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07/12/1999 – Communiqué d’Aden Robleh, Président du PND, pour démentir la tentative d’usurpation du nom du parti qu’il a fondé

PND
PARTI NATIONAL DEMOCRATIQUE

LIBERTE – RESPONSABILITE – SOLIDARITE

B.P : 10204
Tel : 34 21 94
Adresse électronique : awaleh@intnet.dj

DJIBOUTI

Communiqué

Avant de quitter le pouvoir, Nelson Mandela avait jugé nécessaire de prodiguer un conseil à son dauphin Tabo Mbeki. Ce conseil était stipulé comme suit : ” pense à ne jamais t’entourer de courtisans “.

Le conseil que l’illustre Mandela a légué à son successeur constitue en réalité l’axiome qui doit guider toute personne appelée à prendre en main la destinée d’un pays ou d’une nation.

Malheureusement, notre pays tourne le dos à cette vérité. Il demeure le royaume de la courtisanerie. Les responsables des départements ministériels rivalisent dans ce domaine. Toutes leurs actions visent à ” plaire au chef suprême “. Aveuglés qu’ils sont par cette obsession, ils ne peuvent s’empêcher de commettre des bourdes à l’endroit de leur ” chef bien-aimé “.

Le courtisan n’a pas d’existence propre. Il n’existe que par et pour le chef : c’est la loi de la courtisanerie.

Il va sans dire qu’un pays soumis à une telle loi ira droit au gouffre .

Parmi la cohorte de courtisans qui peuplent les couloirs du pouvoir chez nous, il y a un être du nom de Rifki Ba… ma… kha…ra… ma, un nom dont la résonance semble étrange à nous autres habitants de cette partie du monde, un nom qui semble provenir des confins de l’Himalaya. Cet être assume pourtant un ministère clef de notre pays. Il est porte parole du gouvernement, ministre des postes et télécommunications et responsable des communications (médias d’Etat).

Apparemment, M. Rifki Bamakharama n’a pas le sens de la modestie. Il est convaincu que rien ne lui est interdit dans ce pays. C’est ainsi qu’il ne s’est pas gêné de s’attaquer au héros de l’indépendance que je suis en me déniant le droit de diriger le P.N.D dont je suis le président fondateur. En somme, il m’enlève le droit de m’exprimer dans mon propre pays. Un monde à l’envers : il n’y a qu’à Djibouti que l’on peut assister à une telle situation Il a ordonné aux médias de l’Etat ( télévision, radio, journal ” La Nation “) de diffuser une nouvelle incongrue à savoir que le président du Parti National Démocratique (PND) ne s’appelle plus M. Aden Robleh Awaleh mais Mahdi Ahmed Abdillahi, un pantin du régime en place. M. BAMAKHRAMA ignore sans doute que la radio et la télévision djiboutiennes sont perçues par le peuple djiboutien comme les sœurs jumelles de la tristement célèbre ” radio des mille collines ” du Rwanda dont le rôle a été de semer la haine et la zizanie.

En apprenant ce communiqué, ma réaction n’a nullement été celle de la révolte et du mépris. Pour être sincère, ce communiqué a fait naître en moi un profond sentiment de pitié à l’endroit du régime en place. Je me suis demandé ce qui pousse ce régime à ériger le mensonge et la dissimulation en système de gouvernement.

Le régime doit se rendre à l’évidence. Il doit savoir les incontournables données suivantes :

1) que le PND comme le PRD ( l’autre parti que le régime tente de démanteler) font partie des quatre partis politiques reconnus par une loi référendaire corollaire de la constitution du 04 septembre 1992 ;

2) qu’il n’appartient pas au régime en place quel qu’il soit de désigner les dirigeants des quatre partis constitutionnellement reconnus ;

3) que je suis le président-fondateur du PND et que je suis bien présent en chair et en os. Aucune pression, aucune intimidation de quelque nature qu’elle soit ne peut m’empêcher de m’exprimer dans mon pays. Seule la mort peut me faire taire ! En vieux combattant de la liberté la mort ne m’effraie même pas. Je rappelle que j’ai déjà été victime d’une tentative d’assassinat, en 1977, à quatre jours de la proclamation de l’indépendance, tentative qui m’avait coûté un rein et la moitié des intestins.

4) que le fait de refuser toute forme d’opposition constitue non seulement une violation flagrante de la constitution du 04 septembre 1992 mais empêche également le pays d’atteindre la concorde nationale et le développement.

Les djiboutiens ne sont pas dupes ; ils sont loin d’être des mineurs ; ils savent qui est qui dans ce pays. Aucun djiboutien ne croit au mensonge qu’entretient le régime au sujet du PND. Il en est de même pour les ambassades et organisations internationales accréditées dans notre pays. Les mises en scènes du RPP, parti au pouvoir, ne trompent ni l’opinion nationale ni l’opinion internationale. C’est dire que le guignol MAHDI AHMED n’est qu’une marionnette du régime en place. Sa tentative d’usurper le nom du PND est vouée à l’échec.

Le régime poursuit de sa vindicte les avocats et les médias internationaux dans le seul but de les amener à cautionner ses avanies. C’est de la peine perdue.

Le PND est dans l’opposition et fait partie intégrante de l’Opposition Djiboutienne Unifiée (O.D.U).

Fait à Djibouti, le 6 décembre 1999

Le président du P.N.D
Aden Robleh Awaleh

07/12/1999 – En publiant leur communiqué du 27/11/1999, les magistrats djiboutiens se sont-ils défintivement discrédités ?

COMMUNIQUE DU PROCUREUR GÉNÉRAL

ET DU PRÉSIDENT DE LA CHAMBRE D’ACCUSATION DE DJIBOUTI

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Note de l’ARDHD :
Nous ne savons pas le but recherché par les magistrats djiboutiens qui ont publié ce communiqué le 27 novembre. Mais il apparaît qu’ils se sont complètement discrédités en le diffusant. Deux hypothèses sont possibles :

soit ils ont écrit ce texte de leur propre initiative. Le monde entier les considérera comme des hommes peu fiables, capables d’affirmer des informations absolument fausses, contredites par des experts internationaux et des associations dont la rigueur est incontestable,

soit, et c’est le plus vraisemblable, ils ont obéi à des pressions gouvernementales. Cela confirme qu’ils n’ont aucune indépendance et que leurs jugement sont soumis aux volontés du pouvoir dictatorial.
Dans les deux cas de figure, ils confirment qu’ils ne sont pas dignes de confiance pour juger des hommes et des affaires : manque d’indépendance, refus de la vérité, etc..

Nos lecteurs peuvent consulter sur le site, en particulier :

le rapport de la FIDH,

les éléments d’information complémentaires de la FIDH

le Rapport d’Avocats Sans Frontières.

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MINISTÈRE DE LA JUSTICE DES AFFAIRES PÉNITENTIAIRES ET MUSULMANES RÉPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Unité – Égalité – Paix

LE PARQUET GÉNÉRAL

URGENT

Djibouti, le 27 novembre 1999

COMMUNIQUÉ

L’ensemble des magistrats djiboutiens près toutes les juridictions djiboutiennes de droit commun, outrés par les termes et conclusions du rapport d’une commission d’enquête, internationale sur les ” conditions de détention à Djibouti, ainsi que les déclarations ” des auteurs du rapport dans la Presse, déplorons vivement le caractère partiel, outrageants et diffamatoires de tels propos au demeurant dénuées de tout fondement.

La magistrature djiboutienne qui a autorisé et facilité en toute transparence le déroulement de cette mission sans entrave aucune, ne peut cependant tolérer sans réagir, les égarements inacceptables et injurieux à leur endroit, des auteurs d’un rapport dont le caractère partisan et malhonnête obéit plus des considérations extrajudiciaires qu’à la manifestation de la vérité objet initial de cette mission.

Même si les magistrats djiboutiens (toutes juridictions confondues) ne prétendent nullement à la perfection dans leurs domaines d’attribution respectifs, il n’en demeure pas moins que la justice djiboutienne est rendue quotidiennement malgré, ses moyens hélas limités dans les délais / égaux raisonnables et dans le respect absolu des droits de la défense et des victimes et ce conformément aux textes en vigueur compte tenu de nos engagements internationaux et stipulations onusiennes en la matière.

De plus, contrairement aux allégations excessives et abusives des rédacteurs du rapport, les conditions de détention à la Prison civile de Gabode et celle d’Obock, sont des plus clémentes et conviviales quand on sait que le droit de visite des familles de détenus est aussi large que sans limites avec le plus souvent possibilité pour elles de remettre elles-mêmes en main propre les gamelles de nourriture et discuter au besoin avec eux le tout sous le regard complice des gardiens qui ne rechignent nullement en outre aux libres exercices des promenades ou de sport exception faite de quitter le périmètre de la prison.

Dès lors, les prétendues “lutte de clan, manque de soins ou absence de suivi médical supposé, violences, détention abusive ou arbitraire, corruptions, déni de recours ou absence de contrôle judiciaire de la détention alléguée de mauvaise foi et sans preuve aucune, ne sont en réalité que les fruits de l’imagination assurément fécondes des membres de la mission ayant à l’évidence une idée préconçue ou un souvenir indélébile des justices et systèmes pénitenciers africains, sommes toutes similaires pour un esprit occidental en mal de sensation. Une simple concertation avec les délégués de la Croix Rouge Internationale qui visitent régulièrement et librement les centres de détention de Djibouti aurait sans doute évité à la mission de pêcher par ignorance vu son temps de séjour très limité et d’outrepasser ses compétences d’attribution en portant gratuitement et injustement le discrédit sur notre système judiciaire fusse-t-il étayé à tort ou à raison par un membre de la justice djiboutienne, parmi une multitude des magistrats ayant une opinion contraire curieusement non rapportée.

II est par conséquent de notoriété publique, comme confirmées par d’autres missions nationales et internationales que les conditions de détention à la Prison civile de Gabode et dépendances, dépassent largement les normes minima des Nations Unies en matière de détention. La volonté des pouvoirs publics de l’améliorer encore plus par la dotation en moyens qui manquent cruellement en cette période de crise ne peut que nous satisfaire.

En conclusion, notre démarche a pour objectif en premier lieu d’exprimer notre révolte face à cette mise en cause intolérable, ensuite de rétablir dans ses droits toute la vérité sur la justice djiboutienne à notre sens discréditée sans la moindre justification et à l’insu de ceux la même qui la rendent quotidiennement, par des personnes sans doute de mauvaise foi, alors même que nous attendions de leur part concours et coopérations susceptibles de nous frayer durablement les voies de la consolidation de notre jeune état de droit.

POUR LA MAGISTRATURE DJIBOUTIENNE :

LE PROCUREUR GÉNÉRAL
ALI MOHAMED ABDOU

LE PRÉSIDENT DE LA CHAMBRE D’ACCUSATION
MOHAMED WARSAMA RAGUEH

07/12/1999 – Manifestation devant l’Ambassade du Burkina Faso à Paris, pour soutenir les responsables du collectif qui a pris en charge la recherche de la vérité sur l’Assassinat de Norbert ZONGO

Mardi 7 décembre 1999 à 18 h 30

Nous venons d’apprendre l’organisation d’une manifestation devant l’ambassade du Burkina Faso demain à 18 heures 30 ( 159 Bd. Haussman, 8ème), à l’appel de nombreuses associations.

Cette manifestation a pour objectif de protester contre la poursuite pour atteinte contre la sûreté de l’Etat engagée contre les têtes du collectif pour l’éclaircissement de l’assassinat de Norbert Zongo.

L’anniversaire de la mort de ce dernier est le 13 décembre prochain. Il semble qu’une manifestation du 30 nov. aient réunie 30 000 personnes au Burkina, et que le pouvoir souhaite casser le mouvement qui se dessine pour le 13/12. Les membres du collectif auraient été l’objet de menaces directes depuis fin novembre.

07/12/1999 – Ouverture la semaine prochaine à Paris (dans la semaine du 13/12/1999) de la Commission bilatérale franco-djiboutienne.

Au cours de cette réunion, la France doit présenter les axes prioritaires de la coopération pour les cinq prochaines années. La réorganisation du système judiciaire et d’abord de la magistrature figure parmi ces points.

Nous appelons les autorités françaises et en particulier le Ministère de la Coopération à suspendre l’attribution de toute aide française, tant que la paix ne sera pas rétablie à Djibouti, que les prisonniers politiques ne seront pas libérés et que les Droits de l’Homme ne seront pas respectés : arrêt des viols, des tortures, des internements arbitraires et des exécutions sommaires, rétablissement de la liberté de déplacement à l’intérieur (suppression des laisser-passer) et à l’extérieur (restitution de tous les passeports),

Comme nous l’avons constaté, la guerre civile a été immédiatement relancée dès que le Gouvernement dictatorial a reçu les premiers versements du FMI. Une importante opération “dite de ratissage” est en cours dans le Nord du Pays. Ce sont les populations civiles qui sont les victimes : éxécutions, tortures, viols, blocus alimentaire de Tadjourah et d’Obock.

Bien entendu, l’argent de la France est (a été / sera) utilisé par les dirigeants pour la Guerre contre des populations sans défense.

La France ne peut pas continuer à cautionner ce régime qui bafoue les Droits de l’Homme et à lui donner les moyens financiers de se maintenir au détriment de tout un peuple. Ce gouvernement ment sans arrêt : il avait pris l’engagement de réduire le nombre de militaires pour donner l’illusion qu’il se pliait aux exigences du FMI. Ensuite, il utilise ces aides pour renforcer l’Armée Nationale Djiboutienne. 400 / 450 nouveaux soldats d’ethnie Somalie ont été envoyés dernièrement en renfort dans le Nord, pour se battre aux côtés de l’AND, de la Police et de la Gendarmerie mobilisées. Ces deux dernières armes étant aussi mobilisées dans cette opération d’une ampleur invraissemblable.

Notre Association suivra avec la plus grande vigilance les décisions qui seront prises lors de la conférence.

06/12/1999 – BLOCUS ALIMENTAIRE DANS LE NORD – LES POPULATIONS CIVILES NE PEUVENT PLUS SE NOURRIR !!!

FRONT POUR LA RESTAURATION DE L’UNITE ET DE LA DEMOCRATIE

Contact :0032/476342583
Bruxelles, le 02 12 1999

COMMUNIQUE DE PRESSE

Dans le but d’ ” affamer ” les combattants du FRUD, les autorités Djiboutiennes ont décrété un blocus alimentaire sur l’ensemble des deux districts du Nord( Tadjourah et Obock).
La population de l’arrière pays, déjà durement touchée par les représailles de l’armée, se voit tout approvisionnement en denrée alimentaire interdit à partir de chef-lieu des districts.

Ce blocus alimentaire fait suite à des violents combats qui opposent depuis le 24 novembre dernier les combattants du FRUD aux troupes gouvernementales qui ont subi des lourdes pertes.

Le FRUD lance un appel pressant à la communauté internationale et aux organisations non-gouvernementales pour qu’elles interviennent d’urgence en faveur de cette population prise en otage par le gouvernement Djiboutien.

Mohamed A Houmado
Porte-parole de la direction du FRUD

06/12/1999 – Nouvelles attaques contre notre action.. L’équipe de communication de la Présidence monte au créneau sous des identités d’emprunt …

“Tout va à merveille, contrairement à vos affirmantions quotidiennes. Je l’avoue , certaines choses ne sont pas correcte, les droits de l’homme sont baffoués certe. VOS AIDES FINANCIÈRES, VOUS POUVEZ LES GARDER POUR VOUS….. ”

SALUT,

À CROIRE QUE DJIBOUTI EST UN PAYS LIBRE ET INDÉPENDANT.
Tout d’abord laissez moi vs remercier pour la fraternité et la sympathie auquelle vous
éprouvez pour djibouti et son peuple. Mais laissez aussi vous dire MERDE pour ce que vous faites à travers ce site……….

NOUS DISONS C’EST ASSEZ !!!!! RAS LE BOLE!!!!!
Vous racontez n’importe quoi sur notre terre chérie, comme si c’étais la fin pour djibouti et qu’elle étais à la dérive. Mais non, tout va à merveille, contrairement à vos affirmantions quotidiennes. Je l’avoue , certaines choses ne sont pas correcte, les droits de l’homme sont baffoués certe,
mais c’est une affaire DJBOUTO-DJIBOUTIENNE
ET LE LINGE SALE , ON LE LAVE EN FAMILLE(entre djiboutiens) DONC MERCI LES FRANÇAIS
ON POURRA SE PASSER DE VOUS !!!!!!!!!!
AREF EST UN DES NOTRE, L’ETAT SAURA UN JOUR SES VALEURS, ET SES POTENTIELLES.
pour guedi et moumin et les autres… ils ont tous goûtés au pain sacré et sont passés par là eux aussi…….
DONC, SVP ARRETEZ VOS MENSONGES. ET VOS AIDES FINANCIÈRES, VOUS POUVEZ LES GARDER POUR VOUS…..
ON A CONFIANCE À NOS FRÈRES ET ON N’EN EST FIER !!!
VOUS CROYEZ QUE DJIBOUTI N’EXISTERAIS PAS SANS LA FRANCE, OH NON!!!!

MONUMENTALE ERREUR !!! D’AUTRES ONT VÉCUS SANS ET VIVRONT SANS VOUS…..
ALORS POURQUOI PAS DJIBOUTI !!!!!!!!!!!

Mr CHAAL-CATLAUD ou je sais quoi encore !!! PENSEZ-S’Y À OUBLIER DJIBOUTI
désolé pour l’orthographe des noms.

JE PENSE QUE CE MESAGE PARAÎTRA DANS VOTRE JOURNAL, À MOINS QUE VOUS SOYEZ ANTI-DÉMOCRATE, J’AI PLAINEMENT LE DROIT D’AVANCER MES OPINIONS QUI SONT CONTRAIRES AU VOTRE.. N’EST CE PAS Mr LES SOIT DISANT COSMOPOLITES.!!!!
ET LA XÉNOPHOBIE, JE L’AI RENCONTRÉ PERSONELLEMENT À PARIS….

SALUTATIONS……….

P.S : n’oublier pas d’insérer le message dans votre prochaine édition..

de la part d’un djiboutien fière des leurs.!!!!!!!!!!!!

Par Waber AXM (?)