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19/08/07 (B409) BELGA – Somalie: un important chef de clan assassiné à Mogadiscio

Un important chef de clan somalien a été abattu par des hommes armés dans la nuit de samedi à dimanche à Mogadiscio, a annoncé un porte-parole gouvernemental somalien.

“Qu’Allah le bénisse, Moalim Harun Moalim Yusuf était un des chefs de clans somaliens parmi les plus importants, il a été tué par deux hommes armés de pistolets alors qu’il rentrait de sa prière du soir”, a déclaré le porte-parole, Abdullahi Mohieddin Odka.

“Il est mort sur le coup”, a-t-il ajouté.

La victime était le chef des négociateurs pour le Mudulod, considéré comme le plus importants des clans à Mogadiscio.

Il s’agit du premier assassinat dans la capitale depuis des années d’un chef de clan d’un rang aussi élevé.

La situation à Mogadiscio continue de se dégrader depuis la chute fin décembre-début janvier des tribunaux islamiques qui contrôlaient depuis plusieurs mois la quasi-totalité du sud et du centre de la Somalie.

Des insurgés, opérant avec des combattants islamistes, mènent des attaques régulières visant essentiellement les forces de sécurité somaliennes et éthiopiennes qui ripostent de façon violente. (DEC)

19/08/07 (B409) JEUNE AFRIQUE – Mogadiscio: une femme tuée et quatre blessés dans de nouvelles attaques (Info lecteur)

Une Somalienne a été tuée et quatre personnes ont été blessées samedi lors d’une nouvelle série d’attaques menées par des insurgés contre des cibles gouvernementales à Mogadiscio, ont indiqué des responsables de la sécurité et des témoins.

La femme a été tuée dans le dangereux quartier du marché de Baraka à Mogadiscio lorsque des forces de police ont ouvert le feu après avoir été elles-mêmes la cible d’une attaque, a déclaré un témoin, Bashir Khalif Gani.

“La femme était en train de vendre ses marchandises près du lieu où s’est produit une explosion et une balle l’a touchée alors qu’elle se trouvait à l’intérieur du magasin”, a-t-il dit.

Un autre témoin, Yusuf Mohammed, a déclaré pour sa part que “la police avait ouvert le feu à l’aveugle”.

Par ailleurs, trois personnes ont été blessées dans l’explosion d’un engin posé sur une route qui a touché une voiture transportant d’importants responsables de la sécurité dans la banlieue sud de la capitale, a déclaré un porte-parole du gouvernement local, Said Mohammed Mohieddin.

“Des groupes radicaux étaient derrière l’attaque” visant le véhicule et “la bombe a touché la voiture qui passait près de l’académie de police”, a-t-il déclaré.

La Somalie, pays de la Corne de l’Afrique, est en guerre civile depuis 1991. Mais la situation à Mogadiscio s’est dégradée considérablement depuis la chute, il y a sept mois et demi, des tribunaux islamiques qui contrôlaient depuis plusieurs mois la quasi-totalité du sud et du centre de la Somalie.

Des insurgés, dans les rangs desquels se trouvent des combattants islamistes, mènent des attaques régulières visant essentiellement les forces de sécurité somaliennes et éthiopiennes qui ripostent de façon violente.

C’est l’armée éthiopienne qui a défait le contre-pouvoir que représentaient les tribunaux islamiques face au fragile gouvernement somalien.

Selon un bilan des victimes compilé par l’AFP, plus de 40 Somaliens – majoritairement des civils – ont été tués depuis le 11 juillet.

Depuis leur défaite, les insurgés ont continué de lancer des attaques quasi-quotidiennes de type guérilla contre le gouvernement ou des cibles éthiopiennes.

19/08/07 (B409) RFI – Les clans s’affrontent ! (Info lectrice)

Un important chef de clan somalien a été abattu par des hommes armés, dans la nuit de samedi à dimanche à Mogadiscio, faisant craindre de nouvelles victimes dans un contexte de recrudescence des violences en Somalie. Moalim Harun Moalim Yusuf, 63 ans, dont le meurtre constitue le premier assassinat dans la capitale somalienne d’un chef de clan d’un rang aussi élevé depuis des années, a été tué alors qu’il rentrait chez lui après la prière du soir.

Des affrontements entre les communautés Murursade et Hawadle, qui s’étaient déjà affrontées pour des pâturages et l’utilisation d’eau, ont éclaté dans la région de Hiran, dans le centre de la Somalie. Ces affrontements qui ont fait 20 morts n’ont aucun lien avec la rébellion, animée par des combattants islamistes, qui lutte contre le gouvernement de transition. Mais ces morts s’ajoutent à une liste déjà longue de violence quotidienne dans laquelle s’est enfoncée la Somalie.

C’est à Mogadiscio surtout que la violence est quasi quotidienne notamment ces derniers jours. Les attaques sont menées par des insurgés dans les rangs desquels se trouvent des combattants islamistes. Depuis un peu plus d’un mois plus de quarante personnes majoritairement des civils ont été tuées dans la capitale du pays.

Hier samedi, une somalienne a été tuée dans le quartier du marché de Bakara et quatre autres personnes ont été blessées lorsque les forces de police ont ouvert le feu après avoir été elles-mêmes la cible d’une attaque. Mercredi 10 personnes dont 5 policiers ont trouvé la mort quand leur véhicule a été touché par une mine dans le quartier d’Arafat.

Deux jours auparavant, 24 Somaliens avaient subi le même sort, parmi eux 6 policiers.

Douze personnes sont décédées après que l’armée éthiopienne eut ouvert le feu sur un autocar dans lequel elle voyageait pensant à tort qu’il transportait des insurgés. Depuis la chute il y a plus de 7 mois des tribunaux islamiques, Mogadiscio est le théâtre régulier d’attaques de type guérilla contre le gouvernement et les forces de l’ordre ou des cibles éthiopiennes

18/08/07 (B409) IRIN (ONU) Outre les opérations de maintien de Paix en Somalie et la résitance aux attentats, les forces de l’Amison sont submergés par les demandes de secours émanant de milliers de personnes désespérées. (En Anglais) SOMALIA: Juggling peacekeeping and medical care

Already struggling to keep peace in lawless Somalia, African Union (AU) peacekeepers have also been overwhelmed with hundreds of desperate people seeking free treatment at their clinic in the capital Mogadishu.

The heavily guarded makeshift clinic, located near the AU base in southern Mogadishu, is crowded with both wounded soldiers and civilians.

“I came to seek treatment; a landmine exploded on our vehicle yesterday,” a female Somali soldier, who only gave her name as Leyla, said. “Four of my wounded colleagues are also admitted here,” she added, as she waited for drugs to treat the wounds to her face.

Other bandaged Somali patients and government soldiers lay side by side with Ugandan peacekeepers on small beds. A team of doctors and nurses attended to dozens of other outpatients.

“We are overwhelmed by the crowd; our hands are already full,” a male Ugandan nurse told IRIN. “There is a big problem in this country.”

On 16 August, nearly a thousand patients, mostly women and children, were camped outside the base after word spread that the peacekeepers had received free drugs from the Islamic relief agency.

“Everybody thinks they can get help,” said Major Paddy Ankunda, the AU spokesman in Somalia.

Pointing at dozens of men, women and children trying to get into a military ambulance that transports patients to the clinic, he added: “We cannot sustain these people alone. We need other partners to come onboard, especially humanitarian agencies.”

Peacekeepers stretched

According to the AU, the number of sick Mogadishu residents seeking free treatment from their facility has continued to increase.

“The Islamic relief agency donated some drugs three days ago [August 13],” Ankunda said. “But we still do not have enough and the number of patients keeps rising by the day.”

Uganda sent 1,600 troops to Somalia early this year as part of an anticipated 8,000-strong AU peacekeeping force that would protect the fragile Somali interim government as well maintain peace in the capital.

However, their task has not been easy, and they have so far lost five men to insurgent attacks – a daily occurrence in the Horn of Africa country.

Other African countries, including Burundi, Ghana, Malawi and Nigeria had pledged to contribute the rest of the troops but are yet to send in their soldiers. As a result, the Ugandans have found themselves stretched thin and have appealed to other countries to boost the peacekeeping effort.

Aid workers fear that the worsening poverty, growing food insecurity and continuing violence experienced by Mogadishu residents will increase the demands on the peacekeepers.

Early warning agencies reported on 15 August a rapidly worsening food security situation in southern Somalia after the poorest harvest in a decade and escalating insecurity that has disrupted economic activities, caused high inflation and left people displaced.

Nutrition surveys confirmed that acute malnutrition rates in the Shabelle regions were currently above the emergency threshold level of 15 percent and that severe acute malnutrition rates were alarmingly high at 4 percent.

Yet the violence shows no signs of letting up. Between June and July, according to the UN High Commissioner for Refugees, about 27,000 people left their homes in Mogadishu to shelter in safer places.

Some observers say the conflict has escalated since a national reconciliation conference began in Mogadishu on 15 July. The conference, which is being attended by representatives from Somalia’s various clans, is the latest effort to forge a way forward.

“This is not easy,” Ankunda said.

High expectations

Despite the challenges facing the AU peacekeepers, those seeking treatment have high expectations. Standing outside the clinic in the hot sun with her sick one year-old son, Binti Mohamed Osman was becoming exasperated.

“My son is suffering from bronchitis and I have been standing in the sun the whole day,” she shouted hysterically.

“I do not think my son will get help because there are so many people here also waiting to be treated,” she added. “I am really disappointed.”

18/08/07 (B409) REUTERS – Une femme somalienne meurt au milieu d’une attaque à la roquette des insurgés, mal dirigée – Somali woman dies in botched rocket attack (En Anglais)

A woman was killed and a police officer was wounded in a botched rocket attack by insurgents in Somalia’s capital, police said on Friday.

Insurgents opened fire on a police station late on Thursday in the latest episode of sporadic fighting between suspected Islamist militants and Somalia’s Ethiopian-backed interim government.

“A woman was killed after a rocket fired by the insurgents missed its target and landed on her house, which was next door,” senior police officer Abdi Hassan told Reuters.

A police officer was wounded in the attack, he said, adding that he was not aware of any other casualties from the ensuing gunfight in northern Mogadishu — a stronghold of Islamists fighting the government.

On Thursday, Uganda said it would send 250 extra soldiers to bolster a 1600-strong African Union peacekeeping mission plagued by the failure of other nations to commit troops.

Somalia has been without a functioning government since the fall of military ruler Mohamed Siad Barre’s regime in 1991, but violence has worsened since allied Somali-Ethiopian troops ousted Islamist fighters from Mogadishu in December.