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11/01/07 (B377) AFP / Somalie: nouvelles attaques aériennes américaines contre les islamistes.

Par
Mustafa HAJI ABDINUR

MOGADISCIO
(AFP) – De nouvelles attaques aériennes américaines ont frappé
mercredi l’extrême sud de la Somalie où se terrent les derniers
miliciens islamistes et des agents d’al-Qaïda selon les Etats-Unis, qui
ont renforcé leur dispositif aéronaval face aux côtes
somaliennes.

Huit “terroristes”
ont été tués et cinq capturés dans ces attaques,
selon le Premier ministre éthiopien, qui n’a pas donné de précisions
sur l’identité et lam nationalité des victimes.

“La
cible était 20 terroristes (…). Huit ont été tués
et il y a cinq terroristes blessés qui sont sous le contrôle
de nos troupes”, a déclaré M. Meles lors d’un point de
presse à Addis Abeba.”Nous ne pouvons pas confirmer les identités”
de ces “terroristes”, a-t-il encore dit.

Le Premier
ministre éthiopien, dont l’armée traque dans le sud semi-désertique
les islamistes en fuite a affirmé que les attaques “n’ont pas
touché de cibles civiles”, contrairement aux affirmations de chefs
coutumiers qui ont fait état d’au moins 19 civils tués.

Les Américains
recherchent particulièrement le Comorien Fazul Abdullah Mohammed et
le Kényan Saleh Ali Saleh Nabhan, impliqués selon les Etats-Unis
dans les attentats de 1998 (224 morts) contre les ambassades américaines
au Kenya et en Tanzanie. Ils traquent aussi Abu Talha al-Sudani, un Soudanais
proche de Oussama Ben Laden, et expert en explosifs.

Des
avions ont bombardé mercredi l’extrême-sud de la Somalie, pour
le troisième jour consécutif.

“Il
y a eu encore (aujourd’hui mercredi) des attaques aériennes de la part
des Etats-Unis et elles vont continuer jusqu’à ce que les terroristes
soient éliminés de cette région de la Somalie”,
a déclaré le vice-Premier ministre somalien Hussein Mohamed
Aïdid à l’AFP à Mogadiscio.

“Les
attaques ont eu lieu sur des villages des districts de Badade et Afmadow”,
a précisé à l’AFP un haut responsable du gouvernement
somalien sous couvert d’anonymat.

Des chefs
coutumiers de Badade et Afmadow ont confirmé ces informations. “Ils
nous ont contacté par radio et ont confirmé qu’il y avait eu
une attaque aérienne américaine dans la même région
aujourd’hui” mercredi, a déclaré à l’AFP Yusuf Ismail
Aden, habitant de Kismayo (sud), deuxième ville du pays.

“Je
ne suis au courant que d’une attaque”, a cependant déclaré
sous couvert d’anonymat un responsable militaire américain, en référence
à l’attaque aérienne menée lundi contre des dirigeants
présumés d’al-Qaïda dans le sud de la Somalie.

Le Pentagone
avait reconnu mardi avoir mené un raid en Somalie, première
action militaire dans ce pays admise officiellement depuis le cuisant échec
de l’opération “Restore Hope” et le retrait américain
en 1994.

Les Etats-Unis,
confrontés à des critiques dans le monde entier notamment de
l’Union africaine, ont de nouveau justifié mercredi leur politique
musclée en Somalie, en guerre civile depuis 1991.

“Les
Etats-Unis ont pris ces mesures parce que nous disposions d’informations sur
la présence de hauts responsables d’Al-Qaïda” dans le pays,
a déclaré un porte-parole du département d’Etat, Tom
Casey.

“Il
est clair qu’il s’agit de terroristes internationaux et nous avons toujours
dit que lorsque nous aurions des informations susceptibles de nous permettre
de présenter certains de ces individus à la justice et de prendre
des mesures contre eux, nous ferions le nécessaire”, a précisé
le porte-parole à la presse.

Les Etats-Unis
avaient reconnu mardi avoir mené un raid en Somalie, première
action militaire dans ce pays de la Corne admise officiellement depuis le
cuisant échec de l’opération “Restore Hope” et le
retrait américain de 1994.

L’armée
américaine a renforcé son dispositif militaire au large de la
Somalie, en guerre civile depuis 1991: elle a envoyé le porte-avions
Dwight D. Eisenhower qui aura uniquement, selon Washington, une mission “de
surveillance des activités terroristes et (…) des activités
de renseignement”.

Mercredi,
le Conseil de sécurité de l’ONU devait avoir des consultations
à huis clos sur la Somalie.

Dans Mogadiscio,
tenue par l’armée éthiopienne, la situation restait très
instable mercredi. Une passante a été tuée par des hommes
non identifiés qui ont tiré à la grenade contre un véhicule
militaire éthiopien.

A la nuit
tombée, aucune attaque contre les forces éthiopiennes et somaliennes
n’avait été signalée dans Mogadiscio, contrairement aux
soirs précédents.

11/01/07 (B377) ATTENTION DANGER SERIEUX !!! LA REPUBLIQUE DES VIRUS S’INFORMATISE. En plus du discours insipide et décrédibilisé, il semble que l’ADI diffuse des virus en ligne ! Attention aux dégâts !!!

En consultant l’ADI,
nous avons eu l’extrême surprise de recevoir une alerte ‘VIRUS’ de Norton

Pour nous assurer,
nous avons recommencé plusieurs fois l’expérience et nous pouvons
le confirmer : l’ADI diffuse maintenant des virus en ligne. Méfiez-vous encore plus des équipes de Guelleh : incapacité et volonté de nuire … Il est grand temps de penser au nettoyage !!!
!

11/01/07 (B377) Le Temps (Suisse) INTERNATIONAL : L’aviation américaine opère un retour musclé dans le chaos somalien (Info lectrice)

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Auteur:
Alain Lallemand

SOMALIE.
Des «cibles d’Al-Qaida» ont été bombardées
dans le sud du pays, où l’on dénombre des victimes civiles.

Au moins
une forteresse volante AC-130, basée à Camp Lemonier (Djibouti)
et obéissant au commandement américain des opérations
spéciales (Floride), a effectué lundi, dans le sud de la Somalie,
une voire deux frappes très dures dans des zones civiles, dont les
cibles affichées seraient trois individus liés à Al-Qaida:
le Kényan-Comoréen Fazul Abdullah Mohammed, 32-34 ans, inculpé
pour son implication dans les attentats de 1998 contre les ambassades des
Etats-Unis à Nairobi et à Dar es-Salaam; le Kényan Saleh
Ali Saleh Nabhan, 27 ans, recherché pour les attaques de novembre 2002
à Mombasa contre un hôtel et un Boeing israélien; et un
certain Abu Talha «al-Sudani».

«Nombreux
morts»

Bien que
l’objectif soit limité et que l’opération ait reçu la
bénédiction du gouvernement pro-éthiopien d’Ali Mohamed
Gedi, il ne s’agit pas ici de «frappes chirurgicales»: les témoignages
font état de «nombreux morts», confirmés par le
ministre somalien de l’Information. Et pour cause: l’AC-130, dit «Spectre»,
est un gros-porteur doté d’armes lourdes (canons de 105 et de 40, mitrailleuses,
etc.) qui tirent dans un axe perpendiculaire à l’avion et provoquent
des dégâts importants. Un officiel américain confirmait
lundi au Los Angeles Times: «Cet engin produit une certaine violence,
ce n’est pas l’opération la plus chirurgicale qui soit.»

Le porte-parole
du gouvernement, Abdirhaman Dinari, a déclaré mardi: «La
cible était un petit village où les terroristes se cachaient.
L’avion a frappé la cible exacte. Beaucoup de gens ont été
tués. Beaucoup de cadavres étaient étendus dans la zone,
mais nous ne savons pas qui. Mais le raid a été un succès.»

Les témoignages
divergent quant aux lieux exacts des opérations. Les témoins
de première main évoquent deux sites distincts éloignés
de 200 km: l’île de Badmadow, au large de Ras Kamboni, et l’agglomération
de Afmadow, près de Kismayo. Des enfants, des civils innocents sont
morts, et le résultat réel de l’opération est mis en
doute.

L’ancien
conseiller pour l’Afrique du président Bill Clinton, John Prendergast,
doute que le renseignement américain ait pu bénéficier
de la coopération des tribus pour localiser les fuyards et, qui plus
est, ajoute: «Je serais surpris que ces types ne se soient pas enfuis
depuis bien longtemps. Ils auraient été stupides de rester au
même endroit aussi longtemps.»

Hier,
alors que le Pentagone confirmait le raid par un avion AC-130, des hélicoptères
ont lancé de nouvelles attaques dans le sud sans que l’on sache s’il
s’agissait d’appareils américains ou éthiopiens.

A la Commission
européenne, on craint de voir ici le signe annonciateur d’un conflit
de longue durée, au moment où le commissaire au Développement,
Louis Michel, plaidait, dans les colonnes de The Independent, pour un «processus
de dialogue et de réconciliation nationale». Ainsi, pour la première
fois depuis mars 1994, l’armée américaine est ouvertement en
offensive sur le sol somalien, au risque d’envenimer le conflit et/ou d’y
être aspiré à son tour.

Guerre
de l’ombre

Pour rappel,
l’armée américaine avait entamé en décembre 1992
l’opération «Restore Hope», prolongée dès
mai 1993 par l’opération onusienne Onusom II. Les deux opérations
ont été des fiascos: 152 Casques bleus ont été
tués, les Américains ont perdu 30 hommes dans la traque infructueuse
du chef de guerre Mohamed Farah Aïdid. La déroute américaine
atteignait son comble le 3 octobre 1993 avec la mort de 18 Marines dont des
corps seront traînés dans les rues de Mogadiscio.

Depuis,
les Américains évitent un retour frontal en Somalie: ils ont
ouvert à Djibouti en 2002 leur unique base militaire africaine, et
mènent depuis cette base des incursions en Ethiopie, au Kenya, à
Djibouti. Ils frappent le Yémen par drone (ce fut le cas en 2002 lorsqu’ils
tuèrent «à distance» cinq opérationnels Al-Qaida),
ils nient contre toute évidence leurs incursions par forces spéciales
héliportées dans le Somaliland, et peuvent même se déployer
en civil en opération commando pour procéder à des enlèvements
ciblés au cœur de Mogadiscio. Ils ont ainsi enlevé un Yéménite
dans un hôpital en 2003.

Mais
cette guerre de l’ombre vient de connaître son terme.

L’invasion
éthiopienne déclenchée ce 24 décembre a ramené
en Somalie des «conseillers» américains dont la présence
aux côtés des Ethiopiens a été remarquée.
En mer, alors que plusieurs bâtiments américains surveillaient
déjà les côtes somaliennes, le porte-avions USS Dwight
Eisenhower, jusqu’ici affecté au soutien aérien des troupes
de l’OTAN en Afghanistan, a quitté le golfe Persique pour atteindre
ce mardi l’océan Indien. Ce bâtiment transporte quelque 60 chasseurs,
dont plusieurs ont commencé des survols de la Somalie pour récolter
du renseignement.

10/01/07 (B377) 24 Heures (Suisse) «L’intervention américaine pourrait radicaliser la Somalie.

Spécialiste
de l’Afrique, professeur d’économie et chercheur à
l’IRIS, Philippe Hugon analyse la portée des frappes américaines.

BERNARD BRIDEL
Publié le 10 janvier 2007


Engageant un bombardier lourd «Spectre» basé à Djibouti
et des hélicoptères d’attaque au sol, l’armée américaine
a mené des frappes aériennes, lundi et mardi, dans l’extrême
sud de la Somalie contre des islamistes soupçonnés de liens
avec Al-Qaida.

Il y aurait
«de nombreux morts», a déclaré hier le ministre
somalien de l’Information, Ali Jama, joint à Baïdoa, siège
des institutions de transition somaliennes. Ces événements interviennent
un peu plus d’une semaine après la mise en déroute des milices
des tribunaux islamiques somaliens devant l’offensive conjointe des forces
loyalistes soutenues par l’armée éthiopienne. Philippe Hugon
nous livre son analyse.

Pourquoi
ces frappes?

D’abord il faut rappeler que la défaite des tribunaux islamiques est
le fruit d’une guerre par procuration menée en Somalie par l’Ethiopie
au profit des Américains. Avec ces bombardements, on assiste à
la première intervention directe des Etats-Unis dans ce pays depuis
l’échec de leur opération Restore Hope (décembre 92 à
octobre 93) qui, sous l’égide de l’ONU, devait rétablir l’ordre
en Somalie.

C’est
donc quelque chose de très important, avant tout sur le plan symbolique.
Avec une base à Djibouti et des navires croisant le long des côtes
de la Corne de l’Afrique, les Etats-Unis sont très présents
dans la région. Ils craignent des infiltrations d’extrémistes
islamistes, voire d’Al-Qaida, en Ouganda, au Kenya et surtout en Somalie,
un pays en guerre civile depuis plus de quinze ans.

A
part des militants d’Al-Qaida, des responsables des attentats contre les ambassades
américaines de Nairobi et Dar-es-Salam en 1998 auraient aussi été
visés. Est-ce plausible?
Ce
n’est pas nouveau que les Américains mettent un peu tout le monde dans
le même panier. Voyez l’Irak. Mais il faut comprendre que les tribunaux
islamiques étaient une nébuleuse très complexe, faite
de religieux, de militaires et d’extrémistes. C’est contre cette dernière
tendance radicale, vraisemblablement liée à Al-Qaida, que les
Etats-Unis ont voulu frapper. Mais il faudra attendre pour savoir s’il y a
un lien avec les attentats au Kenya et en Tanzanie.

L’administration
Bush n’a-t-elle pas aussi voulu faire une opération de relations publiques
à usage interne?
Sans aucun doute. Au moment où il s’apprête
à renforcer ses troupes en Irak et qu’il est contesté au Congrès
par la nouvelle majorité démocrate, le président Bush
veut démontrer que c’est bien lui qui a la capacité militaire.
Cette intervention en Somalie doit démonter que les Etats-Unis sont
prêts à intervenir dans une région stratégique.
Rappelez-vous que devant cette sentinelle de la mer Rouge qu’est Djibouti
passe un quart des pétroliers de la planète.

Voyez-vous
les Etats-Unis débarquer une nouvelle fois en Somalie?

Débarquer pour s’enliser
à nouveau, non, la guerre par procuration menée par l’Ethiopie
leur suffit. Mais ils appuieront vraisemblablement une force africaine d’interposition.

Votre
pronostic?
Personne
ne sait ce que va devenir la Somalie. Etant soutenu de l’extérieur,
le gouvernement transitoire n’a que très peu de légitimité.
La solution durable passerait par une alliance entre ce gouvernement et l’essentiel
des tribunaux islamiques (sans les radicaux) face aux seigneurs de la guerre
qui contrôlent le pays. Mais je crains qu’on s’achemine vers la perpétuation
du chaos et que l’intervention américaine ne pousse à la radicalisation
de la situation.

Dernier
ouvrage paru: Géopolitique de l’Afrique, Armand Colin, 2006, 128 pages

L’Ethiopie
estime avoir rempli sa mission en Somalie

_________________________________________
AFP

Le
gouvernement éthiopien, qui a engagé son armée en décembre
en Somalie contre les forces des tribunaux islamiques, a jugé mercredi
avoir “rempli sa mission d’éradiquer” chez son voisin “la
menace posée par les groupes terroristes”.

“L’Ethiopie
a pleinement rempli sa mission d’éradiquer la menace posée par
les groupes terroristes à sa sécurité”, a déclaré
le ministre éthiopien de l’Information, Berahn Hailu, cité par
l’agence officielle éthiopienne ENA.

“Le
gouvernement de transition somalien (TFG) a atteint un niveau lui permettant
de diriger le pays par lui-même”, selon la même source. “La
mission de l’Ethiopie, visant à défendre sa souveraineté
s’est conclue par une brillante victoire (…) et les groupes terroristes
ont été chassés de toutes les zones d’où ils opéraient.
Aucune force ne peut plus menacer l’Ethiopie”, a ajouté le ministre
reconnaissant que “quelques dirigeants islamistes” sont encore dispersés
dans le pays. Selon lui, “les opérations pour capturer les fondamentalistes
et les traduire en justice sont encore en cours”.

Fin décembre-début
janvier, les troupes éthiopiennes et gouvernementales somaliennes ont
défait les combattants islamistes, qui ont perdu les régions
qu’ils contrôlaient dans le centre et le sud du pays et Mogadiscio.
Leurs dernières forces et leurs chefs sont selon le gouvernement somalien
dans l’extrême-sud du pays, où l’armée américaine
a lancé des opérations aériennes contre “des cibles
d’Al-Qaïda” se trouvant selon Washington aux côtés
des islamistes somaliens.
Selon le gouvernement somalien, environ 3.000 miliciens islamistes en armes
sont toujours dans Mogadiscio. Appelant la communauté internationale
à soutenir le gouvernement somalien, M. Berahn ajoute que “la
prochaine tâche du TFG sera de maintenir la paix et la stabilité
dans le pays en organisant des forums de discussion avec les différentes
catégories de la population qui ont des intérêts divergents”.

“Les
troupes éthiopiennes ne resteront plus longtemps en Somalie”,
a-t-il réaffirmé. “Pour le moment, ces forces sont installées
dans des camps en dehors des villes”, sauf pour quelques hommes déployés
en des points stratégiques pour assurer la sécurité.
Le ministre a insisté sur la nécessité de déployer
“le plus vite possible” en Somalie une force de paix de l’Union
africaine (UA).

A Mogadiscio,
la capitale éthiopienne, les troupes éthiopiennes ont été
la cible de plusieurs attaques depuis le début de la semaine. Au moins
deux personnes ont été tuées mardi soir dans Mogadiscio
lors d’un échange de tirs entre des assaillants non identifiés
et des soldats éthiopiens et somaliens, après une attaque au
lance-roquette contre un camp éthiopien.

Ce camp
avait déjà été visé dimanche soir et trois
civils avaient été tués par la riposte des forces éthiopiennes.

L’armée
américaine a mené mardi des attaques aériennes dans l’extrême
sud de la Somalie contre des islamistes soupçonnés de liens
avec Al-Qaïda, opérant ainsi un retour musclé dans ce pays
chaotique depuis son intervention de 1992 à 1994 qui s’était
soldée par un échec. Au moins 19 civils somaliens ont été
tués dans ces attaques aériennes, selon des témoignages
de chefs locaux .

Le président
somalien Abdullahi Yusuf Ahmed a justifié l’action américaine.
“Les Américains ont le droit de mener des attaques aériennes
contre des membres d’Al-Qaïda où qu’ils se trouvent”, a-t-il
affirmé lors d’une conférence de presse. Selon la chaîne
américaine CBS, l’attaque a été menée par un AC
130 -avion lourdement armé de canons et mitrailleuses- du Commandement
des opérations spéciales américaines basé à
Djibouti, pays frontalier de la Somalie, qui abrite la seule base militaire
américaine en Afrique.

Selon
CBS, l’avion a attaqué lundi des membres présumés du
réseau terroriste al-Qaïda, notamment un responsable du réseau
recherché pour sa participation aux attentats perpétrés
en 1998 au Kenya et en Tanzanie et revendiqués par al-Qaïda, qui
avaient fait au moins 224 morts. Le Pentagone a reconnu mardi l’attaque aérienne
mené par un AC 130.

Le secrétaire
général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’est dit préoccupé
par ces attaques, craignant qu’elles n’entraînent “une escalade
des hostilités” dans la région.

A Bruxelles,
la Commission européenne a critiqué ces raids qui n’aident pas
à améliorer la situation “sur le long terme”, selon
Amadeu Altafaj, porte-parole du commissaire européen au Développement,
Louis Michel. “Cela confirme que le conflit en Somalie va durer longtemps”,
a-t-il ajouté.

L’Italie
a également critiqué les frappes aériennes américaines.

A Nairobi,
l’ambassade des Etats-Unis a réitéré mercredi sa mise
en garde envers ses ressortissants contre de possibles attentats en Afrique
de l’Est perpétrés “par des agents d’al-Qaïda ou d’autres
extrémistes”.

Depuis
leur fuite de Mogadiscio le 28 décembre et de Kismayo (sud) le 1er
janvier devant l’avancée des forces éthiopiennes et somaliennes,
les islamistes sont dans l’extrême sud de la Somalie, près de
la frontière kényane fermée.

Décret
sur l’enrôlement de miliciens islamistes en Somalie

SDA-ATS
News Service

Le Premier
ministre de transition somalien, Ali Mohamed Gedi, a publié un décret.
Il appelle tous les miliciens du pays, dont les islamistes, à se rassembler
dans des camps d’entraînement des forces gouvernementales.

Après
la déroute des forces des tribunaux islamiques face aux troupes éthiopiennes
et gouvernementales, le gouvernement veut les désarmer pour rétablir
la stabilité, particulièrement dans la capitale. Mais les autorités
ont renoncé samedi à un désarmement par la force.

Des habitants
du sud de la Somalie ont fait état d’un nouveau raid mené par
l’armée américaine. Le gouvernement de transition somalien a
lui catégoriquement démenti cette information.

Le ministre
de l’Information somalien Ali Jama a renchéri, affirmant qu’il n’était
au courant d’aucune opération aérienne dans la région
autre que celles menées depuis plusieurs jours par les troupes éthiopiennes
qui soutiennent le gouvernement somalien.

A Washington,
le porte-parole du Pentagone Chris Isleib a affirmé qu’il ne disposait
d’aucune information sur d’éventuels nouveaux raids.tués dans
ces attaques aériennes, selon des témoignages de chefs locaux.

10/01/07 (B377) A lire sur LOI (Article gratuti) / DJIBOUTI Rien ne va plus, les jeux sont faits.

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avec la source – cliquez ici

En plus du casino du Sheraton qui est toujours géré
par l’homme d’affaires djiboutien Abdourahman Boreh, deux autres hôtels
vont avoir des licences de jeux de hasard.

Un décret
présidentiel, en date du 14 décembre 2006, vient d’accorder
à la Société djiboutienne d’exploitation et de gestion
hôtelière l’autorisation d’ouvrir au public des locaux spéciaux
au quartier dit “Plateau du serpent” où seront pratiqués
certains jeux de hasard. Cette autorisation, octroyée pour cinq ans,
vaut pour les machines et appareils à sous et à jetons, entre
18h30 et deux heures du matin. L’accès aux salles de jeux sera subordonné
à la délivrance d’une carte d’admission délivrée
sur présentation de pièces d’identité. Mais les citoyens
djiboutiens ne seront pas autorisés à y accéder, cet
établissement de jeux étant exclusivement réservé
aux touristes et ressortissants étrangers. Cette licence concernerait
l’hôtel Kempinski récemment ouvert à Djibouti, dont le
directeur général est Bugra Berberoglu et dont le casino devrait
théoriquement être prêt pour la fin de l’année.

L’Imperial
Red Sea Hotel, récemment inauguré à Djibouti après
la rénovation du vieil immeuble Les Mouettes, devrait également
obtenir une licence de jeux de hasard. Un casino de 800 m2 est en cours de
réalisation dans cet hôtel dont le patron, Mohammed Silas Majyambere,
est un originaire du Rwanda converti à l’islam en 1998.

10/01/07 (B377) AFAR COMMUNITY ASSOCAITION IN UK – Press Release, London 04th January 2007 (Communiqué de l’Association)



Mr. Maar with Member of ACA UK


Mr. Maar with UK Afar President

Member
of the Federal Democratic Republic of Ethiopian Parliament visits the London-based
Afar Community Association in UK.

It has
been reported that the Honourable Mr. Maar Ali Sirro was welcomed by the President
of the Afar Community Association in UK, Mr. Abdo Yusuf, and Mr. Adan Bodaya,
the son of the former Afar Sultan of the Dawe region of Afarland. Mr. Maar
Ali Sirro’s principal aim was to inform the Afar community of the current
political, economic and social developments, which are being undertaken in
the State of Afar.

The President
of the Afar Community Association in UK expressed his willingness to work
closely in partnership with the State of Afar to improve the living conditions
of the Afar. Mr. Bodaya described the meeting as productive, comprehensive
and successful. ACA’s mission is to improve the quality of life for the Afar
people both here in the UK and in the homeland. Meanwhile, we are very keen
to share responsibilities, experiences and visions to facilitate the needs
of our people wherever they live, added Mr. Bodaya.

Staff
of ACA

10/01/07 (B377) LDDH : La LDDH désapprouve les bombardements aériens Américains contre des villages somaliens !



Le Président

COMMUNIQUÉ
DE PRESSE
DU 10 JANVIER 2007

La
LDDH désapprouve les bombardements aériens Américains
contre des villages somaliens !

Attachée
à la paix et à la coexistence pacifique dans la Corne d’Afrique,
la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) suit avec une profonde inquiétude
la situation dramatique en Somalie.

A l’instar de l’Union
Européenne, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains
(LDDH) estime que les bombardements aériens des Forces armées
des Etats-Unis
d’Amérique opérés contre des villages du Sud de la Somalie
ces dernières
quarante huit heures sont contre productives et dangereuses pour la Paix en
Somalie et par ricochet à la stabilité dans toute la Corne d’Afrique.

Il est vraiment difficile
de comprendre cette lutte contre un terrorisme
fictif, d’autant plus que et poursuivant des dirigeants des Tribunaux
Islamistes en déroutes, ces derniers bombardements américains
ont
essentiellement mis en péril la paix civile et la tranquillité
des éleveurs
nomades de cette contrée.

Selon des informations
concordantes, des civils seraient principalement les
victimes les plus nombreuses des derniers bombardements aériens des
forces
armées américaines en Somalie. Ces tirs non collatéraux
sont intolérables et
condamnables.

Par ailleurs, d’autres
sources affirment que des avions AC 130 en provenance
de Djibouti seraient à l’origine de ces raids meurtriers au Sud de
la
Somalie.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) déplore le silence gêné des
Autorités Djiboutiennes face à ces nouvelles escalades militaires
impliquant
leur pays.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) appelle les parties au
conflit en Somalie, en particulier l’Ethiopie et le Kenya à préserver
les
vies d’innocentes populations civiles.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) dénonce encore, à cette
occasion, l’hypocrisie officielle à Djibouti et le double jeu du régime
en
place face aux barbaries inadmissibles perpétrées en Somalie.

Enfin, la LDDH regrette
profondément le silence complice de l’Union
Africaine (UA) et de certaines Organisations humanitaires ou des droits de
l’Homme face aux drames consécutifs à des tentatives d’occupations
par des
armées étrangères.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul