30/03/2016 (Brève707) En direct du Local des grévistes de la faim

5ème jour de la grève de la faim des femmes djiboutiennes contre l’impunité des viols en République de Djibouti.

Les filles tiennent bien le coup, même si deux d’entre elles montrent un peu de  fatigue, leur moral est excellent.

Marie-Claude Vergiiat, députée européenne en visite à Arcueil
Marie-Claude Vergiat,
députée européen, visitant,
pour leur apporter son soutien,
les 10 djiboutiennes
en grève de la faim

Arceuil
Laurence Cohen, Sénatrice du Val de Marne et Fatouma Abdallah, greviste de la faim

Laurence Cohen, Sénatrice du Val de Marne et Fatouma Abdallah, greviste de la faim

Nombreux messages de soutien ( Pierre Laurent secrétaire général du PC,  ADD , Monseigneur Gaillot, AFASPA, Amicale Panafricaine, etc…),  visites des amis, organisations féministes et des élues : Laurence Cohen, Sénatrice du Val de Marne, Marie Christine Vergiat, député européenne, qui a récemment interpellé le gouvernement djiboutien sur la répression à l’encontre des opposants.

Une forte délégation congolaise composée des   indignés Congolais,  et de la célèbre journaliste et activiste congolaise qui a été expulsée de son pays, Sadio Kante,  est venue témoigner leur solidarité avec les femmes djiboutiennes en grève d la faim.

Arcueil,
Le 29 mars 2016

30/03/2016 (Brève708) Africa 1 – Réécouter le Grand Débat du 29 mars “Le calvaire silencieux des femmes djiboutiennes” “Bande sonore”

Depuis des années, des femmes djiboutiennes subissent des viols systématiques, commis par des militaires du gouvernement, bénéficiant d’une totale impunité.

Désigné comme une arme de guerre par les militants des droits humains, le viol massif à Djibouti demeure un phénomène inconnu de l’opinion internationale.

Plusieurs fois alertées, les instances internationales affichent leur impuissance à l’égard de ce drame silencieux qui se déroule dans un pays où la répression politique est devenue une culture de gouvernement.

Depuis le 25 mars, en France et en Belgique, des femmes djiboutiennes ont entamé une grève de la faim pour dénoncer ces actes criminels. Détails et explications dans ce Grand Débat

Invités :
– Aïcha Dabale, Militante djiboutienne en exil en France. Elle milite depuis de nombreuses années contre l’impunité dont jouissent les militaires violeurs.
– Jean-Loup Schaal, Président de Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD)
– Mahmoud Djama, Chargé des relations publiques du comité MRD en France
– Sabine Salmon, Présidente de l’association Femmes solidaires
– Houmed Daoud, Membre de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP, coalition au pouvoir)

30/03/2016 (Brève705) Le grand débat du mardi 29 mars 2016sur Africa 1 animé par Francis Laloupo a été très animé avec les interventions inqualifiables du représentant de l’UMP, en mission désespérée de défense de la dictature : M. Houmed Daoud

Dès que la bande sonore sera disponible, nous la mettrons en ligne. Hier mardi 29, Francis Laloupo avait réuni dans le studio Mahamoud Djama pour le MRD et Jean-Loup Schaal de l’ARDHD. Intervenaient par téléphone Aïcha Daballeh pour le Comité des femmes en grève, Sabine Salmon, préxidente de Femmes Solidaires et de l’autre côté Houmed Daoud, représentant l’USN.

Après avoir exposé la situation des Djiboutiennes en grève de la faim à Arcueil et surtout leurs principales motivations :
– obtenir la recnnaissance de leur statut de vitctimes de viols,
– mettre un terme à l’impunité dont bénéficient tous les auteurs de viols à Djibouti et en particulier les militaires dans le nord et le sud-ouest,
– attirer l’attention des puissances étrangères pré-positionnées à Djibouti pour qu’elles fassent pression sur le régime djiboutien afin qu’il applique enfin les chartes internationales qu’il a signées.

Houmed Daoud, au nom de l’UMP et du régime, a été invité à donner sa position.

Fort maladroitement, il a d’abord tenté de banaliser les faits, estimant qu’il ne s’agissait que de domages collatéraux, inévitables dans toutes les guerres, (Randa, Somalie par exemple) estimant pratiquement qu’il était normal de violer les femmes du camps adverse.

Poussé dans ses retranchements par l’animateur, il a été plus loin, en affirmant que ces femmes n’apportaient pas la preuve de leur viol, que le peuple djiboutien était concrètement sur la voie de la réconciliation et que la réussite de ce plan, passait par pertes et profits les crimes commis pendant la guerre… ????

Il lui a été rétorqué que Djibouti n’avait jamais évoqué de guerre interne, mais cela ne l’a pas empêché de nier les viols dont ces femmes avaient été victimes. Les participants, comme les auditeurs, ont exprimé leur plus profond dégoût face à ces propos honteux
et inacceptables. N’exprimant jamais la moindre compassion pour les victimes (lui qui est pourtant originaire ce cette région, comme il s’est plu à le rappeler), il a conclu en affirmant qu’il fallait soutenir, en priorité le régime pour éviter un appauvrissement du payx. Comme si la pauvreté n’existait pas à Djibouti. Espérons pour lui,que le régime lui vesera une récompense pour son combat désespéré !

En conclusion, les participants ont reconnu que les viols commis dans le nord étaitent souvent méconnus de nombreux djiboutiens, que les femmes étaient privées de tout moyen de faire reconnaître les crimes (refus des médecins, de les écouter et d’émettre des certificats médicaux, refus des autorités d’enregistrer les plaintes et quand c’est le cas, refus des procureurs de donner une suite judiciaire aux rares plaintes qui lui parviennent)

Jean-Loup Schaal, pour terminer à inviter tous les partis politiques djiboutiens d’opposition à inscrire dans leur programme, la reconnaissance de ces crimes et à militer pour la reconnaissance du statut de victimes et pour l’arrêt de ces pratiques, érigées en armes de guerre, comme l’avait souligné Houmed Daoud.

30/03/2016 (Brève706) Le Parisien / Arcueil : dix femmes en grève de la faim contre les viols à Djibouti (Par Anne-Laure Abraham)

Le ParisienLien avec l’article du Parisien : http://www.leparisien.fr/arcueil-94110/arcueil-dix-femmes-en-greve-de-la-faim-contre-les-viols-a-djibouti-29-03-2016-5670441.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.com%2F

Allongées sur leurs lits de camp, certaines ont l’air bien fatigué. Depuis vendredi dernier, dix femmes djiboutiennes sont en grève de la faim dans un local de l’association Femmes solidaires à Arcueil. Leur objectif : dénoncer, à quelques jours de l’élection présidentielle de Djibouti prévue le 8 avril, les viols et les violences dont certaines ont elles-mêmes été victimes et dont sont victimes les femmes dans leur pays, à plus de 5 500 km de la France.

Grève de la faim - Djiboutiennes à Arcueil
Arcueil, ce mardi. Dix femmes djiboutiennes sont en grève de la faim depuis vendredi dans un local situé dans le quartier du Chaperon vert. Elles ont reçu la visite de la députée européenne (FG) Marie-Christine Vergiat (en manteau noir).(LP/A.-L. A.)

Sur place, les bénévoles s’organisent pour aider leurs protégées à travers une douche, un code wi-fi, du thé sucré. « C’est pas facile de rester sans manger, concède Fatouma, 29 ans, mais c’est le seul moyen d’interpeller les gens. » Aïcha Dabalé, représentante en France du comité des femmes djiboutiennes contre les viols et l’impunité, l’affirme : les femmes, particulièrement les femmes Afar, peuple présent dans trois pays de la Corne de l’Afrique, font l’objet de viols de la part de l’armée gouvernementale djiboutienne depuis 1991. Deux femmes auraient été abusées il y a quinze jours. « Elles sont soupçonnées de sympathie à l’égard du FRUD (NDLR, Front pour la restauration de l’unité et la démocratie, un front armé opposé au gouvernement). On veut que ces viols soient reconnus comme crime de guerre et que les auteurs soient punis », avance-t-elle.

246 victimes ont été identifiées par l’association, mais il y en aurait bien plus selon le comité. « Personne ne veut prendre leur plainte par peur de représailles. L’impunité favorise la récidive et maintient la peur. Il faut que cela cesse », reprend-elle.

Arcueil, mardi. Une partie des grévistes de la faim se sont isolées au sous-sol car elles se sentent faibles. À droite, cette femme a été violée en 1993 lorsqu’elle était bergère. Sa plainte n’a jamais abouti. « Après ce que j’ai subi, c’était naturel d’être ici », confie-t-elle dans un souffle. (LP/A.-L. A.)

Et la France a un rôle à jouer selon les associations : « Elle a sa plus grande base militaire là-bas et elle sait ce qu’il se passe. Il faut qu’elle demande une enquête internationale aux Nations unies. On ne peut pas fermer les yeux », martèle Sabine Salmon, présidente de Femmes solidaires, qui soutient le comité depuis 1995.

L’association a écrit au ministère du Droit des femmes et va contacter le Président de la République. Marie-Christine Vergiat, députée européenneFront de gauche, compte demander une résolution au Parlement européen. « Peut-être y en aura-t-il une après les élections… », glisse-t-elle. Malgré plusieurs appels, l’ambassade de Djibouti en France n’a pas pu être jointe.

28/03/2016 (Brève703) Radio Africa n°1 – A écouter deman mardi 29 mars 2016 de 18 à 19h (Paris) l’émission de Francis Laloupo consacré à la grève de la faim des femmes djiboutiennes et à la situatiion des Droits de l’Homme à Djibouti dans le contexte actuel.

Mardi 29 mars, Francis Laloupo a invité Aïcha Daballeh et Jean-Loup Schaal dans son émission de 18 à 19h (Paris) pour évoquer la grève de la faim que 10 djiboutiennes ont commencé le 26 mars à Arcueil, près de Paris et comprendre leurs motivations et leurs attentes pour que cessent ces pratiques courantes dans le Nord de Djibouti et l’impunité totale pour les criminels.

Plus largement, l’èmission fera un tour d’horizon sur la situation des Droits de l’Homme à Djibouti dans le contexte actuel, après le massacre de Bouldhouqo et les nombreux emprisonnements d’opposants.

26/03/2016 (Brève701) 1er jour : grève de la faim de 10 femmes djiboutiennes à Arcueil, près de Paris, pour dénoncer les viols impunis commis dans le Nord par l’Armée et toutes les violations des Droits de l’Homme.Video

Femmes solidaireset Comité des Femmes Djiboutiennes
contre les Viols et l’Impunité (COFEDVI).

COMMUNIQUE
Contre les viols par l’armée djiboutienne et l’impunité
Grève de la faim de 10 femmes Djiboutiennes