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10/12/1999 – ALERTE: L’ETHIOPIE TORTURE UN JOURNALISTE DJIBOUTIEN – AMIR ADAWE -, SUR ORDRE DU PRESIDENT GUELLEH.

–Urgent–

Je viens d’etre informé par le Président du PND,M.Aden Robleh, que le journaliste djiboutien AMIR ADAWE, détenu à Harar (Ethiopie) depuis 5 mois, sur instruction du regime dictatorial de Djibouti, est dans une situation très grave:I

10/12/1999 – APPEL DU PRESIDENT DE L’UNION DJIBOUTIENNE DES ETUDIANTS AU PAKISTAN

ETANT PRESIDENT DE L’UNION DJIBOUTIENNE- ETUDIANTE AU PAKISTAN

” I would like to inform all the djiboutien that we are celebrating our 10 years of this union
..as we are citizen we are about ot make a network between djiboutien in the world where ever they are so try to cooperate with us “

assoweh
President

“Je voudrais informer tous les djiboutiens que nous célébrons les 10 ans de cette union … Comme nous sommes des citoyens, nous sommes en train de mettre en place un réseau entre tous les djiboutiens dans le monde, où qu’ils se trouvent, de façon à ce qu’ils puissent coopérer avec nous.”

10/12/1999 – BURKINA FASO – Communiqué de l’UIDH au sujet de la mise en examen des responsables de l’UIDH

La situation nationale au Burkina Faso est marquée par une crise institutionnelle profonde depuis l’assassinat du journaliste Norbert Zongo et de trois (3) autres personnes, le 13 Décembre 1998.

La recherche de la vérité dans ces dossiers et dans d’autres dossiers de crimes d’opinion concernant une centaine de personnes, identifiées par le Mouvement Burkinabè des Droits de l’homme et des Peuples (MBDHP), le Collectif des organisations démocratiques de masse et des partis politiques, le collège de sages, rencontre de nombreux obstacles au niveau de la justice.

D’autres griefs relevés par le collectif contre le pouvoir de la IVe République et concernant l’impunité, les lois liberticides, les obstacles institutionnels (code électoral et constitution), ne trouvent pas de solution, malgré l’insistance du mouvement social, qui s’est dessiné au Burkina Faso, depuis le 13 décembre 1998.

Blaise Compaoré et son régime ont choisi d’accroître la répression sur les citoyens et les jeunes (élèves, étudiants) et donnant ainsi l’impression de couvrir les assassinats et meurtres commis et contre lesquels le mouvement citoyen ” trop c’est trop ” s’est constitué pour exiger que toute la lumière soit faite sur ces crimes.

La constance et la détermination du collectif à exiger la lumière sur tous les dossiers de crimes impunis valent à ses responsables des tracasseries de toutes sortes :

désinformation sur la nature du mouvement contre l’impunité ;

agressions contre le Président du collectif et tracasseries judiciaires (attaque de son domicile le 10 Mai 1999 par un groupe de milices, dirigés par le Maire de Ouagadougou ;

interpellation par la gendarmerie au motif d’appel à un coup d’état contre le régime ;

création de journaux à connotation fasciste par les suppôts du pouvoir pour s’en prendre au collectif et à son Président Halidou Ouédraogo. Il s’agit de : l’opinion et l’hebdo du Faso ;
Après la publication du journal ” le Pays ” d’une déclaration du collectif appellant les forces armées nationales à ne pas utiliser la force contre les manifestants, tous les membres du bureau du collectif ainsi que deux (2) journalistes firent l’objet d’une interpellation le 1er décembre 1999, par la Sûreté de l’Etat. Il s’agit de :

Halidou Ouédraogo, Président du MBDHPet de l’UIDH, Président du Collectif ;

Mr Sagnon Tolé , Secrétaire Général de la Confédération Générale du Travail
du Burkina (CGTB) et Vice Président du Collectif ;
Norbert Tiendrebeogo, Vice Président du Collectif et Président du Front des Forces Sankaristes ;
André Tibiri, Président de l’Union Générale des étudiants Burkinabè (UGEB)
Rapporteur du Collectif ;
Maître Sankara Benwendé, Représentant de l’Union des Jeunes Avocats
du Burkina , Rapporteur du Collectif ;

Medah Jean – Claude , Président de l’Association des Journalistes du Burkina, Rapporteur du Collectif.
les deux journalistes :

Boureima Sigué, Directeur du Journal le ” Pays ”
Paulin Yaméogo, Directeur du Journal ” SAN FINA ”
Présentés au Parquet du tribunal de Grande Instance de Ouagadougou le 3/12/99 avec les conclusions d’une enquête de la Sûreté de l’Etat les chargeant des faits suivants :

atteinte à la sûreté de l’Etat ;

appel à la dissidence au sein de l’armée ;

appel à la désobéissance au sein de l’armée ;

Ils seront remis en liberté et invités à se représenter le mardi 7/12/99. Le Procureur du Faso leur signifiera qu’ils seront convoqués en justice incessamment pour s’entendre juger des faits de démoralisation des forces armées. Ces faits peuvent entraîner une peine d’emprisonnement de un à cinq ans et d’une peine d’amende de 300 000 à 1 500 000 FCFA ou de l’une de ces deux peines seulement.

Ces faits montrent clairement que la IVe République a choisi ses moyens, c’est-à-dire s’abriter derrière des lois scélérates pour juger à sa manière les membres de la société civile et des partis qui conduisent la lutte du mouvement citoyen ” Trop, c’est trop “.

Dans tous les cas, pour ce qui est de la démarche du procureur du Faso, les personnes convoquées devant lui ont répondu que l’armée était un service public, ouverte aux critiques des citoyens sur les plans de son fonctionnement, de son organisation, de ses défectuosités éventuelles.

Ainsi, les conclusions du rapport de la Commission d’Enquête Indépendante (CEI) indiquant six sérieux suspects en son sein relativement aux assassinats de Sapouy en sont des signes. Les tortures faites à David Ouédraogo jusqu’à ce que mort s’en suive, les tortures faites à Hamidou Ilboudo qui porte cette affreuse blessure dans le dos, le meurtre de Pépin Auguste Ouédraogo, de Mamadou Koné dans les locaux de la Police et de la Gendarmerie Burkinabè sont des faits qui indiquent, que l’armée n’est pas exempte de toutes critiques. En plus, demander aux militaires burkinabè de ne pas lever leurs fusils sur les enfants comme ce fut le cas à Garango en 1995, à Réo en 1996, à Toma en 1999, traduit un bon comportement du collectif.

Le monde entier célèbre cette année le 10e anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’enfant. Par ailleurs, très tôt et à titre de contribution, l’UIDH a organisé à Bamako, au Mali un séminaire sur ” le rôle et la place de l’armée dans le processus démocratique “. Ont pris part à cette rencontre des Hautes personnalités de nos différentes armées.

Le Burkina Faso a ratifié de nombreux textes aussi bien sur le plan régional qu’international ( Convention sur les Droits de l’enfant, les Pactes sur les droits civils et politiques, économiques, sociaux – culturels de 1976…). La Communauté Internationale a adopté le 9 décembre 1998 la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme. L’Etat Burkinabè doit appliquer ces textes.

L’UIDH n’est pas satisfaite de l’état des droits de l’homme au Burkina Faso et rappelle que ce pays a promis et laissé un écrit devant la Commission Africaine des Droits de l’Homme où il promet de tout mettre en oeuvre pour régler les questions pendantes dans le domaine des droits de l’homme.

Le fait d’avoir interpellé également pendant quelques heures des membres du bureau de coordination de l’UIDH le 27 Novembre 1999 (Kapet de Bana, responsable UIDH pour les Iles, Julien Tobadja, responsable UIDH pour l’Afrique Anglophone), au motif qu’ils n’ont pas à prendre la parole dans un meeting du collectif, témoigne d’une frilosité injustifiable.

En conséquence,

l’UIDH demande l’annulation pure et simple de la procédure, initiée contre les membres du bureau du collectif dont son président Halidou OUEDRAOGO.

Elle souhaite vivement le traitement des dossiers pendants et non encore élucidés par une institution judiciaire véritablement indépendante.

Ouagadougou , le 9 Décembre 1999

Le Secrétaire Administratif

Christophe COMPAORE

Copie à :
– Toutes les sections de l’UIDH
– Tous les membres du Bureau de Coordination
– Tous les membres ayant le statut d’observateur auprès de l’UIDH
– Membres auprès desquels nous avons un statut

1) Commission Africaine (Banjul)
2) ECOSOC-New-York
3) ICBL
4) Nord/Sud de Lisbonne
5) Nord/Sud XXI
– Toutes chancelleries
– Toutes institutions des Nations Unies à Ouagadougou

– Collectif des Organisations de Masse et de Partis Politiques

NB : Un collectif d’Avocats s’est constitué pour un éventuel procès. Vos contributions sont souhaitées.

Merci de bien vouloir informer le secrétariat de l’UIDH de toutes actions entreprises.

UIDH
Tél : ( 226) 31 61 45
Fax : (226) 31 61 44
E-mail : uidh@fasonet.bf

10/12/1999 – Communiqué de l’AFADD: libération des trois prisonniers politiques et poursuite des actions pour la libération de tous les prisonniers d’opinion à Djibouti

LES TROIS LEADERS DE L OPPOSITION DJIBOUTIENNE ONT ETE LIBERES.

MOUSSA IDRISS AHMED, ALI MEIDAL et DAHER AHMED ONT FAIT L OBJET D UNE MESURE DE CLEMENCE DE LA PART DU REGIME DICTATORIAL DE DJIBOUTI.

L ASSOCIATION FRANÇAISE DES AMIS DES DÉMOCRATES DE DJIBOUTI SE RÉJOUIT DE CETTE NOUVELLE QUI EST LE RÉSULTAT DE LA LUTTE MENÉE PAR TOUS LES HOMMES ET LES FEMMES DE CE PAYS, PAR TOUTES LES ORGANISATIONS DE PAR LE MONDE POUR QUE DJIBOUTI ENTRE DANS LA VOIE DE LA DÉMOCRATIE.

L’A.F.A.D.D. RESTE MOBILISEE POUR ATTEINDRE CET OBJECTIF ET DEMANDE QUE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES SOIENT LIBÈRES, QUE LES RÈGLES DE L ÉTAT DE DROIT SOIENT RESPECTÉES ET QUE TOUS LES CITOYENS PUISSENT BÉNÉFICIER EN CETTE FIN DE SIÈCLE DES PRINCIPES DE LIBERTÉ DE PROGRÈS ET DE PAIX.

FAIT A PARIS, LE 9 DÉCEMBRE 1999

Roger Calatayud
Président de l’A.F.A.D.D.

Avocat à la Cour
20, rue Brauhauban
F-65000 Tarbes
tél.: 00 33 (0) 5 62 34 10 83
fax.: 00 33 (0) 5 62 51 39 09
courriel: rv.calatayud@wanadoo.fr

09/12/1999 – Message de l’Actus en faveur de la Libération des prisonniers politiques à Djibouti

– MOBILISER POUR CONSTRUIRE –
ACTION TCHADIENNE POUR L’ UNITE ET LE SOCIALISME ( ACTUS )
FEDERATION D’EUROPE-SECTION FRANCE
54, Passage des Becquerelles 80 000 AMIENS (FRANCE)
Tél: 03.22.92.02.39 Fax: 03.22.72.05.66
E-Mail :

08/12/1999 – Libération de trois détenus d’opinion. Un premier geste de M. Guelleh en réponse à nos appels ?

Nous venons d’apprendre à l’instant la libération des trois journalistes qui avaient été incarcérés en Septembre 99. Il s’agit de MM.

ALI MEIDAL WAIS (Ancien chef d’Etat-Major)

MOUSSA IDRISS (Ancien candidat unique de l’opposition)

DAHER AHMED FARAH (journaliste)
Tous les trois avaient été arrêtés et condamnés à des peines de prison ferme en raison d’articles parus dans les journaux “Le Temps” et “Le Renouveau”. Ces journaux sont actuellement interdits à Djibouti par le pouvoir.
Dès que possible nous publierons des informations complémentaires.

Leurs premiers mots ont été des remerciements pour les lecteurs de La Liberté qui se sont mobilisés si fortement depuis quelques jours. Avec leur appui et l’action de nos Associations, nous avons joué un rôle important. C’est un premier succès et nous devons poursuivre la mobilisation pour obtenir la libération de tous les autres prisonniers.

Nous voulons espérer que ce geste soit le premier que le Président Guelleh envoie à la communauté internationale, pour montrer que son régime cesse de s’enfoncer dans la répression et qu’il a décidé de change de voie…. Nous y sommes sensible, mais il reste encore à Gabode tous les prisonniers politiques dont nous publions la liste dans ce numéro et nous attendons l’annonce de leur libération pour conforter cette hypothèse et pour le faire savoir à tous nos lecteurs.

07/12/1999 – Communiqué d’Aden Robleh, Président du PND, pour démentir la tentative d’usurpation du nom du parti qu’il a fondé

PND
PARTI NATIONAL DEMOCRATIQUE

LIBERTE – RESPONSABILITE – SOLIDARITE

B.P : 10204
Tel : 34 21 94
Adresse électronique : awaleh@intnet.dj

DJIBOUTI

Communiqué

Avant de quitter le pouvoir, Nelson Mandela avait jugé nécessaire de prodiguer un conseil à son dauphin Tabo Mbeki. Ce conseil était stipulé comme suit : ” pense à ne jamais t’entourer de courtisans “.

Le conseil que l’illustre Mandela a légué à son successeur constitue en réalité l’axiome qui doit guider toute personne appelée à prendre en main la destinée d’un pays ou d’une nation.

Malheureusement, notre pays tourne le dos à cette vérité. Il demeure le royaume de la courtisanerie. Les responsables des départements ministériels rivalisent dans ce domaine. Toutes leurs actions visent à ” plaire au chef suprême “. Aveuglés qu’ils sont par cette obsession, ils ne peuvent s’empêcher de commettre des bourdes à l’endroit de leur ” chef bien-aimé “.

Le courtisan n’a pas d’existence propre. Il n’existe que par et pour le chef : c’est la loi de la courtisanerie.

Il va sans dire qu’un pays soumis à une telle loi ira droit au gouffre .

Parmi la cohorte de courtisans qui peuplent les couloirs du pouvoir chez nous, il y a un être du nom de Rifki Ba… ma… kha…ra… ma, un nom dont la résonance semble étrange à nous autres habitants de cette partie du monde, un nom qui semble provenir des confins de l’Himalaya. Cet être assume pourtant un ministère clef de notre pays. Il est porte parole du gouvernement, ministre des postes et télécommunications et responsable des communications (médias d’Etat).

Apparemment, M. Rifki Bamakharama n’a pas le sens de la modestie. Il est convaincu que rien ne lui est interdit dans ce pays. C’est ainsi qu’il ne s’est pas gêné de s’attaquer au héros de l’indépendance que je suis en me déniant le droit de diriger le P.N.D dont je suis le président fondateur. En somme, il m’enlève le droit de m’exprimer dans mon propre pays. Un monde à l’envers : il n’y a qu’à Djibouti que l’on peut assister à une telle situation Il a ordonné aux médias de l’Etat ( télévision, radio, journal ” La Nation “) de diffuser une nouvelle incongrue à savoir que le président du Parti National Démocratique (PND) ne s’appelle plus M. Aden Robleh Awaleh mais Mahdi Ahmed Abdillahi, un pantin du régime en place. M. BAMAKHRAMA ignore sans doute que la radio et la télévision djiboutiennes sont perçues par le peuple djiboutien comme les sœurs jumelles de la tristement célèbre ” radio des mille collines ” du Rwanda dont le rôle a été de semer la haine et la zizanie.

En apprenant ce communiqué, ma réaction n’a nullement été celle de la révolte et du mépris. Pour être sincère, ce communiqué a fait naître en moi un profond sentiment de pitié à l’endroit du régime en place. Je me suis demandé ce qui pousse ce régime à ériger le mensonge et la dissimulation en système de gouvernement.

Le régime doit se rendre à l’évidence. Il doit savoir les incontournables données suivantes :

1) que le PND comme le PRD ( l’autre parti que le régime tente de démanteler) font partie des quatre partis politiques reconnus par une loi référendaire corollaire de la constitution du 04 septembre 1992 ;

2) qu’il n’appartient pas au régime en place quel qu’il soit de désigner les dirigeants des quatre partis constitutionnellement reconnus ;

3) que je suis le président-fondateur du PND et que je suis bien présent en chair et en os. Aucune pression, aucune intimidation de quelque nature qu’elle soit ne peut m’empêcher de m’exprimer dans mon pays. Seule la mort peut me faire taire ! En vieux combattant de la liberté la mort ne m’effraie même pas. Je rappelle que j’ai déjà été victime d’une tentative d’assassinat, en 1977, à quatre jours de la proclamation de l’indépendance, tentative qui m’avait coûté un rein et la moitié des intestins.

4) que le fait de refuser toute forme d’opposition constitue non seulement une violation flagrante de la constitution du 04 septembre 1992 mais empêche également le pays d’atteindre la concorde nationale et le développement.

Les djiboutiens ne sont pas dupes ; ils sont loin d’être des mineurs ; ils savent qui est qui dans ce pays. Aucun djiboutien ne croit au mensonge qu’entretient le régime au sujet du PND. Il en est de même pour les ambassades et organisations internationales accréditées dans notre pays. Les mises en scènes du RPP, parti au pouvoir, ne trompent ni l’opinion nationale ni l’opinion internationale. C’est dire que le guignol MAHDI AHMED n’est qu’une marionnette du régime en place. Sa tentative d’usurper le nom du PND est vouée à l’échec.

Le régime poursuit de sa vindicte les avocats et les médias internationaux dans le seul but de les amener à cautionner ses avanies. C’est de la peine perdue.

Le PND est dans l’opposition et fait partie intégrante de l’Opposition Djiboutienne Unifiée (O.D.U).

Fait à Djibouti, le 6 décembre 1999

Le président du P.N.D
Aden Robleh Awaleh