Articles

13/10/05 (B319) La blague du jour ! (Lecteur)

Quelqu’un rencontre Aref, par hasard, à Paris. Il le reconnaît et l’arrête pour le saluer, puis il demande : "Mais pourquoi, tu vas plaider contre Schaal, qui a tant fait pour toi depuis 1991 et qui t’a tant soutenu ?"

Aref lui répond : "Mais c’est très simple … Jean-Loup Schaal ne m’a proposé de venir témoigner en sa faveur. C’est totalement de sa faute. Je ne voulais pas manquer ce procès,. et donc je n’avais pas d’autre choix que d’y aller pour le compte de Zakaria, qui lui, me l’a demandé en bonne et due forme." CQFD

12/10/05 (B319) Mini Revue de presse compilée par un lecteur attentif.

1 – Nomination 

Un nouveau président à la tête du conseil constitutionnel  


Une cérémonie officielle mais brève a permis jeudi dernier, au siège du conseil constitutionnel de Djibouti, la passation de pouvoir entre désormais l’ancien président Omar Chirdon Abasss et l’actuel président Mohamed Warsama, nommé dernièrement à la tête de cette institution   par le Président de la république M. Ismail Omar Guelleh.


 


Les membres du Conseil Constitutionnel étaient présents à cette cérémonie de passation dont Nima Ali, juge d’instruction et maître Fatouma Mahamoud Hassan,avocate au barreau. Le conseil est aussi composé de Maître Abdallah Kamil, et   de M.Abdoulkader Ibrahim Issak, juge au tribunal de la première instance.


 


Notons que parmi les nominés au conseil constitutionnel,  deux nominations sont effectuées par le  président de la république et les deux autres nominations par le  président du Conseil supérieur de la magistrature et l’autre du président de l’Assemblée Nationale.



_____________________________________________

2 – Alerte sur la pénurie d’eau à Djibouti et dans la région (en Anglais)


Lien avec le site : http://www.reliefweb.int/rw/RWB.NSF/db900SID/CHAO-6GV4T7?OpenDocument


FEWS Djibouti Food Security Warning Sep 2005 – Livestock dependent areas face another harsh dry season




Despite the fact that recent Karan rains (July -September) have improved browse and water availability in most pastoral areas affected by drought (see Figure 1), the recovery of livestock productivity will require more time. Ongoing World Food Programme (WFP) food aid distributions are partially addressing household food deficits in these areas, but the food security situation is still considered precarious in these areas.


While some short term improvements in food security are expected, pasture, browse and water is unlikely to last through the long dry season (October – February ) in the inland zones, because the Karan season has not preformed well, particularly in the southern grazing areas.

In addition to poor pasture and water conditions, over the last four months, the cost of essential food and non-food items has increased singificnatly and is having a negative impact on the food security of both rural and urban poor households. This trend is expected to continue at least through Ramadan (October). As a result, casual labor opportunities are expected to decline, reducing income and food access for poor urban households.

The impact of increasing electricity costs on the livelihoods of the middle income urban housholds as a result of high international oil prices is also a serious concern, especially given the fact that government regular annual salary increases have been frozen for the last ten years.

WFP is expecetd to continue assisting 47,500 persons, including 7,000 agricultural gardeners with a full ration over a six month period, ending in January 2006. However, current food aid pledges (3,264 MT) under the emergency operation (EMOP) are 37 percent below the required amount (5,196 MT). Bilateral donations recived directly by the governement may fill the gap. However, even if sufficient resources are availbile, imporoved and coordinated targeting is requiered.

Due to poor pasture conditions, a massive early migration to the coastal garzing areas, which are expecting the Heys rains (October – February), is likely to occur immediately after the onset of the rains. This will result in intense competition over limited natural resources and will require close monitoring.

11/10/05 (B319) Communiqué de presse de l’ARDHD : « Un général djiboutien intente un procès en diffamation à une Association de Défense des Droits de l’Homme. »

_______________________Note préalable
Ce communiqué est en cours d’envoi à 2.000 personnes, dont 950 journalistes français et internationaux, le Gouvernement de la République française et des personnalités.

Merci à tous les amis / lecteurs de l’ARDHD de télécharger, s’ils le souhaitent, la version PDF pour la diffuser autour d’eux et en particulier aux journalistes de leur pays d’adoption, soit sous forme papier soit par courriel.

Lien pour le téléchargement : cliquez ici (43 Ko)
__________________________________________

Un général djiboutien intente un procès en diffamation
à une Association de Défense des Droits de l’Homme

L’audience du procès en diffamation intentée par le général Zakaria viendra devant la 17eme chambre correctionnelle du Tribunal de Paris, le 18 octobre prochain, à 13 heures 30. 

L’ARDHD, Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti, présidée par Jean-Loup Schaal, organise avec le bâtonnier Roger-Vincent Calatayud, son défenseur, une conférence de presse :

le 18 octobre à 10h15 (Restaurant « le Tarbouche »,
81, rue Saint-Louis en l’Isle – Paris 4 e)

Assassinats, tortures, viols, corruption, exécutions sommaires à Djibouti : le vrai débat sera-t-il évoqué lors du procès en diffamation intenté par l’un des premiers exécutants militaires du président du régime de Djibouti, récemment réélu à ~ 96 % des votants ?

En juillet 2004, le président de l’Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti, Jean- Loup Schaal, fait l’objet d’une plainte avec constitution de partie civile pour diffamation par le Général Zakaria, chef d’Etat-Major adjoint des Armées djiboutiennes, sous les ordres d’Ismaïl Omar Guelleh, lui-même, président de la République de Djibouti, neveu et ancien chef de la police spéciale du précédent président, Hassan Gouled Aptidon, élu et réélu à la tête de la République avec plus de 95 % des votants.

Le motif de la plainte : des écrits que le Général Zakaria affirme avoir lus sur le site d’information de l’association : www.ardhd.org.

Sur fond de l’affaire de l’assassinat du juge Bernard Borrel (*) , via ce procès en diffamation intenté par un représentant du régime djiboutien à un défenseur des droits de l’homme, c’est à la fois la liberté d’expression des Djiboutiens en exil, et la vérité sur les exactions commises de façon permanente par le régime depuis 1992 qui sont attaquées.

Alors que Jean-Loup Schaal est prévenu d’allégations calomnieuses concernant les tortures, viols et exactions perpétrées dans le pays, des témoins, Djiboutiens et Français, viendront témoigner devant la cour des violations aggravées des droits de l’homme qu’ils ont eu à subir personnellement et ou à connaître : exécutions sommaires, anéantissements de villages avec armes chimiques, viols, tortures, malversations .. Parmi eux, deux anciens officiers de la Gendarmerie djiboutienne.

Dans ce procès, Jean-Loup Schaal, le président de l’ARDHD, est défendu par le bâtonnier Roger-Vincent Calatayud, militant des Droits de l’Homme.

Avec le soutien de l’Association SURVIE, qui est bien connue pour sa lutte tenace et efficace contre toutes les dictatures, et de son ancien Président François-Xavier Verschave, disparu le 29 juin 2005, qui avait signé en novembre 2004, une première pétition (N°18 /497) en notre faveur avec ces mots « Nous vous soutenons dans ce combat contre la dictature » et qui avait donné, fin décembre 2004, son accord pour témoigner le jour du procès.

A noter :

  • Le régime djiboutien a été condamné par 2 fois par l’Assemblée européenne pour ses pratiques en matière de droits de l’homme, en décembre 1997 et en mai 1999 et a fait l’objet à maintes reprises d’alertes émises par l’OMCT, RSF, ASF France et Belgique, Amnesty International, la CISL, Human Rights Watch, …
  • sur 152 états répertoriés par le Magazine GEO en septembre 2005, le régime de Djibouti est classé 150 e sur le plan du respect des droits de l’homme, de la sécurité et de l’environnement, précédant d’une courte tête la Somalie et la Corée du Nord.

Merci de confirmer votre présence : ardhd@ardhd.org ou par téléphone
au +33 (0)1 46 34 70 70
Une invitation et un dossier de presse vous seront adressés.

11/10/05 (B319) Radio-Trottoir : Me Aref, un nouveau globe-trotter de luxe aux frais de la République ? (Lecteur)

Selon des informations qui m’ont été confirmées par plusieurs personnes, Me Aref était à Paris hier lundi et tel le représenant de commerce, il essayait de réactiver d’anciennes amitiés, qui l’auraient reçu plutôt fraichement …

On dit qu’il devait partir pour les USA et ne revenir que lundi prochain, de façon à être frais et dispo pour plaider contre le Président de l’ARDHD, mardi 18 octobre. Il aura pour adversaire le Président de l’ARDHD qui a tant fait pour lui et aussi Me Calatayud, qui s’est dépensé sans compter pour le sortir du trou où Guelleh et Gouled l’avaient plongé avec son oncle.

Selon d’autres sources, il vivrait une vie de pacha, dans les grands hôtels et voyageant sans cesse aux frais de la République, qui l’a condamné pour escroquerie il n’y a pas si longtemps.

Aurait-il pu avoir affirmé qu’il était certain de gagner le procès du 18 octobre pour le Général Zakaria et d’obtenir la fermture judiciaire du site de l’ARDHD, car il avait le soutien du Quai d’Orsay, qui voulait faire une « bonne manière » à Guelleh ?

On croit rêver ! En tout cas, je serais surpris que la Justice française soit soumise aux ordres du pouvoir politique, comme cela est le cas à Djibouti.

En tout cas, les changements d’humeur et d’amitié de Guelleh sont imprévisibles et il pourrait être surpris de l’ingratitude du nouveau maître avec lequel il s’est engagé depuis cinq ans environ, à l’époque où il tenait un double langage, d’un côté pour les opposants et de l’autre pour le régime.

Tout comme le Général d’ailleurs qui pourrait gagner sa mise à la retraite d’office .. au mieux (?) et perdre ses petits avantages personnels.

11/10/05 (B319) UN PROCÈS DONT LES TÉMOIGNAGES ET LE JUGEMENT FERONT DATE (A lire sur le site du GED)

A lire sur le site du GED, un article concernant le procès du 18 octobre

Lien avec l’article :
http://www.gouv-exil.org/13_courrier(2)(2)/courB434_01.htm

09/10/05 (B319) Halte au feu ! (Jean-Loup Schaal)

Tout d’abord, je tiens à remercier personnellement, toutes celles et tous ceux qui s’engagent à mes côtés pour me soutenir dans le procès du 18 octobre et qui m’ont fait parvenir des centaines de messages d’amitié et d’encouragement, sans oublier tous ceux qui ont accepté de venir témoigner plus ceux qui seront présents à l’audience, simplement pour montrer à la Cour, ce que pensent les Djiboutiens.

Pour moi, c’est un grand réconfort et cela confirme ce que j’ai toujours su depuis plus de vingt-cinq ans que je le connais : le peuple djiboutien est un peuple généreux, amical, sincère et fidèle en amitié. Il mérite tous les efforts et tout le travail que nous faisons chaque jour pour l’aider à faire connaître l’état d’asservissement dans lequel les régimes de Gouled, puis de Guelleh l’ont plongé.

Avec l’équipe de l’ARDHD, nous sommes fiers de ce que nous avons fait. Même s’il n’est pas toujours possible de mesurer l’impact direct de nos actions : elles ont été utiles. Je reprendrai quatre exemples représentatifs :

– l’affaire des 34 mineurs condamnés pour « avoir sniffé de la colle sur la voie publique » à 6 mois de prison, incarcérés à Gabode, quartier des adultes, et soumis à tous les sévices que l’on peut imaginer. Grâce à nos interventions, l’OMCT et Madame Nicole Fontaine, alors Présidente du Parlement européen, étaient intervenus avec la plus grande fermeté auprès de la Présidence. Ces enfants avaient été libérés en quelques jours.

– l’incarcération d’Ali Aref, Me Aref et plusieurs personnes. J’ai reçu un jour (cela devait être en 1991) un carré de papier chiffonné et écrit à la main qui m’a été apporté à mon bureau par une jeune djiboutienne. Dessus étaient écrit ces simples mots : « Aidez-nous, ils vont nous tuer – Signé Me Aref ». Aussitôt la décision a été prise de constituer une association pour disposer d’un support juridique : l’ARDHD. Ensuite durant deux ans, nous sommes intervenus auprès des pouvoirs publics français, des journalistes et du gouvernement djiboutien pour obtenir leur libération, alors qu’ils étaient au secret à Ali Addé. Je me souviens, un soir, d’avoir contacte personnellement un conseiller de Jacques Chirac, car Me Aref avait été victime d’une tentative d’assassinat pendant un déplacement judiciaire entre Ali Addé et Djibouti.

– L’incarcération de Moumin Bahdon et celle d’Aden Robleh, pour lesquels nous sommes intervenus.

– l’incarcération des militants du FRUD, dont Mohamed Kadamy. Les photos, en prison, que nous avons publiées, ont fait le tour du monde. A chaque nouvelle « brimade » tentée par le Gouvernement ou simplement, le régisseur de Gabode, nous avons lancé des alertes. Ils ont été finalement libérés.

En ouvrant les archives de l’Association, je retrouve de nombreuses affaires pour lesquelles nous avons mené des actions et souvent obtenu des résultats positifs. Mais la liste est trop longue pour la publier ici.

Comme chacun peut l’imaginer, si ce n’est pas une surprise pour moi, car j’en étais informé depuis plusieurs mois, le fait que Me Aref ait fait inscrire son nom sur le rapport de conclusions de la partie civile ne peut que m’inspirer une grande tristesse.

Certes, un avocat doit défendre les causes : ce n’est pas parce qu’il défend un assassin, qu’il est lui-même un assassin ou qu’il approuve l’assassinat. Il faut savoir faire la part des choses et les avocats, comme les médecins et tant d’autres professions, sont au service des hommes ! Dans le cas des avocats, ce sont les hommes accusés justement ou injustement, les hommes qui ont un litige à régler, etc…. et cela est admirable.

Mais un avocat est un homme libre et il peut refuser de plaider dans une cause qui serait contraire à son éthique, à sa morale ou à ses engagements personnels.

Je comprend fort bien la campagne d’indignation qui se développe à l’égard de Me Aref. Les Djiboutiens se sentent offensés : ils estiment que l’un des leurs a trahi les valeurs morales et fondamentales qui sont celles de la Communauté : reconnaissance, amitié et fidélité.

En nous écrivant, non seulement ils témoignent de leur reconnaissance pour nos actions en leur faveur mais ils prennent aussi leur distance avec celui qui fut de 1990 à 1998, l’un des symboles internationaux de la Défense des Droits de l’Homme et qui, après un revirement, en 2000, s’est engagé du mauvais côté de la morale, uniquement pour récupérer des apparences sociales.

Tout cela ne sont pas des raisons suffisantes pour laisser se développer une campagne calomnieuse à l’égard de l’avocat. En revanche, en tant qu’homme, il rendra, s’il y a lieu, des comptes à sa conscience.

D’ici le 18 octobre et pour assurer la sérénité des débats (sauf dans le cas où nous aurions des informations nouvelles / importantes à communiquer) nous mettons un terme à toute polémique concernant Me Aref. Chacun sait maintenant ce qu’il a fait et jusqu’où il est capable d’aller. C’est suffisant et j’attend de le regarder dans les yeux s’il plaide contre moi pour défendre le Général Zakaria.

Je peux vous garantir, qu’avec le soutien de Me Calatayud, ancien bâtonnier de Tarbes, Membre de la Commission Nationale des Barreaux, Membre de la Commission consultative des Droits de l’Homme, Chevalier de la Légion d’Honneur, nous ferons tout pour que le Général Zakaria n’obtienne pas la fermeture judiciaire ou financière du site de l’ARDHD. Et surtout, ce qui est beaucoup plus important à mes yeux, c’est que ce procès soit un véritable tremplin médiatique qui permette de mieux faire connaître à la Presse présente et aux TV, toutes les violations des Droits de l’Homme qui sont commises par le régime de Guelleh : tortures, exécutions sommaires, viols, corruption, détournements des aides internationales, etc.

Agissant sur ordre direct de Guelleh (c’est certainement l’objectif qu’il aurait pu leur avoir fixé) ils vont tout faire pour tenter d’obtenir la fermeture du site soit de façon temporaire par décision judiciaire, soit en réclamant des indemnités que le Général a fixé à un niveau exhorbitant ( 60.000 Euros au total ! (*)), en espérant acculer l’Association ARDHD au dépôt de bilan. Bien entendu, tout le monde sait bien que l’Association ne dispose pas de cette somme. Le budget annuel de l’Association varie autour de 500 €, entièrement financés par l’équipe et sans aucune contribution extérieure pour garantir son indépendance.

Le Peuple djiboutien, les exilés ont trop besoin de ce site qui leur permet à la fois de s’exprimer et aussi de lire une information spécifique sur leur pays, qui soit libre et non liée au pouvoir dictatorial.

Nous n’excluons pas un possible coup de théâtre au cours du procés, qui pourrait inverser les rôles, compte-tenu des preuves et de la gravité des témoignages qui pourraient être présentés à la Justice, mettant éventuellement en cause directement ou indirectement le Général dans des affaires répréhensibles.

L’ARDHD doit vivre ! L’ARDHD doit poursuivre son combat, en toute indépendance et au seul service des Djiboutiennes et des Djiboutiens qui subissent la férule de Guelleh et de ses sbires !

Jean-Loup Schaal
Président de l’ARDHD

(*) Lorsqu’il s’agit seulement de défendre leur honneur, les personnalités mettent généralement un point d’honneur à ne réclamer que l’Euro symbolique, pour éviter que l’on ne puisse faire un amalgame entre l’argent et l’honneur.

09/10/05 (B319) L’affaire d’Hôpital général Peltier (par Houmed Daoud, Responsable Information et Presse Uguta-Toosa)

Un Ministre (véreux ?), celui de la Santé publique, qui fait parler de lui à la place du chef de l’Etat. Une version supplémentaire, anecdotique, d’un Etat qui vit de fraudes, de détournement des fonds publics et d’aides internationales et d’affaires crapuleuses.


Un ministre qui s’acharne sur un haut fonctionnaire de l’Etat, M. Aden Mohamed Dilleyta, dont la gestion exemplaire de l’Hôpital Général devrait logiquement lui valoir éloges et récompenses.


Derrière ce limogeage brutal, il y a bien sûr le chef de l’Etat djiboutien, toujours en quête de « ressources patrimoniales ».


On n’ose croire que la parenté de M. Aden M. Dilleyta avec le Premier ministre y soit, pardoxalement, pour quelque chose !



Le ministre de la Santé Publique, Abdallah Abdillahi Miguil, a procédé à une véritable opération de purge à l’Hôpital Peltier et dans l »ensemble de son département ministériel. Il a en effet systématiquement muté tous les Afars en poste à l’Hôpital Peltier, car il y a  » trop d’Afars  » selon ses propres termes, dans ce département. Alors que tout le monde sait qu’il y a une pratique discriminatoire anti-afare à tous les échelons de la fonction publique.


D’après le Ministre, il faut un réel équilibrage ethnique dans ce Ministère et, il ne s’est pas gêné pour entreprendre une opération qui ressemble plus à une véritable « chasse aux Afars « .


Il a en effet commencé par éparpiller tous les proches collaborateurs du Directeur Général de l’Hôpital Peltier.


Le gestionnaire est muté à Pierre Pascal (Dispensaire), certainement pour penser les plaies des fonctionnaires, puisque seule cette catégorie de la population y a accès.


Le chef du personnel quant à lui, est prié de se rendre utile aux habitants d’Arhiba, d’où il est originaire.


Ainsi toutes celles et tous ceux, qui travaillaient aux cotés d’Aden Mohamed Dileita, sont dispersés au nom du rééquilibrage ethnique. C’est la toute première fois depuis l’Indépendance, qu’un membre du Gouvernement ose ouvertement se charger de la question.


Si il y a trop d’Afars Au ministère de la Santé, pour parler franc, quel pourcentage d’Issas trouverons-nous dans les autres départements ministériels ?


Voilà un terrain sur lequel nous n’allons nous laisser entraîner mais pour avoir une idée de ce que c’est que l’équité, jetons un coup d’oeil à cette liste de Conseillers Techniques du Ministre de l’Education Nationale et essayons de localiser le nom d’un seul Afar (2002) :



Monsieur ABDI IBRAHIM HAIBAN

Conseiller Technique du MENESUP


Monsieur AHMED ALI BARREH

Conseiller Technique du MENESUP


Monsieur AIDID ADEN GUEDI

Conseiller Technique du MENESUP


Monsieur ANIS ABDALLAH KAMRA

Conseiller Technique du MENESUP


Monsieur BOURDAIS Jacky

Conseiller Technique du MENESUP


Monsieur DAHER OSMAN OMAR

Conseiller Technique du MENESUP


Monsieur ISMAEL DJILAL DIHIN

Conseiller Technique du MENESUP


Monsieur MAHAMOUD FARAH OMAR

Conseiller Technique du MENESUP


Monsieur MOHAMED HASSAN AHMED

Conseiller Technique du MENESUP


Monsieur SILLAH-EDDINE ABDOUSAMAD

Conseiller Technique du MENESUP


M. Abdallah Abdillahi Miguil qui se dit épris de justice, a-t-il pensé au rééquilibrage lors de son passage au Ministère de l’Intérieur surtout ? Bien sur que non, puisqu’il n’y a installé que sa tribu aux différents postes de responsabilité.



Ce qui est encore pire, c’est qu’il aurait même limogé ces jours ci, le Directeur Général Aden Mohamed Dilleita, qui, reconnaissons le, a redressé l’Etablissement qui était en état de délabrement avancé. Pour gagner le pari, Aden n’a pas hésité à parcourir le monde et, négocier ici et là, une coopération multiforme avec les différents partenaires européens et américains surtout.


Le ministre Abdallah A. Miguil, a pour but de faire de l’Hôpital Peltier, Etablissement public dépendant entièrement des financements internationaux, sa principale source de revenu, puisqu’il a décrété que tout sera payant dorénavant, y compris les points de sutures qui coûtent 100 FD ( 50 centimes d’euro ).


Pour que tout se déroule comme il a prévu, il a installé ses propres cousines comme caissières et un autre proche comme gestionnaire, qui a surtout pour tâche principale, de réceptionner la recette de la journée.


Le tout, sous la bienveillante supervision du PDG, pardon, de Monsieur le Ministre de la Santé Publique. D’ailleurs, dans l’état actuel des choses, on a très aisément tendance à confondre ce Ministre avec un businessman, ou plutôt un buraliste qui se soucie de la recette du jour.




M. Houmed DAOUD


Responsable Information et Presse

Uguta-Toosa

09/10/05 (B319) Le nouveau numéro de septembre 2005 du mensuel d’Uguta-Toosa est en ligne (Information de la Rédaction)

L’équipe de la rédaction de la publication mensuelle  d’Uguta ( Toosa ), a le plaisir de porter à la connaissance de ses fidèles lecteurs, que le nouveau numéro ( Septembre 2005 ) est en ligne sur son site : www.uguta.org

La rédaction.