sureffectifs provisoires seront toutefois traités par les seuls départs à la retraite (…) plutôt qu’en s’engageant dans des mutations coûteuses, socialement et humainement", a-t-il enchaîné, citant l’exemple de La Réunion.

M. Morin a rappelé que ce dispositif "s’intègre dans les réductions d’effectifs assignées par le Livre blanc (du printemps 2008): 8.250 postes supprimés chaque année soit 54.000" d’ici à 2014.

"L’effort d’équipement complémentaire que nous pourrons effectuer grâce à cette rationalisation s’élèvera à 4,3 milliards d’euros par an, leur coût étant d’un milliard", a-t-il spécifié, affirmant avoir "la certitude" que cet objectif sera tenu.

Les bases de défense ont vocation à réunir le "soutien" administratif et matériel (logement, ressources humaines, maintenance, alimentation, santé, communication…) des unités situées dans leur périmètre géographique.

Toujours selon M. Morin, l’expérimentation conduite en 2009 autour de onze bases expérimentale (10 en métropole et une à Djibouti) "confirme que le schéma et l’organisation sont pertinents", 18 bases de défense "pilotes" étant prévues en 2010.

"De toute évidence, nous n’atteignons pas l’objectif de rationalisation et de gains de productivité si nous en restons à 90 bases de défense", a-t-il cependant observé, précisant que l’état-major des armées travaillait à "un modèle comptant 60 à 70 bases de défense" qui exclurait les plus petites.

"La base de défense de la Légion étrangère va être intégrée à celle de Marseille", a-t-il également indiqué.

M. Morin a par ailleurs annoncé le lancement prochain d’une "grande négociation nationale" avec les syndicats du personnel civil de la Défense sur le remplacement de postes militaires non-opérationnels par des postes civils, "une très vieille revendication" de ces syndicats, selon lui.

Annonçant que "plus de 200 postes seront attribués à des civils dès 2010" dont "trois postes de responsables de groupement de soutien", le ministre de la Défense a toutefois averti qu’il n’ira plus loin "que s’il y a un engagement des syndicats sur la mobilité du personnel civil".

06/10/09 (B519) Yémen Express (1 article en Français)

_____________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Un avion militaire s’écrase au Yémen

Un avion militaire yéménite s’est écrasé après avoir bombardé près de Saada, dans le nord du pays, des positions de rebelles chiites, a indiqué l’armée en parlant d’un "problème tenchnique" tandis que les combattants zaïdites affirment l’avoir abattu. "Un avion Sukhoi s’est écrasé cet après-midi dans la région d’Anad en raison d’un problème technique et alors qu’il effectuait une mission", a déclaré un porte-parole de l’armée au site internet du ministère de la Défense 26sep.net.

Un témoin avait indiqué auparavant à l’AFP que "l’avion qui volait en formation avec un autre appareil, au retour d’une mission, a soudain pris de l’altitude avant de s’écraser dans la zone d’Anad" au nord-ouest de Saada, fief de la rébellion à 240 km au nord de Sanaa. Les rebelles ont rapidement affirmé avoir abattu l’appareil, en précisant qu’il s’agissait d’un MiG de fabrication russe, dans un communiqué sur leur site internet.

04/10/09 (B519) Yémen Express (1 article en Français)

____________________________ 1 – AFP

Combats entre rebelles et soldats au Yémen: au moins 34 morts

Au moins 28 rebelles chiites et quatre soldats ont été tués dans le nord du Yémen, où les violents combats entre les deux camps se poursuivent depuis près de deux mois, ont indiqué samedi des sources militaires et locales.

Deux membres de tribus qui combattent aux côtés de l’armée yéménite sont morts, selon l’agence officielle Saba.

Six rebelles zaïdites et quatre soldats ont péri dans la nuit à l’ouest de la province de Harf Soufyane, sur la route menant à la province de Saada, un bastion des rebelles à 240 km au nord de Sanaa, a déclaré un commandant militaire à l’AFP.

Saba, citant une source militaire, a affirmé de son côté que quatre « des rebelles les plus dangereux » ont été tués vendredi par l’armée qui ratissait un secteur de Harf Soufyane. Huit autres ont été tués dans les fermes avoisinantes et neuf « qui s’étaient barricadés dans des habitations civiles » l’ont été à Saada.

Deux membres de tribus et au moins un rebelle ont péri dans un autre affrontement ayant opposé des tribus combattant aux côtés de l’armée yéménite aux zaïdites, a ajouté l’agence, citant des sources locales.

Les rebelles ont réussi à prendre le contrôle du pont Khaneq, sur la route liant la région de Saada à la capitale Sanaa, et des combats violents se poursuivaient dans le nord de Harf Soufyane, selon des sources locales.

Les combattants zaïdites conduits par Abdel Malek al-Houthi avaient affirmé la veille avoir abattu un MiG de l’armée, mais les autorités ont dit que le crash était dû à des problèmes techniques.

Les journalistes n’ont pas accès aux zones de combat.

L’armée yéménite a lancé le 11 août une nouvelle offensive pour tenter de venir à bout de la rébellion, une opération qui s’est soldée jusqu’à présent par des centaines de morts et quelque 55.000 déplacés. Le conflit a fait depuis 2004 des milliers de morts.

Le pouvoir accuse les rebelles zaïdites, issus d’une branche du chiisme, d’être soutenus par des groupes en Iran, ce qu’ils démentent.

03/10/09 (B519) AFP / Paris maintient pour un temps ses bases militaires à Libreville et Dakar (Info lectrice)

La France, qui entend rationaliser sa présence militaire en Afrique, va cependant y maintenir, pour un temps au moins, ses deux bases permanentes au Gabon et au Sénégal, après avoir envisagé de fermer l’une d’elles.

La France, qui entend rationaliser sa présence militaire en Afrique, va cependant y maintenir, pour un temps au moins, ses deux bases permanentes au Gabon et au Sénégal, après avoir envisagé de fermer l’une d’elles.

Dakar et Libreville figurent parmi les trois bases militaires françaises permanentes en Afrique, avec Djibouti. La Réunion, département français de l’océan Indien, complète le dispositif régional.

Ce dernier évolue sans cesse. Ainsi, M. Morin a-t-il annoncé mercredi que Djibouti, la plus grande base militaire française à l’étranger, pourrait perdre « quelques centaines » d’hommes sur les 2.900 actuels.

Autre exemple: la Côte d’Ivoire, où il n’y a plus de forces permanentes françaises depuis la dissolution du 43e bataillon d’infanterie de marine en juin et où il ne reste plus que 900 hommes au titre de l’opération Licorne. Ils étaient près de 5.000 lors de la crise de 2004.