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04/12/02 (B 174 / 2) Me Morice, dans une interview sur RFI, annonce qu’il a porté plainte contre Hassan Saïd et les anciens magistrats pour “subornation de témoins”

Dans l’entretien qu’il a accordé à RFI, Me Morice annonce qu’il aurait porté plainte devant le Tribunal de Grande instance de Paris, contre Hassan Saïd et les juges Leloire et Moracchini, pour tentative de subornation de témoins, sur la base de faits réels et de témoignages, y compris de policiers belges.

Par ailleurs Me Morice a annoncé que les expertises médico-légales concluaient à un assassinat du Juge Borrel qui aurait été frappé à la tête et au bras, dans un mouvement de protection. On peut conclure que ce n’est qu’une fois mort ou inconscient qu’il aurait été carbonisé.

La mise en cause de Guelleh et de ses proches semble maintenant inévitable et nous attendons les décisions qui seront prises par la Justice française.

La France aura-t-elle la capacité de reconnaître les erreurs passées et de s’engager dans la voie de la vérité ? Nous devrions le savoir très vite !

Madame Alliot-Marie continuera-t-elle à apporter un soutien financier à Guelleh et à son régime, sachant qu’il pourrait être considéré comme ayant une responsabilité dans la mort d’un juge français ?

Nous devrions le savoir dans les prochains jours.

A suivre

04/12/02 (B 174 / 2) Toute l’équipe de l’ARDHD souhaite une joyeuse fête à tous les Djiboutiens et à tous les musulmans à l’occasion de la fin du Ramadan.

Notre équipe souhaite une joyeuse fête à tous les Djiboutiens et à tous leurs frères musulmans, à l’occasion de la fin du Ramadan. Elle espère que cette nouvelle année apportera des améliorations à toute la population et qu’elle marquera la fin de la terreur et de la dégradation économique.

04/12/02 (B174 / 2) Election du SITTI : est-ce qu’une femme peut poser sa candidature ???….ou c’est du pur sexisme (Lectrice : Ghabad Isse)

Je me demande pourquoi
les hommes djiboutiens Issas ne veulent pas des voix des femmes Issas.

J’ai lu beaucoup d’articles
sur le Sitti (communauté dite des Hommes Issas), qui parlent toujours
des hommes Issas. Où sont passées les femmes ??

Je pense qu’il y aurait
des femmes plus cultivées que les hommes Issas qui voudraient poser
aussi leur candidature, que ce soit en tant que Présidente ou pour
assumer d’autres fonctions.

Je vous donne un conseil,
sachez qu’il faut toujours inclure une minorité de femmes. Peu importe
le choix que vous faites. Je sais aussi que vous avez une arrière-pensée
sur les femmes Issas et que vous vous imaginez à tort et sans aucune
raison qu’elles sont moins cultivées que les hommes.

Il est vrai que la majorité
des femmes Issas sont des femmes au foyer. J’en ignore les raisons mais je
pense que c’est inné en elle. Elles savent à peine lire et ecrire,
mais il existe des jeunes femmes Issas, universitaires, qui ont un but dans
leur vie, donc pensez-y et ne les sous-estimez pas !

Surtout ne vous attardez
pas avec les hommes Issas un peu analphabètes, qui ne veulent que manger
l’argent que le gouvernement vous envoie pour faire des projets

Si vous suivez mes conseils,
vous réussirez. Si on me demandait mon avis: je ne voterais certainement
pas pour Kennedid, ce type timide qui n’a rien dans la tete , à part
les $$$……… Voici mon idée pour ce Kenedid, s’il existe bien ?

Rédige un discours,
genre curriculum vitae, qui nous permettra de connaître ton background,
tes études, ton parcours et ta profession actuelle.

PS : est-ce qu’une
femme peut poser sa candidature???….ou c’est le pur sexisme!

Ghabad Isse

04/12/02 (B174 / 2) Lettre ouverte du Président du GED Mahmoud Idriss Ahmed et du vice-Président Abdallah Dabarkaleh Ahmed adressée à ISMAËL OMAR GUELLEH.

” La faiblesse
d’une dictature est d’avoir fait un pacte abject en exploitant le désespoir
de peuples frères et de penser que tout s’achète, se corrompt
ou se contraint par la force des armes “.

Toutes les manigances
et les exactions, détournements de finances et de biens publics dont
vous vous êtes rendu coupable depuis plus de 25 ans ont amené
puis précipité ces dernières années notre pays
dans un gouffre économique, politique et social.

Malgré tous les
artifices, les collusions, les mensonges médiatisés derrière
lesquels vous n’avez eu de cesse de masquer maladroitement et de travestir
toutes les vérités afin de vous accaparer la maîtrise
de tous les niveaux de l’appareil d’Etat, l’opinion publique et les instances
internationales cernent parfaitement aujourd’hui qui est ” l’homme ”
qui a détourné tous les pouvoirs par la force et à son
seul profit, qui n’hésite aucunement à faire verser le sang
des Djiboutiens qui réclament le Respect de leurs Droits ou qui s’opposent
à une politique mafieuse ainsi qu’à des visées hégémoniques
sur la Corne Est de l’Afrique qui sont facteurs de déstabilisation
de la paix instaurée et souhaitée entre les Etats voisins.

Vous ne pouviez tromper
” tout le monde tout le temps ” et imposer votre tyrannie plus longtemps
en utilisant de manière systématique les méthodes les
plus abjectes et les plus avilissantes à l’égard de celles et
de ceux qui s’opposaient à vos volontés.

En 25 années d’agissements
votre décadence n’a pas eu de limite.

Vous avez poussé
l’indignité jusqu’à jeter l’opprobre sur votre propre nom et
sur votre propre famille, créé puis généré
et entretenu des conflits entre les peuples frères des Issas et des
Afars, au sein même de chaque tribu et bien au-delà des frontières
de notre pays quitte à monter de ” toutes pièces ”
et à entretenir financièrement d’artificielles rébellions
dans les pays voisins, frères et amis.

Chacun à pleine
conscience aujourd’hui, y compris sur le plan international, de toutes vos
manigances et malversations, de l’ampleur du désastre qui touche toutes
les couches sociales de notre société et dont vous assumerez
bientôt la responsabilité, pleine et entière, devant la
Nation djiboutienne et face à ses Tribunaux de Justice.

Toutes vos tentatives
d’élimination physique lancées contre les membres du Gouvernement
en Exil de Djibouti se sont traduites par des échecs retentissants
et n’ont fait que renforcer notre cohésion et notre grande détermination
à mener cette lutte au nom de notre peuple aux fins de mettre un terme
à votre régime et de vous chasser dans les meilleurs délais
de tous les pouvoirs.

Toutes les multiples ”
Affaires “, dont l’Assassinat programmé du Juge français
Bernard Borrel commis sur votre ordre, dans lesquelles vous êtes directement
impliqué et qui vont être révélées au grand
jour dans les semaines à venir sur la scène internationale vont
avoir comme conséquence une indéniable mobilisation des ”
consciences nationales “, de la presse, de l’opinion publique internationale
à laquelle il convient d’ajouter tous les dépôts de plaintes
et les Assignations auprès des Instances juridiques compétentes.

Vous n’êtes plus
digne de vous prévaloir de la nationalité djiboutienne.

De profonds changements
intervenant dans les semaines à venir,

  • nous exigeons votre
    démission de toutes les responsabilités que vous vous êtes
    octroyées par la fraude et l’usage de la force, que vous quittiez
    la République de Djibouti dont vous avez asservi la population, bafoué
    les lois sacrées de ses ancêtres et dont vous avez impunément
    violé la Constitution et la Justice,
  • nous exigeons la libération
    immédiate et sans condition aucune de tous les prisonniers politiques
    ainsi que celle des hommes des Forces Nationales de Police, incarcérés
    dans la prison de Gabode ou dans un quelconque autre endroit du territoire
    national.

Vive la Nation djiboutienne,
en marche vers l’instauration de la Démocratie et d’un État
de Droit en République de Djibouti respectant les spécificités
ethniques, tribales, sociales, culturelles et religieuses.

Fait à
Bruxelles le mardi 3 décembre 2002.

Au nom de la Nation djiboutienne
au nom de l’opposition politique
pour le Gouvernement en Exil de Djibouti

le
Président Mahamoud Idriss Ahmed
le vice-Président Abdallah Dabarkaleh Ahmed

04/12/02 (B174 / 2) Revue de presse non exhaustive.
1 – RFI. Djibouti : Affaire Borrel – le tournant.
2 – Le Monde : de nouveaux éléments jettent le trouble sur la mort du juge Borrel

Me Olivier Morice
a été invité à parler ce mercredi matin sur RFI.
Pour l’écouter, cliquez ici :
http://www.tv-radio.com/ondemand/rfi/mere/ftp/Audio/Actu/Invite_Matin/rfiac_IMA_20021204.ram

_______________________
Extrait du site de RFI

Après sept ans
d’enquête, la justice française effectue un virage à
180 degrés sur le dossier Borrel. Ce juge français, retrouvé
mort en 1995 au pied d’une falaise de Djibouti, n’est pas un «suicidé»
pour le cinquième magistrat instructeur. Plusieurs témoins ont
déjà étayé la thèse de l’assassinat,
défendue par la veuve du magistrat. Dernier en date: Ali Iftin, l’ancien
patron de la garde présidentielle. Nous l’avons rencontré
à Bruxelles.

Six mois d’exil et
déjà sa terre natale lui manque. Sous sa veste en cuir, Ali
Abdillahi Iftin abrite l’amertume d’un homme écœuré
par les dérives d’un régime où règne l’arbitraire.
Ce commandant de gendarmerie était le responsable de la garde présidentielle
d’Ismaël Omar Guelleh. Pendant des années, il a servi avec
loyauté son président. Au printemps dernier, sentant que la
pression devenait trop forte, il a fui son pays par les montagnes, comme d’autres
avant lui. Direction: Addis-Abeba, puis Bruxelles, car Paris lui refuse le
visa de réfugié politique qu’il demande. La Seine, il l’a
finalement aperçu la semaine dernière, en se rendant dans le
cabinet d’instruction du juge Sophie Clément au Palais de justice
de Paris.

Par devoir, et «surtout
pour Madame Borrel et ses enfants», il a raconté sa part de vérité
sur cette affaire devenue une affaire d’Etat. Et de commencer par son
faux témoignage. Fin 1999, lorsque les autorités djiboutiennes
apprennent que l’ancien lieutenant de la garde présidentielle,
Mohamed Saleh Alhoumekani, va dire publiquement ce qu’il sait de l’affaire,
le patron des services de renseignements préparent une contre-offensive.
«L’objectif, explique Ali Iftin, est alors de décrédibiliser
le témoignage d’Alhoumekani. Hassan Saïd, le patron des services
de renseignements, me présente un texte que je dois recopier, puis
signer». Menaces à l’appui: «Si je ne le fais pas,
moi ou ma famille auront à en subir les conséquences».
Dans cette lettre, Alhoumekani est présenté comme un mauvais
sujet, instrument d’une vaste «machination» menée
par certains milieux français (l’avocat Arnaud Montebourg est
cité) et djiboutiens, dont le but est de déstabiliser le régime
en place. «J’ai hésité, dit Iftin, et puis j’ai
signé». En droit, cela s’appelle de la subornation de témoin.
Mais ce n’est pas tout: Ali Iftin révèle aussi que quelques
semaines avant la mort du magistrat, il saisit la fin d’une conversation
entre Hassan Saïd et Ismaël Omar Guelleh, l’actuel chef de
l’État et à l’époque chef de cabinet du président
Hassan Gouled Aptidon. Il est question d’un «juge français
qui se mêle d’affaires qui ne le regardent pas. Il ferait mieux
de s’occuper de ses problèmes», mais attention, précise
Iftin, «personne n’évoque alors une élimination physique».
Revenons maintenant aux faits.

19 octobre 1995: Bernard
Borrel, magistrat détaché au titre de la Coopération,
est retrouvé en position fœtale, entre deux pierres en bas d’une
falaise. Sans vie, le haut du corps brûlé à l’essence,
les jambes et les pieds intacts. Version officielle: suicide. Officielle,
puisqu’elle s’étale, comme l’ont révélé
nos confrères de Canal+, dans un télégramme diplomatique
envoyé à Paris par le chef de mission de la Coopération.
Ancien officier de gendarmerie, Jean-Jacques Moulines écrit: «Bernard
Borrel a mis fin à ses jours». L’enquête n’a
pas encore commencé. Dans les jours suivants, on présente cet
homme de 39 ans, père de deux enfants, comme quelqu’un de «déprimé».
Preuve de la thèse officielle: le briquet retrouvé entre les
rochers, puisqu’il a dû faire plusieurs mètres dans son
agonie. Élisabeth Borrel rentre en France et enterre son mari. Aucune
autopsie n’est réalisée.

Plus tard, les radiographies
des poumons, réalisées à l’hôpital militaire
français de Djibouti, disparaissent du dossier médical. En 1996,
une expertise privée, réalisée par le Professeur Lazarini,
légiste renommé, décortique l’impossibilité
de la mort par carbonisation, en raison de l’absence de suie dans les
bronches et de produits de combustion dans les poumons.

Conclusion: le corps ne
peut donc avoir été brûlé du «vivant du sujet».
Instruit à Toulouse, le dossier est «dépaysé»
à Paris, repris par les juges Marie-Paule Moracchini et Roger le Loire,
eux-mêmes dessaisis au profit du juge Jean-Baptiste Parlos.

Le juge fouineur est
mort

Face aux incohérences du dossier, le juge Parlos diligente une batterie
d’expertises. Il fait appel à trois scientifiques, légistes
et anthropologue, pour examiner à nouveau le corps de Bernard Borrel.
En juin dernier, il est exhumé pour la seconde fois au cimetière
de Frouzins, près de Toulouse. Après six mois de travail, les
expertises ont été communiquées au juge et à la
partie civile. L’avocat d’Elisabeth Borrel s’est décidé
à les rendre publique. «Toutes ces expertises concordent dans
le sens de l’intervention de tiers, explique Olivier Morice, que la piste
du suicide n’est pas possible, n’est pas plausible et que par conséquent,
il faut retenir, de plus en plus, la thèse de l’assassinat».

Concrètement, les
experts ont relevé une fracture du cubitus du bras, «fracture
de défense» dit le rapport, ainsi qu’une fracture de la
boîte crânienne. Et le rapport d’élaborer un scénario:
Bernard Borrel aurait été agressé, il se protège
avec le bras et reçoit un coup sur la tête. Puis, alors qu’il
est inconscient ou déjà mort, ses agresseurs lui brûlent
le haut du corps.

Ce dernier détail
avait déjà été mis en lumière par l’analyse
du Pr Lazarini. Si elle reste hypothétique, cette version permet de
remettre en perspective les propos d’Alhoumekani.

En effet, dans les heures
qui suivent la découverte du corps de Bernard Borrel par une patrouille
de la prévôté -la gendarmerie de l’armée française-
le lieutenant assiste médusé à un étrange conciliabule,
dans les jardins de la présidence. Il y a là Ismaël Omar
Guelleh, le chef de cabinet, Hassan Said, le chef des services et le patron
de la gendarmerie, le colonel Mahdi, ainsi que deux étrangers. Mais
aussi deux individus soupçonnés d’avoir exécuté
des attentats anti-français: Adouani, un Tunisien et Awalleh Guelleh,
un homme qui, normalement, devrait être derrière les barreaux
de la prison de Gabode.

Ce dernier dit: «ça
y est, le juge fouineur est mort».

Question d’IOG: «le
travail a été fait correctement ?»

Réponse de l’un
des deux étrangers: «pas de trace, mais il faut demander au colonel
de récupérer la main courante» (le registre tenu par des
militaires à un point de contrôle où est passé
Bernard Borrel). Le colonel Mahdi: «c’est fait». A Djibouti,
cette version a toujours été qualifiée de mensongère,
Alhoumekani n’étant qu’un affabulateur. Une défense
qui pourrait bientôt changer.

_______________________
Extrait Le Monde

De nouveaux éléments
jettent le trouble sur la mort du juge Borrel, à Djibouti, en 1995.
Son épouse vient de porter plainte pour “subornation de témoin”
après le revirement d’un officier djiboutien. Deux expertises médicales
contrediraient la thèse du suicide.

Sept ans que le corps de Bernard Borrel, magistrat français en coopération
à Djibouti, a été découvert, au pied d’une falaise,
en aplomb de la mer Rouge, aspergé d’essence et à moitié
brûlé. Sept ans, et déjà cinq juges d’instruction,
deux exhumations, une demi-douzaine d’expertises médicales. Sans se
décourager, Elisabeth Borrel, l'” Epouse du Juge assassiné”
le 18 octobre 1995, comme dit le carton d’invitation avec majuscules, devait
présenter devant la presse, mercredi 4 décembre, de nouveaux
éléments qui, pour ses avocats, Mes Olivier Morice et Laurent
de Caunes, confirment que son mari, conseiller technique du ministre de la
justice, ne s’est pas suicidé, comme l’avait d’abord conclu la justice.
Selon elle, il a été éliminé parce qu’il dérangeait
le pouvoir djiboutien en s’intéressant à un attentat commis
en 1990 au Café de Paris, à Djibouti.

L'”affaire Borrel”
connaît de fait quelques rebondissements. D’abord, un témoin
djiboutien, le capitaine Ali Iftin, chef de la garde présidentielle
du président de Djibouti en 1995, aujourd’hui réfugié
à Bruxelles, revient sur ses déclarations de novembre 1999.
Recueilli dans le magazine “90 minutes” diffusé lundi sur
Canal+ (Le Monde daté 1er-2 décembre), son nouveau témoignage
a permis à Mme Borrel de porter plainte, le 19 novembre, avec constitution
de partie civile pour “subornation de témoin”, et conduit
la juge d’instruction parisienne, Sophie Clément, à organiser,
le 29 novembre, une confrontation entre M. Iftin et un autre témoin
djiboutien, Mohamed Saleh Alhoumekani.

Cet ancien membre de la
garde présidentielle, lui aussi réfugié en Belgique,
était sorti de l’ombre il y a deux ans. Il disait avoir assisté,
le 19 octobre 1995, dans les jardins du palais présidentiel, à
une discussion entre cinq personnes, dont Ismaël Omar Guelleh, l’actuel
président djiboutien, alors directeur de cabinet du chef de l’Etat,
évoquant le meurtre du ” juge fouineur” (Le Monde du 14 janvier
2000). Les enquêteurs avaient recueilli de nombreux témoignages
prouvant qu’une telle discussion n’avait pu avoir lieu.

“FAUX TÉMOIGNAGE”

M. Iftin, lui, se souvient
désormais qu’un jour de septembre 1995, il ” entre en coup de
vent” dans le bureau de M. Guelleh, alors en conversation avec Hassan
Saïd, chef des services secrets djiboutiens. Il les entend, ” en
langue somalie”, ” dire qu’un juge européen les dérangeait”,
a-t-il expliqué le 29 novembre. Il assure que son ” faux témoignage”
– une attestation préétablie qui discréditait le témoignage
de M. Alhoumekani – lui avait “été dicté à
la demande d’Hassan Saïd pour défendre les autorités djiboutiennes”.
“Je peux me permettre de parler librement maintenant que je suis en Europe”,
explique M. Iftin pour justifier son revirement. Il a créé,
à Bruxelles, le Gouvernement en exil de Djibouti (GED).

Mme Borrel devait aussi
rendre public, mercredi, le résultat de deux expertises médicales
et deux expertises toxicologiques ordonnées par le juge Jean-Baptiste
Parlos – aujourd’hui à la Cour de cassation – après que la chambre
de l’instruction de la cour d’appel de Paris eut dessaisi, le 21 juin 2000,
les juges Marie-Paule Moracchini et Roger Le Loire, puis fait droit, en janvier
2001, aux demandes de contre-expertise de la partie civile. Rendue le 13 novembre
par Patrice Mangin, Daniel Malicier et Eric Baccino, directeurs des instituts
médico-légaux de Lausanne, Lyon et Montpellier, la première
expertise médicale conclut que “l’hypothèse d’une autoagression
à l’origine du décès est difficilement plausible”
et que, “dès lors, l’hypothèse de l’intervention d’un ou
de plusieurs tiers peut être envisagée”.

Le rapport anthropologique
de Gérald Quatrehomme, expert auprès de la cour d’appel d’Aix-en-Provence,
conclut aussi, le 18 novembre, que “l’hypothèse d’une chute”
est “peu vraisemblable en termes de probabilités”. Il relève
deux lésions survenues au moment du décès : un “coup
direct” sur le crâne, une fracture sur le cubitus qui serait une
“lésion de défense” et non la conséquence d’une
chute. Fin 1997, un spécialiste sollicité par Mme Borrel avait
écarté le suicide par immolation, car il n’avait décelé
aucune trace de suie dans les bronches du défunt.

Ariane
Chemin

03/12/02 (B 174 / 2) L’émission de Canal + a-t-elle été diffusée à Djibouti ? Les informations reçues sont contradictoires. RFI passera demain mercredi, de nombreuses informations. Tous à l’écoute !

18h 00 – Nous n’avons pas pu savoir avec certitude si l’émission de Canal + a été diffusée hier soir à Djibouti. Les informations sont confuses …

– ceux qui disent que OUI : il est possible que des abonnés qui reçoivent les émissions directement du satellite et qui ont un groupe electrogène aient pu recevoir l’émission,
– ceux qui sont connectés via la société familiale d’IOG, auraient pu recevoir quelques bribes, mais l’émission auraient été coupées à plusieurs reprises.

Ces informations devront être confirmées

23 h 00 – Confirmation du fait que l’émission n’a pas été diffusée à Djibouti, ce qui montre, une nouvelle fois la véritable nature du régime …!

RFI va diffuser un reportage sonore dans la journée de mercredi. Chacun à l’écoute …. Sauf coupure de nouveau par le régime policier …

Sur les ondes de RFI, il y aura beaucoup de
choses (une interview d’Iftin, d’Alhoumekani, de maître Morice et de Mme Borrel).
Le 4/12/2002 à 7 h 30 Heure de Paris (GMT + 2, dans
afrique matin, puis à 8h15 avec deux invités Me Olivier Morice et Mme Borrel pendant 10 mn(jusqu’à 8h25), ensuite Afrique midi et Afrique soir. Jeudi, il y aura de nouvelles informations aussi sur Djibouti et sur les retombées de l’Affaire Borrel.

03/12/02 (B174 / 2) Revue de presse ‘non exhaustive’ de la journée …

Après la diffusion
de l’émission de Canal +, la presse commente largement les nouvelles
révélations sur l’affaire de l’assassinat du juge Borrel et
nous apprenons ainsi que quatre experts infirment désormais la thèse
du suicide.

________________________Extrait
AFP

Mort du juge Borrel: des expertises infirment la thèse du suicide

PARIS, 3 déc (AFP)
– Quatre nouvelles expertises versées au dossier d’instruction sur
les circonstances de la mort du juge français Bernard Borrel en octobre
1995 à Djibouti vont dans le sens de l’infirmation de la thèse
du suicide, a-t-on appris mardi auprès de plusieurs parties civiles.

"Ces expertises,
non seulement viennent infirmer la thèse du suicide mais elles proposent
de surplus une explication sur les circonstances dans lesquelles Bernard Borrel
a été assassiné", a déclaré dans un
communiqué transmis à l’AFP, un avocat de la veuve du magistrat,
Me Olivier Morice.

Ces expertises ont été
réalisées après un transport sur les lieux de la mort
des experts et du juge, fin février, et à la suite de la deuxième
exhumation du corps de Bernard Borrel, en juin, en Haute-Garonne (sud-ouest
de la France).

"Nous ne sommes pas
au bout des investigations, il y a encore des zones d’ombre dans ce dossier
et nous attendons encore le rapport définitif des experts", a
déclaré à l’AFP Anne Crenier, ancien président
du Syndicat de la magistrature (SM), également partie civile.

Selon elle, les experts
vont bien "dans le sens de l’infirmation de la thèse du suicide,
mais restent prudents".

Selon Me Morice, une première
expertise -sur les quatre versées au dossier- réalisée
par trois professeurs de médecine des instituts médico-légaux
de Lyon (centre-est), Montpellier (sud) et Lausanne (Suisse), conclut que
la thèse de l’immolation par le feu précédemment avancée
n’est pas "plausible" et qu’il faut privilégier une "piste
extérieure".

Deux autres expertises,
toxicologiques, évoquent une "manipulation", a-t-il déclaré
à l’AFP.

Le corps calciné
du juge Borrel avait été trouvé le 19 octobre 1995 à
environ 80 km de Djibouti-ville.

La veuve du juge, Elisabeth
Borrel, a toujours estimé que son mari, alors conseiller du ministre
de la Justice djiboutien, avait été victime d’un assassinat
politique.

___________________________

Comme toujours, maladroitement
et à contretemps, Djibouti proteste et fait paraître une dépêche
AFP pour tenter l’incendie déclenchée par les révélations
d’Hassan Saïd sur Canal +, d’Alhoumekani, d’Iftin, ainsi que de Me Morice
qui affirme que des experts estiment que le Juge Bernard Borrel n’a pas pu
se suicider. N’est-il pas trop tard ??

________________________
Extrait AFP

Vive réaction
de Djibouti à une enquête sur le "suicide" du juge
Borrel

PARIS, 3 déc (AFP)
– Les autorités djiboutiennes ont vivement protesté mardi à
Paris, après la diffusion à la télévision d’une
enquête sur la mort à Djibouti du juge français Bernard
Borrel, qualifiée de "suicide" par les autorités et
d’assassinat politique par son épouse.

Le corps calciné
de M. Borrel, conseiller auprès du ministre djiboutien de la Justice
depuis 1994, avait été retrouvé en octobre 1995 au bord
d’une piste du désert djiboutien, à 80 km de la capitale.

Selon un premier rapport
médico-légal, le magistrat se serait suicidé en s’aspergeant
d’essence puis en s’immolant. Son épouse, Elisabeth, n’a jamais accepté
cette thèse, privilégiant la piste d’un assassinat politique.

Elle avait obtenu une
exhumation du corps pour une nouvelle autopsie en juin 2002, et avait, dans
un entretien au journal la Dépêche du Midi, souligné "qu’il
n’y avait pas de suie dans les poumons" de son mari et qu’un expert lui
avait "tout de suite annoncé qu’il était impossible que
mon mari soit mort par le feu".

L’enquête de Canal
Plus, diffusée lundi soir dans le cadre de l’émission télévisée
"90 minutes", tend à démontrer que le magistrat a
été tué parce qu’il était en train de remonter
jusqu’aux auteurs d’un attentat commis à Djibouti en 1990 au Café
de Paris (1 mort, 11 blessés), lieu de rendez-vous de nombreux Français,
à un moment où la présence française était
contestée par certains milieux djiboutiens.

La diffusion de cette
enquête, qui s’appuie sur plusieurs témoignages mettant en cause
des proches d’Ismaël Omar Guelleh, neveu et chef de cabinet du président
de la République Hassan Gouled Aptidon, depuis devenu président
de Djibouti, a été suivie mardi matin par un communiqué
de l’ambassade de Djibouti à Paris.

"Ces allégations
reposent essentiellement sur des amalgames, des déclarations tronquées
et isolées de leur contexte, les affirmations de personnages douteux
ayant quitté le pays et dont le principal, ancien membre de la garde
présidentielle, fait l’objet de poursuites judiciaires pour exactions
graves", affirme l’ambassade.

Mardi, les parties civiles
ont annoncé à l’AFP que quatre nouvelles expertises allaient
dans le sens de l’infirmation de la thèse du suicide.

"Ces expertises,
non seulement viennent infirmer la thèse du suicidemais elles proposent
de surplus une explication sur les circonstances dans lesquelles Bernard Borrel
a été assassiné", affirme un avocat de Mme Borrel,
Me Olivier Morice.

Dans l’enquête de
Canal Plus, qui a lieu à Djibouti, Addis Abeba et Paris, un ancien
officier de la garde présidentielle, Mohamed Saleh Alhoumekani affirme
avoir entendu au palais présidentiel le jour du décès
du juge une conversation au cours de laquelle plusieurs hommes annonçaient
à Ismaël Omar Guelleh que le "juge fouineur" était
mort et qu’il "n’y avait pas de trace".

Le témoignage d’Alhoumekani
avait été d’abord contredit par le chef de la garde présidentielle,
Ali Iftin, mais Iftin affirme maintenant avoir été contraint
de faire un faux témoignage.

A l’époque, témoigne-t-il,
"ceux qui dérangeaient étaient éliminés purement
et simplement", "la règle de base" était "de
faire passer les éliminations en accident ou en suicide".

Ali Iftin, craignant pour
sa vie, a fui Djibouti pour l’Ethiopie, avant, indique l’enquête de
Canal Plus, d’obtenir l’asile en Belgique, après un refus de la France.

_______________________________
Extrait du Soir de Bruxelles

Djibouti : Deux anciens
de la garde présidentielle réfugiés en Belgique impliquent
l’actuel chef de l’Etat

« Le juge fouineur
est mort… »

RÉCIT
RENÉ HAQUIN

Le 18 octobre 1995,
Bernard Borrel, ancien procureur à Lisieux, devenu en 94 conseiller
du ministre djiboutien de la Justice, meurt là-bas, dans des circonstances
troubles. Son corps est retrouvé le 19 octobre à demi carbonisé
dans un ravin au lieudit Le Goubet, face à l’île du Diable.
L’enquête de la brigade criminelle conclut hâtivement et malgré
des indices contradictoires à un suicide par immolation.Mais une
première contre-expertise sollicitée en France par sa veuve,
la magistrate Elisabeth Borrel, convaincue de la thèse de l’élimination,
constate l’absence de produits de carbonisation dans le corps et conclut
au rejet de la notion de carbonisation vitale. Le juge était mort
avant d’être brûlé.

Aujourd’hui, deux anciens
de la garde présidentielle de Djibouti, réfugiés en Belgique,
affirment avoir été témoins, au palais présidentiel,
de conversations sur la mort du juge Borrel.

Entré avec ses
enfants en Belgique en septembre 1998, l’ancien lieutenant de la garde, Mohamed
Saleh Alhoumekani, a fini par obtenir ici le statut de réfugié
politique, après la reconnaissance par la Sûreté belge
du risque réel d’être refoulé vers Djibouti si la Belgique
le renvoyait en France.

En 1999, il révèle
à son avocat, Me Luc Cambier, avoir personnellement surpris le 19 octobre
1995, dans le jardin de la présidence, une courte discussion relative
à l’élimination du juge Borrel. Le 19 octobre 1995 vers 14 heures,
dit-il, cinq hommes, parmi lesquels les chefs des services secrets (Hassan
Saïd) et de la gendarmerie (le colonel Mahdi), deux étrangers
ainsi qu’un certain Awalleh Guelleh Asseweh, mis en cause dans un attentat
antifrançais à Djibouti et condamné par contumace en
1998 à la perpétuité en France, arrivent à la
présidence à bord de deux 4X4. Selon Aloumekhani, ils ont été
accueillis par le chef de cabinet de l’époque, Omar Guelleh (actuel
président de la République). Asseweh a dit : Ça y est.
Le juge fouineur est mort. Guelleh aurait alors demandé : Le travail
a été fait correctement ? Réponse d’un des étrangers
: Pas de trace. Mais il faut demander au colonel de récupérer
la main courante (les registres tenus par la police aux points de contrôle).
Réplique du colonel Mahdi : C’est fait.

A Djibouti, on présente
Alhoumekani comme un affabulateur. Ali Iftin, qui commandait la garde à
l’époque, a signé une lettre manuscrite qui le décrédibilise.
Mais en avril dernier, le même Ali Iftin, qui à son tour a fui
Djibouti, révèle à Addis Abeba où il se cache
avoir été contraint d’écrire cette lettre par le chef
des services secrets Hassan Saïd.

En septembre dernier,
Ali Iftin rejoint Alhoumekani à Bruxelles. Il affirme avoir lui aussi
entendu le chef des services secrets Hassan Saïd dire au futur président
Guelleh, à propos du juge Borrel : Ce monsieur s’occupe d’affaires
qui ne le concernent pas. Il devrait, pour son propre intérêt,
s’occuper de ses affaires. Iftin ajoute : Il n’était pas question d’élimination.
Mais tous ceux qui ont dérangé Ismael Omar Guelleh ont été
liquidés. C’était la règle au palais : faire passer les
éliminations en accidents, suicides…

Un reportage de Bernard
Nicolas et Jean-Claude Fontan que Canal + Belgique doit diffuser mercredi
(après sa diffusion hier sur Canal+ France) tente de démontrer,
nouveaux témoignages à l’appui, que le juge Borrel a été
éliminé parce qu’il était en train de remonter aux auteurs
de l’attentat du Café de Paris, qui fit un tué (français)
et onze blessés en 1990 à Djibouti. Dans ce reportage, Ali Iftin
confirme avoir été contraint de faire un faux témoignage
contre son ancien lieutenant Alhoumekani. Les deux hommes ont été
entendus sur ces faits vendredi au palais de justice de Paris par la juge
d’instruction Sophie Clément, en charge du dossier Borrel.

A l’annonce de la diffusion
de ce reportage, Awalleh Guelleh Asseweh, auquel Alhoumekani attribue la phrase
Le juge fouineur est mort, a porté plainte dès le 17 novembre
à Djibouti pour faux témoignage et dénonciation calomnieuse.·

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Extrait de la Dépêche du Midi

CANAL + – Retour sur
l’étrange mort du magistrat toulousain, ce soir à 22 h 40 Djibouti
: l’impossible suicide du juge borrel

« J’irai jusqu’au
bout, mais dans cette affaire, je ne fais plus confiance à personne.
» Ainsi s’exprimait le 29 juin dernier dans les colonnes de «
La Dépêche du Midi », Elisabeth Borrel. Qui, depuis 7 ans,
se bat pour connaître la vérité sur la mort de son mari.

Une affaire étrange,
complexe, touffue, où l’on sent, à l’évidence l’ombre
de la Raison d’Etat planer. Au détriment de l’apaisement d’une famille.

Canal + a choisi de relater
cette affaire, à travers un reportage de Bernard Nicolas.

L’affaire commence à
Djibouti, un de ces petits coins du monde où l’on croise tous les comploteurs
de la planète.

Le 19 octobre 1995, au
pied d’une falaise, on découvre le corps à moitié calciné
de Bernard Borrel. L’homme est âgé de 40 ans. Il est magistrat,
originaire de Toulouse, ancien substitut du procureur de la République
de Montauban.

A Djibouti, il est en
mission, détaché par son ministère.

Une enquête rapide
conclu à un suicide. « Par immolation », précise
le rapport. A partir de là, le dossier n’est plus qu’une accumulation
de bizarreries et de chausse-trapes.


AUTOPSIES DU CORPS ET DES RADIOS
C’est d’abord un conseiller juridique qui déboule chez la veuve, à
la recherche de documents « de la plus haute importance ». Ce
sont des sommes d’argent retirées à la banque par Bernard borrel
avant son décès. C’est une autopsie du corps et des radios qui
doivent être réalisées, et dont on n’aura jamais ni preuve
ni traces. Une seconde autopsie pratiquée en France assure qu’aucune
trace de suie n’a été relevée dans les poumons, et que
donc la victime est morte avant d’être brûlée…

Le dossier, lui, va naviguer
de juges en juges. Un dossier où Elisabeth découvre avec effarement
qu’on prêtait à son mari des pratiques pédophiles, ou
plusieurs maîtresses. « Mensonge d’Etat » accuse-t-elle.
Elle qui a fini par découvrir que son époux enquêtait
sur un attentat perpétré à Djibouti en 1990. Peut-être
sur un trafic de dollars, peut-être sur l’argent de la coopération.

Plus les éléments
d’enquête s’accumulent, plus la mort du juge borrel ressemble à
une exécution. Un contrat sur un homme qui en savait trop. Qui avait
eu accès aux secrets sulfureux réservés habituellement
aux officines occultes des états.

A force de ténacité,
Elisabeth borrel a obtenu qu’une seconde exhumation soit réalisée
en juin dernier, du cimetière de Frouzins (Haute-Garonne) où
repose désormais son mari. D’autres examens, d’autres investigations
vont être réalisées.

« Je ne sais pas
ce que l’on peut trouver sept ans après, expliquait alors Elisabeth
Borrel. Dans toute enquête criminelle, c’est tout de suite que l’on
cherche… »

Une mère de famille
qui porte au quotidien la douleur de ne pas savoir: « C’est horrible
de ne pas pouvoir répondre quand les enfants demandent s’il a souffert
quand il est mort. »

02/12/02 (B174) Confirmation de l’aide française supplémentaire dont le montant à été réduit, passant de 10 à 6 millions d’Euros … (AFP)

Aide exceptionnelle de 6 millions d’euros de la France à Djibouti.

DJIBOUTI, 30 nov (AFP)
– La France a octroyé au gouvernement djiboutien une aide exceptionnelle
de 6 millions d’euros, ont annoncé l’Ambassade de France et le ministère
djiboutien des Finances dans un communiqué conjoint parvenu samedi
à l’AFP.

Cette aide est destinée
à permettre à l’Etat de régler une partie des arriérés
de salaires de ses agents civils et militaires.

Les fonds rapidement mis
à la disposition du ministère des Finances et de l’Economie
nationale ont permis dès jeudi dernier de verser la totalité
des salaires du mois de juillet 2002 et une partie des salaires du mois d’août,
précise le communiqué.

“Par ce geste, la
France honore l’engagement pris par le Premier ministre français Jean-Pierre
Raffarin, à l’issue de la visite effectuée en France par le
président Ismaël Omar Guelleh du 1er au 4 octobre dernier”,
ajoute le texte.

Coïncidant avec les
fêtes qui vont marquer la fin du mois de Ramadan, cette aide témoigne
de l’attention apportée par la France aux difficultés financières
que traverse Djibouti, en même temps qu’aux efforts faits par Djibouti
pour redresser durablement ses finances publiques, souligne le communiqué.

“Elle témoigne
de la qualité des relations entre les deux pays, empreintes de confiance
et de vision commune de l’avenir”, conclut le communiqué.

Djibouti est une ancienne
colonie française, indépendante depuis 1977. Le pays accueille
la plus importante base militaire française à l’étranger.