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12/01/07 (B377) AFP NAIROBI (AFP) – Somalie : aucun des principaux membres d’Al-Qaïda tué, selon un responsable américain.

Aucun
des trois principaux membres présumés d’Al-Qaïda en Somalie
n’a été tué dans l’attaque américaine lancée
lundi dans le sud du pays, a annoncé jeudi un haut responsable américain,
ajoutant toutefois que "8 à 10" personnes qui seraient liées
au réseau terroriste ont été tuées.

"Les
trois cibles les plus importantes (des Etats-Unis en Somalie) présentent
toujours un fort intérêt pour nous, tout comme d’autres personnes
liées à Al-Qaïda", a déclaré ce responsable
à la presse à Nairobi sous couvert d’anonymat.

Les Américains
recherchent particulièrement le Comorien Fazul Abdullah Mohammed et
le Kényan Saleh Ali Saleh Nabhan, impliqués selon les Etats-Unis
dans les attentats de 1998 (224 morts) contre les ambassades américaines
au Kenya et en Tanzanie. Ils traquent aussi Abu Talha al-Sudani, un Soudanais
proche d’Oussama ben Laden et expert en explosifs.

"Fazul
n’est pas mort", mais "huit à dix" personnes soupçonnées
d’être liées à Al-Qaïda ont été tuées
lors de cette opération qui a été "un succès",
a affirmé jeudi le responsable américain.

Les trois
principaux membres présumés d’Al-Qaïda recherchés
en Somalie "n’étaient pas les premières cibles (du raid).
L’un (des individus) du groupe (qui a été frappé) était
un agent important lié à Al-Qaïda", a-t-il assuré.
"C’était une attaque visant un groupe en relation avec Al-Qaïda
ou des personnes liées à Al-Qaïda", a-t-il ajouté.

"Il
est possible que les trois hommes (les plus recherchés par les Etats-Unis
en Somalie) soient encore là-bas", a-t-il estimé.

Il a en
outre affirmé que les Etats-Unis n’avaient mené qu’un seul raid
aérien dans le sud de la Somalie, lundi. Le gouvernement somalien avait
fait état d’attaques aériennes américaines mercredi toujours
dans la même région.

"Il
y a eu un nombre de personnes tuées (…), mais il est trop tôt
pour dire qui étaient ces gens", a poursuivi le responsable américain,
avant d’ajouter immédiatement: "Une chose dont je suis sûr
est qu’aucun civil n’a été tué".

"Cet
incident spécifique est terminé, mais (…) nous sommes toujours
à la poursuite" des personnes recherchées, a-t-il ajouté.

Les islamistes,
qui contrôlaient depuis plusieurs mois la majorité du sud et
du centre de la Somalie, ont été mis en déroute fin décembre-début
janvier par les forces éthiopiennes et somaliennes et se cacheraient
désormais dans le sud de la Somalie, pays en guerre civile depuis 1991.
Parmi eux figureraient des membres d’Al-Qaïda, selon Washington.

Des attaques
aériennes américaines et éthiopiennes ont visé
ces derniers jours le sud de la Somalie. Selon des habitants, une centaine
de civils ont été tués pendant ces raids. Aucune source
indépendante n’a pu confirmer ou infirmer ces chiffres.

Interrogé
sur le très lourd bilan de civils rapporté par des témoins,
le responsable américain a répondu: "c’est possible",
précisant cependant qu’il résulterait de raids aériens
éthiopiens et non pas américains.

Prié
de dire si des forces spéciales américaines se trouvaient sur
le sol somalien, il a répondu "non, non, pas que je sache et je
serais au courant".

Ce responsable
a précisé s’exprimer sous couvert d’anonymat en raison de l’aspect
sensible de la question.

12/01/07 (B377) RSF / SOMALIE : une radio fermée, un journaliste détenu depuis onze jours : Baidoa, siège du gouvernement, est une zone hostile pour la presse.

Reporters
sans frontières condamne la fermeture par le gouvernement fédéral
de transition, le 7 janvier 2007, de la station privée Radio Warsan,
basée à Baidoa (Sud-Ouest) et demande des explications sur la
détention prolongée de Hassan Mohammed Abikar, journaliste de
la radio privée Voice of the Holy Quran.

"Le
siège du gouvernement fédéral de transition est devenu
une ville où seule la voix du pouvoir est tolérée et
où règne l’arbitraire pour les journalistes somaliens. Nous
ne comprenons pas le sens de cet acte de censure, qui jette de sérieux
doutes sur la volonté des autorités de respecter les règles
de la démocratie. Radio Warsan doit être autorisée à
émettre de nouveau et les droits du journaliste de Voice of the Holy
Quran doivent être respectés au plus vite, si le gouvernement
ne veut pas apparaître comme une force autoritaire et intolérante,
irrespectueuse de ses propres engagements", a déclaré l’organisation.

Le 7 janvier,
la direction de Radio Warsan, une station privée basée à
Baidoa, siège du gouvernement fédéral de transition,
a été sommée par la police de stopper ses émissions.
Le ministre de l’Information, Ali Ahmed Jama Jengeli, a expliqué que
l’ordre avait été émis par le Commission nationale de
sécurité, un Conseil des ministres restreint, en raison du contenu
"négatif" diffusé par la radio. Depuis ce jour, Radio
Warsan a cessé d’émettre.

Seul média
privé diffusé à Baidoa, la station est connue pour son
indépendance et sa liberté de ton vis-à-vis des mouvements
politiques somaliens, contrairement à d’autres radios privées
qui ont parfois pris parti pour l’un des belligérants. Le directeur
de la station, Abdifatah Mohammed Ibrahim, a affirmé à Reporters
sans frontières que cette mesure coercitive était "la cinquième
fermeture" subie par sa radio et que celle-ci avait précisément
été ciblée "en raison de son indépendance".
Radio Warsan, connue par le passé sous le nom de Democratic Media Concern
(DMC), avait déjà été fermée le 14 décembre
2006 par la police, après avoir diffusé des émissions
sur la volonté du gouvernement de sécuriser les abords du palais
présidentiel en déplaçant les habitants du quartier.

Le 24
décembre 2006, le gouvernement fédéral de transition
a inauguré une station de radio gouvernementale à Baidoa, baptisée
Radio Bay, la Voix de la République somalienne. Celle-ci est désormais,
de fait, le seul média d’information diffusé dans la ville abritant
le siège du gouvernement.

D’autre
part, Hassan Mohammed Abikar, correspondant de la radio privée Voice
of the Holy Quran dans la région du Bas-Shabelle, arrêté
le 1er janvier par les forces gouvernementales, est incarcéré
dans un lieu inconnu. Aucune explication n’a été fournie sur
son maintien en détention.

Leonard
VINCENT
Bureau Afrique / Africa desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
5, rue Geoffroy-Marie
75009 Paris, France
Tel : (33) 1 44 83 84 84
Fax : (33) 1 45 23 11 51
Email : afrique@rsf.org / africa@rsf.org
Web : www.rsf.org

12/01/07 (B377) AP / Ethiopie : l’ex-dictateur Mengistu condamné à la prison à vie pour génocide. (Info lectrice)


Après 12 ans de procédure, l’ancien dictateur communiste éthiopien
Mengistu Haïlé Mariam, reconnu coupable le 12 décembre
de génocide pendant la "Terreur rouge" en 1977-78, a été
condamné jeudi à la réclusion à perpétuité.
Jugé par contumace, il encourait la peine de mort.

Onze des
hauts responsables de son régime ont également été
condamnés à la prison à vie tandis que 47 autres collaborateurs
ont écopé de peines pouvant aller jusqu’à 25 ans d’emprisonnement.

Toutefois,
il est peu probable que Mengistu passe la moindre journée derrière
les barreaux alors qu’il vit confortablement en exil au Zimbabwe dont le président,
Robert Mugabe, a d’ores et déjà fait savoir qu’il ne l’extraderait
pas aussi longtemps que Mengistu s’abstiendra de toute activité politique.

Mengistu,
69 ans, est l’un des rares ex-dirigeants africains à rendre des comptes
dans son pays. Il a été jugé, par contumace, pour son
implication présumée dans la mort de près de 2.000 personnes
tuées lors de l’opération de 1977-78 connue sous le nom de "Terreur
rouge".

Le 12
décembre, dans une salle de tribunal pleine à craquer, les juges
ont reconnu coupable l’homme qui avait renversé l’empereur Haïlé
Selassié et dirigé l’Ethiopie de 1974 à 1991, d’incitation
au génocide, de commission de génocide, d’emprisonnement illégal
et d’abus de pouvoir.

Mengistu
a été jugé aux côtés de 72 de ses anciens
conseillers, même si 34 personnes seulement se trouvaient le 12 décembre
au tribunal. Quatorze sont mortes au cours du procès-fleuve, et 25
ont été jugées par contumace. Toutes, à l’exception
d’un homme, ont été reconnues coupables d’au moins un chef d’accusation.

Les rebelles
qui ont renversé Mengistu étaient déterminés à
ce qu’il soit traduit devant la justice. Le procès s’est ouvert en
1994 mais avait été ralenti par des requêtes de la défense
et de l’accusation. Des centaines de témoins clefs sont morts, compliquant
un peu plus la procédure.

Depuis
1994, les tribunaux éthiopiens ont condamné 1.018 personnes
pour leur participation à la "Terreur rouge" -purge au cours
de laquelle 150.000 étudiants, intellectuels et personnalités
politiques auraient été tués, selon certaines estimations.
Il reste 6.426 personnes en attente de procès, dont plus de 3.000,
comme Mengistu, vivent en exil.

12/01/07 (B377) WASHINGTON (AFP) – Somalie : des soldats américains se rendent sur le site du raid aérien.

Une
petite unité de soldats américains a visité un site dans
le sud de la Somalie, où leur aviation a mené lundi un raid
aérien, pour tenter de déterminer l’identité des personnes
tuées lors de l’opération, a rapporté vendredi le Washington
Post.

Cette
visite est la première de ce type menée par des soldats américains
en Somalie depuis la mort de 18 de leurs frères d’armes à Mogadiscio
en 1994, dont la mission avait été immortalisée dans
le film La Chute du faucon noir du cinéaste Ridley Scott.

Le Washington
Post, qui s’appuie sur des sources anonymes américaines, n’était
pas en mesure d’indiquer si les soldats américains se trouvaient toujours
en Somalie.

A Nairobi,
un haut responsable américain s’exprimant sous couvert de l’anonymat
avait déclaré jeudi qu’aucun des trois principaux membres présumés
d’Al-Qaïda en Somalie n’avait été tué dans le raid
aérien américain. Il a affirmé que les Etats-Unis n’avaient
lancé qu’un seul raid aérien dans le sud de la Somalie, lundi.

Les islamistes
ont été mis en déroute en Somalie début janvier
par les forces éthiopiennes et somaliennes et se cacheraient désormais
dans le sud de la Somalie.

Selon
le Washington Post, un vêtement tâché de sang et un document
retrouvé sur les lieux du raid aérien de lundi suggèrent
qu’Aden Ayrow, le stratège militaire des tribunaux islamiques, se trouvait
dans cette zone.

Les Américains
recherchent particulièrement le Comorien Fazul Abdullah Mohammed et
le Kényan Saleh Ali Saleh Nabhan, impliqués selon les Etats-Unis
dans les attentats de 1998 contre les ambassades américaines au Kenya
et en Tanzanie. Ils traquent aussi Abu Talha al-Sudani, un Soudanais proche
de Oussama Ben Laden, et expert en explosifs.

Des attaques
aériennes américaines et éthiopiennes ont visé
ces derniers jours le sud de la Somalie. Selon des habitants, une centaine
de civils ont été tués pendant ces raids. Aucune source
indépendante n’a pu confirmer ou infirmer ces chiffres.

12/01/07 (B377) INTERNATIONAL : Le négus rouge condamné à la prison à vie. (Le Temps – Suisse / Info lectrice).

Auteur:
Marie-Laure Colson

ETHIOPIE.
L’ex-dictateur Mengistu, qui vit en exil au Zimbabwe, était poursuivi
pour génocide.

L’ancien
dictateur éthiopien Mengistu Hailé Mariam a rejoint jeudi le
petit groupe d’ex-dictateurs africains condamnés par la justice de
leur propre pays et coulant des jours tranquilles en exil au Zimbabwe. Il
est poursuivi pour génocide pendant la «Terreur rouge»
(1977-1978), et la Haute cour fédérale d’Ethiopie l’a condamné,
en même temps qu’une cinquantaine d’autres accusés, à
la prison à vie par contumace à l’issue d’un procès qui
s’est ouvert le… 13 décembre 1994.

Surnommé
le négus rouge, en référence au sang versé sous
son régime et à la coloration marxiste de sa dictature, Mengistu,
69 ans, risquait la peine de mort. «Etant donné l’âge de
l’accusé […] et son état de santé, le tribunal a rejeté
la demande du Parquet de le condamner à mort et a choisi la réclusion
à perpétuité», ont décidé les juges,
afin que leur verdict ne puisse être assimilé à une «vendetta».

Le
Parquet a fait appel.

Extradition
exclue

Le Zimbabwe
qui l’a accueilli il y a seize ans, en mémoire d’un temps où
l’Ethiopie marxiste entraînait et armait les camarades qui luttaient
pour la libération de l’ex-Rhodésie, a exclu hier d’extrader
cet «invité spécial». Mengistu avait trouvé
refuge dans le pays de Robert Mugabe après avoir été
chassé du pouvoir par des insurgés conduits par Meles Zenawi,
l’actuel premier ministre éthiopien.

Des dizaines
de milliers de morts dans des purges démentes ou des conflits contre
la Somalie ou la rébellion érythréenne, des déplacements
de populations et des famines qui ont endeuillé ses quatorze années
au pouvoir, Mengistu n’a jamais rien renié. «Le soi-disant génocide
était une guerre de défense de la révolution»,
affirmait-il dans une interview donnée en 1999 à des médias
sud-africains. Arrivé au pouvoir en 1974 après avoir renversé
Hailé Sélassié, négus vieillissant à la
tête du plus vieil empire du monde, il instaure en 1977 un régime
militaro-marxiste.

Un régime
si violent que personne ne s’accorde sur le nombre de ses victimes. Parmi
elles, Hailé Sélassié, étouffé dans son
lit en 1975 et enterré sous les latrines de son palais. Le petit officier
de carrière s’en prend aux aristocrates, aux étudiants qu’il
envoie dans les campagnes. Les terres sont collectivisées, plus de
700000 paysans sont envoyés de force dans des fermes d’Etat. En 1984,
Mengistu nie que la famine ravage le nord du pays.

Durant
la Terreur rouge, des opposants sont exécutés par le supplice
du garrot ou fusillés. Leurs corps ont été ensuite jetés
à la rue. Les familles qui veulent récupérer leurs morts
doivent payer le prix de la balle qui les a exécutés.

©
Le Temps. Droits de reproduction et de diffusion réservés. www.letemps.ch

12/01/07 (B377) Journal l’Humanité : frappes américaines en Somalie (Info lectrice)

Corne
de l’Afrique . Présents dans cette région clé de
leur « guerre contre le terrorisme », les États-Unis ont
bombardé des islamistes en fuite.

L’implication
américaine en Somalie a franchi lundi une nouvelle étape. Un
avion américain a « mené une attaque contre des cibles
d’al Qaeda » dans le sud du pays, a déclaré hier
Abdirahman Dinari, porte-parole du Gouvernement transitoire somalien, confirmant
les informations fournies la veille par des télévisions américaines.

Cette
première attaque directe des États-Unis dans un pays qu’ils
ont quitté en 1993 après la mort de 18 de leurs soldats, aurait
visé le village de Badel, à proximité de la frontière
avec le Kenya, dans la zone où se sont réfugiés les combattants
des Tribunaux islamiques somaliens après leur défaite début
janvier contre l’armée éthiopienne. « Beaucoup de
cadavres étaient étendus dans la zone mais nous ne savons pas
qui », a indiqué Dinari. Le décès d’au moins
quatre civils durant les raids effectués hier sur Afmadow, apparemment
par des appareils américains, a en revanche été confirmé
par des habitants de la localité interrogés par AP.

Le 3 janvier,
les États-Unis avaient déjà confirmé l’envoi
de bâtiments au large des côtes somaliennes, destinés à
empêcher les islamistes de fuir par la mer. Ils auraient de plus fourni
des renseignements pour les Éthiopiens dans leur offensive sur Mogadiscio.
Washington a pesé de tout son poids pour obtenir la défaite
des islamistes somaliens, accusés d’héberger des membres
d’al Qaeda, dont certains auraient été impliqués
dans les attentats perpétrés en 1998 contre les ambassades américaines
au Kenya et en Tanzanie. Depuis cette date, la Corne de l’Afrique est
un des centres de la « guerre contre le terrorisme » de l’Amérique.

En 2002,
à la suite des attentats contre le World Trade Center, les États-Unis
ont ouvert à Djibouti une base de 1 500 hommes chargés de surveiller
la région. Mais, là comme ailleurs, la victoire militaire ne
suffit pas. Comme le souligne un chercheur américain interrogé
par l’AFP, « il serait plus utile de s’attaquer à
plus long terme aux raisons qui permettent aux terroristes de prospérer
dans ces États vacillants ».

Camille
Bauer

11/01/07 (B377) AFP / Somalie: nouvelles attaques aériennes américaines contre les islamistes.

Par
Mustafa HAJI ABDINUR

MOGADISCIO
(AFP) – De nouvelles attaques aériennes américaines ont frappé
mercredi l’extrême sud de la Somalie où se terrent les derniers
miliciens islamistes et des agents d’al-Qaïda selon les Etats-Unis, qui
ont renforcé leur dispositif aéronaval face aux côtes
somaliennes.

Huit “terroristes”
ont été tués et cinq capturés dans ces attaques,
selon le Premier ministre éthiopien, qui n’a pas donné de précisions
sur l’identité et lam nationalité des victimes.

“La
cible était 20 terroristes (…). Huit ont été tués
et il y a cinq terroristes blessés qui sont sous le contrôle
de nos troupes”, a déclaré M. Meles lors d’un point de
presse à Addis Abeba.”Nous ne pouvons pas confirmer les identités”
de ces “terroristes”, a-t-il encore dit.

Le Premier
ministre éthiopien, dont l’armée traque dans le sud semi-désertique
les islamistes en fuite a affirmé que les attaques “n’ont pas
touché de cibles civiles”, contrairement aux affirmations de chefs
coutumiers qui ont fait état d’au moins 19 civils tués.

Les Américains
recherchent particulièrement le Comorien Fazul Abdullah Mohammed et
le Kényan Saleh Ali Saleh Nabhan, impliqués selon les Etats-Unis
dans les attentats de 1998 (224 morts) contre les ambassades américaines
au Kenya et en Tanzanie. Ils traquent aussi Abu Talha al-Sudani, un Soudanais
proche de Oussama Ben Laden, et expert en explosifs.

Des
avions ont bombardé mercredi l’extrême-sud de la Somalie, pour
le troisième jour consécutif.

“Il
y a eu encore (aujourd’hui mercredi) des attaques aériennes de la part
des Etats-Unis et elles vont continuer jusqu’à ce que les terroristes
soient éliminés de cette région de la Somalie”,
a déclaré le vice-Premier ministre somalien Hussein Mohamed
Aïdid à l’AFP à Mogadiscio.

“Les
attaques ont eu lieu sur des villages des districts de Badade et Afmadow”,
a précisé à l’AFP un haut responsable du gouvernement
somalien sous couvert d’anonymat.

Des chefs
coutumiers de Badade et Afmadow ont confirmé ces informations. “Ils
nous ont contacté par radio et ont confirmé qu’il y avait eu
une attaque aérienne américaine dans la même région
aujourd’hui” mercredi, a déclaré à l’AFP Yusuf Ismail
Aden, habitant de Kismayo (sud), deuxième ville du pays.

“Je
ne suis au courant que d’une attaque”, a cependant déclaré
sous couvert d’anonymat un responsable militaire américain, en référence
à l’attaque aérienne menée lundi contre des dirigeants
présumés d’al-Qaïda dans le sud de la Somalie.

Le Pentagone
avait reconnu mardi avoir mené un raid en Somalie, première
action militaire dans ce pays admise officiellement depuis le cuisant échec
de l’opération “Restore Hope” et le retrait américain
en 1994.

Les Etats-Unis,
confrontés à des critiques dans le monde entier notamment de
l’Union africaine, ont de nouveau justifié mercredi leur politique
musclée en Somalie, en guerre civile depuis 1991.

“Les
Etats-Unis ont pris ces mesures parce que nous disposions d’informations sur
la présence de hauts responsables d’Al-Qaïda” dans le pays,
a déclaré un porte-parole du département d’Etat, Tom
Casey.

“Il
est clair qu’il s’agit de terroristes internationaux et nous avons toujours
dit que lorsque nous aurions des informations susceptibles de nous permettre
de présenter certains de ces individus à la justice et de prendre
des mesures contre eux, nous ferions le nécessaire”, a précisé
le porte-parole à la presse.

Les Etats-Unis
avaient reconnu mardi avoir mené un raid en Somalie, première
action militaire dans ce pays de la Corne admise officiellement depuis le
cuisant échec de l’opération “Restore Hope” et le
retrait américain de 1994.

L’armée
américaine a renforcé son dispositif militaire au large de la
Somalie, en guerre civile depuis 1991: elle a envoyé le porte-avions
Dwight D. Eisenhower qui aura uniquement, selon Washington, une mission “de
surveillance des activités terroristes et (…) des activités
de renseignement”.

Mercredi,
le Conseil de sécurité de l’ONU devait avoir des consultations
à huis clos sur la Somalie.

Dans Mogadiscio,
tenue par l’armée éthiopienne, la situation restait très
instable mercredi. Une passante a été tuée par des hommes
non identifiés qui ont tiré à la grenade contre un véhicule
militaire éthiopien.

A la nuit
tombée, aucune attaque contre les forces éthiopiennes et somaliennes
n’avait été signalée dans Mogadiscio, contrairement aux
soirs précédents.

11/01/07 (B377) ATTENTION DANGER SERIEUX !!! LA REPUBLIQUE DES VIRUS S’INFORMATISE. En plus du discours insipide et décrédibilisé, il semble que l’ADI diffuse des virus en ligne ! Attention aux dégâts !!!

En consultant l’ADI,
nous avons eu l’extrême surprise de recevoir une alerte ‘VIRUS’ de Norton

Pour nous assurer,
nous avons recommencé plusieurs fois l’expérience et nous pouvons
le confirmer : l’ADI diffuse maintenant des virus en ligne. Méfiez-vous encore plus des équipes de Guelleh : incapacité et volonté de nuire … Il est grand temps de penser au nettoyage !!!
!