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05/02/07 (B381) REUTERS / Tirs de roquettes sur le port de Mogadiscio

MOGADISCIO
(Reuters) – Quatre roquettes ont été tirées en direction
du port de Mogadiscio, la capitale somalienne dont les islamistes ont été
chassés le mois dernier, mais elles ont atterri dans l’eau, rapportent
des responsables.

"Heureusement,
les roquettes sont tombées dans l’eau. Personne n’a été
blessé et l’activité sur le port n’est pas interrompue",
a déclaré à Reuters Abdirahman Mohamed Warsame, responsable
de la sécurité du port.

Les roquettes
ont été tirées peu avant l’aube depuis un quartier résidentiel.
Les attaques contre les édifices du gouvernement somalien ou les bâtiments
qui abritent des soldats éthiopiens sont devenues quasiment quotidiennes.

Pour le
gouvernement de transition, il ne fait aucun doute qu’elles sont le fait de
militants islamistes, qui avaient pris le contrôle en juin dernier de
la capitale et d’une bonne partie du pays.

Mais l’insécurité
qui règne à Mogadiscio pourrait également avoir pour
origine les tensions entre certains chefs de guerre et des clans de la capitale.

Une délégation
militaire de l’Union africaine s’est rendue ce week-end en Somalie pour évaluer
la situation avant le déploiement d’une force de paix aux couleurs
de l’organisation panafricaine.

03/02/07 (B381) Jeune Afrique : Somalie: le numéro 2 des islamistes somaliens prêt à dialoguer “sans condition”

Le
numéro deux des tribunaux islamiques de Somalie, Cheikh Sharif Sheikh
Ahmed, s’est dit prêt à dialoguer "sans condition"
avec le nouveau pouvoir à Mogadiscio et son allié éthiopien,
dans une entretien diffusé vendredi par Al-Jazira.

"La
Somalie a besoin d’une réconciliation nationale, avec la participation
de tous ceux qui veulent contribuer à la restauration de la paix dans
le pays", a dit Cheikh Ahmed, interrogé par téléphone
depuis Nairobi.

Il s’est
rendu aux autorités kenyanes le 21 janvier, trois semaines après
la débâcle de son mouvement face aux troupes somaliennes et éthiopiennes.

Il a affirmé
qu’il ne posait "pas de conditions" à un dialogue avec le
nouveau pouvoir, allant jusqu’à inclure l’Ethiopie dans ces discussions.

"Si
l’Ethiopie veut sérieusement rétablir la paix en Somalie, nous
pouvons négocier (avec elle) afin de mettre fin aux souffrances du
peuple somalien", a-t-il déclaré.

Depuis
l’éviction des Tribunaux islamiques du pouvoir en Somalie, des rebelles
ont juré de mener une guérilla et ont lancé une série
d’attaques contre le gouvernement et les forces éthiopiennes.

A la fin
du mois de janvier, le président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed a décidé
de convoquer une "conférence de réconciliation" nationale
dans son pays en guerre civile depuis 16 ans.

03/02/07 (B381) LE MONDE / Le déploiement d’une force de paix africaine en Somalie prend du retard

En clôture
du sommet de l’Union africaine (UA), le nouveau président de l’organisation,
le Ghanéen John Kufuor, a appelé, mardi 30 janvier, les chefs
d’Etat du continent à fournir des troupes pour constituer une force
de paix de 8 000 hommes en Somalie.

Le projet
de l’UA prévoit le remplacement, après six mois de déploiement,
de cette force africaine par des casques bleus – une décision qui reviendra
au Conseil de sécurité des Nations unies. "Nous ne sommes
pas enthousiastes à l’idée d’aller en Somalie", admet un
haut responsable de l’ONU.


L’objectif de la nouvelle force serait de stabiliser le pays dans le sillage
du retrait des troupes éthiopiennes qui, fin décembre 2006,
ont chassé du pouvoir les Tribunaux islamiques, au profit d’un gouvernement
de transition.

La mission
est dangereuse. Dans un message vidéo disponible sur un site islamique,
des combattants cagoulés se réclamant d’un Mouvement de résistance
populaire ont menacé, mardi, de transformer le pays en cimetière
des forces de paix qui s’y déploieraient.

Déjà,
les promesses d’aide de plusieurs gouvernements africains tardent à
se matérialiser. L’Ouganda attend une décision de son parlement
pour autoriser le déploiement, d’ici une quinzaine de jours, de 1 500
hommes, tandis que le Malawi, le Nigeria et le Ghana pourraient fournir près
de 800 hommes chacun. Au total, seule la moitié des effectifs semble,
pour le moment, assurée.

Selon
Jendayi Frazer, l’envoyée américaine à Addis-Abeba, le
vide créé par le retrait éthiopien risque de permettre
"aux terroristes" de "reconstituer leurs forces". Washington
devrait fournir une aide technique et financière à la nouvelle
force, qui pourrait aussi bénéficier d’un soutien logistique
du Rwanda, de l’Afrique du Sud, de l’Algérie, de l’ONU et de l’Union
européenne (UE).

"Pour
que l’ONU et l’UA réussissent, il faut un processus politique",
prévient le responsable des opérations de maintien de la paix
de l’ONU, Jean-Marie Guéhenno.

Cédant
aux pressions occidentales, le président somalien, Abdullahi Yusuf,
a annoncé, mardi, la convocation prochaine d’un "congrès
national de réconciliation" qui devrait rassembler, dans les prochaines
semaines, les chefs de clans, les responsables religieux du pays et des représentants
de la société civile. Le dirigeant somalien n’a toutefois pas
précisé s’il entendait inclure les éléments modérés
des Tribunaux islamiques, comme le réclament l’ONU et l’UE.

"Il
y a beaucoup à faire pour que, dans six mois, les conditions soient
réunies (pour déployer des casques bleus)", estime François
Lonseny Fall, le représentant de l’ONU pour la Somalie. Avec déjà
plus de 100 000 personnes déployées dans le monde (en Afrique,
pour les deux tiers), le département du maintien de la paix des Nations
unies est de plus en plus sollicité. "On a tendance à penser
qu’il suffit de jeter des troupes à la face d’un problème pour
qu’il disparaisse", observe, à New York, un fonctionnaire de l’ONU.
"On ne peut pas se substituer à un processus politique, poursuit-il.
Regardez ce qui se passe en Irak, en Afghanistan." Et d’ajouter : "L’ONU
ne se déploie pas en tirant sur tout ce qui se bouge, mais parce que
les parties coopèrent."

Dans l’euphorie
de l’après-guerre froide, le Conseil de sécurité avait
multiplié les opérations de maintien de la paix. Certaines,
au Rwanda, en Bosnie ou en Somalie, se sont soldées de manière
tragique et ont laissé des traces parmi les pays contributeurs de troupes.
L’organisation en a tiré les leçons.

"Pour
qu’une opération de maintien de la paix fonctionne, il faut au minimum
un cessez-le-feu", rappelle le responsable de l’ONU. Selon ce spécialiste,
"au Darfour, on est obsédé par le nombre de casques bleus,
mais si on ne réunit pas les gens autour de la table, on n’ira nulle
part".

Le Conseil
de sécurité fait aussi pression sur les Nations unies pour déployer
une force à la frontière entre le Tchad et le Soudan, dans un
contexte jugé dangereux par les experts de l’ONU. "Les pays membres
du Conseil de sécurité sont prêts à envoyer des
Bangladais ou des Sénégalais au casse-pipe mais, s’insurge le
haut fonctionnaire, aucun d’eux n’a proposé un seul homme."

Philippe
Bolopion

03/02/07 (B381) XINHUA – Les Etats-Unis ont annoncé jeudi qu’ils étaient en train de considérer le rétablissement de leur mission diplomatique en Somalie après une fermeture de 16 ans.

"Nous
allons voir si cela est approprié, en termes de sécurité,
en termes politiques et en termes diplomatiques", a indiqué le
porte-parole du département d’Etat américain, Sean McCormack.

"Aucune
décision finale n’a été prise. C’est une affaire qui
est activement examinée à l’heure actuelle", a déclaré
M. McCormack.

Selon
le porte-parole, l’ambassade américaine au Kenya a la charge de celle
de la Somalie.

Les Etats-Unis
ont retiré leurs diplomates de Somalie en 1991 après la chute
du régime de Mohamed Siyad Barré.

Washington
a accordé son soutien à la récente intervention militaire
éthiopienne en Somalie qui a aidé au recul des miliciens islamiques
et au contrôle de la capitale de Mogadiscio par le gouvernement de transition
somalien.

02/02/07 (B381) REUTERS – Des tirs imputés à des islamistes frappent Mogadiscio (Info lectrice)

MOGADISCIO
(Reuters) – Des tirs d’obus de mortier et de roquettes imputés à
des islamistes par une source proche des services de sécurité
gouvernementaux ont frappé jeudi soir Mogadiscio à proximité
du palais présidentiel.

La source,
qui a requis l’anonymat, n’a pu dire s’il y avait des victimes, mais des témoins
ont fait état d’au moins trois morts.

"Il
doit s’agir d’islamistes irréductibles (…) Ces gens veulent faire
de la Somalie un nouvel Irak", a dit la source.

"Les
obus de mortier ont touché le port de mer, près du palais présidentiel.
La plupart des obus ont touché des résidence. Seul des civils
ont été affectés. Ces gens ont perdu tout soutien après
l’acte terrible de ce soir".

Les soldats
gouvernementaux somaliens, appuyés par les forces éthiopiennes,
ont chassé les milices islamistes de la capitale et de la majeure partie
du pays autour du nouvel an.

Mais
Mogadiscio a depuis été le théâtre de plusieurs
attaques.

Mardi,
une série d’explosions ont retenti dans le nord de Mogadiscio, dans
un quartier où sont cantonnés des soldats éthiopiens.

L’Union
africaine s’efforce de monter une force de maintien de la paix pour la Somalie
en prévision du départ des Ethiopiens, mais de nombreux pays
africains hésitent à envoyer des soldats dans l’un des pays
les plus dangereux du monde.

"Un
obus de mortier a touché une maison voisine, blessant un jeune garçon.
Un autre a touché une autre maison, tuant un homme et une jeune fille",
a déclaré Mohamed Deq, témoin de l’attaque de jeudi soir.

Une grenade
RPG a manqué sa cible apparente: un hôtel hébergeant des
forces gouvernementales et des responsables, a rapporté un autre témoin
qui a requis l’anonymat.