17/06/2015 (Brève 467) L’UDDESC, sous la signature de son secrétaire général Hassan Cher Hared nous adresse un rapport précis sur la situation des syndicats et de travailleurs à Djibouti et sur les manoeuvres inadmissibles et éhontées à la conférence de l’OIT de l’Ambassadeur de Djibouti en Suisse et du ministre djiboutien du travail.

Nous conseillons à toutes les lectrices et à tous les lecteurs d’en prendre connaissance, car la précision avec laquelle le secrétaire de l’UDDESC décrit la situation est remarquable… Même si elle est alarmante sur l’évolution dictatoriale du régime.

La conclusion est explicite : « Ismaël Omar Guelleh, président de Djibouti, est l’unique personne à décider du blocage ou déblocage de la situation syndicale à Djibouti, mais tous les contacts et informations reçus démontrent qu’il n’est nullement disposé à traiter ce dossier. »

Le document au format Pdf est accessible en téléchargement sur notre site : lien : https://www.ardhd.org/uddesc/rapport-2013-2015.pdf

05/11/2012 (Bréve 045) La tête de la chanteuse Nimo Djama mise à prix pour 3 Mil de US$ par le régime dictatorial et sanguinaire de Guelleh ? (Article publié sur le site de l’UDDESC, sous la signature d’Hassan Cher)

Lien avec l’article http://www.uddesc.org/?p=108

Selon un article publié sur le site de l’UDDESC, le régime de Guelleh a mis à prix la tête de la chanteuse Nimo Djama, au motif qu’elle lui tient « tête » justement et qu’elle choisit des chansons qui ne sont pas, loin s’en faut, à la gloire du régime actuel et surtout de la famille princière de pacotilles ! Elle s’attache particulièrement à railler la Paulette et ses défauts naturels (sic) …

C’est ainsi que l’on apprend que Guelleh aurait déposé la somme de TROIS MILLIONS de US $ auprès de la compagnie somalienne de transfert de fonds DAHABSHIL, pour récompenser celle ou celui qui éliminerait physiquement la chanteuse … Le Gouvernement canadien aurait pris la menace au sérieux et accepté d’instruire la plainte déposée par Nimo Djama, puis il lui aurait accordé une protection spécifique.

Une nouvelle publicité pour la dictature djiboutienne, mais probablement pas celle dont elle aurait besoin pour attendrir le coeur des bailleurs de fonds occidentaux. En arrivant à cette extrémité, IOG prouve que la déliquescence de son régime s’accélère. Il risque de commettre bientôt l’irréparable … le pas de trop qui lui sera fatal.

Mais ce n’est pas tout, car il y aurait effectivement une liste rouge des personnes sous le coup de la vindicte hargneuse du couple de pacotilles et de ses plus proches alliés : Hassan Saïd, le chef de la sécurité (propriétaire comme par hasard de la société DAHABSHIL – comme c’est étrange !) et l’inénarable beauf’ Mahamoud Haid, caissier chef de la banque nationale.

Il n’est pas impossible que nous recevions des informations complémentaires sur cette liste rouge …. et sur les noms qui figurent …

04/05/11 (B602) L’UDDESC dépose une plainte devant la Commission des Droits de l’Homme des Nations unies dans le cadre de la procédure d’urgence prévue par les textes, pour faire libérer les détenus politiques à Djibouti et faire reconnaître les tortures et mauvais traitements qui leur ont été infligés. L’ARDHD soutient l’action de l’UDDESC.

L’UDDESC vient de nous informer du dépôt officiel de sa plainte devant la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU. Le dossier est signé par le secrétaire général de l’UDDESC, Hassan Cher Hared.

Téléchargement du dossier : nous le mettons à disposition des internautes qui souhaiteront le télécharger, l’ensemble du dossier (Zippé) :
lien de téléchargement

Reproduction de la plainte :

10/02/11 (B590-B) UDDESC – Communiqué de soutien à Jean-Paul Noël Abdi, pour dénoncer son arrestation et sa mise en dépôt à Gabode.

COMMUNIQUE

Nous avions appris le mercredi 09 février 2011 l’arrestation du doyen des défenseurs des droits humaines à Djibouti, en l’occurrence monsieur Jean Paul Abdi Noël, président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humaines.

Il fut arrêté à son domicile vers 14h par la gendarmerie et conduit à la brigade nord de la capitale. Comme à l’accoutumé, après avoir subi une batterie d’interrogatoire préparée sous les ordres de Ismaël Omar Guelleh, président de la république de Djibouti, les hommes en uniformes l’ont traduit devant l’appareil judiciaire au environ de 17 h.

Les jugements et les décisions de la justice étant dictés par la haute magistrature du pays, ils reçoivent à 22 h l’ordre de placer monsieur Jean Paul Abdi Noël à la prison centrale de Djibouti, Gabode, sous un mandat de dépôt.

La seule et unique accusation avancée par l’appareil judiciaire, pour l’instant, est instigateur des manifestations populaires contre le régime qui ont lieu ses derniers temps à Djibouti. Un proverbe somalien dit: « Niin la doni dudo kuma jiro », ce qui signifie en française (on invente du tort à celui qu’on veut se débarrasser).

L’UDDESC recommande à Ismaël Omar Guelleh, président de la république de Djibouti, la libération immédiate et sans condition messieurs Jean Paul Abdi Noël, Farah Abadid et tout autre personne détenu arbitrairement dont leur seule faute est d’avoir œuvrer pour la promotion des droits de l’homme et la démocratie.

D’autre part, l’UDDESC rappelle que tout individu qui porte et portera atteinte à l’intégrité physique et morale ainsi qu’aux biens et droits des djiboutiens en général et des défenseurs des droits humains en particuliers seront notés dans la liste des hommes de la terreur.

Vive la république de Djibouti !
Vive l’état de droit !

Secrétaire général de l’UDDESC
Hassan Cher Hared

20/10/10 (B574) Message d’Hassan Cher au nom de l’UDDESC qui apporte son soutien à Jean-Paul Noël Abdi, victime de fausse rumeur diffusée sur Djibnet.

Les intox publiées sur l’assassinat ou la disparition de Jean Paul Abdi Noel ne sont pas les faits du hasard, accidentel commis par des jeunes en manquent d’occupation, mais plutôt l’œuvre d’un groupe bien connu pour l’exécution des sales besognes à Djibouti.

Cette rumeur était n’avait qu’un objectif, celui de tester la popularité de Jean Paul Abdi Noel.

Je rappelle que toute atteinte contre l’intégrité physique ou morale de Jean Paul Abdi Noel n’aurait, pour seul et unique responsable, que la personne d’IOG.

Hassan Cher,
UDDESC

07/03/10 (B541) Communiqué de l’UDDESC pour dénoncer le projet de violation de la constitution par Ismaël Omar Guelleh

République de Djibouti – Réf : 002C/AN10 – Suisse, le 04/03/2010

COMMUNIQUE

La première décision officielle de la modification illégale et anti-démocratique de la constitution
nationale Djiboutienne a lieu publiquement le mercredi 03 février 2010 au cours du congrès du parti
politique, Rassemblement Populaire pour le Progrès.

Au pouvoir depuis l’accession à l’indépendance
de la république de Djibouti.
Monsieur Ismaël Omar Guelleh, président de la république, président du parti au pouvoir, premier
magistrat de la justice, chef de l’armée, chef du gouvernement et ainsi de suite, a tenu au cours de
son intervention les propos suivants : «… la constitution ne me permet pas d’instaurer un royaume,
de brader le territoire Djiboutien, d’interdire le multipartisme à Djibouti mais par contre il m’est
possible de la retoucher.

J’invite sur le terrain de jeux à ceux qui ne font que gazouiller dans leurs
coins … »

Sur cet extrait nous pouvons lire en premier lieu que Ismaël Omar Guelleh a officiellement confirmé
sa détermination de modifier la constitution nationale afin de rester au pouvoir au détriment des
principes démocratiques et du souhait des Djiboutiens.

D’ailleurs tout le monde sait qu’il n’existe pas un article ou des lois permettant à un président d’un état
de transformer pour ses intérêts personnelles les lois nationales. Ce qui est contradictoire aux
instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux.
Et en deuxième lieu il nous fait savoir indirectement la future politique de son troisième mandat.

Un
proverbe somalien dit : « Doqon garab dhig hadii u garanwaayona gosha ugali.» Ce qui signifie en
français (un idiot, tu lui tire sur les ailes et s’il ne réagit pas tu l’achèves).

Il est tout à fait clair que les partis politiques (oppositions et inféodés) n’auront plus droits de cités à
Djibouti, qu’il y’aura à la tête du pays un royaume familiale mais l’expression « bradage du territoire
Djiboutien » reste un point d’interrogation.

De ce fait, l’UDDESC appel à tous les organisations, les partis politiques et toute personne influente
ou opposée à cette nouvelle mascarade anticonstitutionnelle de se retrouver à une table pour
mettre en place des démarches concertées.

L’UDDESC, s’engage de son coté à instruire des plaintes et des dénonciations devant les institutions
régionales et internationales.

Non à une falsification de la constitution nationale.

Non à une régression économique, politique et sociale.

Non à la mascarade anti-démocratique.

11/08/08 (B460) UDDESC / Communiqué sur le décret présidentiel controversé portant la dissolution du MRD.

COMMUNIQUE

Des informations publiées sur le site web de l’Agence Djiboutienne d’Information et du site web de la présidence de la république de Djibouti laissent entendre que, sur décret présidentiel daté du 09 juillet 2008, le parti politique de l’opposition dénommé « Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement» est dissous.

Pour prononcer la dissolution, le décret présidentiel avance comme raison l’invitation du Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement au Chef de l’Etat Erythréen à envahir la République de Djibouti et à porter ainsi atteinte à l’Indépendance Nationale, à l’intégrité du territoire et à la sûreté de l’Etat.

C’est une accusation pitre et qui met au grand jour, une fois de plus, l’abjection dont le régime djiboutien est devenu maître et sa gaucherie à pouvoir produire une mascarade digeste.

Le plus drôle aussi est la loi dont le décret présidentiel se réfère afin de donner une légitimité à la décision sans oublier que cette loi n°1/AN/92/2 e L relative aux partis politiques est la confirmation de la mise à terme définitive à Djibouti des mots : droits, libertés, justices, démocratie, etc. (se référer au rapport sur les droits à la liberté d’opinion et d’expression de janvier 2007).

Autre point intéressant de cette sentence controversée, c’est le président d’un parti politique, Rassemblement Populaire pour le Progrès, qui se décide sur la dissolution d’un autre parti politique légalement constitué.

En effet, celle-ci est une violation patente des plusieurs instruments juridiques internationaux, régionaux et nationaux. Mais, c’est aussi un point positif pour le peuple djiboutien parce qu’ils ont une preuve de plus et de taille pour démontrer aux instances internationales et régionales l’état de la démocratie et des droits de l’homme dans leur pays.

Secrétaire général de l’UDDESC
HASSAN CHER HARED

06/12/07 (B424) Communique de l’UDDESC au sujet du nouveau projet de Loi organique relative aux élections discriminatoires.

Union Djiboutienne pour les Droits Economiques,
Sociaux et Culturels & Civils et Politiques
UDDESC

Quartier 4 – B.P: 2767 –
E-mail : uddesc@yahoo.fr – Web site: www.uddesc.org
République de Djibouti

A l’approche des élections législatives du janvier 2008 nous sommes dans un univers où le groupe
au pouvoir « UMP » défende son acquis et l’opposition unifiée « UAD » dénonce le mode du
scrutin majoritaire.

En réalité ce mode du scrutin en est un comme tout autre mais son inconvénient est qu’il met en mauvais posture la démocratie et devient un obstacle aux droits d’opinion.

Plus grave encore au 23ème conseil des ministres du 27 novembre 2007, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation a soumis un projet de loi rectificatif portant sur la loi organique relative aux élections qui réaffirme et qualifie d’illégale la candidature, aux élections législatives, d’un citoyen Djiboutien propriétaire d’une seconde nationalité.

il n’existe pas à Djibouti des raisons qui pourraient motiver une telle restriction donc ce n’est qu’une décision à caractère politique discriminatoire initié pour priver une grande majorité des citoyens Djiboutiens leurs droits civiles et politiques.

Cette loi fait planer sur Djibouti une situation comparable à celle qui a prévalu en Cote d’Ivoire les dix dernières années.


Et contrevient aux instruments juridiques suivants :

– Les articles 1-19 et 21 de la déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par l’assemblée générale de l’ONU dans sa résolution 217 A (III) du 10 décembre 1948;

– Les articles 2 et 13 de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples adoptée le 26 juin 1981 par la conférence des états et de gouvernement africaines ;

– Les articles 2-25-26 et 46 du pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté à l’assemblée générale de l’ONU dans sa résolution 2200A (XXI) du 16 décembre 1966 ;

– Les articles 2-4 et 33 de la charte arabe des droits de l’homme adoptée le 14 septembre
1994 par la ligue des états arabe.

Ainsi, l’UDDESC recommande au gouvernement djiboutien d’abroge cette loi dans le cas contraire
elle sera contraint d’engager des recours devant la commission africaine des droits de l’homme et
des peuples, le conseil des droits de l’homme arabe et celui de l’ONU.

Secrétaire général de l’UDDESC
M. HASSAN CHER HARED