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02/12/02 (B174 ) Une dernière tentative de Guelleh pour faire pression sur Canal + afin d’essayer de faire déprogrammer l’émission ? Me AREF, le procureur et une délégation ont pris un vol de Daallo dimanche 1er pour rejoindre Paris.

Nous avons été informés que Guelleh aurait chargé
Me Aref et le procureur de se rendre à Paris pour rencontrer les dirigeants
de Canal + afin d’essayer d’obtenir la déprogrammation de l’émission
de lundi 2.

On sait que Me AREF a d’excellentes relations avec la direction générale
de Canal + et c’est probablement ce qui a incité Guelleh a tenté
une dernière démarche après les échecs des émissaires
précédents, dont nous nous étions fait l’écho.

Malgré tout, il semble que la direction de Canal + soit bien décidée
à maintenir son émission, surtout maintenant qu’elle a été
visionnée en avant-première par un certain nombre de magistrats.

02/12/02 (B174 / 2) Coup de théâtre ce lundi soir sur Canal +. Hassan SaÏd, le chef de la SDS et l’un des plus proches collaborateurs d’IOG, confirme le témoignage d’Alhoumekani …. ! Du rififi au Palais en perspective ?

Une
affaire d’honneur et de mémoire pour Mme Borrel

Dans l’émission
de Canal + qui a été projetée ce lundi soir, nous découvrons
d’abord Mme Borrel qui a expliqué les motivations de son action : simplement la recherche de la
vérité pour elle et pour ses enfants et rien d’autre. Savoir. Savoir comment et pourquoi son mari est mort à Djibouti. Qui l’a tué ? A-t-il souffert avant de mourir ? C’est uniquement pour obtenir les réponses à ces questions qu’elle mène ce combat.

Son avocat, Me Olivier
Morice, s’exprime à plusieurs reprises au cours du reportage. Il pose des questions sur
la façon dont cette affaire a été conduite. On voit aussi
l’ombre de l’Ambassade de France et en particulier celle de M. Moulines qui était Chef de la
Coopération à l’époque. C’est lui qui avait conclu ‘au suicide’ dès
les premières heures, sans aucun élément à sa disposition.

Hassan
Saïd confirme le témoignage d’Alhoumekani :

Le scoop c’est Hassan Saïd qui le fournit. Il s’exprime
calmement et il montre au journaliste, à qui il fait visiter le Palais
de l’Escale, non seulement l’endroit où s’est tenue la réunion
(qui n’a jamais eu lieu, soi-disant) mais aussi l’endroit exact où se trouvait
le témoin Alhoumekani …. C’est clair et sans ambiguïté.


Y aurait-il à Djibouti des hommes spécialisés dans l’élimination
physique ? Hassan Saïd d’ajouter “On pourrait imaginer si on avait envie ….
Hassan
SAID
Chef de la SDS
Hassan
Saïd vient de montrer au journaliste l’endroit où se tenait
la réunion et la position d’Alhoumekani, derrière la
grille.

 

Cela pourrait remettre
en cause, comme nous l’avions déjà écrit, tout le système
de défense de Guelleh, dont le service de communication avait toujours
nié l’existence de cette réunion …..

Un
suicide impossible à l’endroit où le corps du juge a été
retrouvé.


L’éboulis que le Juge Borrel aurait descendu
en pleine nuit, sans se blesser la plante des pieds et sans respirer.
La reconstitution de nuit n’a pas été possible, car jugée
trop dangereuse !

A part cela,
l’équipe de Canal + montre le lieu où le juge se serait suicidé.
Le reportage démontre que le juge Borrel n’aurait pas pu dévaler,
en pleine nuit et enflammé cet éboulis de rocher, sans respirer
ni se faire mal aux pieds et en se donnant un coup ‘Post mortem’.

Les
premiers juges en charge de l’enquête Moracchini et Leloire.
Ils avaient été déssaisis du dossier par décision
du Ministre français de la Justice
Le
Juge Parlos qui a repris le dossier.Après une nouvelle reconstitution
sur les lieux à Djibout, il a fait procéder à
une ultime autopsie, dont le résultat devrait être porté
prochainement à la connaissance du public.


La thèse qui avait été présentée par les
premiers juges ne tiendrait-elle pas la route ? Quels pourraient alors être
les intérêts qui seraient en jeu, à la fois du côté
français et du côté djiboutien ?

La
conférence de presse avortée de Paris.


IOG lors de la conférence de presse écourtée
de Paris.
Tremblant de rage, il va se lever pour quitter la salle sans un mot

L’équipe poursuit
en montrant la prestation minable de Guelleh lors de la Conférence
de Presse à Paris et son ‘véritable amour’ des journalistes
qui lui parlaient de l’affaire Borrel. Son voisin voulait même leur
faire retirer le micro. Ils se croyaient à Djibouti ? Toujours est-il
qu’IOG, furieux et décontenancé, a batttu en retraite après
quelques minutes, refusant de poursuivre la conférence et de répondre
aux questions. (La conférence était prévue pour durer
plus d’une heure ..)

Bravo à l’équipe
de Canal + et surtout à Bernard Nicolas qui a fait un travail d’investigation
remarquable pour présenter objectivement des faits, sans ne jamais
prendre parti. Il n’y a ni haine ni attaque, mais simplement une présentation
sans concession de ce que les journalistes ont vu et observé.

Les
témoignages d’Alhoumekani et d’Iftin

Alhoumekani
:” je ne changerai jamais mon témoignage. Je ne l’ai pas
fait en dépit des pressions de Mme Moracchini …”
Iftin
: j’ai été contraint de recopier à la main un
texte qui m’a été soumis pour disculper IOG. Ensuite
pour éviter la mort, j’ai fui Djibouti en passant en Ethiopie
la frontière à pied.


L’équipe a interviewé
à Bruxelles Alhoumekani qui a confirmé, sans ambiguïté
et sans modification, son témoignage initial. Ensuite Iftin, interviewé
à Addis Abeba, où il se cachait, a expliqué les pressions
(et les menaces) auxquelles il avait été soumis jusqu’à
ce qu’il cède et qu’il rédige finalement ‘sous la dictée’
une lettre manuscrite, destinée soi-disant à innocenter Guelleh.
Cette lettre pourrait peser lourd, maintenant, dans le dossier, à charge,
puisqu’il y aurait eu pression sur un témoin. Cela peut-il sous-entendre
que l’on voulait cacher quelque chose à la justice. Le reportage nous
montre aussi l’arrivée d’Iftin à Bruxelles et l’accueil chaleureux
qu’il a reçu à l’aéroport.

L’équipe de
Canal + pose la question de savoir pour quelles raisons, les autorités
françaises ont-elles refusé d’accorder un visa à Iftin
?

Des
tueurs formés à Djibouti ?

Enfin, on croit rêver
en entendant Hassan Saïd qui reconnaît (en sous-entendu) que le
système djiboutien disposerait d’un nombre suffisant d’hommes formés
et entraînés pour participer à des ‘éliminations
physiques, s’il en avait envie …. Il ouvre ainsi la porte, indirectement,
à des meurtres commis par l’Etat. Cela fait-il partie intégrante
du système de Guelleh ? Ce serait alors l’apothèose de la République
bannanière dans toute sa splendeur. Ce ne sont pas les journalistes
qui le déclarent, mais un dignitaire du régime et pas n’importe
lequel : le grand patron de la SDS !

Une
tempête au Palais de l’Escale ?

Commen IOG va-t-il réagir
? Non seulement un proche semble l’avoir sinon trahi mais au moins sérieusement
enfoncé … L’étau se resserre dangeureusement autour de lui
avec les témoignages (confirmés par ses proches) d’Alhoumekani
et d’Iftin, et l’apparition dans le dossier d’une nouvelle juge française
(Sophie Clément) qui ne semble pas avoir chaussé les bottes
de ses prédécesseurs et qui donne l’impression de vouloir rechercher
la vérité, sans arrière-pensée.

Et
la suite ?

A notre connaissance,
des plaintes pénales pourraient être déposées dans
les prochains jours, émanant tant du côté de la partie
civile (Famille Borrel et défenseur) que des témoins à l’encontre de certains magistrats et probablement d’IOG ou de ses proches.

02/12/02 (B174 / 2) Mercredi 18 décembre. Commémoration du massacre d’Arriba commis en 1991 sur ordre de Guelleh. Appel urgent aux associations pour l’organisation de manifestations en hommage à toutes les victimes de Gouled et de Guelleh.

Traditionnellement une grande manifestation se déroule à Paris devant l’Ambassade de Djibouti le 18 décembre. Notre Association avait organisée cette manifestation pendant plusieurs années, jusqu’à ce que les Associations de Djiboutiens prennent le relais, ce qu’elles ont fait depuis sans aucune interruption.

Cette année, nous lançons un appel à toutes les associations, en particulier en France, mais aussi au Canada, en Belgique, en Hollande et aux USA (dans tous les pays où les communautés djiboutiennes sont importantes) pour qu’elles se mobilisent afin d’organiser des rassemblements, sans aucune considération tribale, devant les Ambassades et les Consulats de Djibouti, en hommage non seulement aux victimes du massacre d’Arriba, mais plus généralement cette année, à la mémoire de toutes les victimes de la dictature de Gouled et de Guelleh.

Les colonnes de l’Observatoire sont ouvertes pour diffuser les informations et pour relayer les appels des Associations, les heures et les lieux des rassemblements. Il faut montrer à Guelleh que l’opposition à la tyrannie est toujours mobilisée et que le Peuple n’oublie pas ni les morts ni les victimes de la cruauté, de la dictature et de la torture.

02/12/02 (B174 / 2) Par quel miracle, un prisonnier évadé et en fuite peut-il déposer une plainte recevable devant le tribunal de Djibouti ?

Jusqu’à plus ample information, Awalleh Guelleh est un condamné
qui s’est évadé de prison. Quelles qu’aient pu être les
motifs fondés ou politiques de sa condamnation pénale, c’est
un fait !

Dans ces conditions, comment la justice djiboutienne peut-elle accepter de
recevoir une plainte émise au nom d’un homme qu’elle est censée
rechercher pour l’incarcérer ? (Cf la dépêche parue dans l’AFP et reprise sur le site (N° B173 24/11), au sujet de la plainte qui a été déposée par Me Aref au nom de son client Awalleh Guelleh et contre Alhoumekani)

Il y a un point que nous ne comprenons pas bien. Une entorse de plus du régime
de Guelleh à la loi ? Possible, car ce ne serait pas la première
! Mais ce qui est plus étonnant, c’est que Me Aref qui est un avocat
professionnellement reconnu, ait pu se prêter à se jeu … qui
semble en contradiction avec le fonctionnement normal de la justice.

Nous avons encore beaucoup à apprendre sur le fonctionnement particulier de la justice à Djibouti. Mais en tout cas, on peut pas dire que cela contribue à faire croire, qu’il s’agit d’un Etat de Droit.

Rappelons aussi qu’Awalleh Guelleh a été condamné en France, par contumace, à la prison à perpétuité, dans le cadre de l’Attentat du Café de Paris.

On mesure effectivement toute la crédibilité de la démarche du soi-disant plaignant, repris de justice, et de son avocat !!

02/12/02 (B174) Confirmation de l’aide française supplémentaire dont le montant à été réduit, passant de 10 à 6 millions d’Euros … (AFP)

Aide exceptionnelle de 6 millions d’euros de la France à Djibouti.

DJIBOUTI, 30 nov (AFP)
– La France a octroyé au gouvernement djiboutien une aide exceptionnelle
de 6 millions d’euros, ont annoncé l’Ambassade de France et le ministère
djiboutien des Finances dans un communiqué conjoint parvenu samedi
à l’AFP.

Cette aide est destinée
à permettre à l’Etat de régler une partie des arriérés
de salaires de ses agents civils et militaires.

Les fonds rapidement mis
à la disposition du ministère des Finances et de l’Economie
nationale ont permis dès jeudi dernier de verser la totalité
des salaires du mois de juillet 2002 et une partie des salaires du mois d’août,
précise le communiqué.

“Par ce geste, la
France honore l’engagement pris par le Premier ministre français Jean-Pierre
Raffarin, à l’issue de la visite effectuée en France par le
président Ismaël Omar Guelleh du 1er au 4 octobre dernier”,
ajoute le texte.

Coïncidant avec les
fêtes qui vont marquer la fin du mois de Ramadan, cette aide témoigne
de l’attention apportée par la France aux difficultés financières
que traverse Djibouti, en même temps qu’aux efforts faits par Djibouti
pour redresser durablement ses finances publiques, souligne le communiqué.

“Elle témoigne
de la qualité des relations entre les deux pays, empreintes de confiance
et de vision commune de l’avenir”, conclut le communiqué.

Djibouti est une ancienne
colonie française, indépendante depuis 1977. Le pays accueille
la plus importante base militaire française à l’étranger.

02/12/02 (B174) DAF, J’ai relevé des contradictions dans les informations et je me pose des questions. (Lecteur)

Vous avez écrit que DAF avait obtenu la légalisation de son
parti dans des délais très rapides, ce qui tendait à
prouver qu’il avait bénéficié d’une certaine faveur de
la part des autorités, et donc qu’il s’en était rapproché.

Et pourtant le lendemain, il a refusé de se joindre aux partis qui
ont applaudi à la cérémonie de la CENI. Ce qui me conduit
à imaginer l’inverse.

Cela m’a paru tellement suspect que j’ai téléphoné au
pays. Voilà ce qu’on m’a dit. ‘il est possible que DAF ait été
missionné par Guelleh pour se rapprocher des partis d’opposition, en
particulier de Guedi et de Dini, afin de faire remonter des informations.
Il aurait peut-être joué le jeu de l’opposant véritable
pour se donner une image’
. Il est possible que ce ne soit qu’une nouvelle
manoeuvre du pouvoir, mais j’engage mes frères à se montrer
vigilants dans leurs choix et dans leurs alliances.

N’y voyez pas d’attaque de DAF, mais avec mes amis, on aimerait bien savoir
la vérité sur lui et sur les opposants déclarés.
Sur qui on peut vraiment compter ….?

02/12/02 (B174) Passera ? Passera pas ? L’émission de Canal + ce soir à Djibouti

Plusieurs lecteurs nous ont informé du fait qu’il se produit des coupures étranges de courant électrique depuis hier soir.

Des agents EDD interrogés ont certifié qu’il n’y avait aucune panne sur les groupes de production de la centrale…

Répétition ou coïncidence ?

Il semble que Guelleh ne puisse pas faire interrompre la diffusion de l’émission par Canal +, pour le moment, donc il se prépare pour lancer une action de terrorisme électrique … comme nous en avions déjà évoqué la possibilité la semaine dernière.

Mais nous savons que plusieurs personnes s’occupent de faire copier des cassettes qui devraient bientôt circuler bientôt à Djibouti….

Comme promis, notre site publiera dès ce soir, une synthèse des principaux points de l’émission.

02/12/02 (B174) Qui sera le prochain president du Sitti_Canada (Sitti)

http://www.sitti.org

La premiers éléction du sitti-canada qui aura finalement lieu le 15 décembre 2002 à Ottawa , Déjà trois candidates à deposer leur candidature au prés de la commission électorale du Sitti au Canada . il s’agit :

1-Mr: Ali Osman Farid dit (Indayareh)

2-Mr Kennedid Osman robleh Daach (le fils de l’ancien ministre de travail )

3- Girreh Robleh .

L’auteur qui nous a transmis l’information ajoute : “Il est clair, dans tous les cas qu’Indayareh sera le vainqueur” .
N’ayant pas à prendre parti, nous lui en laissons la responsabilité, mais ce ne semble pas très démocratique !!