03/01/09 (B481) XINHUA / Un représentant de l’ONU dénonce les assassinats d’éminents somaliens.

Le haut représentant des Nations-unies en Somalie a dénoncé vendredi les récentes tueries de plusieurs éminents Somaliens et a fortement recommandé aux autorités de la nation de la corne de l’Afrique d’affronter l’impunité.

Ahmedou Ould-Abdallah, représentant spécial des Nations-Unies en Somalie, a affirmé dans une déclaration que le peuple somalien ne devrait pas tolérer un « mépris effronté » du droit international.

« C’est un mépris effronté du droit international et cela ne devrait plus être toléré par le peuple somalien », a indiqué Ould- Abdallah dans une déclaration publiée à Nairobi.

« C’est avec une grande tristesse que j’ai appris les massacres apparemment délibérés d’éminents Somaliens dévoués à la promotion de la réconciliation dans leur nation », a-t-il souligné.

Un membre de la Commission nationale de réconciliation Abdullahi Abdi Egaal et Hassan Mayow Hassan de la radio Shabelle ont été tués dans des incidents séparés jeudi pendant que le vice- ministre de la Réconciliation Ismaïl Hassan Timir a été abattu le 27 décembre 2008.

« J’invite les autorités actuelles à mener des enquêtes sur ces crimes inacceptables. Tous les auteurs devraient être traduits en justice selon la loi. Ils ne doivent pas être autorisés à perpétuer l’anarchie du pays », a-t-il déclaré.

02/01/09 (B480) XINHUA / Somalie : un nouveau président sera désigné dans le délai prévu.

rc;le de chef d’Etat après la démission du président Abdullahi Yusuf Ahmed, a promis jeudi d’organiser l’élection d’un nouveau président dans le délai de 30 jours conformément à la charte fédéral de transition.

M. Madoobe, qui s’exprimait au Parlement à Baidoa, dans le sud de la Somalie, a affirmé qu’une commission serait mise en place pour organiser l’élection "au plus tôt possibile".

Il a demandé aux députés qui ne sont pas à Baidoa de retourner à la ville d’ici sept jours pour participer à la sélection d’une nouveau président du pays.

Aux termes de la charte fédérale, l’élection du président du pays demande la présence des deux tiers des parlementaires.

Il a aussi appelé les Nations Unies à envoyer une force de maintien de la paix en Somalie en remplacement des troupes éthiopiennes, qui vont quitter le pays durant la première semaine de janvier.

Les parlementaires somaliens sont nommés par leurs clans respectifs ou les leaders de leurs factions lors de la formation du Parlement actuel en 2004.

De nombreux parlementaires se trouvent soit dans d’autres régions de la Somalie, soit à l’étranger.

M. Maddoobe a promis de renforcer la sécurité à Baidoa, où un député a été tué par des hommes armés.

02/01/09 (B481) XINHUA / Somalie : un attentat à la bombe fait dix morts à Mogadiscio.

Un attentat à la bombe posée à proximité d’une base des troupes éthiopiennes dans le sud de Mogadiscio a fait vendredi dix morts, dont deux soldats éthiopiens et plusieurs blessés, a-t-on appris de médias locaux et d’un témoin.

Les soldats éthiopiens ont péri dans l’explosion de la bombe survenue quand leurs troupes effectuaient des examens de routine pour enlever des engins explosifs dissimulés au bord des routes près de leur base, située dans la zone K4, dans le sud de la capitale somalienne.

Jusqu’à présent, aucun groupe n’a revendiqué l’attentat. Ni les responsables du gouvernement somalien ni les commandants de l’armée éthiopienne stationnée en Somalie n’ont commenté l’incident.

L’attentat intervient alors que les troupes éthiopiennes se préparent à se retirer, durant la première semaine du mois courant, du pays de la corne de l’Afrique, toujours en proie à la guerre.

Les troupes éthiopiennes ont construit des bases le long de l’artère reliant Mogadiscio à Baidoa, une ville méridionale, qui abrite le Parlement somalien.

Cette artère constitue une possible route de rentrée pour les troupes éthiopiennes, déployées en Somalie depuis fin 2006, ayant pour mission d’aider les forces du gouvernement de transition somalien à déloger l’administration islamiste qui contrôle une bonne partie du centre-sud du pays.

13/12/08 (B478) XINHUA Corne de l’Afriqe : 20 millions d’habitants menacés de famine.

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a lancé jeudi à Genève dans un rapport un appel d’urgence de près de 113 millions de francs suisses afin de répondre aux besoins les plus pressants de plus de 2,2 millions d’habitants de la Corne de l’Afrique plongée menacés de la famine.

L’explosion des prix des produits alimentaires qui s’ajoute à une sécheresse persistante a plongé la région dans ce désastre. La gravité de la situation a incité la Fédération internationale à lancer cet appel qui vise à atténuer les souffrances de populations menacées de famine à Djibouti, en Somalie, au Kenya, et,surtout, en Ethiopie, où près de un million de personnes sont au bord du gouffre.

Selon Roger Bracke, qui a dirigé l’équipe d’experts chargés de la rédaction du rapport et qui vient d’achever une mission d’enquête approfondie de deux mois dans les pays affectés, cette crise présente des caractéristiques inédites.

« Pour la première fois dans ce type de situation, nous sommes confrontés à des facteurs externes comme l’escalade des prix des produits alimentaires et pétroliers qui jouent un rôle de détonateurs », explique-t-il.

Le rapport de la Fédération internationale note que de vastes parties de la région sont frappées par une crise humanitaire exceptionnelle et qu’une aide alimentaire s’impose de toute urgence si l’on veut éviter une véritable famine dans les mois à venir. Selon l’organisation, près de 20 millions d’individus sont engagés dans une lutte pour la survie à cause des effets combinés de la sécheresse, des conflits, des déplacements de populations et de la misère chronique.

Le rapport souligne également que la fréquence, la gravité et la durée des sécheresses n’ont cessé d’augmenter au cours des deux dernières décennies dans la Corne de l’Afrique, une évolution imputable en bonne partie au changement climatique. Les conséquences sur la production alimentaire ont évidemment été spectaculaires.

Totalement dépassés par l’ampleur de la crise et extrêmement anxieux pour le proche avenir, les gouvernements de la Corne de l’Afrique ont appelé la Fédération internationale et son réseau de Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à mobiliser une aide alimentaire et à redoubler d’efforts en vue de promouvoir une véritable sécurité alimentaire dans la région.

03/12/08 (B476-B) XINHUA : L’UA condamne l’assassinat d’un soldat burundais de l’AMISOM.

L’Union africaine (UA) a condamné mardi les attaques sur les force de paix de l’UA en Somalie (AMISOM) qui ont coûté la vie à un soldat burundais.

Dans une déclaration publiée à Nairobi, le représentant spécial du président de la commission de l’Union africaine, Nicolas Bwakira, a qualifié d’honteux cet assassinat des soldats de l’AMISOM qui sont en mission de maintien de paix humanitaire en Somalie.

"L’Union africaine condamne fermement l’attaque malveillante de la nuit de lundi qui a coûté la vie à un soldat burundais de l’AMISOM", a indiqué M. Bwakira.

Il a estimé que la mission de l’organisme africain dans la nation ravagée par la guerre est déterminée à rester calme et à se consacrer à son rôle malgré les provocations constantes mises en oeuvre par "les forces hostiles à la paix pour faire dérailler le processus de paix en cours".

L’Ouganda est le premier pays à envoyer les troupes à l’AMISOM en mars 2007 et le Burundi a suivi en 2008, mais la force est encore très loin des 8.000 soldats initialement annoncés par l’Union africaine.

Les soldats de la paix de l’UA luttent pour apporter un changement en Somalie, où ils sont visés par les insurgés islamistes cherchant à reprendre le pouvoir des mains des forces gouvernementales.

23/11/08 (B475) XINHUA : Somalie : le PAM reprend ses opérations après les attentats à Hargeisa.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé vendredi avoir repris ses opérations dans la république autoproclamée du Somaliland, dans le nord de la Somalie.

Les opérations humanitaires du PAM avaient été suspendues à la suite des attentats qui ont frappé le 29 octobre la ville d’Hargeisa, dont le site du Programme des Nations Unies pour le dé veloppement (PNUD).

Au cours de la semaine passée, le PAM a distribué au total 522 tonnes de nourriture, soit 45% des distributions prévues pour novembre, à travers divers projets dans la région, a indiqué le PAM dans un communiqué.

En ce qui concerne l’ensemble de la Somalie, le PAM a indiqué avoir distribué 19.900 tonnes de produits de base dans le centre- sud du pays au cours des deux premières semaines de novembre.

En novembre, le PAM a prévu de distribuer 39.000 tonnes de nourriture à 2,3 millions de personnes en Somalie.

22/11/08 (B475) XINHUA : Violent combat à Mogadiscio : 20 morts et 15 blessés

De violents combats ont opposé les forces gouvernementales aux insurgés, vendredi à Mogadiscio, faisant 20 morts et 15 blessés, selon la police et des témoins.

Dans un accrochage entre l’armée gouvernemantale et les insurgés lourdement armés qui ont attaqué la résidence d’un officiel gouvernemental, 15 personnes ont été tuées, ont affirmé les témoins.

Selon le porte-parole de police, le colonel Abdulahi Hassan Barise, les morts étaient les insurgés.

Il a déclaré que les forces gouvernementales avaient perdu deux hommes dans ce combat de deux heures.

Trois civils ont trouvé la mort dans un conflit entre les troupes éthiopiennes et les insurgés, dans le nord-est de Mogadiscio.

L’escalade des conflits intervient au moment où les troupes éthiopiennes pourraient se retirer de certaines bases dans la capitale somalienne, dans le cadre de l’application d’un accord de paix entre le gouvernement somalien et une faction de l’Alliance pour la re-libération de la Somalie (ARS), signé le mois dernier à Djibouti.

La plupart des groupes insurgés, qui contrôlent la grande partie du sud et du centre du pays, ont rejeté cet accord de cessez-le-feu et jurent de continuer les combats contre les forces gouvernementales.

18/11/08 (B474) XINHUA : Les pays arabes combattront de concert la piraterie en mer Rouge.

Les pays arabes riverains de la mer Rouge tiendront jeudi une réunion d’urgence au Caire pour coordonner leurs efforts pour combattre la piraterie, a rapporté lundi l’agence de presse égyptienne MENA.

La réunion, qui sera co-présidée par l’Egypte et le Yémen, dvrait faire des recommandations et créer un mécanisme de coopération dans la lutte contre la piraterie en mer Rouge, a affirmé le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères Hossam Zaki.

Il a souligné l’importance pour les pays arabes de joindre leurs efforts pour assurer la sécurité en mer Rouge.

Plus tôt ce mois, M. Zaki avait indiqué que le problème de la piraterie doit être éradiqué par l’élimination des causes fondamentales qui sont étroitement liées aux troubles en Somalie.

Près de 30 bateaux ont été détournés depuis le début de l’année au large de la Somalie, alors que de nombreux autres attaqués.

La plupart des attaques ont eu lieu dans le golfe d’Aden entre le Yémen et le nord de la Somalie, essentielle route menant au canal du Suez.