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08/10/05 (B319) Affaire Borrel : nouveau dégât collatéral ? La chute d’un grand bourreau du régime ! L’ADI nous informe du limogeage (sans félicitations !) du Colonel Mahdi,et son remplacement par le Colonel Bogorreh à la tête de l’Etat-Major de la Gendarmerie. (Un lecteur avait donné l’information dès le 4/10/05)et elle avait été publiée dans le numéro B318.

_____________________________ Note de l’ARDHD


Colonel Mahdi Cheikh Moussa

Combien de Djiboutiens et aussi d’étrangers ont été torturés par lui ou ont perdu la vie sous son commandement ?

Contrairement aux habitudes et aux traditions, il est à noter que la dépêche de l’ADI ne mentionne qu’une fois le nom du Colonel Madhi et que rien n’est écrit pour évoquer sa carrière ni ses actions à la tête de l’Etat-Major, ni sa nouvelle nomitation / affectation ….

Il faut reconnaître que son parcours est un long défilé de morts, de tortures et autres crimes.

Dans un régime aussi dictatorial que celui de Guelleh où la presse est aux ordres du pouvoir, c’est généralement le signe d’une mise à l’écart profonde ou d’un limogeage brutal.

Les implications éventuelles du Colonel Mahdi (cf les émissions de Canal +) directe ou indirecte dans le meurtre du Juge Borrel et dans la subornation d’un témoin, pourraient-elles expliquer ce qui apparaît aux yeux de tous comme un limogeage en bonne et due forme.

Après plusieurs disparitions brutales de plusieurs témoins (dont Ladyieh), on constate que d’autres sont limogés ou en graves difficultés : exemple, Djama grandes oreilles qui n’a plus de passeport ….

Il est grand temps que la justice française se presse, car bientôt, elle n’aura plus personne à interroger, hormis Guelleh, qui n’aurait pas encore l’intention, selon des informations récentes, de s’auto-limoger ! Mais ça viendra peut-être ?

Nous rappelons que le Colonel Madhi a été classé par notre Association, comme bourreau pour « actes répétées de torture » sur ses concitoyens. Il a souvent exécuté les basses-oeuvres du régime.

Son limogeage ne fait que confirmer, ce que nous avons toujours écrit, c’est qu’en plus de tous ses défauts, IOG n’a aucune gratitude envers quiconque. Il laisse tomber comme « de vieilles chaussettes », ceux qui l’ont aidé, protégé et soutenu, dès lors qu’ils portent ombrage ou qu’ils menacent ses intérêts, son pouvoir, son orgueil ou pire encore à sa liberté. (Avertissement aux candidats … proches du régime ou récemment ralliés : selon des indiscrétions, de nouvelles têtes -parfois haut placées- pourraient se retrouver bientôt aux oubliettes profondes … !)

_____________________________ Extrait de l’ADI

DJIBOUTI (ADI)-06 Octobre- Une cérémonie marquant la passation de commandement de la Gendarmerie Nationale a eu lieu ce matin au Centre d’Instruction de la Gendarmerie Nationale de PK23. 

Le ministre de la Défense, M. Ougoureh kifleh a présidé la cérémonie de passation de commandement en présence du ministre des Finances et de l’Economie Nationale, M. Ali Adnan, du Procureur Général, M. Ali Mohamed Abdou, du Directeur de la Sécurité Nationale, M. Hassan Saïd, du Directeur de la Police Nationale, M. Hassan Djama Guedi, des officiers du Corps de la Gendarmerie ainsi que le Commandant des FFDJ, le général Michel Arrault. 


Lors de la cérémonie, le colonel Mahdi Ahmed Cheik a remis  le drapeau de la Gendarmerie Nationale  à son nouveau successeur, le colonel Abdi Bogoreh Hassan qui devient le 5e Chef d’Etat Major de la Gendarmerie Nationale depuis l’indépendance de notre pays. 


Le nouveau Chef d’Etat Major de la Gendarmerie Nationale, le colonel Abdi Bogoreh Hassan s’est adressé à ses hommes en leur déclarant « qu’il sait pouvoir compter sur eux et qu’il serai à leur écoute ». Le colonel Abdi Bogoreh Hassan a terminé son discours en incitant ses hommes « à poursuivre dans ce sens avec efficacité, fort et juste, et d’être impartiaux dans leurs fonctions ». 


Le nouveau Chef Etat Major de la Gendarmerie Nationale s’est déclaré également « être prêt à assurer la continuité de son nouveau poste et être déterminé à accomplir toutes les tâches que lui incombe sa fonction ». 


Le ministre de la Défense, M. Ougoureh Kifleh a souhaité dans son allocution « plein succès et réussite au colonel Abdi Bogoreh Hassan dans sa nouvelle fonction ».  

08/10/05 (B319) Alerte à la pénurie d’eau à Djibouti et à ses conséquences sur l’alimentation des populations (Info lecteur – en Anglais)


Lien avec l’article : http://www.reliefweb.int/rw/RWB.NSF/db900SID/CHAO-6GV4T7?OpenDocument


FEWS Djibouti Food Security Warning Sep 2005 – Livestock dependent areas face another harsh dry season




Despite the fact that recent Karan rains (July -September) have improved browse and water availability in most pastoral areas affected by drought (see Figure 1), the recovery of livestock productivity will require more time. Ongoing World Food Programme (WFP) food aid distributions are partially addressing household food deficits in these areas, but the food security situation is still considered precarious in these areas.

While some short term improvements in food security are expected, pasture, browse and water is unlikely to last through the long dry season (October – February ) in the inland zones, because the Karan season has not preformed well, particularly in the southern grazing areas.

In addition to poor pasture and water conditions, over the last four months, the cost of essential food and non-food items has increased singificnatly and is having a negative impact on the food security of both rural and urban poor households. This trend is expected to continue at least through Ramadan (October). As a result, casual labor opportunities are expected to decline, reducing income and food access for poor urban households.

The impact of increasing electricity costs on the livelihoods of the middle income urban housholds as a result of high international oil prices is also a serious concern, especially given the fact that government regular annual salary increases have been frozen for the last ten years.

WFP is expecetd to continue assisting 47,500 persons, including 7,000 agricultural gardeners with a full ration over a six month period, ending in January 2006. However, current food aid pledges (3,264 MT) under the emergency operation (EMOP) are 37 percent below the required amount (5,196 MT). Bilateral donations recived directly by the governement may fill the gap. However, even if sufficient resources are availbile, imporoved and coordinated targeting is requiered.

Due to poor pasture conditions, a massive early migration to the coastal garzing areas, which are expecting the Heys rains (October – February), is likely to occur immediately after the onset of the rains. This will result in intense competition over limited natural resources and will require close monitoring.


08/10/05 (B319) Le Gri-Gri International annonce la parution de son numéro 40.

Au sommaire, cette quinzaine :

Notre Père qui êtes odieux : Le 26 rue de la Tombe-Issoire, à Paris, fait partie de la liste des squatts d’Ivoiriens « nettoyés » par les CRS au petit-matin. Problème, il appartient à l’Association diocésaine de Paris et L’Eglise entend depuis longtemps le céder au meilleur prix à ses copains les promoteurs immobiliers. Bienheureux les expulsés, le Royaume de Dieu les fout dehors!

Dossier : Coup de karcher sur Marrakech. La cité chérifienne se mue en annexe tropézienne pour Parisiens friqués : Dominique Strauss-Kanh, Jean-René Fourtou, Jean-Paul Gaultier ou Jean-Louis Borloo pourraient vous le confirmer. Hasard ou conséquence, on assiste à une opération « ville propre » sur fond de misère sociale et de tourisme sexuel… Le Gri-Gri a exploré les arrières salles des boîtes de nuit et des commissariats pour une enquête exceptionnelle !

Interview : Houria Bouteldja, des « Indigènes ». Au printemps dernier, un texte fondateur a circulé dans Paris : « La pétition des Indigènes de la République ». Le Gri-Gri a rencontré Houria, l’un des auteurs de mouvement, pour un entretien qui fait trembler l’Occident sur ses bases…

Si Lansana n’était Conté : La lente agonie du président guinéen n’en finit pas ! C’est dire si le premier cercle au pouvoir dans ce petit pays africain a eu le temps de rôder un scénario à la togolaise pour assurer sa succession. Puisque la dynastie est à la mode, le Gri-Gri s’intéresse cette quinzaine à celui qui attend son heure, le lieutenant Ousmane Conté…

Où trouver le Gri-Gri ?

Partout dans le monde : sur abonnement.

Adressez un chèque de 44 euros pour un an (24 numéros) / 24 euros pour 6 mois (12 numéros)

Le Gri-Gri International SARL.

6 bis, passage Thiéré.
75011 Paris – France

En France : le Gri-Gri est distribué en kiosque par les NMPP. Un exemplaire pour seulement 2 euros !

08/10/05 (B319) Procès du 18 octobre : Message de soutien de la LDDH et commentaires sur la position de Me Aref.


Jean-Paul Noël ABDI,
Président de la LDDH,
affiliée à la FIDH,
Vice-Président de l’UIDH
,

Ancien député et ancien membre du Groupe parlementaire d’amitié Djibouto-français,
Ancien membre et porte-parole
du GDR
.

Cher Jean-Loup Schaal,
Défenseur des Droits de l’Homme

Les vrais Djiboutiens combattent pour

  1. la Liberté ,
  2. la Démocratie  ;
  3. l’effectivité de l’Etat de Droit,
  4. une Justice totalement indépendante,
  5. contre des Forces armées qui ne cessent d’occuper par la force et d’interdire souvent le droit d’Aller et venir aux citoyens djiboutiens du Nord de la République notamment vers la frontière Erythréenne
  6. contre une politique de l’Etat Major d’une AND qui garde à vue pendant des mois des bergers pour avoir soit disant dit bonjour à des rebelles,
  7. contre certains militaires qui se comportent comme dans un Territoire conquis par des Forces d’occupation, avec l’aval probablement des différents Chefs continuant le maintient d’un climat de dictature où il est facile à des personnalités qui ont fait la prison, la cellule 13 entre autre de baisser (dans le jargon politique) rapidement leur pantalon pour gagner un peu d’argent propre.

Les vrais djiboutiens qui aiment leur pays ne savent pas comment vous remercier de parler pour eux, de lancer des Appels de SOS pour le Respect des Droits de l’Homme en République de Djibouti

A vous tous, à l’équipe de l’ARDHD

Bravo ! Bravo ! Bravo ! Pour votre courage ; Merci ! Merci ! Merci ! Pour vos soutiens indéfectibles et constants sans aucun revirement de 180°.

Je vous soumets quelques articles du journal le Populaire du GDR.

Ces articles vont peut-être rafraîchir la mémoire d’Aref, la mémoire de celui qui apparemment n’avait jamais fait de Communiqué pour remercier tous ses amis Avocats, Défenseurs des Droits de l’Homme qui de part le monde n’ont pas hésité à se mobiliser grâce en grande partie à vous Monsieur Schaal.

A nous aujourd’hui d’apprécier à sa juste valeur les convictions qui sont les vôtres ; le juste combat que vous menez en faveur des opprimés en République de Djibouti et ce depuis plus de quinze ans

Sa nouvelle manière de vous remercier consiste aujourd’hui à s’afficher constamment avec ceux là mêmes qui l’ont humilié et traduit comme un vulgaire délinquant dans les cellules de prison, dans les cellules pour les grands criminels.

Aujourd’hui aura-t-il la pudeur de cracher sur cet argent spoliant et dégradant qui lui sera inévitablement remis et interpréter comme pour servilité rendue.

Le triage naturel se fait par décantation. Le Peuple vaincra.

Jean-Paul,
un ancien militant du GDR.

___________________ Extrait d’un article du 6 décembre 1998,
publié par
le Populaire

GROUPE POUR LA DEMOCRATIE ET LA REPUBLIQUE
(G.D.R.)

Djibouti , le 6 Décembre 1998

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 16/GDRJ98

Dans la nuit du 5 Décembre 1998, Maître AREF MOHAMED AREF, défenseur des Droits de l’Homme en République de Djibouti a vu son passeport confisqué à l’aéroport par la Police de l’Air et des Frontières (PAF) sans aucune explication verbale ou écrite.

Maître AREF était invité à participer avec trois cent autres collègues au Sommet Mondial des Défenseurs des Droits Humains organisé au Palais de Chaillot (en France) à l’endroit même ou avait été signée la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

Il est à rappeler que Monsieur MOUMIN BAI-IDON FARAH, Président du G.D.R. et ancien Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, s’était vu lui aussi confisquer son Passeport le 1er Octobre 1998 lors de son départ pour raison impérieuse de santé en Arabie Saoudite.

Rappelons aussi que le Secrétaire du Bureau de l’Assemblée Nationale s’était vu lui aussi confisquer son passeport alors qu’il était invité par le Comité des Droits Parlementaires lors de la Conférence de l’Assemblée Générale de l’Union Interparlementaire au Caire en Septembre1997.

Le Droit d’aller et venir est constamment bafoué en République de Djibouti, et ceci en violation flagrante de la Constitution, du Code Pénal djiboutien et du principe universel des Droits de l’Homme

Le G.D.R. est très préoccupé par la situation qui prévaut dans le Nord de notre pays d’autant plus que depuis un certain temps les populations de ces régions de notre République ne peuvent plus se déplacer d’une ville à l’autre sans autorisation et sans laissez-passer.

Cette interdiction arbitraire aux citoyens djiboutiens de se déplacer librement dans leur propre pays est plus qu’alarmante, et elle constitue une obstruction réelle à toutes communications notamment au droit à l’information et celui de s’informer.

Aux agents de l’Etat, plus précisément, ceux qui s’accrochent encore à la clique dictatoriale, il est temps de se ressaisir rapidement. Tous les abus de pouvoir feront, inéluctablement, l’objet de poursuites judiciaires conformément aux lois en vigueur et dans les cas des actes attentatoires en application des articles 195 à I 97 du Code Pénal.

Ces attitudes violentes et arbitraires ainsi que les violations systématiques des Droits de l’Homme en République de Djibouti, même à la veille du 50ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, ne pourront qu’exacerber l’opinion publique et internationale conscients des risques de l’irruption imminente du volcan des conflits internes.

Mr NOEL ABDI JEAN-PAUL
Ancien Député
Porte-Parole du G.D.R

08/10/05 (B319) Quand Me Roger-Vincent Calatayud, ancien bâtonnier, membre du Conseil National des Barreaux et Président de l’AFADD, Association Française des Amis des Démocrates Djiboutiens et Jean-Loup Schaal, Président de l’ARDHD, défendaient Me AREF et DAF, lorsqu’ils étaient emprisonnés … (Plusieurs documents d’archive transmis par Jean-Paul Noël Abdi)

________ Note pour les internautes. (Une version de meilleure qualité est disponible, en ligne)

Pour conserver un minimum de lisibilité, ces documents doivent être affichés avec une bonne résolution. Cette résolution impose un volume important de données.

Pour ne pas pénaliser les lecteurs qui ne disposent pas d’une ligne à haut débit, nous publions dans cet article, les versions allégées.

En revanche, les copies lisibles peuvent être consultées par les internautes, disposant d’une ligne à haut débit (ou de temps pour le chargement), à l’adresse : https://www.ardhd.org/f018_proces/archive_total.htm

 

08/10/05 (B319) Radio-Trottoir : Coucou ! Je suis l’Ambassadeur de Djibouti à Bruxelles. Ce n’est pas parce que l’actualité est dense en ce moment, que je ne dois plus figurer au hit parade de l’ARDHD. Je sévis toujours et je laisse les témoins vous parler de mes nouvelles aventures et des combats que j’organise à l’Ambassade pour mon plus grand plaisir … (Info lecteur)

L’Ambassadeur de Djibouti en Belgique, ne cesse de faire régner la terreur au sein de la chancellerie diplomatique dont il a la charge.

Le bras de fer qui l’oppose à son ancien chauffeur, Monsieur Youssouf Mahammadé se poursuit, car ce dernier refuse de se laisser marcher sur les pieds.


Commme cela avait été évoqué, il y a quelques semaines, sur votre site, le Diplomate djiboutien a arbitrairement licencié ce chauffeur franco-djiboutien, pour le remplacer par un congolais.


Etant donné que Monsieur Youssouf est affilié à un Syndicat belge, la réaction syndicale ne s’est pas fait attendre.


Youssouf, à la fin de son arrêt de maladie de quatre jours (pour coups et blessures infligés par l’Ambassadeur lui-même, souvenons-nous en), s’est fait jeter dehors par les soins de la Police belge.


Les responsables syndicaux sont aussitôt montés au créneau. Selon des sources concordantes, la justice belge aurait été saisie du dossier.


L’entêtement du diplomate est tel, que le recours à la justice était inévitable.


Parallèlement à cette affaire, une énième d’ailleurs, il distribuerait « avec générosité dans les locaux où il voudrait régner en maître absolu, des mises à pied avec retenues de salaires.


Une secrétaire s’en est prise verbalement à une autre.


Monsieur l’Ambassadeur n’a pas trouvé mieux, que de sanctionner l’une et de blanchir l’autre. D’ailleurs lui qui se dit profondément dirigé par un sentiment de justice, pourquoi n’avait-il pas sanctionné la femme de ménage qui avait agressé physiquement le premier Conseiller l’année dernière ?


A mon humble avis, il est bien possible, qu’il évite de sanctionner celui qui a provoqué le combat sur ordre : il y a trop de bataille dans l’enceinte de l’Ambassade pour qu’elles ne soient pas provoquées / organisées …

08/10/05 (B319) Radio-Trottoir : Guelleh effectue des remplacements de circonstance à la Gendarmerie et au Conseil constitutionnel. (Lecteur)

Je tiens à informer les lecteurs de notre site, qui est actuellement poursuivi par le
Général Djiboutien Zakaria, ancien sous-officier de l’Armée Francaise, :

– de la
nomination de M. Mohamed Warsama, Président de la Cour d’Appel de Djibouti a
la tête du Conseil Constitutionnel,

– de la promotion du Colonel Abdi
Bogoreh comme nouveau Chef D’Etat-Major de la Gendarmerie Djiboutienne en
remplacement du Colonel Mahdi.

Le premier commentaire qui me vient à l’esprit, c’est que le Conseil
Constitutionnel au-delà de ce changement, demeure sous l’emprise de
Guelleh, ne fonctionnant que par et que pour les intérêts de Guelleh. En effet, ses membres, au nombre de neuf, sont nommés de la maniere
suivante :

– trois, dont le
President, sont nommés par le Président de la République;

– trois sont nommés par le Président de
l’Assemblée Nationale (sur recommandation du Président de la République ?);

– les trois derniers sont nommés par le Conseil
Supérieur de la Magistrature que préside le Chef de l’Etat et dont le Vice-Président n’est autre que le Garde des Sceaux, Ministre de la
Justice (désigné par le Président de la République).

S’agissant de l’indépendance de cette institution, on voit bien
qu’elle est totalement fictive, compte tenu du fait que les authorites chargées du
choix de ses membres appartiennent au seul
parti au pouvoir supportant Guelleh : le R.P.P.

Pour ce qui est
de l’intégrité de cette institution, on dit qu’elle est constestée du fait que
certains de ses membres seraient en conflit flagrant d’intérêt, puisqu’ils ont des métiers ou des fonctions qui semblent trop proches : Avocats, Notaires ou Juges.

S’agissant du nouveau Président du Conseil Constitutionnel, je ne contesterai certainement pas ses
compétences juridiques, qui si elles ne sont pas parfaites (!) sont certainement supérieures de
celles de son prédécesseur. Rappelons que des observateurs avaient estimé que ce dernier était totalement dépourvu de toute expérience juridique !

Néanmoins la nomination du nouveau Président sera certainement contesté par le fait qu’elle pourrait avoir une connotation hautement tribale : on a simplement remplacé un Président sortant « Odahgob » par un autre
« Odahgob ». Cela en droite ligne avec la politique de préférence et de dosage clanico-tribaux, élevée par le tandem
Gouled / Guelleh au rang « de constitution » non-dite, depuis la fondation de la République djiboutienne en
Juin 1977.

S’agissant des changements opérés dans la Gendarmerie, la nomination du nouveau Chef
de son Etat-Major répond à la volonté de Guelleh d’éliminer tous ceux qui sont impliqués de près ou de loin dans l’affaire
Borrel.

En aliminant ce témoin génant
qu’est Mahdi, Chef d’Etat-Major de la Gendarmerie, IOG évince un homme qu’il a utilisé, mais auquel il n’a jamais
fait confiance même lorsqu’il commandait la Sécurité. Guelleh lui avait déjà préféré le Général Yacin Yabeh dont connaît la triste fin.

La personnalite du nouveau Chef d’Etat-Major de la Gendarmerie convient bien à Guelleh. Il préfére commander des hommes malléables et
dont la vie privée est parsemée de scandales !!

Saviez-vous que la femme
et les enfants du nouveau Chef d’Etat-Major ont demandé l’asile au Canada en se faisant passer pour des réfugiés somaliens ! Depuis leur départ, Bogorreh mène à
Djibouti une vie de célibataire insouciant, avec tous les avantages possibles.

Guelleh aime cela, car il accumule, à chaque aventure, des points de pression.
Certes les moeurs de Bogorreh ne sont pas différentes de celles de la
moitié de nos députés ou de nos ministres. Guelleh les encouragerait même, afin de mieux les controller ensuite …!

La question du jour : après Mahdi et le petit
Procureur Djama, déjà épinglés, A qui le tour ? Les paris sont ouverts. Moi je parie sur Hassan Said le terne et
machiavélique Chef de la Sécurité ? Mais il y a un autre candidat dont je tairai le nom, car nous devrions bientôt avoir des surprises …

A suivre….

K.R

08/10/05 (B319) Une pétition est ouverte pour tous ceux qui souhaitent soutenir l’ARDHD et son Président dans la perspective du procès du 18 octobre 2005. Dépêchez-vous, votre signature pèsera de tout son poids lors de l’audience, surtout si vous ne pouvez pas être présent dans la salle d’audience.

http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1002