14/11/1999 – Le versement effectif du prêt du FMI est soumis à plusieurs conditions (LOI)

« Hormis une première tranche de 3,8 millions $, le déblocage par le Fonds monétaire international (FMI) du reste du crédit de 26,5 millions $ sur trois ans récemment accordé à Djibouti est conditionné au respect des engagements djiboutiens en matière de réformes financières et économiques pour la période 1999-2002… « .

Révision du système de taxation,

Limitation des exemptions au titre des investissements,

Achèvement du programme de démobilisation qui a pris du retard,

Paiement des arriérés : salaires et fournisseurs,

Apurement du système bancaire,

Rééchelonnement de la dette envers les créanciers du Club de Paris….
d’État Une loi sur la privatisation et un nouveau code du travail devront être adoptés à l’Assemblée nationale, avant juin 2000. Enfin, après une étude sur l’avenir du Chemin de fer djibouto-éthiopien (CDE), Djibouti devra s’entendre avec l’Éthiopie pour décider la privatisation du CDE ou la remise de sa gestion en concession à une société privée.

01/11/1999 – Des Officiers mécontents ? (LOI)

En écho à la publication
du Communiqué
du Collectif des officiers libres

dans nos colonnes,
nous présentons des extraits

de l’analyse qui est parue
dans La Lettre de l’Océan Indien

« Une prise de position d’un mystérieux « collectif des officiers libres » circule clandestinement à Djibouti depuis quelques semaines….

….De manière anonyme, il critique des instructions gouvernementales jugées « à la limite de la légalité », évoque un malaise dans l’armée du fait d’un « dérèglement total de l’éthique militaire » et juge que « l’épine dorsale est désormais touchée ».

Par sa facture, il tranche avec les prises de position véhémentes de l’opposition civile djiboutienne ou les proclamations de la guérilla Afar du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD).

Son style, tout comme sa référence à « l’épine dorsale » de la nation (notion consacrée pour désigner l’ethnie dominante Issa), porte à croire qu’il émane effectivement d’un ou de plusieurs officiers djiboutiens, Issa et éduqués, mécontents des relations entre le pouvoir et l’armée…… »

Suite de l’article et informations complémentaires disponibles sur le site de LOI ( 15 FF)
(LA LETTRE DE L’OCÉAN INDIEN n°876 du 23/10/99)

01/11/1999 – UN CAPORAL-CHEF DÉSERTE AVEC UNE VEDETTE (LOI).

Le caporal chef Djama (Issa/Mamassan) a déserté le 15 octobre, en emportant une vedette de la marine djiboutienne. Il se serait rendu à Assab (Erythrée). (Source LOI)

Cette information survient après :

la publication du Communiqué du Collectif des Officiers libres,

la condamnation du Général Ali Meidal WAIS, ancien Chef d’Etat-Major et de plusieurs officiers de l’ADN,
la destruction d’un hélicoptère par le FRUD.

Elle pourrait confirmer l’existence d’un malaise grave au sein de l’Armée Nationale Djiboutienne – AND.

La question se pose de savoir comment le régime va remplacer les armes perdues :

en faisant appel à l’Éthiopie. qui envoie déjà des Troupes et du Matériel sur le territoire djiboutien ?

en détournant les fonds alloués par le FMI pour d’autres priorités … ?

17/10/1999 – Le chef d’état-major des armées françaises se rendra à Djibouti du 17 au 19 octobre.

Le chef d’état-major des armées françaises se rendra à Djibouti du 17 au 19 octobre.

Le général Jean-Pierre Kelche y rencontrera le président Ismaël Omar Guelleh avec lequel il a déjà eu l’occasion de s’entretenir lors du voyage officiel de celui-ci à Paris, il y a plusieurs mois.

Né en 1942 et ancien élève de Saint-Cyr, Jean-Pierre Kelche a servi en Côte d’Ivoire et à Djibouti où il a commandé en 1985, avec le grade de colonel, le 5ème régiment interarmes d’outre-mer (RIAOM).

Après divers postes à l’état-major à Paris, il avait été promu général de division et désigné chef du cabinet militaire de l’ex-premier ministre Alain Juppé, en septembre 1995.

(source LOI)