19/11/1999 – Sommet des chefs d’État de l’IGAD à Djibouti le 25 novembre. (AFP)

« Un sommet des chefs d’État de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) se réunira du 25 au 27 novembre à Djibouti, notamment pour examiner la situation en Somalie, a-t-on appris vendredi de source officielle djiboutienne. …. « 

19/11/1999 – UNE DÉLÉGATION DE REPRÉSENTANTS D’ASSOCIATION DES D.H. REÇUE AU MINISTÈRE DE LA COOPÉRATION (Source LA LETTRE DE L’OCÉAN INDIEN n°879 du 13/11/99 et ARDHD).

« Une délégation de représentants d’associations françaises de défense des droits de l’homme à Djibouti a été reçue, le 8 novembre, par Jean-Michel Thornary, le directeur adjoint du cabinet du ministre délégué à la Coopération, Charles Josselin, pour débattre de la situation de la quarantaine de prisonniers politiques djiboutiens.

A cette occasion, il leur a été remis une copie du rapport de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) rédigé suite à une mission à Djibouti en mai (LOI n°856). Ce rapport confirme les mauvais traitements dont ont été l’objet les prisonniers djiboutiens, mais sans leur reconnaître le statut de prisonnier politique. Les associations françaises ont insisté auprès de leurs interlocuteurs pour que le respect des droits de l’homme fasse partie des exigences de la France lors de la commission mixte franco-djiboutienne prévue à Paris le mois prochain, dans le but de définir les axes de la coopération entre les deux pays pour les cinq ans à venir.

Thornary a affirmé que tout avocat français pourrait désormais plaider à Djibouti à l’exception toutefois de Arnaud Montebourg et Roger-Vincent Calatayud, à la venue desquels les autorités djiboutiennes mettent toujours leur veto.

Néanmoins, il a dissuadé les associations de chercher à envoyer trop tôt des avocats français à Djibouti pour suivre les dossiers des détenus politiques en attente de jugement, comme elles en avaient l’intention.

La condamnation de Djibouti par le Parlement européen, le 6 mai 1999, a également été évoquée, mais celle-ci n’ayant pas été assortie des sanctions prévues par la Convention de Lomé, Paris ne voit pas de raisons d’en faire plus que Bruxelles. …. »

14/11/1999 – L’International Republican Institute (IRI), s’apprête à s’engager à Djibouti. (LOI)

L’International Republican Institute (IRI), s’apprête à s’engager à Djibouti.

« L’une des responsables de l’IRI pour l’Afrique, Kimberly Mahling Clark, vient en effet d’effectuer un voyage à Djibouti en compagnie de la responsable de la Somalie au département d’État américain, Arlene Ferrill (LOI n°874). …

….Les éventuels projets djiboutiens d’IRI seront soutenus par le département d’État: le Bureau chargé de la protection des droits de l’homme au sein de la diplomatie américaine a prévu d’allouer 350 000 $ à des organisations américaines qui s’engageraient à Djibouti. L’argent sera distribué par l’US Agency for International Development (USAID).

Spécialisé dans la surveillance d’élections et le soutien aux partis politiques étrangers, l’IRI pourrait s’engager dans une coopération avec le Parlement de Djibouti et les deux formations de la coalition gouvernementale RPP/FRUD qui y sont représentées… « 

14/11/1999 – Le versement effectif du prêt du FMI est soumis à plusieurs conditions (LOI)

« Hormis une première tranche de 3,8 millions $, le déblocage par le Fonds monétaire international (FMI) du reste du crédit de 26,5 millions $ sur trois ans récemment accordé à Djibouti est conditionné au respect des engagements djiboutiens en matière de réformes financières et économiques pour la période 1999-2002… « .

Révision du système de taxation,

Limitation des exemptions au titre des investissements,

Achèvement du programme de démobilisation qui a pris du retard,

Paiement des arriérés : salaires et fournisseurs,

Apurement du système bancaire,

Rééchelonnement de la dette envers les créanciers du Club de Paris….
d’État Une loi sur la privatisation et un nouveau code du travail devront être adoptés à l’Assemblée nationale, avant juin 2000. Enfin, après une étude sur l’avenir du Chemin de fer djibouto-éthiopien (CDE), Djibouti devra s’entendre avec l’Éthiopie pour décider la privatisation du CDE ou la remise de sa gestion en concession à une société privée.

01/11/1999 – Des Officiers mécontents ? (LOI)

En écho à la publication
du Communiqué
du Collectif des officiers libres

dans nos colonnes,
nous présentons des extraits

de l’analyse qui est parue
dans La Lettre de l’Océan Indien

« Une prise de position d’un mystérieux « collectif des officiers libres » circule clandestinement à Djibouti depuis quelques semaines….

….De manière anonyme, il critique des instructions gouvernementales jugées « à la limite de la légalité », évoque un malaise dans l’armée du fait d’un « dérèglement total de l’éthique militaire » et juge que « l’épine dorsale est désormais touchée ».

Par sa facture, il tranche avec les prises de position véhémentes de l’opposition civile djiboutienne ou les proclamations de la guérilla Afar du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie (FRUD).

Son style, tout comme sa référence à « l’épine dorsale » de la nation (notion consacrée pour désigner l’ethnie dominante Issa), porte à croire qu’il émane effectivement d’un ou de plusieurs officiers djiboutiens, Issa et éduqués, mécontents des relations entre le pouvoir et l’armée…… »

Suite de l’article et informations complémentaires disponibles sur le site de LOI ( 15 FF)
(LA LETTRE DE L’OCÉAN INDIEN n°876 du 23/10/99)

01/11/1999 – UN CAPORAL-CHEF DÉSERTE AVEC UNE VEDETTE (LOI).

Le caporal chef Djama (Issa/Mamassan) a déserté le 15 octobre, en emportant une vedette de la marine djiboutienne. Il se serait rendu à Assab (Erythrée). (Source LOI)

Cette information survient après :

la publication du Communiqué du Collectif des Officiers libres,

la condamnation du Général Ali Meidal WAIS, ancien Chef d’Etat-Major et de plusieurs officiers de l’ADN,
la destruction d’un hélicoptère par le FRUD.

Elle pourrait confirmer l’existence d’un malaise grave au sein de l’Armée Nationale Djiboutienne – AND.

La question se pose de savoir comment le régime va remplacer les armes perdues :

en faisant appel à l’Éthiopie. qui envoie déjà des Troupes et du Matériel sur le territoire djiboutien ?

en détournant les fonds alloués par le FMI pour d’autres priorités … ?

27/10/1999 – Entretien du Général Kelche, Chef d’état-major des Armées françaises avec Christophe Boisbouvier sur RFI le 21/10

RADIO France INTERNATIONAL – RFI –

Le jeudi 21 octobre 1999

Entretien de M. Kelche,
Chef d’état-major des Armées françaises

avec Christophe Boisbouvier

Christophe Boisbouvier : Vous êtes le chef d’état-major des Armées françaises. Le gouvernement djiboutien affirme que l’Érythrée soutient les rebelles du FRUD. Est-ce que vous avez des informations qui vont dans le même sens ?

Général Kelche : nous n’avons pas de présence dans la zone la plus difficile, celle qui fait l’objet de minages, voire même d’affrontements comme en juillet dernier à Medeho. Nous n’avons pas d’information directe. Il est clair, effectivement, que les Djiboutiens disent que le FRUD reçoit un soutien érythréen.

Ch. B : alors est-ce que vous avez des informations qui vont dans le même sens ?

G. K. : Je ne peux pas faire d’état d’information directe française sur ce point.

Ch. B : Est-ce que vous ne craignez pas d’être entraînés dans une intervention militaire interne à Djibouti dans un conflit entre le gouvernement et le FRUD ?

G. K. : Ceci est hors de question. Nous n’interviendrons pas dans un problème interne de la république de Djibouti. Et nos amis djiboutiens en sont d’ailleurs parfaitement conscients et d’accord.

Ch. B : alors vous savez comme moi que Djibouti a choisi son camp dans cette guerre Ethiopie-Erythrée. Elle a choisi l’Éthiopie et elle a rompu avec l’Érythrée. Est-ce que ce choix djiboutien ne vous met pas en porte-à-faux dans ce conflit Erythrée-Ethiopie ?

G. K. : Djibouti n’est pas engagé dans le conflit à côté de l’Éthiopie. Et nous n’encourageons pas du tout la république de Djibouti à s’engager dans ce sens. Il est certain que les facilités portuaires de Djibouti ont toujours été utilisées par l’Éthiopie et continuent de l’être. Cela ne fait pour autant de la république de Djibouti une partie prenante au conflit.

Ch. B : Quelle précaution prenez-vous, c’est bien faire comprendre aux pays qui entourent Djibouti que nous sommes solidaires des Djiboutiens en ce qui concerne l’intégrité de leur territoire. Donc, nous mettons en garde les pays voisins en disant : vous ne pouvez pas utiliser le territoire de Djibouti pour mener vos conflits.

23/10/1999 – Une équipe d’une chaîne de télévision française expulsée de Djibouti.

Une équipe de reportage de la chaîne de télévision française publique France 2, a été expulsée vendredi soir de Djibouti pour avoir notamment cherché à « ternir l’image » du pays, a-t-on appris samedi de source officielle.

Vendredi, un communiqué de France 2 publié à Paris avait indiqué que son équipe, en reportage à Djibouti, avait « été fermement invitée à quitter le territoire » et les cassettes du tournage saisies par les autorités.

L’équipe de reportage, formée du journaliste Eric Monier et du caméraman Roger Motte, a été expulsée pour avoir « orchestré une campagne de désinformation visant à ternir l’image de Djibouti et porté atteinte aux relations entre les gouvernements français et djiboutien », a annoncé le ministère djiboutien de la Communication dans un communiqué.

France 2 a affirmé que l’objet du reportage, l’utilisation des fonds apportés par la France pour le port de Djibouti, « avait été clairement porté à la connaissance des autorités ».

Selon les indications d’un responsable djiboutien, l’équipe voulait en fait, sous couvert de ce reportage, évoquer les détournements de fonds et gaspillages de deniers publics français à Djibouti.


Le communiqué du ministère de la Communication juge le reportage de France 2 « éminemment tendancieux ».


MM. Monier et Motte s’apprêtaient, selon les autorités, à « lancer une campagne de dénigrement, fondant l’essentiel de leur argumentation sur les interventions d’opposants politiques ».

Une lettre d’un de ces derniers aurait d’ailleurs été trouvée en possession des journalistes français.


Eric Monier et Roger Motte forment l’équipe de France 2 basée à Abidjan en Côte d’Ivoire. Ils ont pu séjourner du 17 au 22 octobre à Djibouti avant leur expulsion.

Vendredi soir à Paris, France 2 avait protesté contre cette mesure, et exigé la restitution du matériel saisi.

(Source AFP)