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07/02/07 (B381) RSF Somaliland – SOMALIE – La direction du quotidien du Somaliland Haatuf transferée dans une prison de province


Reporters sans frontières réitère sa demande
de libération de trois journalistes du quotidien privé Haatuf,
incarcérés depuis plusieurs semaines à Hargeisa, capitale
de l’Etat autoproclamé du Somaliland (Nord).

“L’inflexibilité du gouvernement du Somaliland est dangereuse.
Elle montre que les autorités sont prêtes à tous les abus,
lorsque des journalistes mettent en cause l’entourage du chef de l’Etat. Cette
utilisation agressive de la loi et de la police risque de décrédibiliser
tous les efforts entrepris depuis 1991 pour faire du Somaliland une enclave
démocratique au sein de la Somalie”, a déclaré l’organisation.

Alors qu’ils devaient comparaître le 4 février 2007 devant le
tribunal régional d’Hargeisa, le directeur du journal, Yusuf Gabobe,
et son rédacteur en chef, Ali Abdi Dini ont été transferés
dans une prison de Mandera, une localité située à 60
km de la capitale, sur la route de la ville côtière de Berbera.
Ils étaient incarcérés au quartier général
de la police, à Hargeisa, depuis leur arrestation, le 2 janvier.

Par ailleurs, un correspondant du journal à Borame, Mohamed Omar, qui
avait été arrêté à son domicile le 14 janvier,
puis détenu au commissariat de Kodbur à Hargeisa, a également
été conduit à Mandera. D’après la rédaction
de Haatuf, l’état de santé de Yusuf Gabobe serait mauvais et
la localité de Mandera ne dispose pas des équipements médicaux
nécessaires à sa prise en charge.

06/02/07 (B381) AP / Le gouvernement somalien entame des discussions pour la réconciliation nationale

MOGADISCIO
(AP) – Le gouvernement somalien a entamé lundi à Mogadiscio
des discussions pour la réconciliation nationale en présence
notamment de chefs de tribus et de représentants d’organisations humanitaires.
L’objectif est de mettre un terme à 16 années de conflit.

"J’espère
qu’il s’agira du début de la réconciliation au sein du peuple
de Mogadiscio, miroir de toute la Somalie, et j’espère que si on trouve
une solution ici, d’autres zones seront paisibles", a lancé le
Premier ministre Ali Mohamed Gedi lors de la rencontre.

Ismaïl
Moalim Mussé, chef de la commission de réconciliation nationale,
a précisé à l’Associated Press que des anciens, des chefs
de tribu, des représentants de l’aide humanitaire et des groupes de
développement devaient évoquer leurs rôles pour rétablir
la sécurité dans la capitale et des programmes pour la paix
et la sécurité.

Mussé
a refusé de dire si les chefs de guerre qui ont régné
sur Mogadiscio pendant la majeure partie des seize dernières années
avaient été invités à la rencontre. La majeure
partie d’entre eux ont remis leurs armes ces dernières semaines et
ont ordonné à leurs miliciens de rejoindre l’armée nationale.

Créée
en 2005, la commission de réconciliation nationale n’a enregistré
que peu de progrès depuis, principalement en raison de l’incapacité
du gouvernement à imposer son autorité au-delà de Baidoa,
dans le sud du pays.

AP
ir/v396

04/02/07 (B381) AP / Un dirigeant modéré des Tribunaux islamiques prêt à discuter avec le gouvernement somalien (Info lectrice)

NAIROBI
(AP) – Cheikh Sharif Sheikh Ahmed, considéré comme un des dirigeants
les plus modérés de l’Union des tribunaux islamiques somaliens,
a estimé samedi dans un entretien à l’Associated Press que le
déploiement d’une force africaine de maintien de la paix dans le pays
ne ferait qu’y attiser l’insécurité. Il s’est dit prêt
à des pourparlers avec le gouvernement de transition.

Cheikh
Ahmed est actuellement réfugié au Kenya, dans un lieu tenu secret,
sous la protection des autorités kenyanes depuis le 21 janvier. Il
n’a que très rarement donné d’interviews depuis lors et a l’intention
de partir bientôt s’installer au Yémen.

Ancien
président du Conseil exécutif des Tribunaux islamiques, Cheikh
Ahmed partageait la direction du mouvement avec Cheikh Hassan Dahir Aweys,
président du Conseil législatif et soupçonné par
Washington d’avoir des liens avec Al-Qaïda.

L’ambassadeur
américain a rencontré Cheikh Ahmed juste après son arrivée
au Kenya, lui demandant de renoncer à la violence et d’entrer dans
le processus de réconciliation nationale, en échange d’un rôle
dans l’avenir du pays.

Cheikh
Ahmed s’est refusé de dire ce qu’il avait répondu à cette
offre, mais tant les Etats-Unis que l’Union européenne le considèrent
comme un artisan central d’une paix à long terme en Somalie.

Le président
somalien Abdullahi Yusuf s’est engagé à organiser une conférence
de réconciliation nationale, qui devrait se tenir dans les deux semaines.
Mais on ne sait pas encore si des membres des Tribunaux islamiques chassés
du pouvoir à Mogadiscio y participeront.

Selon
Cheikh Ahmed, les principaux chefs du mouvement islamiste sont en vie, et
en contact permanent entre eux. "Nous sommes prêts à parler
avec le gouvernement. Nous cherchons la paix, la réconciliation, et
que les Somaliens résolvent leurs propres problèmes par la voie
du dialogue".

"Les
soldats de la paix ne peuvent pas amener la paix en Somalie. Leur déploiement
ne viendra que compliquer la situation déjà difficile dans le
pays. Seuls les Somaliens peuvent amener la paix si on leur en donne l’occasion",
a-t-il déclaré.

Se
dissociant de la violence croissante à Mogadiscio, où un haut
responsable de la police a été abattu samedi dans un minibus
des transports publics, Cheikh Ahmed a affirmé que les Tribunaux n’étaient
pas responsables de ces violences, mais que la population se révoltait
contre la présence des Ethiopiens.

AP
nc/v

04/02/07 (B381) AP / Une mission d’évaluation militaire de l’UA en visite en Somalie (Info lectrice)

MOGADISCIO
(AP) – Une délégation militaire de l’Union africaine est arrivée
en Somalie pour une mission d’évaluation de trois jours, en prévision
du futur déploiement d’une force interafricaine de maintien de la paix,
a annoncé dimanche le maire de Mogadiscio, la capitale.

Cette
équipe de huit personnes a visité l’aéroport, le port
et les casernes de Mogadiscio et rencontrer les forces éthiopiennes,
a précisé Mohamoud Hassan.

Elle doit
notamment décider d’où installer les futurs soldats de la paix.
La mission dirigée par un général ougandais s’est aussi
rendue à Baidoa, ancien bastion gouvernemental, et devrait s’y entretenir
avec le président et le Premier ministre.

Trois
bataillons ougandais et nigérians sont prêts à être
déployés et arriveront le plus vite possible, expliquait la
semaine dernière un haut responsable de l’UA.

AP
nc/v

05/02/07 (B381) La diplomatie française joue-t-elle un double jeu en prenant des risques avec la vie d’un citoyen français ? S’il arrivait quoi que ce soit à M. Christian Georges, le forfait serait évident et les présomptions sur la complicité dénoncée entre le Quai d’Orsay et Guelleh pour étouffer l’affaire Borrel, ne pourraient qu’être confortées.

Nous
avons reçu ces informations d’une source très fiable, dont nous
dévoilerons l’identité dès que nous aurons reçu
son accord.
_____________________________________________________

J’ai “croisé”
sur ma route le cas de M.Christian Georges.

Ce ressortissant
français a été arrêté au début du
mois d’Octobre 2006 à
Djibouti. Immédiatement accusé d’espionnage,(ce qu’il nie) il
a été
incarcéré à la prison de Gabode. Il est parvenu à
faire sortir du courrier
de sa prison afin de rassurer sa famile (sa mère et son ex-femme, mère
de
leurs deux enfants).

Quelque
temps plus tard, il a été assigné à résidence

dans un hôtel, son passeport lui a été retiré et
il devait de présenter
toutes les semaines à la gendarmerie.

Après
une baignade sur une plage, il a été arrêté à
nouveau et accusé cette
fois d’attentat à la pudeur, puis d’agression sexuelle sur mineur.(Ce
qu’il
nie également).

En Décembre
dernier, il décide de fuir Djibouti, craignant pour sa vie.

Sur un
bateau de pêche, il parvient au Yemen, où il est immédiatement

arrêté, pour entrée illégale dans le pays. Depuis
ce jour, le Consulat de
France à Saana est alerté. Le Consul lui aurait rendu visite
à Taiz, ville
où il était retenu.

Des membres
du GED sont intervenus pour tenter de faciliter l’expulsion vers la France
de cette personne.

Le Yemen
s’est dit prêt à libérér M.Georges auquel rien
n’est reproché.

Le Consul
de France a d’abord affirmé à sa famille qu’il allait déliver
un laissez-passer afin qu’il puisse regagner la France.

Tout semblait
donc devoir s’arranger quand, via Interpol, Djibouti a fait ces dernières
48h une demande d’extradition. Dans le même temps, nous avons appris
qu’une plainte visant M.Georges avait été déposée
en France.

(Est-ce
le Consul de France au Yemen qui a averti son collègue de Djibouti
? Certains éléments pourraient le laisser supposer.) (*)

Aussitôt
après, son discours a brusuqement viré à 180°. Comme
nous allons le découvrir, il s’est retranché derrière
l’obligation qu’il avait de recevoir des instructions précises de Paris
(MAE) pour agir.

En
réalité, les ennuis de M.Georges ont commencé lorsqu’il
a affirmé dans des courriers et des SMS envoyés à sa
famille, détenir des informations précises sur les conditions
et les mobiles de l’assassinat de Bernard Borrel.

On
comprend que la juge d’instruction du TGI de Paris, Sophie Clément
souhaite entendre au plus vite Christian Georges et qu’elle va faire une démarche
dans ce sens auprès des autorités yéménites. (Cela
sera-t-il suffisant pour sauver la vie de M Georges et en même temps
pour faire avancer la recherche de la vérité sur l’assassinat
du Juge Borrel ?) (*)

(Faciliter
le retour à Djibouti de ce Monsieur fait craindre pour sa vie. Malgré
cela, on ne peut s’empêcher d’imaginer que le Quai d’Orsay ait pu dénoncer
à Guelleh, la présence de Monsieur Georges au Yémen.
Eviter ainsi qu’il ne puisse être entendu par la Justice française,
à laquelle, semble-t-il, il pourrait donner des informations précises
sur l’assassinat du Juge Borrel) (*)

La
famille de M.Georges craint que celui-ci soit extradé vers Djibouti,
où il est évident que sa vie sera en danger. Avec quelques confrères
de la presse écrite, radio ou télévision, nous suivons
de très près cette affaire et nous souhaiterions connaître
la position du Quai d’Orsay.

Nous savons
les relations particulières de la France avec notre ancienne colonie,
mais le cas particulier d’un ressortissant français qui serait en danger
de mort s’il était livré à Djibouti, (où la vie
d’un homme compte peu), nous semble suffisamment exemplaire pour demander
quelques éclaircissements aux représentants de notre diplomatie.

(*)
Notes ajoutées par la rédaction de l’ARDHD en italique de couleur
bleue
.

05/02/07 (B381) LDDH : Le Renouveau, de nouveau, sur la sellette.


Le Président

NOTE
D’INFORMATION DU 4 FÉVRIER 2007

Le
Renouveau de nouveau sur la sellette !

Selon des informations
concordantes, « Le Renouveau Djiboutien» hebdomadaire
du MRD serait de nouveau dans le collimateur du pouvoir.

Depuis vendredi dernier
ses locaux auraient été perquisitionnés sans mandat,
son matériel confisqué et deux de ses distributeurs arrêtés.

La Ligue Djiboutienne
des Droits Humains (LDDH) a appris que MM. Farah
Abadid et Hared (le boiteux) ont été placés en garde
à vue dans les locaux
de la Police Criminelle.

Que reproche-t-on à
ces deux militants actifs du MRD,

Quel dignitaire du régime
se sentirait offusqué par les écrits de l’unique
journal de l’Opposition ?

Pourquoi l’équipe
au pouvoir renoue-t-elle avec ses vieilles méthodes
d’intimidation et d’arrestation au moment même où elle prétend
initier un
dialogue national avec la société civile ?

En attendant d’en savoir
plus sur cette nouvelle affaire menaçant la liberté
de la Presse, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :
1. demande la libération immédiate de Farah Abadid et de Hared
;
2. l’arrêt des méthodes policières sur ordre politico-judiciaire
;
3. Lance un Appel pressant à Reporters Sans Frontières (RSF)
pour suivre et
dénoncer ce genre de répressions inadmissibles.

M.
NOEL ABDI Jean-Paul