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14/09/02 ALERTE VIRUS : nous sommes assaillis par une nouvelle vague de virus qui proviennent de deux sources. Nous avons demandé l’assistance du Laboratoire. N’ouvrez surtout pas les messages provenant de ces deux sources …

Depuis une semaine, nous sommes assaillis (inutilement) par de nombreux messages
contenant des virus. Comme ils émanent essentiellement de deux sources,
nous avons fait appel aux services officiels. L’une d’entre elles aurait déjà
été indentifiée et des inspecteurs seraient sur les trâces
de l’auteur, dont la responsabilité pénale pourrait être
engagée pour tentative de destruction de données. Nous envisageons
de porter plainte.

Les deux
sources sont :

elyseesparis@wanadoo.fr
– virus W32/Klez-H

et surtout
(oh! surprise)
sheratondj@intnet.dj – virus W32/Klez-H
le Sheraton de Djibouti.

Après
le directeur de la STID, c’est probablement le directeur du Sheraton qui s’amuse
à nous bombarder de virus ou l’un de ses subordonnés. Belle
mentalité ! Passons.

Autres adresses à éviter :
hargaisa@netzero.net
smsr@intnet.dj

D’abord nous
conseillons à tous les lecteurs de n’ouvrir, sous aucun prétexte,
des messages émis par ces sources.

Ensuite nous
rappelons que tous les systèmes de l’ARDHD bénéficient
d’une triple protection. Filtrage au niveau du serveur, filtrage local et
indépendance totale entre le centre de réception des messages
et les ordinateurs qui hébergent le site.

Comme nous
sommes d’un naturel optimiste, nous imaginons bien que ces attaques massives
( 40 à 50 messages / jour ces derniers temps) constituent la preuve
que notre journal dérange beaucoup le régime en ce moment et
qu’il nous a délégué ses tueurs … informatiques à
titre de vengeance. Les barbouses informatiques de Guelleh, en quelque sorte.

14/09/02 Discours du Président du PND, M. ADEN ROBLEH AWALEH, à l’occasion du 10ème anniversaire du PND


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Vendredi 13 Septembre 2002
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Militantes, Militants,
Chers frères et soeurs,

Nous célébrons
aujourd’hui le 10ème anniversaire de la naissance de notre parti.

Ce 10ème anniversaire
se déroule à l’aube d’une nouvelle donne politique. En effet,
depuis le 4 septembre 2002 les partis politiques ne sont plus limités
à quatre. A partir de cette date, notre Constitution consacre le multipartisme
intégral. Cela veut dire que n’importe quel citoyen peut créer
son propre parti politique.

Il va y avoir certainement
d’autres partis politiques en plus des quatre qui ont été créés,
il y a dix ans, au moment où le multipartisme intégral n’était
pas admis par les textes. Le PND fait partie de ces quatre anciens partis.

C’est dire que notre parti
existe et que nous n’avons pas besoin d’en créer un autre.

Il y a, comme vous le
savez, un personnage falot qui se dit « président » du
PND. Ce n’est ni plus ni moins qu’une gesticulation folklorique. L’opinion
nationale et les observateurs étrangers l’ont compris comme tel.

La vérité est que cet individu n’a aucune légitimité
pour parler au nom du PND puisqu’il a quitté volontairement ce parti.
L’article 10 des statuts du PND stipule « l’adhérent exclu ou
démissionnaire ne peut utiliser les sigles et emblèmes du parti
; il ne peut représenter le parti, parler ou écrire au nom du parti
». L’article 9 stipule également : « La qualité
de membre du parti se perd par la radiation, la démission ou l’exclusion
».

Ce personnage avait démissionné
de notre parti le 20 novembre 1997 et il s’est proclamé « président
» du PND au mois de décembre 1998, c’est-à-dire une année après avoir quitté le parti.. C’est dire que l’individu en question
ne représente que lui-même.

Cette situation que l’on
ne peut pas ne pas qualifier d’invraisemblable n’honore pas notre pays. Il
s’agit d’une injustice flagrante qui doit être réparée.
Je voudrais croire que les dirigeants de ce pays en sont conscients.

L’affaire est aujourd’hui
entre les mains de la justice et nous pensons qu’elle trouvera la solution
qu’elle mérite.

Je suis le président-fondateur
de ce parti et je ne vois pas comment quelqu’un peut s’attribuer une philosophie
politique et un sigle – le PND – dont la propriété intellectuelle
m’appartient.

L’auteur de cette incroyable
supercherie a, avec la nouvelle donne politique, tout le loisir de créer
son propre mouvement politique, s’il en est capable bien sûr, ce dont
je doute fortement compte tenu de la confusion mentale qui le caractérise.

Permettez-moi de vous dire le fond de ma pensée à propos de
cette affaire. Si le PND est confronté à un déni de justice
il faut savoir que ma route est toute tracée : ma place est à
Gabode car il n’y a pas de doute que face à l’injustice je n’hésiterai
pas un seul instant à choisir la prison plutôt qu’accepter l’inacceptable.
Pour l’ancien combattant de la liberté que je suis il n’est pas question
que mes droits politiques et autres soient mis en jeu. J’ai connu deux exils
: le premier, de mars1969 à mars 1977,
contre la présence coloniale ; le second, de mai 1986 à septembre
1992, contre la dérive dictatoriale du régime ; le troisième
exil, s’il s’impose, ne me conduira pas à l’étranger ; il se
fera ici, à l’intérieur du pays, mais à la prison de
Gabode. Et, comme pour les deux premiers exils, mon combat pour la démocratie
continuera.

Je sais que notre parti
est une organisation solide et qu’il se dressera contre toute forme d’injustices.

Durant ses dix années d’existence il n’a cessé de se renforcer.
Je vous félicite sincèrement pour votre abnégation et
votre combativité. Ces qualités nous les devons aux valeurs
nobles que notre parti incarne à savoir l’Amour de la patrie et de
la démocratie.

Pour nous autres membres
du PND, le combat pour la Démocratie fait partie intégrante
de notre vie : nous ne cesserons jamais ce combat, que nous soyons dans l’opposition
ou au pouvoir.

Je vous remercie, chers
frères et soeurs, pour votre
précieuse attention.

Vive le Parti National
démocratique ! Vive la
République ! Vive la Démocratie !



ADEN ROBLEH AWALEH
Président du PND

14/09/02 L’arrivée d’IFTIN en Belgique pourrait déclencher de nouveaux « dommages collatéraux ». Elle devrait poser des problèmes à Guelleh, y compris dans ses relations avec la France.

L’arrivée
du Commandant IFTIN sur le territoire belge pourrait, à notre avis
(cela n’engage que nous), avoir des conséquences rapides, graves et
importantes pour Guelleh.

Tout nous
laisse supposer qu’il a du apporter avec lui des informations importantes et précieuses sur
différents sujets (dont nous ignorons même l’existence). En vrac,
on pourrait supposer des problèmes de déchets nucléaires
entreposés à Djibouti, des financements d’Al Qayda, des trafics
d’armes et d’influence, des opérations d’élimination physique
… et en particulier celle du juge Borrel. Le témoignage d’IFTIN fait
à Djibouti, alors qu’il était au service du Président,
avait eu un poids considérable. A l’époque, il avait permis
d’écarter, au moins provisoirement, la responsabilité personnelle
et pénale de Guelleh, dans ce qui pourrait se révéler
comme un assassinat. Nous n’avons jamais douté de la thèse de l’assassinat, mais cette version
ne semble pas encore avoir été véritablement officialisée par le juge
Parlos. (*)

Nous n’avons
pas de contacts directs fréquents avec le Commandant IFTIN et donc, nous
n’avons reçu aucune confidence. Mais on peut légitimement
penser que la France est bien informée. Sinon ce serait à pleurer
sur la qualité de nos services secrets et de la DGSE en particulier

Quelle va
être l’attitude de la France, maintenant, à l’égard de Guelleh. Sans
être devin, on pourrait imaginer qu’il soit mis en évidence la
responsabilité directe de Guelleh dans la mort du juge… Quelle sera
la suite ? Paris va-t-il continuer à soutenir le dictateur, à
financer ses frasques et son enrichissement personnel, à céder
à ses chantages continuels et à se voiler pudiquement la face devant l’asservissement
du Peuple djiboutien et son appauvrissement organisé par l’équipe
mafieuse au pouvoir ?

Ou bien Paris
va-t-il commencer à jouer son rôle en faveur non plus de la dictature,
mais de la Démocratie, de la Justice et de la Liberté pour tous
les Djiboutiens ?

Il serait
temps en effet ! Nous sommes d’un naturel optimiste et nous conservons toujours
l’espoir (sinon nous n’aurions pas assuré depuis plus de quatre ans,
la mise à jour de ce site). En conséquence, nous espérons qu’il va se passer
quelque chose d’important dans les prochaines semaines : pourquoi pas un renversement de
comportement ou de soutien ? Tout est possible.

(*)
Le juge Parlos est bien muet en ce moment. Nous n’avons jamais été
informés des rapports à la suite de la nouvelle exhumation du
corps du juge Borrel, réalisée en juillet dernier. Il serait
intéressant de savoir si les experts légistes ont découvert
des traces de coup ….

Par
ailleurs, on aimerait savoir si le juge va demander à entrendre de
nouveau le témoin Iftin, qui pourrait probablement lui servir une version
assez différente de celle qu’il avait donnée, lorsqu’il était
sous les ordres de Guelleh et donc contraint, comme tout bon militaire, à
obéir à ses ordres et à ceux d’Hassan Saïd.

On
avait parlé du remplacement du juge Parlos dans l’instruction du dossier,
mais nous n’avons aucune information.

14/09/02 Somalie : un article paru récemment dans l’ADI nous informe enfin de la nouvelle conférence du Kenya qui essaiera de trouver une solution pour la Somalie. La fin du processus d’ARTA si cher à Guelleh ?

Nous
avions eu l’occasion de nous exprimer sur le sujet dans le numéro précédent
(B 162). L’ADI le confirme maintenant, mais comme nous l’avions prévu,
en se gardant bien d’évoquer la possiblité de la ‘mort’ du processus
anti-démocratique d’ARTA ; la grande oeuvre de Guelleh, son sujet de
fierté, pourrait être enterré sans tambours ni trompettes
à cette occasion. Le GNT n’a jamais pu s’imposer parce qu’ils ne représentaient
pas les Somaliens et que ses objectifs étaient peut-être un peu
trop orientés par l’avidité des responsables (et de Guelleh
par derrière).

_______________________ Extrait de l’ADI

ADI/DJIB/2779/501
MOTS

Reprise en octobre des négociations de paix somaliennes
au Kenya

DJIBOUTI (ADI)- 12
septembre – Les négociations pour restaurer la paix en Somalie sous
les auspices des six nations de l’Autorité intergouvernementale pour
le développement (IGAD) reprendront le 15 octobre 2002 dans la ville
kenyane d’Eldoret dans la Vallée du Rift, a-t-on appris mercredi de
source officielle à Nairobi, selon Panapress.

L’émissaire
spécial du Kenya pour la Somalie, Elijah Mwangale, a déclaré
à la presse que 300 délégués représentant
toutes les franges de la société somalienne assisteront à
la première phase de ces négociations qui devraient durer plusieurs
semaines.

M. Mwangale a fait
cette annonce après avoir informé le Forum des partenaires de
l’IGAD et le Groupe de contact de l’ONU sur le processus de paix somalien,
des résultats d’une récente mission d’enquête qu’il a
dirigée dans certaines régions de la Somalie.

La prochaine réunion
d’Eldoret tentera d’élaborer un cadre pour un état viable pour
la Somalie qui n’a pas de gouvernement central depuis 1991, année où
le président Siad Barre a été renversé et obligé
de s’exiler au Nigeria où il est mort quelques années plus tard.

« L’objectif principal
de ce processus n’est pas le partage du pouvoir, mais la construction d’un
Etat somalien viable doté de structures durables et appropriées
et d’institutions pour un gouvernement d’unité décentralisé »,
a indiqué M. Mwangale.

A cette fin, il a ajouté
que l’IGAD recommandera aux délégués à la conférence
de former des commissions pour se pencher sur des questions cruciales telles
que la structure constitutionnelle et le degré de centralisation.

Ils délibéreront
par ailleurs sur la propriété des terres et la démobilisation
des milices armées mises sur pied par les seigneurs de guerre qui ont
balkanisé le pays en fiefs antagonistes perpétuellement en guerre
les uns contre les autres.

M. Mwangale, ancien
ministre des Affaires étrangères du Kenya, a déclaré
que la question du leadership politique ne serait pas abordée jusqu’à
ce que des accords aient été passés sur ces questions
essentielles, selon la même source.

La conférence,
a-t-il ajouté, sera un processus qui se poursuivra sur plusieurs mois,
certaines des délibérations se tenant en Somalie même.

L’émissaire
spécial du Kenya pour la Somalie M. Mwangale n’a pas manqué
d’ajouter que la région séparatiste du Somaliland, qui
s’est déclarée indépendante en 1991, a été
invitée à ces négociations en raison du fait qu’elle
est toujours considérée comme partie intégrante de la
Somalie.

Les voisins immédiats de la Somalie – Djibouti, Ethiopie et Kenya –
qui ont un intérêt particulier à ce qu’elle soit stable,
collaborent étroitement pour mener à bien le processus de paix,
a-t-il ajouté.

De son côté,
la communauté internationale dont les délégués
assisteront à la conférence en tant qu’observateurs, est largement
disposée à soutenir cette initiative.

« A ce jour, nous
avons reçu des contributions et/ou des promesses de la part de l’Union
européenne, de l’Allemagne, des Etats-Unis, de l’Italie, de la Ligue
arabe et du Royaume-Uni », a enfin affrirmé M. Mwangale.

ADI- 15H55 GMT-
12 SEPTEMBRE 2002

14/09/02 Une explosion qui ne serait pas accidentelle dans un hôtel d’Addis Abeba ? Faut-il rechercher un lien avec le régime de Guelleh ?

On nous signale qu’une bombe aurait explosé hier vendredi dans un hôtel
d’Addis Abeba « Le Tigree ». Il semble bien que l’on puisse exclure
la thèse de l’accident … mais nous n’avons pas beaucoup d’information sur le sujet.

Si notre
mémoire est bonne, le Cdt Iftin aurait pu séjourner dans cet
hôtel lors de son séjour mouvementé en Ethiopie. Sous
la réserve préalable de vérifier ce point, on pourrait imaginer alors
que l’explosion puisse être en relation avec les évenements
récents de Djibouti. Peut-on alors parler d’un nouveau dommage collatéral
? Certainement pas encore ! Beaucoup de choses devraient être vérifiées et confirmées avant.

Mais c’est
quand même troublant : une vengeance toujours possible des services secrets de Guelleh n’est jamais à exclure ?

C’est désormais la responsabilité de la Police éthiopienne, d’essayer de déterminer les causes et les auteurs s’il y a lieu. Nous n’avons pas à interférer dans l’enquête, qu’elle va certainement conduire.

13/09/02 La Grande braderie du Patrimoine national des Djiboutiens continuent dans des conditions tout à fait opaques.

L’aéroport de Djibouti
vendu à une société de Dubaï

L’aéroport se résume
toujours et depuis 25 ans, à ce seul bâtiment. On mesure l’ampleur
du chemin parcouru ! Pendant que les autres capitales ne cessent, en permanence,
d’agrandir leurs installations pour répondre à la demande …

Mais il faut du trafic
pour cela, il faut des hommes d’affaire et des touristes. Les régimes
successifs de Gouled puis de Guelleh n’ont rien fait pour attirer ces deux
catégories…. bien au contraire.

L’aéroport de Djibouti,
à l’exemple de nombreuses villes d’Afrique, a toujours constitué
un lieu de rassemblement. Les mouvements d’avion n’y sont pas si nombreux
et chacun se pressent à l’arrivée, puis au départ de
l’avion de Paris, ou à l’arrivée de ceux d’Addis ou de Sanaa,
souvent porteurs de Khat …

Pour une raison qui nous
échappe, beaucoup de gens se retrouvent sans raison à la salle
d’attente. Impossible de distinguer les passagers des non passagers.

Dans les faits et au fil
des années, l’aéroport est devenu un immense marché à
ciel fermé où se côtoient les ‘charcharis’, les douaniers,
la police, la gendarmerie, et bien d’autres personnes sans étiquette
( il s’agit probablement des membres de la SDS, la police politique).

Il y a quelques mois,
IOG a vendu la concession à une société de Dubaï, dans
laquelle il détient certainement des intérêts indirects,
mais productifs. Les Djiboutiens ont donc été expropriés
bien malgré eux et Guelleh a certainement encaissé la plus grosse
part du gâteau. Pour remercier ses concitoyens, il n’a pas protesté
dès que les licenciements massifs ont été annoncés
et réalisés. Ça ne le concernait pas, puisqu’il s’agissait
de travailleur, membre du Peuple qu’il ne peut que mépriser.

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Le Port de Djibouti et son nouveau terminal
pour recevoir les containers.

Le Port de
Djibouti a toujours été stratégique. D’abord port de
relâche et de ravitaillement pour tous les navires qui ralliaient l’Europe
aux Indes et plus loin encore. Ensuite point de passage important pour le
commerce de l’Éthiopie qui n’a plus de débouché maritime
depuis la séparation de l’Erythrée et qui bénéficie
du train reliant Djibouti à Addis.

Le Port a
toujours constitué une source de revenu importante pour les dirigeants
et en particulier pour le Premier Ministre qui cumulait la fonction de Ministre
du Port. Chacun se souviendra de la Ferrari rouge de Barkat qu’il avait conduite
en Ville et qui lui aurait offerte par l’entreprise italienne chargée
d’installer les nouveaux portiques.

Guelleh a
estimé qu’il n’encaissait pas assez et il a vendu la concession de
cette pièce maîtresse de l’économie djiboutienne et régionale,
pan entier du patrimoine de la République à la même société
de Dubaï. Ne cherchez pas, il y a intérêt sous roche.