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03/04/08 (B441-B) Le Pays (Ouagadougou) Djibouti : Affaire Borrel – le mystère s’éclaircit. (Info lectrice)

Mahorou Kanazoe

La justice française a posé un acte révolutionnaire dans les annales des relations entre la France et Djibouti.

En condamnant deux dignitaires du régime djiboutien pour "subornation de témoins" dans l’affaire Borrel, elle met fin à une longue période d’incertitudes sur sa capacité à s’émanciper des enjeux politiques. Depuis 1995 que le juge Bernard Borrel a été retrouvé mort à Djibouti, la procédure judiciaire piétinait, à cause des interférences politiques.

Le président Jacques Chirac semblait avoir opté pour la préservation des intérêts géostratégiques de Paris, au détriment de la vérité sur la mort de son compatriote. Car la France dispose à Djibouti de sa plus grande base militaire à l’étranger. Et comme le président de ce pays, Ismael Omar Guelleh, est suspecté d’être le commanditaire de l’assassinat du "juge fouineur", on comprend que Chirac, au nom des intérêts mutuels entre les deux pays, n’ait rien fait pour permettre à la justice d’avancer.

Moins d’un an après l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, l’affaire est presque pliée, avec la condamnation par contumace de deux proches de Guellley, assortie de mandats internationaux d’arrêts. Au moins dans ce dossier, la rupture sarkozienne apparaît de façon nette et fait espérer également une accélaration de la procédure conernant l’autre affaire embarrassante pour la France, la disparition de Guy-André Kieffer, le journaliste franco-canadien, en Côte d’Ivoire.

Là aussi, le mode opératoire pour éliminer un témoin gênant est le même qu’à Djibouti et met en cause les plus hautes autorités de l’Etat. Dans ces deux dossiers devenus affaires d’Etat, l’indépendance de la justice a souvent été mise à mal. Pour une démocratie comme la France, le choix doit cependant être clair entre protéger des dirigeants assassins au nom d’intérêts bilatéraux, et veiller à l’application stricte du droit.

Pour le cas du juge Borrel, Sarkozy semble avoir opté de sécher les larmes de la veuve pour qui seule la lumière sur la mort de son mari compte, au-delà de tous les calculs politiques.

03/04/08 (B441-B) Libération : «Les Somaliens ont l’impression de payer pour la lutte antiterroriste» (Info lectrice)

Questions à Jean-Hervé Bradol. , président de Médecins sans frontières.
Recueilli par CHRISTOPHE AYAD

En Somalie, des combats quasi quotidiens opposent le gouvernement, soutenu par l’armée éthiopienne, à une guérilla d’obédience islamiste. La situation sécuritaire et humanitaire ne cesse de se dégrader. Deux étrangers, un Kényan et un Britannique employés d’une société sous contrat avec l’ONU, ont été enlevés lundi par des hommes armés. Jean-Hervé Bradol, de Médecins sans frontières, revient d’une mission d’évaluation à Mogadiscio.

Un responsable de l’ONU a déclaré récemment que la situation en Somalie était pire qu’au Darfour. Partagez-vous ce constat?

Je ne veux pas faire une hiérarchie dans le malheur. On ne peut pas parler de grands massacres comme il y en a eu au Darfour en 2003-2004. Mais il y a chaque jour, à Mogadiscio, des attaques d’insurgés et, en retour, une répression assez peu discriminée, qui prend la forme de bombardements des quartiers où se cache la rébellion.

Au niveau des infrastructures de santé, la situation est catastrophique.

Par rapport au début de l’année 2007 [lorsque le gouvernement fédéral de transition a pris le contrôle de la capitale avec l’aide de l’armée éthiopienne, chassant les tribunaux islamiques, ndlr], deux tiers des lits d’hôpitaux ont disparu. La seule maternité de la ville a fermé.

Les structures privées, comme les hôpitaux Arafat ou Al-Hayat, ont été pillées et bombardées par les forces gouvernementales et éthiopiennes pendant les combats d’avril 2007.

A l’hôpital Medina, dans le sud de la ville, il y a des problèmes d’acceptation des patients en fonction de leur origine clanique. Enfin, il y a le problème des centaines de milliers de déplacés à cause des combats. Ces gens vivent pour la plupart en plein air, sur la route de Merka. Ils sont totalement sous-assistés : le Programme alimentaire mondial (PAM) et Care distribuent un peu de nourriture, ils ont reçu quelques bâches en plastique, l’eau coûte cher. Il n’y a ni latrines ni vaccination. Chaque distribution donne lieu à des violences, voire à des incidents armés.

Est-on à la veille d’une catastrophe humanitaire du type de celle de 1991-92

Nos enquêtes ont relevé des taux de malnutrition aiguë de 20 % chez les enfants, ce qui signifie que la moitié d’une classe d’âge est touchée par la malnutrition.

Aujourd’hui, il y a un risque sérieux d’épidémie de rougeole chez les enfants dénutris. Les diarrhées infantiles sont fréquentes. Il y a des cas de choléra à Mogadiscio et maintenant en province aussi. Depuis l’incendie du marché central de Bakara, et à cause de la coupure des voies de ravitaillement, les prix de la nourriture ont explosé. Les gens sont sur la corde raide. On est dans une situation pré-1992.

Quelles sont les conditions de sécurité pour les travailleurs humanitaires ?

Nous avons tous de gros problèmes de sécurité. Tous les déplacements sont dangereux. Après l’assassinat de trois employés de Médecins sans frontières [un Somalien, un Kenyan et un Français] à Kismayo, fin janvier, nous avons retiré tout notre personnel expatrié.

Il commence à revenir mais pas à Kismayo, tant qu’on n’aura pas élucidé ce qui s’est passé. Quant à l’aide alimentaire du PAM, elle arrive au port de Mogadiscio mais la distribution est sous-traitée à des groupes locaux, sans vrai contrôle possible.

Peut-on parler d’une situation à l’irakienne pour l’Ethiopie enlisée dans l’occupation de la Somalie ?

Il n’y a pas d’attentat très sanglant visant les civils, comme en Irak ou en Afghanistan. Mais les Somaliens ont vraiment l’impression de faire les frais d’une politique de deux poids deux mesures, au nom de la lutte contre le terrorisme.

L’occupation éthiopienne semble ne poser aucun problème à la communauté internationale, tout comme la fermeture des frontières, ce qui revient à nier aux Somaliens le droit de chercher refuge à l’étranger. Les rapports faisant état d’exactions du gouvernement sont mis au placard.

Même l’envoyé spécial de l’ONU Ould Abdallah trouve que cette situation est un scandale, mais personne ne l’écoute. Quant à la guérilla, même si elle s’abrite derrière la population, qui est la première à souffrir des représailles des milices gouvernementales et de l’armée éthiopienne, elle est de plus en plus populaire car elle met en avant son caractère nationaliste plutôt qu’islamiste.

03/04/08 (B441) LDDH / DIFFUSION D’INFORMATION DU 3 AVRIL 2008 DE L’ « ANGOLA PRESS »


Le Président

 

DIFFUSION D’INFORMATION
DU 3 AVRIL 2008
DE L’ « ANGOLA PRESS »

SOMALIE: Une ONG met en garde Washington pour son rôle dans le conflit en
Somalie

NAIROBI, 1/04 – L`ONG américaine Refugee International a mis en garde Washington lundi pour son rôle dans le conflit somalien en soulignant que les bombardements américains sur des cibles islamistes dans ce pays compromettaient les efforts de retrouver la stabilité.

Cette mise en garde intervient alors que des insurgés islamistes somaliens se sont emparés lundi de la localité de Buulo Burte (200 km au nord de Mogadiscio) après des combats contre les forces gouvernementales ayant fait au moins 11 morts.

"L`inscription des shebabs (combattants islamistes extrémistes) sur la liste des organisations terroristes, combinée à des bombardements lourds sur des cibles individuelles, alimente le sentiment anti-américain", a indiqué lundi l`ONG dans un rapport.

"Ces actions militaires compromettent l`effort diplo- matique pour une réconciliation et galvanisent les extrémistes en renforçant la menace que la politique américaine dans la Corne de l`Afrique est sensée combattre", a ajouté l`organisation.

Washington a déployé des efforts pour que la Somalie ne devienne pas un refuge pour les groupes extrémistes islamistes. Début mars, les Etats-Unis ont tiré un missile en Somalie du sud, près de la frontière avec le Kenya, visant un leader d`Al-Qaïda. Au moins quatre civils ont été tués dans cette attaque. Il s`agissait du quatrième raid américain en Somalie depuis le début de 2007.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991. Mogadiscio est le théâtre d`attaques constantes depuis la débâcle, en décembre 2006-janvier 2007, des islamistes qui ont perdu les régions sous leur contrôle dans le sud et le centre du pays, après une offensive des forces éthiopiennes venues soutenir le gouvernement somalien.

Refugee International a également critiqué le soutien américain à l`armée éthiopienne, dont elle a fustigé la "conduite répréhensible" en parlant de "violations des droits de l`Homme".

03/04/08 (B441-B) Radio-Trottoir : « Le capitaine Tanneh, ancien tortionnaire reconnu par des témoins vivant en France, aurait été chargé de l’enquête sur la disparation des explosifs et munitions de l’Armée nationale ». Ouf, on est totalement rassuré !

C’est un ancien bourreau qui mènerait l’enquête sur la disparition possible de munitions et d’explosifs … Il fallait au moins un tel calibre pour faire parler d’éventuels témoins ou coupables et même ceux qui ne savent rien !…. Taneh a une solide expérience et il connaît les meilleurs techniques d’interrogation. Il a été identifié par Ali Coubba qui le cite dans son livre quand il raconte son expérience de la torture à Djibouti.

Tout le monde aux abris !

03/04/08 (B441-B) Afrique en Ligne – Somalie: Nouvelles initiatives onusiennes pour la paix

Les Nations unies ont officiellement lancé les préparatifs en vue des pourparlers de réconciliation visant à conclure un compromis définitif entre les diverses factions politiques rivales en Somalie, conformément à la nouvelle stratégie de réconciliation.

L’Alliance pour la Re-libération de la Somalie (ARS), essentiellement composée de membres du clan des Hawiye et considérée comme le principal adversaire du Gouvernement fédéral de Transition (TFG) de la Somalie, organise des séries de pourparlers à Nairobi.

Le représentant spécial des Nations unies pour la Somalie, Ahmedou Ould-Abdallah, a déclaré mardi que la dynamique de paix en Somalie est irréversible, après la visite des principaux responsables de l’ARS, dont la délégation était dirigée par l’ancien chef du Parlement, Hassan Shariff Aden, tout en précisant qu’ils avaient manifesté leur détermination à travailler ensemble et à regarder vers l’avenir.

Il a expliqué qu’il attendait avec impatience de recevoir du TFG et de l’opposition la liste des noms des délégués appelés à participer aux futurs pourparlers.

L’Envoyé spécial des Nations unies s’exprimait ainsi en accueillant une délégation de haut niveau de l’ARS, arrivée à Nairobi pour répondre à son invitation.

Il a souligné encore une fois qu’il était satisfait de la Stratégie de réconciliation mise en avant par le président somalien Abdullahi Yusuf, ainsi que par le président du Parlement et le Premier ministre Noor Aden.

“De nouvelles évolutions très encourageantes ont été enregistrées ainsi qu’un signe positif d’engagement des Somaliens à reconstruire leur pays et à partir sur de nouvelles bases”, a déclaré l’ambassadeur Ould-Abdallah.

Les efforts de la Somalie en vue de la mise en place d’une autorité centrale ont été vains au cours des 16 dernières années, 16 tentatives infructueuses de mettre en place un gouvernement fonctionnel ayant été notées.

Le TFG, mis sur pied en 2004, après plus de deux ans de pourparlers menés dans le Kenya voisin, un pays qui offre de meilleures conditions de sécurité, n’a pas été en mesure d’asseoir son autorité sur l’ensemble du territoire somalien.

“J’appelle tous les amis de la Somalie, qu’ils se trouvent dans la région, à l’extérieur, à soutenir ces dernières initiatives prises par le TFG et l’opposition”, a indiqué l’envoyé onusien.

Depuis le renversement de l’ancien dictateur Siad Barre, par une coalition de milices claniques, les politiciens somaliens n’ont jamais été capables de s’entendre sur une formule idéale de partage du pouvoir, plongeant ainsi le pays dans un bain de sang.

“Je sais qu’en raison de la prolongation de la crise, certaines personnes sont incapables d’imaginer que la Somalie puisse connaître la paix. Cependant, elles doivent se joindre aujourd’hui aux efforts de paix, sinon elles risquent de se retrouver exclues du processus tout entier”, a encore expliqué M. Ould-Abdallah.

“J’ai la conviction que les Somaliens, qu’ils soient à l’intérieur ou à l’étranger, aspirent à la paix et n’accepteront pas la poursuite des combats, qui ont déjà fait de leur pays un Etat-paria”, a-t-il relevé.

L’Envoyé spécial a ensuite ajouté: “J’ai entendu cela de Somaliens à l’intérieur du pays et de membres de la diaspora lors de ma récente visite aux Etats-Unis. Ils souhaitent suivre la ‘voie appropriée’ préconisée par le Saint Coran. Les populations sont heureuses de voir le gouvernement et l’opposition répondre à cet ardent désir des populations.

"Les personnes ayant déjà assisté à plusieurs réunions sur la Somalie comprendront que cette fois-ci elles doivent apporter leur appui au processus en toute sincérité et s’abstenir d’intervenir de manière intempestive dans les affaires intérieures du pays".

L’ambassadeur Ould-Abdallah a encore affirmé que la communauté internationale, en particulier le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, suit les pourparlers de paix avec un grand intérêt.

Le président somalien, le président du Parlement et le Premier ministre de la Somalie ont récemment fait part de la volonté du TFG de discuter avec toutes les parties, une déclaration à laquelle l’opposition a réagi de manière positive.

02/04/08 (B441) A lire sur le site du GED, un article de l’équipe Justice et Liberté. Guelleh bafoue les principes fondamentaux de la Démocratie en concentrant entre ses mains les trois pouvoirs qui devraient être séparés : législatif, exécutif et judiciaire.

Lien avec l’article

Equipe Justice et Liberté : Guelleh bafoue les règles de base de la démocratie en concentrant dans ses seules mains, les trois pouvoirs traditionnels : exécutif, législatif et judiciaire auquel il ajoute les responsabilités de Chef du Gouvernement. Un nouvel exemple récent conforte les alertes que nous publions depuis plusieurs années.

Guelleh a concentré entre ses mains tous les pouvoirs, qui doivent être séparés dans une Démocratie : législatif, exécutif et judiciaire. Pour faire bonne mesure, il cumule aussi les responsabilités de Chef du Gouvernement, alors qu’en toute logique, elles devraient être dévolues au Premier Ministre (*)

Nouvel exemple récent:

En annonçant hier, mardi 1er avril 2008, en plein Conseil des Ministres, que des procès pénaux allaient être intentés à des Français, il a demontré une nouvelle fois, que la Justice était placée sous ses ordres et que les magistrats n’avaient pas d’autre alternative que de les éxécuter scrupuleusement.

Il a été dit que Guelleh avait été très contrarié lorsque le Président Sarkozy lui avait opposé l’indépendance des magistrats français, lorsqu’il demandait, au cours de sa visite à l’Elysée, un non-lieu pour Hassan Saïd et Djama Souleiman.

Contrarié certes, mais totalement supris aussi !

Surpris, parce qu’à Djibouti, le fonctionnement de la Justice est différent de celui d’un régime démocratique.

Le Président dicte les décisions de Justice, renvoi devant les Cours pénales, décide les condamnations ou les relax, fixe le montant des amendes et des indemnités. C’est lui qui rend les décisions de Justice, uniquement en fonction de ses propres intérêts ou de ceux de ses proches.

Pour nous, ces faits sont d’une extrême gravité !

En annonçant devant la Télévision qui a repris ses propos, que la Justice devait juger et condamner les pédophiles français et lancer des mandats d’arrets internationaux contre eux, s’ils ne se présentaient pas, il a montré clairement que la Justice djiboutienne était placée sous ses ordres, avec toutes les dérives imaginables.

Ces Français sont-ils tous des pédophiles ?

Ce n’est pas une instruction judiciaire libre et indépendante qui le déclare et qui le prouve, mais c’est seulement Guelleh qui le prétend au moment qui l’arrange pour satisfaire sa rancune et tenter de régler des problèmes internes.

Les actes pédophiles, qui sont avancés, auraient été commis il y a déjà de nombreuses années. Dans un petit pays, entièrement surveillé par la Police, la Gendarmerie, la SDS et les milliers d’informateurs appointés ou occasionnels (**), n’allez pas croire que le Pouvoir n’était pas informé, s’il y en avait (ce qui n’est pas prouvé aujourd’hui), des dérives sexuels de certains français.

Pour quelles raisons, le Pouvoir aurait-il fermé les yeux hier ? Alors qu’il les ouvre aujourd’hui !

Par pure opportunité, dans un contexte où Guelleh est en position de grande faiblesse !

C’est uniquement pour pratiquer un chantage contre la France, par mesure de rétorsion, après la condamnation d’Hassan Saïd et de Djama Souleiman !

Comme cela a déjà été dit et écrit, les deux condamnés Hassan et Djama ont commis des délits inexcusables, mais ils ne les ont pas commis pour leur propre intérêt. Ils l’ont fait sur ordre de Guelleh et dans l’espoir de le protéger personnellement contre des poursuites pénales : la vérité est là !

On comprend aujourd’hui que Guelleh ait besoin de leur montrer qu’il ne les abandonne pas à leur triste sort de « délinquants en fuite » et qu’il se bat pour eux. Il n’a pas le choix !

La cible la plus facile à atteindre pour lui, sont les militaires français et les hauts responsables de l’administration. A tort, il imagine qu’au final, la France sera obligée de composer et d’accepter une négociation, dans laquelle Hassan et Djama d’un côté et les Français condamnés à Djibouti de l’autre seraient grâciés au titre de la réciprocité.

Nous pouvons affirmer qu’il rêve, car cela ne se passera certainement pas comme cela. En France, la justice est indépendante et le Président Sarkozy a montré qu’il n’entendait pas interférer sur les décisions qu’elle rendrait.

La vérité, c’est que Guelleh a peur des suites judiciaires de l’instruction pour l’assassinat du Juge Bernard Borrel(***) et qu’il a compris que les enquêtes étaient en cours et qu’elles ne s’arrêteraient que lorsque toute la lumière sera faite : désignation des coupables : auteurs du meurtre et commanditaires, mobile du crime.

Guelleh n’a pas encore compris que les affaires judiciaires ne se traitaient pas de la même façon que les affaires diplomatiques.

L’application du principe diplomatique de réciprocité n’est pas adapté aux affaires pénales…

Un pays ne perd pas son honneur parce que le voisin a condamné deux de ses ressortissants qui ont commis des délits … Il n’a pas besoin de pratiquer des mesures identiques de rétorsion pour retrouver sa crédibilité.

L’honneur d’un Gouvernement et sa crédibilité se trouvent ailleurs : dans la bonne gestion, la transparence de l’utilisation des fonds publics, le respect des engagements et surtout le respect des populations : justice, liberté d’expression, assistance médicale, enseignement, services publiques. (etc .. Tout ce qui commence à faire cruellement défaut à Djibouti …)

(*) L’attribution au Président de la République des responsabilités de Chef de Gouvernement est inscrit dans la constitution. C’est Gouled qui l’avait exigé en dépit des conseils qui lui avaient été donnés, avant l’indépendance, par les experts chargés de préparer notre constitution.

(**) Les différents services de renseignement djiboutiens font appel à de nombreux informateurs occasionnels qui touchent une récompense à la hauteur des informations fournies, ce qui explique que la délation est devenue, pour certains, un sport national, permettant souvent de financer l’achat journalier de Khat.

(***) Il suffisait de le regarder hier à la télévision pour mesurer son état de stress et d’anxiété. Ruisselant de transpiration sur le visage, il baissait les yeux sans arrêt, ce qui est un signe évident de grande inquiétude.

02/04/08 (B441) Angola Press / SOMALIE: Une ONG met en garde Washington pour son rôle dans le conflit en Somalie

NAIROBI, 1/04 – L`ONG américaine Refugee International a mis en garde Washington lundi pour son rôle dans le conflit somalien en soulignant que les bombardements américains sur des cibles islamistes dans ce pays compromettaient les efforts de retrouver la stabilité.

Cette mise en garde intervient alors que des insurgés islamistes somaliens se sont emparés lundi de la localité de Buulo Burte (200 km au nord de Mogadiscio) après des combats contre les forces gouvernementales ayant fait au moins 11 morts.

« L`inscription des shebabs (combattants islamistes extrémistes) sur la liste des organisations terroristes, combinée à des bombardements lourds sur des cibles individuelles, alimente le sentiment anti-américain », a indiqué lundi l`ONG dans un rapport.

« Ces actions militaires compromettent l`effort diplomatique pour une réconciliation et galvanisent les extrémistes en renforçant la menace que la politique américaine dans la Corne de l`Afrique est sensée combattre », a ajouté l`organisation.

Washington a déployé des efforts pour que la Somalie ne devienne pas un refuge pour les groupes extrémistes islamistes. Début mars, les Etats-Unis ont tiré un missile en Somalie du sud, près de la frontière avec le Kenya, visant un leader d`Al-Qaïda. Au moins quatre civils ont été tués dans cette attaque. Il s`agissait du quatrième raid américain en Somalie depuis le début de 2007.

La Somalie est en guerre civile depuis 1991. Mogadiscio est le théâtre d`attaques constantes depuis la débâcle, en décembre 2006-janvier 2007, des islamistes qui ont perdu les régions sous leur contrôle dans le sud et le centre du pays, après une offensive des forces éthiopiennes venues soutenir le gouvernement somalien.

Refugee International a également critiqué le soutien américain à l`armée éthiopienne, dont elle a fustigé la « conduite répréhensible » en parlant de « violations des droits de l`Homme ».

02/04/08 (B441) Les cauchemars d’Hassan Saïd et de Djama Souleiman, dit « Grandes oreilles » / Caricature imaginée par Roger Picon avec humour. Toute ressemblance avec une situation actuelle serait tout à fait fortuite.