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27/04/02 La coupure de la route entre Dikhill et Awash serait-elle la conséquence directe de la nouvelle tension entre Addis et Guelleh ?

La coupure
récente de l’axe commerciale qui relit Dikhill à
Awash et qui a provoqué un début de pénurie
d’essence en Ethiopie, serait la conséquence directe
d’une montée de tension entre l’Ethiopie et Guelleh.
Au milieu des sujets de désaccord, il y aurait le fait
que Djibouti accueille le front d’indépendance Oromo
à Djibouti.

Parmi
ses moyens privilégiés d’intervention et de
répression envers les pays voisins, IOG coupe les frontières.
Soit il peut le faire directement comme il le fait avec le
Somaliland, soit il utilise les tribus implantées localement.
Il les approvisionne en armes et en argent à charge
pour elles de déclencher des combats dans la région
et surtout de couper la route qui alimente la capitable. C’est
probablement ce qui est arrivé récemment et
qui avait été relaté par Addis Tribune.

27/04/02 Pour quelles raisons les familles des officiers supérieurs de la garde rapprochée de Guelleh, obtiennent-elles plus facilement, que les véritables victimes du régime, l’asile politique en Belgique ?

Des
sources belges généralement bien informées
nous apprennent que les Djiboutiens, interpellés
la semaine dernière, ont donné des noms
d’officiers djiboutiens présents à Bruxelles,
dans le cadre de mission qui pourraient être doubles
…. et pas toujours avouables.

L’épopée
rocambolesque du Maire de Djibouti Daher Ismaïl Kahin
dit "Chideh" (qui est l’oncle de Mohamed Moussa
Ali Kahin dit "Tourtour", déjà
fameux pour sa duplicité…. -cf * notre information
ci-dessous) avec Abdillahi Houssein dit "Nouveau",
s’était achevée, vendredi dernier, dans
les bureaux de la Police belge où ils ont subi
un interrogatoire serré.

Au
cours de leur garde à vue, ils ont confirmé
que des officiers de l’AND et de la FNP étaient
présents à Bruxelles. Les familles de ces
officiers ont demandé l’asile en présentant
des demandes de statut de réfugiés fondées
sur de fausses déclarations. A titre d’exemple,
les enfants du Maire de Djibouti ont déclaré
que leur père avait été emprisonné
par IOG et que ce dernier était un criminel ….
(On croit rêver !)

Parmi
les personnes citées par Abdillahi dit "Nouveau",
il pourrait y avoir :

        • Le
          Commandant Mohamed Robleh de la FNP

        • Le
          Commandant Abdo Abdallah de la FNP

        • Le
          Lt-Colonel Ghaleb de la FNP.

Avec
la complicité et l’aide d’Hassan Said (SDS), les
familles de ces officiers auraient déposé
des demandes d’asile en affirmant toujours qu’IOG est
un assassin et un tortionnaire.

Comment
cela est-il possible ?
A quoi joue-t-on ? IOG et ses
sbires prennent-ils les fonctionnaires des pays européens
pour des imbéciles ?

Eh
bien, le système est simple !

A
Djibouti, on peut obtenir pour 20.000 FD une fausse attestation
de la Justice, des fausses convocations au Commissariat
de Police ou à la Gendarmerie, de faux avis de
recherche. Et lorsque l’on est dans la mouvance du pouvoir,
c’est encore plus simple !!

Le
drame c’est que les Djiboutiens qui mériteraient
d’être accueillis dans nos pays, parce qu’ils vivent
l’enfer, ne bénéficient pas de ces avantages.
Ils n’ont pas les moyens d’acheter ces précieux
documents et ils rencontrent toutes les difficultés
pour obtenir un Visa. On ne prête qu’aux riches
! Mais dans le domaine humanitaire, nous devrions revoir
notre politique et prêter aux pauvres !

Et
pendant ce temps, Mohamed Moussa Ali Kahin continue à
voyager pour effectuer des missions ordonnées par
IOG. Sera-t-il convoqué par la Police belge lors
de sa prochaine escale à Bruxelles ? L’avenir le
dira !

 

*
Un exemple significatif de la duplicité de Mohamed
Moussa Ali Kahin dit "Tourtour" : lors de l’élection
présidentielle de 1999, le candidat de l’opposition
Moussa Idriss avait réussi à obtenir à
titre de preuve environ 500 fausses cartes d’électeurs
qui mettaient en évidence l’un des moyens utilisés
par Guelleh pour frauder le scrutin. Rappelons que Tourtour
était le porte-parole de Moussa Idriss, qui lui
faisait confiance.

Ces
pièces constituaient une preuve irréfutable.
Tourtour a demandé à Moussa Idriss de les
lui confier sous prétexte d’informer la communauté
internationale sur les agissements de Guelleh. Qu’a-t-il
fait à votre avis ?

Eh
bien oui, vous avez raison ! Il les a apportées
directement à Guelleh, qui a pu les détruire
! Plus de preuve = pas de délit ! Ce que nous n’avons
pas réussi à savoir, c’est le montant de
la somme que Tourtout aurait reçue pour le prix
de sa trahison.