21/05/02 25 ANS DE VIOLATIONS ET DE MEPRIS, ET APRES ? (par FREEMAN)

Jour après
jours, les informations en provenance de la Corne de l’Afrique
n’augure pas l’avènement d’une nouvelle ère de paix,
mais plutôt l’entrée imminente dans une forte période
de turbulences.

Il y a quelques
semaines, nous avons souhaité attirer l’attention de la
communauté internationale sur les objectifs inavouables
de Ismail Omar Guelleh à Djibouti et auprès des
pays voisins.

Sa stratégie
est d’une simplicité machiavélique : allumer plusieurs
foyers de tensions dans la région pour d’une part, leurrer
la communauté internationale en se plaçant comme
le seul Président de la Corne, hardent défenseur
de la paix. En somme, un remake de la conférence d’Arta.
IOG souhaite ainsi faire main basse sur le probable pactole en
direction des pays limitrophes, ainsi que de leurs réfugiés.
Pour ce Monsieur, il n’y a pas de "petits profits" et
tous les moyens sont bon pour renflouer les caisses vides de sa
tirelire.

Ces contre
feu allumés, IOG espère ainsi avoir la mansuétude
de la communauté internationale sur les crimes économiques
et les violations quotidiennes des droits de l’Homme commis dans
sa "République privative", la RDD-SA.

Les récentes
tentatives avortées pour rallumer les vieilles rancœurs
entre les différentes communautés du pays, IOG s’empressent
alors pour aller semer la zizanie et la discorde au sein des pays
voisins.

Aujourd’hui,
Nous souhaitons attirer la vigilance de nos compatriotes, de la
communauté internationale et des pays voisins sur la politique
aventurière et hasardeuse dont est porteur Ismail Omar
Guelleh. C’est l’option de la politique du pire. Cette politique
qui n’engendre que morts, misère et désolation.

Ismail Omar
nous a déjà gratifié de son expertise de
semeur de misère et désolation. Il souhaite nous
convaincre qu’il est capable de mieux comme par exemple la mort
à une échelle régionale!

Certaines
informations alarmantes font état de grands mouvements
de marchandises d’armes entre l’Afrique du Sud et Djibouti. Ces
informations viennent conforter l’image d’IOG en tant que trafiquant
d’armes. On sait déjà par exemple que la Sté
COMAD (Sté maritime propriété d’IOG via le
juge SAAD) a été lancé pour faciliter le
trafic d’armes, de faux dollars et autres matières illicites.

Il se dit
même qu’IOG s’est porté acquéreur d’une manufacture
d’armement en Afrique du Sud. En résumé, nous avons
l’équivalent d’un Al CAPONE à la tête du pays.
C’est ce qui aurait pu nous arriver de pire. Et c’est entrain
de se concrétiser jour après jour!

De grâce,
mobilisons nous pour contrecarrer cette politique machiavélique
dont l’objectif premier est la pérennisation d’un régime
agonisant.

Comme tout
dictateur en fin de règne, IOG peut être dangereux
pour les djiboutiens et pour toute la région. En effet,
les dossiers (affaire Borrel, Attentat du Café de Paris,
tortures et autres disparitions etc ..), récents articles
dans la presse internationale ( voir article du Nouvel Observateur),
les enquêtes diligentées par la Communauté
Européenne sur les détournements des aides octroyées
et surtout l’arrivée imminente et dérangeante en
Europe d’un transfuge (ex pilier du régime IOG) commence
à semer la terreur dans les sphères glauques du
pouvoir Guelliens.

Les rats s’agitent
frénétiquement, se heurtent la tête contre
le mur et veulent quitter le navire à n’importe quel prix.
Pour preuve que le compte à rebours est déjà
lancé, certains "in-dignitaires" du régime
Guelleh ont commencé à envoyer familles et parents
à l’étranger, loin du danger et de la colère
du "peuple en guenilles".

Comme les
peuples aiment beaucoup les symboles, les djiboutiens vont-ils
choisir la date anniversaire des 25 ans d’indépendance
pour montrer leur rejet catégorique du régime maffieux
et liberticide de Ismail Omar Guelleh. Les djiboutiens vont-ils
se lever comme une seul homme pour dire assez à ce régime
corrompu, pour dire assez des violations quotidiennes de leurs
droits les plus élémentaires, assez de voir sacrifier
et hypothéquer l’avenir de leurs enfants, assez à
l’hémorragie infliger aux caisses de l’état, assez
à la paupérisation galopante de toutes les classes
sociales du pays, assez à la confiscation d’un pays entier
au profit d’une famille et d’un clan, assez au mépris dont
ils font l’objet et pour dire leur soif de libertés , de
dignités et d’humanités……………..etc….

J’espère
franchement que ce jour est proche et même très proche
car en 25 ans, je pense que nous avons subi le pire. A moins qu’il
nous réserve autre chose !

FREEMAN

21/02/02 QUESTION A ABDOURAHMAN WABERI ! Le rôle de l’écrivain dans la cité.

Freeman

J’ai souhaité
réagir à l’interview de A. Waberi sur la Nation.

l’interview
de ABDOURAHMAN WABERI sur le site de la Nation
<http://www.lanation.dj/news/2002/ln14/national5.htm>

cette interview
est touchante à maintes égards. L’évocation
de certains souvenir m’interpellent personnellement. J’ai bien
aimé sa façon à lui de parler de la culture.
Il en a une approche saine. Sa nostalgie me renvoie à
la mienne.

Cette proximité
je l’explique par le simple fait que nous avons été
camarade de promotion au Lycée de Djibouti.

Et c’est
à ce titre que j’aimerai qu’il nous explique la tiédeur
de ses réponses à deux questions du journaliste
de la NATION

Extrait
interview de la Nation :

Question
: vous suivez normalement l’évolution de votre patrie
en vivant à l’extérieur du pays ?

Réponse
: Oui, grâce à l’ADI notamment et à La Nation
! (rire)

Question
: Alors quelle évolution relevez-vous ?

Réponse
: Cela fait presque huit ans que je reviens tous les ans au
pays. Ça tourne toujours ! Je pense qu’il y a beaucoup
de jeunes qui sont partis, des gens qu’on avait formé
pour enseigner, il y a quelques années et qui ne sont
plus là ! Ça, c’est un peu dommage ! Mais le fait
que l’université existe, ça c’est une évolution
positive ! Et ça a l’air calme au niveau politique !

je trouve
ces réponses quelque peu politiquement correct. Un peu
langue de bois et un peu trop tiède pour un A. Waberi.
Dans cette même interview, A. Waberi affirme en parlant
du rôle de l’écrivain que : c’est celui qui dit
haut et fort ce que les autres n’arrivent pas à exprimer
ou n’osent pas dire.

C’est aussi
ma définition. Je pense aussi qu’il a une certaine obligation
morale à l’égard de ces concitoyens. Cette même
obligation qui pèse sur les intellectuels Dun pays. On
en attend toujours beaucoup d’eux. Quand un pays traverse une
période difficile, c’est toujours les premiers à
réagir. C’est toujours eux qui jouent le rôle de
phare pendant les périodes de grande obscurité.
Et nous traversons une très longue période d’obscurité
et d’obscurantisme à Djibouti. Ce même pays qu’il
semble chérir par dessus tout car c’est souvent le théâtre
de ses nouvelles et de ses romans.

Waberi à
la chance d’avoir un nom. Il ne le doit à personne si
ce n’est à son talent . et c’est tant mieux. Et j’espère
que sa reconnaissance en tant qu’écrivain ira en se renforçant.
A mon sens – à moins que je me trompe et là ,
il est en droit de nous le dire : " Chers compatriotes,
ne nourrissez pas trop d’espoir sur ce que je pourrai vous apportez
à travers mon rôle d’écrivain. Je ne fais
pas partie des écrivains engagés. Ce n’est pas
mon rôle de donner un avis sur ce qui se passe au pays….
"

Ce peut
être une prise de position et c’est respectable. Mais
qu’il nous le dise ! ce sera plus clair pour tout le monde et
moi le premier.

Abdourahman,
j’espère que tu me liras et que tu nous donnera une réponse.

Un camarade
de promotion et un compatriote.

A très
bientôt.

Pour
répondre : ardhd@ardhd.org
qui transmettra