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12/01/05 (B280) Ali Coubba, Président d’UGUTA, mouvement d’opposition nous demande de publier les précisions suivantes :

Ni la personne ni le sigle
OUGOUTA n’appartiennent pas à notre mouvement UGUTA (Toosa).

En dehors de son bureau
politique, personne ne peut officiellement représenter le parti.

La liste de sa direction
politique, accompagnée des photos, sera disponible très prochainement
sur son propre site, qui est en cours de réalisation.

Les attributions de chacun
seront précises et bien définies.

Ali
Coubba
Président du mouvement UGUTA (Toosa)

12/01/05 (B280) Appel à manifester le 18 avril 2005 à Bruxelles, avec tous les opposants. (Lecteur)

Nous devons nous mobiliser
pour assurer la réussite de la prochaine manifestation qui aura lieu
le 18 avril 2005 à Bruxelles.

Nous savons que les services
de l’Ambassade prépare une autre manifestation de leur côté
qui regroupera les nostalgiques du régime sanguinaire …

C’est une raison de plus
pour montrer que nous sommes les plus nombreux et les plus déterminés.

Le rassemblement des opposants aura lieu à la Bourse, selon les informations
qui m’ont été communiquées par les organisateurs ( FDP
FRUD MRD ), mais nous recevrons des précisions en temps opportun.

J’espère que nous serons nombreux à manifester contre ce régime
qui asservit le peuple.

11/01/05 (B280) 1 – Les media français confirment l’information que nous avions publiée dès vendredi dernier. LE MONDE : Affaire Borrel : la justice française convoque le chef des services secrets djiboutiens (info lecteurs)

LEMONDE.FR | 11.01.05

La veuve
du juge Borrel suspecte les autorités djiboutiennes d’avoir assassiné
son mari.

La
chambre d’instruction de la cour d’appel de Versailles a ordonné, vendredi
7 janvier, l’audition du chef des services secrets djiboutiens dans l’affaire
du décès, en 1995, du juge français Bernard Borrel. Hassan
Saïd, proche du président djiboutien, Ismaël Omar Guelleh,
serait directement impliqué dans l’un des volets du dossier qui porte
sur d’éventuelles subornations de témoins.

Il doit être confronté
à Ali Iftin, un ancien officier djiboutien aujourd’hui réfugié
à Bruxelles, qui a toujours affirmé que M. Saïd l’a obligé
à mentir dans l’enquête sur la mort du juge Borrel. Le corps
du magistrat avait été découvert le 19 octobre 1995 à
80 kilomètres de Djibouti, aspergé d’essence et à moitié
brûlé. La thèse du suicide a longtemps été
privilégiée avant d’être remise en cause.

La veuve du juge Borrel
a déposé plainte en France pour éclaircir les circonstances
de la disparition de son mari. Elle suspecte les autorités djiboutiennes
de l’avoir assassiné. Selon elle, son mari enquêtait sur des
affaires dans lesquelles était impliqué l’actuel président
Ismaël Omar Guelleh, alors chef de cabinet de son oncle et chef de l’Etat,
Hassan Gouled Aptidon. Ces affaires auraient pu concerner des trafics d’armes
mais aussi l’attentat du Café de Paris, à Djibouti, en 1990,
qui avait tué un Français et fait 11 blessés. Mme Borrel
accuse la justice djiboutienne d’avoir fait obstruction à l’enquête
menée en France sur les circonstances du décès de son
mari.

DIFFICILES RELATIONS ENTRE
LES JUSTICE FRANÇAISE ET DJIBOUTIENNE

Si l’enquête djiboutienne
a conclu à un suicide par le feu, celle menée en France privilégie
la thèse de l’assassinat alimentée par des expertises indiquant
notamment qu’il est vraisemblable que le magistrat ne se soit pas immolé
par le feu mais que son corps inerte ait été aspergé
d’essence. Convoqué fin septembre, au titre de témoin assisté,
le procureur de la République de Djibouti, Djama Souleiman, ne s’est
pas présenté au palais de justice de Versailles. Selon l’avocat
de Mme Borrel, Me Olivier Morice, il pourrait y être contraint dans
les prochaines semaines.

En mai 2004, le procureur
de la République de Djibouti a demandé à son homologue
à Paris de lui communiquer les éléments de l’enquête
française alimentant le thèse de l’assassinat du juge Borrel
et qui fait l’objet d’une instruction à Paris menée par la juge
Sophie Clément. Celle-ci aurait jugé depuis « inopportune »
la transmission de ce dossier.

Début août,
les avocats de Mme Borrel, Olivier Morice et Laurent de Caunes, avaient également
sollicité auprès de la juge versaillaise que le président
djiboutien, Ismaël Omar Guelleh, qui devait assister en France aux cérémonies
de célébration du 60e anniversaire du débarquement en
Provence, soit entendu sur la subornation de témoin. Ils n’avaient
pas obtenu satisfaction, Ismaël Omar Guelleh bénéficiant,
comme tout chef d’Etat en visite en France, de l’immunité diplomatique.

Avec AFP

11/01/05 (B280) 2 – Les media français confirment l’information que nous avions publiée dès vendredi dernier. LIBERATION : Le chef des services secrets de Djibouti va pouvoir être entendu par la justice française.

L’enquête sur la mort
du juge Borrel devient affaire d’Etat

Par Brigitte VITAL-DURAND
mardi 11 janvier
2005 (Liberation – 06:00)

La justice française
vient de donner son feu vert à l’audition du chef des services secrets
de Djibouti, Hassan Said. Avec cette décision, prise le 7 janvier par
la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles, l’affaire Borrel,
du nom de ce juge français, Bernard Borrel, assassiné il y a
neuf ans à 80 kilomètres de Djibouti, progresse à nouveau.

Il s’agit dorénavant
d’une affaire d’Etat. Olivier Morice, l’un des conseils, avec Laurent de Caunes,
d’Elisabeth Borrel, veuve du juge s’en félicite : «Nous considérons
qu’à travers la mise en cause du chef des services secrets de Djibouti,
ce sont les plus hautes autorités de ce pays qui sont visées».

Olivier Morice a également
demandé l’audition du chef de l’Etat djiboutien, Ismaël Omar Guelleh.
Dans son arrêt du 7 janvier, la cour a rejeté cette démarche
au motif qu’«il est exclu au regard de la coutume internationale qu’un
chef d’Etat en exercice fasse l’objet de poursuites devant les juridictions
françaises». Mais les magistrats de Versailles nuancent leur
refus, assurant aussi qu’«il n’est pas exclu qu’il puisse déférer
spontanément à une demande d’audition en qualité de témoin».

Refus. Hier, Elisabeth
Borrel, elle-même juge, en poste à Toulouse, se réjouissait,
elle aussi, de la décision de la cour d’appel : «Cela me réconcilie
un peu avec les magistrats. Avant, ils s’asseyaient sur la mort de l’un de
leurs pairs. C’est la première fois qu’ils prennent en compte l’assassinat
de mon mari, et qu’ils posent bien le problème en terme de gravité.»
Elisabeth Borrel fait allusion aux multiples refus que les juges ont, des
années durant, opposé à ses demandes. Le dernier en date
est celui de la juge d’instruction Pascale Belin rejetant en septembre 2004,
la demande d’audition d’Hassan Said, accordée donc par la cour d’appel.

Le dénouement de
l’affaire Borrel avance donc, mais à pas comptés. Car cette
audition ne devrait pas porter sur le fond du dossier, c’est-à-dire
la reconnaissance officielle de l’assassinat du juge, avec la recherche des
commanditaires et l’analyse des mobiles. La justice française veut
confronter le directeur des services secrets avec un ancien officier djiboutien
aujourd’hui réfugié à Bruxelles, Ali Iftin. Celui-ci
a toujours affirmé que Said l’avait obligé à mentir dans
l’enquête sur la mort du juge Borrel. Si Hassan Said et Omar Guelleh
sont entendus, même comme simples témoins, ce sera d’abord dans
ce volet de l’affaire sur une éventuelle «subornation de témoin»,
connexe au principal dossier.

Car, pour l’essentiel,
on en est encore aux supputations. Qui a exécuté Bernard Borrel
? Quelles personnes ont donné l’ordre de l’abattre ? Et pour quelles
raisons ? Il a fallu attendre décembre 2002, la nomination d’experts
compétents par une nouvelle juge d’instruction, Sophie Clément,
pour qu’enfin la thèse du suicide ne soit plus la seule privilégiée.
Rappelons que des juges d’instruction parisiens et une légiste de renom
avaient pensé, contre toute vraisemblance, que Bernard Borrel, retrouvé
carbonisé, s’était dévêtu, puis immolé avant
de se jeter au pied d’une falaise, et ce pour des motifs indéterminés.

De même, on commence
aujourd’hui à entrevoir l’importance du rôle de Bernard Borrel
à Djibouti. Longtemps présenté comme petit juge coopérant
détaché par la France pour aider la justice du pays à
la refonte de son code pénal, il se serait également occupé
de dossiers plus chauds.

Café de Paris.
Un document «confidentiel défense» ­ joint à
la procédure après une demande de déclassification «secret
défense» par la juge d’instruction ­ est tout à fait
explicite : «Bernard Borrel s’intéressant à divers dossiers
sensibles dont celui de l’attentat du Café de Paris en 1990, avait
certainement connaissance d’informations confidentielles.» Borrel était-il
tombé sur d’inavouables trafics entre la France et quelques pays d’Afrique
? Qu’a-t-il entrevu de si dangereux pour qu’on l’élimine ?

11/01/05 (B280) 3 – Les media français confirment l’information que nous avions publiée dès vendredi dernier. LE FIGARO : La cour d’appel de Versailles ordonne l’audition du chef des services secrets de ce pays

Mort
du juge Borrel : Djibouti mis en cause par la justice française

Angélique
Négroni
[11 janvier 2005]

L’étau se resserre
autour des autorités djiboutiennes dans l’affaire de l’assassinat présumé
du juge français Bernard Borrel en octobre 1995 à Djibouti.
Dans un arrêt du 7 janvier, la chambre d’instruction de la cour d’appel
de Versailles ordonne ainsi l’audition par la justice française de
Hassan Saïd, chef des services secrets de Djibouti.

Cette
personnalité proche du président djiboutien, Ismaël Omar
Guelleh, serait directement impliquée dans l’un des volets du dossier,
instruit à Versailles et qui porte sur d’éventuelles subornations
de témoins. Comme le rappellent les juges de la cour d’appel dans leur
arrêt, Hassan Saïd est accusé «de manière claire
et précise» d’avoir voulu discréditer le témoignage
clé de cette affaire. Il s’agit de celui de Mohammed Alhoumekani, membre
de la garde du président de la République. Celui-ci a déclaré
avoir entendu, dans le jardin présidentiel de Djibouti, une conversation
entre Ismaël Omar Guelleh, alors chef de cabinet du président,
et plusieurs hautes personnalités, dont Hassan Saïd, au cours
de laquelle il avait été dit que Bernard Borrel avait été
assassiné. Des propos entendus le 19 octobre 1995, le jour même
de la découverte du corps sans vie du magistrat français.

Dans ce dossier, où
la thèse du suicide avait longtemps prévalu, le témoignage
de M. Alhoumekani est capital. Il indique formellement que, dès le
début, on savait au plus haut niveau de l’État djiboutien que
Bernard Borrel avait été exécuté. Mais par qui
et pour le compte de qui ? Ces questions intéressent directement le
juge parisien Sophie Clément, chargé d’instruire le dossier
portant sur l’assassinat de son confrère.

De son côté,
la justice versaillaise attend de savoir pourquoi Hassan Saïd aurait
voulu faire pression sur un témoin clé et s’il s’agissait notamment
de protéger l’actuel président de la République. Divers
témoins affirment, en effet, que le mobile de l’assassinat pourrait
être la découverte par le magistrat français de l’implication
du chef d’État dans un trafic d’armes ou dans un attentat perpétré
en 1990 contre le Café de Paris à Djibouti. Dans son arrêt,
la cour d’appel n’exclut pas, d’ailleurs, l’audition d’Ismaël Omar Guelleh
comme témoin. Mais compte tenu de son statut de chef d’État,
il ne pourra être entendu que s’il se présente spontanément.

Pour Me Olivier Morice,
avocat de la veuve Borrel, cette décision marque «une avancée
considérable dans cette affaire». Conforme à ses attentes,
elle infirme l’ordonnance du juge versaillais Pascale Belin, qui avait refusé
d’entendre le chef des services secrets. Mais à l’instar du procureur
de la République de Djibouti, Djama Souleiman, soupçonné
lui aussi de pression sur Mohammed Alhoumekani et également convoqué
par la justice française, il pourrait ne pas se présenter. Dans
ce cas, un mandat d’arrêt international pourrait être lancé
contre eux.

11/01/05 (B280) A quand le Président de tous les Djiboutiens ? (Lecteur)

Est-ce un rève irréaliste
? Elire le prochain Président Djiboutien, qui soit natif de Djibouti,
épris de Justice et de Démocratie. Peu nous importent sa race,
son ethnie ou sa tribu, pourvu qu’ il se mette au service de son pays et du
peuple et qu’il s’abstienne de faire du commerce dans le dos du peuple Djiboutien.

Je suis pour la Démocratie
et pour le développement de la République de Djibouti.

Penser à un candidat
parce qu’il est d’origine AFAR ou ISSA , c’est assurer la continuité
de la politique coloniale initiée par le tortionnaire Ali Aref Bourhan,
farouche extrêmiste de la politique pansomaliste, qui fut très
actif dans la région pendant les années 60.

Un nombre important d’arrivistes,
comme le Dictateur au pouvoir Ismaël Omar Guelleh, ont pensé que
Djibouti serait pour les Afar ou pour les Issas. Ils se trompent lourdement.

Djibouti est aux Djiboutiens
sans distinction de races, de religions ou d’ethnie. Elle appartient à
ceux qui réclament l’instauration de la Démocratie et son développement.
Prenons par exemple des hommes comme

– Noël Abdi Jean-Paul
– Gamal Mourad Hatif
– Abdourhaman Yacin
– Mahdi Ibrahim Ahmed God
– Daher Ahmed Farah (DAF)
– Mohamed Kadamy

Vive la République de Djibouti, une et indivisble.

11/01/05 (B280) Dans quelques mois, auront lieu les élections présidentielles. Lesquelles n’ont aucune importance pour la population en général, sauf pour certains … (Lecteur / humour)

Imaginons le portrait
d’un individu imaginaire qui appartiendrait à la seconde catégorie.
Nous vous rappelons que toute ressemblance avec une personne présente
sur le sol canadien ne serait que le fruit du hasard sinon ‘malveillant’,
au moins ‘coquin’.

Ces derniers temps, les
conditions de vie sont difficiles à Djibouti. Le chômage et la
précarité sont visibles sur presque chaque rue. Chacun tente
de survivre et les nécessiteux débordent de talent et d’imagination.

La période électorale
est une aubaine et les malheureux redoublent d’ardeur pour plaire au
dictateur. Souvenons-nous des élections truquées de 1999 où
Guelleh était sorti «vainqueur».

Eh bien durant la campagne,
un homme avait décroché le gros lot.

Qu’avait-il fait
exactement ?

Écrire un article
glorifiant Guelleh intitulé : « IOG, une chance pour notre pays».

On connaît la suite.
Depuis, de nombreux malheureux tentent de l’imiter.

Reconnaissons que la concurrence
est rude car les candidats sont nombreux. Nous, nous avons été
lamentablement éliminés lors des qualifications.

Même les conseils
avisés d’un expert agrégé en « Études
Guellénnes» ne nous ont pas permis de franchir le premier tout.

« Guelleh est le
génie de la Corne» c’était la phrase à trouver
pour monter sur le podium. En répondant à la place : «
Guelleh est le « con » de la Corne », nous avons eu un zéro
pointé !

À la suite de cet
échec cuisant, nous nous sommes expatriés, la tête basse.

Mais voilà qu’un
nouveau concours est lancé. Cette année, parmi les candidats
potentiels au trophée de Guelleh, nous en avons imaginé un,
qui pourrait être représentatif de la foule des prétendants
au titre de Gloire..

Il s’agit de M. Afeeye
(qui salit) War (information).

Afeeye est bien connu
au Canada. Depuis deux ans, il fait campagne pour Guelleh, ou plutôt
il conduit sa propre campagne de promotion pour tenter de décrocher
un emploi officiel, confortable et rémunérateur au sein de la
multinationale Guelleh.

« Je suis diplômé
et bientôt, je serai un grand responsable» martèle t-il
sans cesse, façon méthode Coué.

À la question :
Que ferais-tu si le déclin annoncé de Guelleh se confirmait
?

«Eh bien, je ferais
campagne pour son successeur » dit-il sans sourciller. Réponse
qui trahit les grandes ambitions et la haute spiritualité de ce candidat
hors norme, certainement inspiré par la vie du grand Talleyrand-Périgord.

M. Afeeye appartient à
la même tribu que H. Af., à qui il témoigne respect et
estime. Avant de s’installer au Canada, notre ami avait fait un court
passage à la Garde présidentielle, où il a connu un gendarme
controversé qui avait écrit plusieurs articles publiés
sur l’ARDHD.

Quant l’imagination de
son ami s’est tarie, M. Afeeye a tenté d’investir le site de l’Ardhd,
comme le montrent ses contributions récentes dignes de la « danse
du ventre». Mais il semble se heurter à un mur en ce moment,
car l’équipe a annoncé justement qu’elle ne lui donnerait plus
la parole. Utilisera-t-il dans l’avenir des pseudo sous Yahoo ou Hotmail pour
franchir l’obstacle ? Ou se plaindra-t-il, alternant menace et charme, d’une
injustice personnelle et d’une violation de la pluralité des idées
?

Pour l’instant, il
emploie jusqu’à l’excès le mot de représentant
: « représentant du pouvoir, représentant de Guelleh,
représentant de H. Af.… etc».

A l’approche des élections,
notre ami Afeeye aura achevé le tour du dictionnaire. Parions que la
prochaine appellation sera « Ambassadeur ». Attention tout de même
à la possible confusion, car il y a une boîte de nuit nommée
«Ambassador» à Otttawa qui est détenue par des Djiboutiens.

Pour convaincre de sa
légitimité et se parer d’une nouvelle crédibilité,
notre ami n’a pas mettre en avant son diplôme. Comme si la qualité
de son expression en français, son style personnel et l’élégance
de ses phrases magnifiquement tournées ne suffisait pas à le
positionner comme l’homme de la situation ….

Mais … les diplômes
ne sont pas appréciés de la même façon au royaume
de Guelleh. Les meilleurs cotation vont à : la «foqrologie»,
la criminologie, la délation et le maquillage d’assassinat en
suicide.

Compte tenu de son passé
militaire et de son amitié avec H. Af., les trois derniers diplômés
lui ont été donnés d’office, sur simple présentation
de son dossier. Cependant, la «Foqrologie » reste un art abstrait,
difficile et imprévisible. Le contraire d’une science exacte. Est-ce
la raison pour laquelle elle n’est pas enseignée aux Universités
d’Ottawa ou de Hull ?

Notre ami pourra t-il
trouver une Université reconnue dans l’enseignement de cette discipline,
avant les élections pour pouvoir espérer un geste de reconnaissance
de la part de Guelleh ?

En attendant la réponse,
M. Afeeye continue à pratiquer «la danse du ventre». Il
est courageux et volontariste. Qu’il se rassure. La dictature finira par apprécier
son manège et elle le cooptera finalement, dès qu’il aura prouvé
sa capacité à avaler des couleuvres en public, sans dégoût
ni refus. Un bel avenir en perspective.

Et il pourra utiliser
cet article comme diplôme de fin d’étude et de reconnaissance
officielle de ses efforts pour convaincre ‘in fine’ le Grand Dictateur hésitant,
qui asservit les populations et qui viole quotidiennement les D.H. La cooptation
au sein du sérail est au bout du chemin, même s’il est long et
tortueux.

11/01/05 (B280) Dans quelques mois, auront lieu les élections présidentielles. Lesquelles restent sans importance pour la population en général, sauf pour certains bien entendu. (Lecteur)

Nous vous présentons
le portrait d’un individu imaginaire appartenant à la seconde
catégorie.

Nous vous rappelons que
toute ressemblance avec une personne ne serait que le fruit d’un hasard sinon
« malveillant » au moins « coquin ».

Ces derniers temps, les
conditions de vie sont difficiles à Djibouti. Le chômage et la
précarité sont visibles sur presque chaque rue.
Chacun
tente de survivre et les nécessiteux débordent de talent et
d’imagination.

La période électorale
est une aubaine et les malheureux redoublent d’ardeur pour plaire au
dictateur en se faisant reconnaître.
Souvenons-nous
aux élections truquées de 1999 où Guelleh était
sorti «vainqueur».

Eh bien durant ces élections,
un homme avait décroché le gros lot.

Qu’avait-il fait
exactement ?

En écrivant simplement
un article glorifiant Guelleh intitulé : « IOG, une chance pour
notre pays».

On connaît la suite.
Depuis, de nombreux
malheureux tentent de l’imiter.

Reconnaissons que la concurrence
est rude et pour cause : la majorité des candidats à la Brosse
à Reluire a été éliminée dès les
qualifications. Les conseils d’un expert agrégé en «
Études Guellénnes» sont restés vains, le vainqueur
était le plus fort de tous…

« Guelleh est le
génie de la Corne», était la phrase qu’il fallait trouver
pour gagner. C’est la plus difficile à retenir. Et nous, nous avons
tous eu faux en répondant à la place : « Guelleh est le
« con » de la Corne».

À la suite de notre
cuisant échec, nous nous sommes expatriés.

Cette année, parmi
les candidats potentiels au trophée de Guelleh, nous en avons retenu
un.

Il s’agit de M. Afeeye
(qui salit) War (information).

Afeeye est bien connu
au Canada. Depuis deux ans, il fait campagne pour Guelleh, ou plutôt
fait sa propre campagne pour décrocher un emploi de cadre à
la multinationale Guelleh.

« Je suis diplômé
et bientôt, je deviendrai un grand responsabledu régime »
martèle t-il, pour se convaincre, façon méthode Coué..

À la question :
« Que ferais-tu si le déclin annoncé de Guelleh se confirmait
? »

«Eh bien, je ferais
campagne pour son successeur » répond-il sans sourciller. Réponse
qui trahit les grandes ambitions, les hautes aspirations intellectuelles de
l’homme, mais aussi son sens du terrain et de l’opportunité. S’inspire-t-il
du grand Talleyrand ?

M. Afeeye est de la même
tribu que H. Af., à qui il témoigne respect et estime. Avant
de s’installer au Canada, notre ami avait fait une courte carrière
à la garde présidentielle, où il a connu un gendarme
controversé qui avait publié plusieurs articles sur l’Ardhd.

Depuis la fin des articles
de son ami, M. Afeeye tente d’investir le site de l’Ardhd, comme
le montrent ses contributions récentes dignes de la « danse du
ventre», mais le site ou plutôt ses dirigeants lui résistent,
ce qui le chagrine beaucoup. Il ne comprend pas que cette équipe l’ait,
comment dire, « démasqué » et qu’elle ne lui accorde
pas la publicité qu’il mérite pour son diplôme et pour
son excellent français. Sans cette élégance de la phrase
en français, comment aurait-il décroché le diplôme
? Il alterne menace et tentative de charme, mais il semble se heurter à
un mur. Faisons-lui confiance, il ressortira sous un autre pseudo sur Yahoo
ou Hotmail ..

Pour l’instant, il
se qualifie à l’excès de représentant : «
représentant du pouvoir, représentant de Guelleh, représentant
de H. Af.… etc».

Au fur et à mesure
que les élections approchent, notre ami Afeeye fera le tour du dictionnaire.
Parions que le prochain mot sera : ambassadeur.

Attention tout de même
à la confusion, il y a une boîte de nuit nommée «Ambassador»
à Otttawa et qui est détenue par des Djiboutiens.

Pour boucler la boucle,
notre ami n’hésite pas à mettre fortement en avant son diplôme
pour augmenter sa chance d’être enfin remarqué et finalement
retenu par le Grand Chef de la dictature et des violations des D.H.

Cependant, tous les diplômes
ne sont pas cotés de la même façon, les meilleurs étant
: la «foqrologie», la criminologie, la délation et le maquillage
d’assassinat en suicide.

Compte tenu de son passé
militaire, et de son amitié avec H. Af., les trois derniers diplômes
lui ont été donnés d’office, sur présentation
de son dossier. Cependant, la «Foqrologie » reste un art abstrait,
difficile et imprévisible. Ce n’est pas une science exacte. Est-ce
la raison pour laquelle elle n’est pas enseignée aux Universités
d’Ottawa ni de Hull ?

Notre ami pourra t-il
trouver une université compétente pour compléter son
CV (Palmarès ?) avant les élections afin d’avoir le droit d’espérer
une reconnaissance de la part de Guelleh et un petit pouvoir officiel et confortable
?

En attendant la réponse,
M. Afeeye continue à pratiquer «la danse du ventre» et
il ne ménage pas ses efforts. Qu’il soit sans inquiétude, la
reconnaissance viendra un jour et pourquoi pas, avec elle, la Gloire éphémère
!

En cas de nécessité,
s’il ne s’agissait pas d’un personnage imaginaire, on pourrait même
lui conseiller d’utiliser cet article, comme diplôme de fin d’étude
pour bien montrer au Génie qu’il lui est attaché au point de
ne pas hésiter à subir moqueries et railleries de la part des
« vils » opposants à la dictature.