26/04/09 (B496) Nouvelles de Somalie … six morts dans une attaque contre le parlement à Mogadiscio (XINHUA – Chine)

Six personnes ont été tuées et quinze autres blessées, y compris des officiers de police, après que des combattants insurgés présumés eurent tiré plusieurs obus de mortiers sur le siège intérimaire du parlement somalien à Mogadiscio, a rapporté samedi la police.

“Selon nos informations, six personnes dont un officier de police sont mortes et quinze autres ont été blessées dont quatre autres officiers de police par les obus”, a précisé Yusuf Osman Dhumal, vice-directeur de la police, à l’agence Xinhua.

M. Dhumal a indiqué que huit obus de mortiers ont été tirés par des “éléments contre la paix” sur le centre des transports de la police somalienne que le parlement utilise comme siège intérimaire.

Cependant, il a ajouté que la plupart des obus de mortiers sont tombés à l’extérieur du centre où le parlement tenait session.

Aucun groupe n’a pour l’instant revendiqué cette attaque mais les “Shebab” et Hezbul Islam sont connus pour s’opposer au gouvernement somalien et ont promis de viser les forces, les officiels et les installations du gouvernement.

Cette attaque survient alors que les députés somaliens ont voté en masse en faveur du budget national présenté par le gouvernement. Le gouvernement fédéral de transition de Somalie dépend en grande partie du soutien financier de la communauté internationale, car il possède peu de revenus locaux.

Le leader de l’opposition, Cheikh Hassan Daahir Aweys, de retour jeudi d’exil d’Erythrée, s’est dit opposé à la présence des forces étrangères en Somalie, mais a prudemment accueilli favorablement l’adoption de la loi islamique dans le pays.

Il a ajouté que “la route est encore longue pour l’ établissement d’un Etat islamique” en Somalie.

11/04/09 (B494) XINHUA (Chine) Analyse: L’accord Somalie-Kenya sur la frontière maritime est un test pour le gouvernement somalien

Le mémorandum d’entente controversé signé entre les gouvernements somalien et kenyan sur la délimitation de la frontière maritime entre les deux Etats éprouvera un test pour le gouvernement et provoque un profond désaccord en Somalie déchirée par la guerre.

Les deux gouvernements ont signé la semaine dernière un mémorandum d’entente sur leur frontière maritime, mais l’accord a suscité un débat acharné et une divergeance autour de sa légalité au sein du gouvernement somalien.

Le ministre somalien de la Coopération internaitonale Abdurrahman Abdishakur Warsame a signé l’accord avec le ministre kenyan des Affaires étrangères Moses Wetangula.

Le vice-président du Parlement somalien Mohamed Omar Dalha a déclaré que l’accord n’avait pas de base légale tant qu’il ne sera pas ratifié par la législature nationale.

Peu après la diffusion d’une information sur la signature de l’accord, les groupes de l’opposition ont condamné l’accord qui, selon les deux Etats, facilitera leur présentation respective à la Commision des Nations unies sur la loi de la mer (UNCLOS), car la préparation d’une réclamation du pays pour la soumission demande une coopération de ses voisins.

Les groupes de l’opposition ont fait savoir que le gouvernement kenyan avait soumis aux Nations unies une “nouvelle démarcation de la frontière maritime” qui prend un gros morceau des eaux territoriales somaliennes, provoquant ainsi une “dispute maritime” qui, selon l’accord, ne sera pas préjudiciaire à la soumission d’une réclamation du Kenya à la Commission.

“Ce que le gouvernement kenyan veut est de profiter de l’actuelle situation en Somalie pour occuper une partie de notre territoire, mais nous la défendrons avec tout ce que nous pouvons”, a souligné Cheikh Hassan Turki, un haut responsable insurgé à Kismanyu vendredi à des habitants locaux.

Le Premier ministre somalien Abdurashid Ali Sharmerke a défendu jeudi l’accord, indiquant qu’il était nécessaire pour la préparation de la réclamation somalienne pour l’extension de la plate-forme continentale de la Somalie vue qu’une coopération entre les pays voisins est une condition préparable pour la soumission de la réclamation du pays dévasté par la guerre.

Conformément au mémorandum d’entente, les deux Etats acceptent une non-objection à l’égard des soumissions sur les limites de la plate-forme continentale sous 200 miles nautiques à la Commission sur les limites de la plate-forme continentale.

Le protocole d’accord conclu entre la Somalie et le Kenya sera un des plus grands tests auxquels fait face le nouveau gouvernement somalien depuis sa formation début cette année avec son soutien fragile au sein de la Somalie.

06/03/09 (B488) Source XINHUA : Somalie : L’UA demande au Conseil de sécurité de différer le mandat d’arrêt contre le président soudanais

L’Union africaine (UA) a indiqué jeudi qu’elle enverra une délégation à New York pour persuader le Conseil de sécurité de l’ONU de différer d’un an le mandat d’arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir.

Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a tenu une réunion d’urgence jeudi pour coordonner les mesures à la suite du mandat d’arrêt contre le président el-Béchir.

Dans un communiqué rendu public à l’issue de la rencontre, le conseil a sollicité que le président de la commission de l’UA, Jean Ping, "prenne de toute urgence toutes les mesures requises pour dépêcher une délégation de haut niveau à New York afin d’engager directement le Conseil de sécurité."

Mercredi, la Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d’arrêt contre le président soudanais el-Béchir pour crisme de guerre.

En juillet de l’année dernière, le procureur en chef de la CPI, Luis Moreno-Occampo, a accusé el-Béchir pour son rôle présumé dans ce qu’il a appelé génocide au Darfour. Il a sollicité un mandat d’arrêt contre le président soudanais.

L’Union africaine fait du lobbying depuis juillet auprès du Conseil de sécurité des Nations Unies pour retarder d’un an le mandat d’arrêt contre le président el-Béchir.

Selon la Charte de l’ONU, le Conseil de sécurité a la responsabilité première de maintien de la paix et de la sécurité dans le monde globalement et a le pouvoir de suspendre une enquête ou des poursuites judiciaires sur une affaire pour un maximum d’un an une fois, d’après l’article 16 du Stat de Rome qui a constitué le tribunal international.

16/02/09 (B486) XINHUA / Les Somaliens mettent tous leurs espoirs sur le nouveau pouvoir

Alors que le nouveau Premier ministre somalien Omar Abdirashid Ali Shermarke entame ses réunions de consultation marathons avec les leaders de groupe et chefs de clan sur la formation d’un gouvernement d’unité nationale, les Somaliens mettent tous leurs espoirs de paix sur le nouveau pouvoir somalien.

M. Shermarke, fils d’un ancien président somalien qui a fait ses études aux Etats-Unis, a été nommé Premier ministre par le président somalien Cheikh Sharif Sheikh Ahmed, parmi un certain nombre de candidats vendredi et a été massivement plébiscité samedi par le parlement somalien élargi.

La plupart des habitants de la capitale Mogadiscio accueille favorablement le choix de M. Shermarke et du nouveau président somalien qu’ils considèrent comme "du sang neuf dans la sphère politique somalienne", car les deux hommes sont âgés d’une quarantaine d’années.

"Nous sommes heureux que M. Shermarke ait été choisi, car il n’a pas participé aux violences en Somalie et a promis de réunir les gens", a déclaré Daud Mohamed, habitant de Mogadiscio.

Dans la ville de Baidoa (sud), qui a été le siège du parlement somalien avant que le mouvement islamiste radical Al-Shabbab ne la prenne d’assaut, la population espère que le nouveau pouvoir pourra se réconcilier avec le groupe rebelle, qui contrôle une grande partie des terres du sud du pays.

"Je pense qu’il (Shermarke) peut apporter des réformes, des changements et la réconciliation dans le pays et je suis sûr qu’il poursuivra la réconciliation", a déclaré à l’agence Xinhua Ali Abdullahi Ibrahim, habitant de Baidoa.

Dans la région semi-autonome du nord-est du pays du Puntland, les autorités ont accueilli le Premier ministre et les locaux sont descendus dans les rues afin de célébrer son élection.

"Ce gouvernement sera définitivement différent du précédent, car les leaders sont appréciés de la population et peuvent donc réussir à établir la paix et la stabilité dans notre pays", a témoigné Omar Ali, chauffeur de bus à Bossasso, capitale commerciale de la région.

Au Somaliland, Etat autoproclamé du nord-ouest de la Somalie qui a déclaré son indépendance en 1991, a officiellement salué l’élection du nouveau président somalien, geste rare de la part des autorités de ce territoire qui restent généralement loin de la politique et des hommes politiques du sud.

Abdirahman Hassan Nur, officiel de l’Organisation de développement du Somaliland à Hargeisa, capitale de la région, a déclaré que le nouveau pouvoir somalien est à présent mûr et mature pour faire face aux défis et établir la paix et la réconciliation dans le sud et le centre de la Somalie.

"J’accueille les nouveaux dirigeants somaliens (le président et le PM somaliens), qui je le crois peuvent faire beaucoup car ils sont jeunes et matures pour aider leur peuple et faire en sorte de pacifier notre pays qui a beaucoup souffert", a souligné M. Nur.

Malgré son soutien populaire en Somalie et au sein de la communauté internationale, le nouveau pouvoir somalien devra faire avec les groupes insurgés islamistes Al-Shabaab et Hezbul Islam, qui veulent à tout prix le déloger.

14/02/09 (B486) XINHUA : L’Ethiopie et l’Afrique du Sud signent un accord de défense

Les ministres de la Défense sud-africain et éthiopien ont signé vendredi un protocole d’accord à Addis-Abéba, a révélé Sam Mkhwanazi, porte-parole du ministère sud-africain de la Défense.

Le ministre sud-africain de la Défense Charles Nqakula et son homologue Arto Siraj Fegesa ont convenu que les deux pays devaient travailler de concert pour développer les procédures de coopération militaire en cours, dont l’échange et la formation du personnel militaire, des instructeurs et des observateurs, et la promotion de la coopération technique, a précisé M. Mkhwanazi.

Les coopérations en matière de services médicaux militaires, de savoir et de formation figureront également sur l’agenda.

Cet accord est motivé par leur engagement à soutenir les efforts de paix sur le continent, sous les auspices de l’Union Africainne, dont le quartier général se situe en Ethiopie.

M. Nqakula a indiqué que la coopération entre les deux pays devrait bénéficier à leurs populations respectives "qui aspirent à la paix, à la stabilité et au développement du continent africain."

Cet accord entre les armées des deux pays devrait servir de tremplin vers l’éradication des conflits sur le continent africain, a ajouté M. Mkhwanazi.

06/02/09 (B484-B) XINHUA / Somalie : al-Shabaab dément toute implication dans le meurtre du directeur d’une radio de Mogadiscio.

Le mouvement islamique somalien al-Shabaab a déclaré jeudi qu’il n’avait aucun lien avec le meurtre, survenu mercredi, du directeur de la radio Corne de l’Afrique à Mogadiscio, la capitale somalienne.

Said Tahlil Ahmed a été abattu près de sa station de radio alors qu’il se rendait à pied à une réunion entre les chefs de file d’al-Shabaab et les directeurs de radios locales à Mogadiscio.

“Nos forces ne commettraient pas un acte aussi odieux, que nous condamnons très fermement”, a déclaré Cheikh Muqtar Robow Abu Mansuur, porte-parole du mouvement islamique, dans la ville méridionale de Baidoa, ancien siège du Parlement de transition somalien et située à 245 km à l’ouest de Mogadiscio.

M. Abu Mansuur, qui est basé à Baidoa depuis le retrait des troupes éthiopiennes fin janvier, a annoncé qu’al-Shabaab avait ouvert une enquête sur le meurtre et demandé à ses combattants d’en appréhender les auteurs.

Depuis le meurtre, des rumeurs circulent sur l’implication d’al-Shabaab.

M. Abu Mansuur a adressé ses condoléances à la famille du directeur de la radio Corne de l’Afrique, le plus important média à Mogadiscio.

Said Tahlil Ahmed, le deuxième journaliste somalien tué cette année, avait pris la direction de la station de radio en 2007, après que son précédent directeur eut été tué dans une explosion.

La Somalie est l’un des pays les plus dangereux pour les journalistes. L’année dernière, une dizaine de journalistes ont été tués dans ce pays ravagé par deux décennies de guerre civile.

04/02/09 (B484) Coucou, les revoilà ! Les troupes éthiopiennes entrent à nouveau en Somalie. Elles installent des postes de contrôle pour ponctionner les transporteurs. (XINHUA)

Les troupes éthiopiennes ont traversé la frontière pour entrer de nouveau en Somalie et ont installé des postes de contrôle autour du centre de Hiran, deux semaines après leur départ de la nation ravagée par la guerre, a déclaré mardi un haut responsable local.

Les officiels dans le centre de la Somalie ont affirmé que les troupes sont entrées dans la région frontalière à quelque 20km de la frontière éthiopienne et ont commencé à prendre de l’argent auprès des véhicules en utilisant les routes dans la région proche de la frontière. .

“Les troupes sont retournées dans la région et ont installé des postes de contrôle où elles extorquent de l’argent auprès des véhicules sur nos routes. C’est inacceptable”, a confié à l’agence Xinhua au téléphone Abdurahman Ibrahim Maow, gouverneur de la province d’Hiran, depuis la capitale régionale de Beledweyn située à 300km au nord de Mogadiscio.

Les troupes éthiopiennes se sont retirées de la Somalie il y a pratiquement deux semaines, deux ans après leur arrivée dans le pays ravagé par la guerre pour soutenir le gouvernement de transition somalien qui a renversé l’administration islamiste.

Les troupes éthiopiennes ont accusé l’administration islamiste d’être une menace pour la sécurité nationale de l’Ethiopie et de défier l’autorité du gouvernement de transition somalien.

04/02/09 (B484) Somalie : le mouvement Al-Shabaab rejette le nouveau gouvernement (XINHUA)

Le mouvement islamiste Al-Shabaab a déclaré qu’il ne reconnaît le nouveau gouvernement somalien dirigé par Sharif Cheikh Ahmed, qui vient d’être élu président, promettant de faire de la Somalie un Etat islamique.

S’exprimant lors d’une conférence de presse à Baidoa, dans le sud du pays, Sheik Muqtar Robow Abu Mansuur, porte-parole d’Al- Shabaab, a indiqué que le mouvement allait s’unir avec d’autres combattants rebelles pour mettre en place un Etat islamique.

“Il n’y a pas de gouvernement dans ce pays (…) et nous souhaitons former un Etat islamique”, a déclaré Abu Mansuur à des journalistes à Baidoa, l’ancien sigèe du Parlement somalien.

Al-Shabaab, un mouvement insurgé radical, considéré par les Etats-Unis comme organisation terroriste, s’oppose à toute négociation de paix avec le gouvernement somalien.