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23/05/2015 (Brève 462) RSF DÉNONCE LE HARCÈLEMENT JUDICIAIRE CONTRE LE RESPONSABLE DE LA VOIX DE DJIBOUTI

Reporters sans frontières (RSF) est indignée par le harcèlement judiciaire dont est victime Maydaneh Abdallah Okieh, journaliste pour le site d’informations La Voix de Djibouti (LVD), première radio libre et critique de l’histoire du pays. Le journaliste risque la prison s’il ne règle pas une amende exorbitante de plus de 11 000 dollars.

Maydaneh Abdallah Okieh, journaliste et responsable technique du site d’informations La Voix de Djibouti créée en 2010 par la diaspora djiboutienne, a été arrêté lundi 18 mai 2015 par la police à Djibouti-ville pour refus d’exécution judiciaire, puis libéré par le parquet de la République le 20 mai 2015. Néanmoins, le journaliste doit toujours régler l’amende de 2 084 000 francs Djibouti, soit 11 740 dollars américains, à laquelle il a été condamné à titre de dommages et intérêts pour diffamation au profit du lieutenant-colonel de police Elmi Daher Miguil en mai 2013. Dans le cas contraire, il risque d’être à nouveau incarcéré.

Doublement accusé d’”outrage à un officier de police” et de “diffamation de la police” pour avoir posté sur Facebook des photos de la répression de manifestations pacifiques, il a déjà purgé cinq mois de prison ferme du 15 mai au 19 octobre 2013 alors qu’il avait été initialement condamné à 45 jours de détention. Cette dernière s’est déroulée dans des conditions que le journaliste a lui-même qualifié d’“inhumaines”, déclarant avoir été torturé et interdit de soins médicaux.

“Les charges retenues contre Maydaneh Abdallah Okieh sont sans fondement et s’apparentent ni plus ni moins à un acharnement de la part des autorités djiboutiennes contre l’un des piliers de la première radio libre et critique de l’histoire de Djibouti,
 déclare Virginie Dangles, adjointe à la direction des programmes de RSF. Ce journaliste se bat avec la diaspora pour informer la population djiboutienne et diffusait une information libre et indépendante qui dérange la dictature djiboutienne depuis longtemps. Nous exhortons les autorités à mettre un terme à ce harcèlement et à annuler cette amende aberrante contre un journaliste qui ne fait qu’exercer
librement son travail”.

Maydaneh Abdallah Okieh, un des 100 héros de l’information de RSF en 2014 a de multiples fois été arrêté, maltraité par les autorités djiboutiennes et condamné injustement. Sa dernière détention arbitraire remonte à mars 2014 en raison de sa couverture d’une réunion de l’Union pour le Salut national (USN), coalition de sept partis d’opposition, à Balbala au cours de laquelle il avait été témoin une fois encore de la violente répression de la gendarmerie sur les sympathisants présents au meeting. Il avait été accusé de “participation à des troubles à l’ordre public”. En 2013, ce sont des charges de “provocation à la rébellion et à des manifestations illicites” qui lui avaient valu de passer un mois en prison.

Djibouti, dont le gouvernement a signé le 30 décembre 2014 un accord-cadre de sortie de crise avec l’opposition, occupe la 170e place sur 180 dans l’édition 2015 du Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.

29/08/08 (B462-B) Radio Trottoir : le mois béni du Ramadan sera très dur pour les Djiboutiens ! Des rumeurs font état d’une nouvelle avancée des Erythréens sur 6 km en territoire djiboutien, après un incident “diplomatique” entre forces françaises et djiboutiennes !

Par un Etudiant en Théologie.

La Radio Télévision de Djibouti (RTD) diffuse pour la première fois dans les annales, sans stop, des psaumes, des sermons pour la bonne application de l’un des cinq piliers de l’Islam.

C’est, semble-t-il, la nouvelle innovation souhaitée par l’actuel Ministre des Affaires Musulmanes.

Celui-ci est un spécialiste des lobbies en marketing, c’est ainsi qu’il a pu arracher son poste ministériel.

Il ne faut pas oublier que c’est grâce à lui que l’Association El Bir (en principe non lucrative) a réussi à encaisser d’importants financements des pays Arabes. Avec leur nouveau ministre, cette Association a encore les reins plus solides.

Ce n’est pas le cas de l’Association concurrente Bender Jidiid ou « nouvel édifice » (en principe non lucrative) qui a réussi aussi à capter d’importants financements des pays Arabes, mais qui traverse depuis deux semaines, une zone de turbulence.

C’est ainsi qu’un certain Salah, le responsable très actif (activiiste ?) de cette Association a été arrêté par la SDS qui n’a pas hésité à lui retirer sa carte d’identité. (*)

Tout le monde se demande pourquoi s’attaquer à ce RPPiste zélé, qui ne jurait que par IOG ?

Deux versions sont proposées :

– ce Salah aurait des liens secrets avec des personnalités politiques proches de la veuve Isabelle Borrel et de leurs avocats dans leur juste combat pour trouver la vérité et les noms des commanditaires de ce crime odieux sur le Juge Borrel en 1995 ;

– il serait détenteur de la nationalité yéménite et française. Pourtant Djibouti est un pays Arabe, qui reconnaît maintenant la double nationalité.

Ce genre de phénomène, bien connu à Djibouti, se produit dès qu’il y a de gros sous “en jeux”, et que l’on constate une obstruction du pipe-line qui devrait les propulser directement et sans perte ni retard, vers Haramous. Il faut faire sauter le bouchon qui bloquerait le transfert intégral ! Et tous les moyens sont permis pour les sbires d’Haramous !

Vraiment tout se passe comme dans un panier à crabes où ces derniers s’entre dévorent. A entendre le bruit de leurs crocs, on ne peut que se marrer.

Tandis, que les problèmes de la diminution des contributions au Port est un sujet hyper sensible, on apprend une nouvelle décision absurde car elle ne pourra qu’aggraver la situation et de plus totalement illégale car aucun texte juridique ne la prévoit :

La taxe portuaire sur les marchandises a été augmentée de 5% à … 25% pour les petits commerçants qui savent à peine lire et signer.

Les commerçants informels qui se sont cotisés pour importer des stocks de marchandises notamment des denrées alimentaires nécessaires durant le mois du Ramadan en particulier des dattes, du riz, des pâtes à des prix raisonnables, se sont vu subitement infliger une taxe portuaire “verbale” de 25%.

Pour tenter de ramener le montant de la taxe à son niveau, leurs représentants multiplient les va et vient vers Haramous, tandis que les vers commencent à s’infiltrer dans les hautes sphères du pouvoir.

A l’heure actuelle, seuls les dons octroyés par l’Arabie Saoudite ne sont pas taxés et ils permettront de subvenir pendant quelques semaines, aux besoins de certains Djiboutiens sélectionnés avec soin, par les deux Associations RPPistes en concurrence.

Le « bas peuple » devra se contenter de se ravitailler chez les gros grossistes de la place, au prix fort majoré de la nouvelle surtaxe, sinon il devra se résoudre à jeûner pendant deux jours successifs avant de pouvoir s’offrir un seul repas. D’ailleurs bon nombre d’entre eux sont déjà bien entraînés à ne faire qu’un repas journalier, pour ne pas dire une collation par jour.

Avec ce régime sec, leur place au Paradis est-elle garantie ?

Pour bon nombre de Djiboutiens, c’est une nouvelle épreuve que le TOUT-PUISSANT leur envoie. Est-ce un signe divin pour leur conseiller de s’unir afin de se débarrasser des mécréants qui les dirigent et qui peuplent Palais sompteux et villas maginifiques ?


Quant à nos braves soldats, ils souffrent des ordres et contre-ordres donnés par Haramous.


Un bref incident a eu lieu non loin de la frontière dix jours auparavant.

Les équipes de reconnaissance de l’Armée française avaient l’habitude :
– d’inspecter leurs troupes stationnées à Khor Angar où un aéroport “de campagne” a été spécialement aménagé pour ravitailler les soldats et leurs officiers,

puis, ensuite de se rendre à Doumeira côté Erythréens, par courtoisie et pour montrer leur engagement uniquement humanitaire.

Manque de chance, ces braves officiers arrivés avec leurs véhicules de reconnaissance, près de la frontière ont constaté à leur plus grande surprise que les soldats du poste avancé djiboutien tournaient ostensiblement leurs armes dans leur direction en les menaçant. Sans paniquer, ils s’arrêtèrent et demandèrent les raisons de ces menaces.

Ordre leur fut donné par le responsable militaire djiboutien de rebrousser chemin, car a-t-il ajouté, ” bientôt le Djihad contre les Erythréens allait commencer “. (Bientôt, çà va barder ? – Ndlr)

Dès leur retour, les officiers ont fait un rapport salé à leur hiérarchie, en exigeant la suspension immédiate de la fourniture mensuelle de 6.000 litres de carburant et des rations pour les combattants des Forces Djiboutiennes stationnées au Nord.

Quant au Erythréens, qui suivaient de loin la scène à la jumelle, ils n’ont pas hésité une seconde. A peine les français avaient-ils le dos tourné, qu’ils ont commené à pénétrer sur six kilomètres supplémentaires en Territoire Djiboutien, et ce , en quelques heures.

Après cette « débandade » de quelques militaires Français qui n’avaient aucune intention (ni ordre) de se battre, la « débâcle » des troupes Djiboutiennes continue.

Face à cette nouvelle avancée de l’Erythrée, nous avons la preuve incontestable que ni les hauts stratèges Djiboutiens ni la troupe ne sont décidés à se battre contre les Erythréens pour les beaux yeux de l’Ethiopie.

Que le mois béni du RAMADAN soit pour les Djiboutiens civils et militaires unis, le mois du « jihad » contre les mécréants d’Haramous

(*) Ce point avait été relaté dans un précédent article

28/08/08 (B462-B) La Nation / Après l’aéroport, les ports, l’encaissement des droits d’importation, Dubai Autorities s’attaquerait au train Addis Abeba Djibouti (Concession sans appel d’offre ??? – Quel part pour Guelleh ?) Et en plus cela pourrait réchauffer les relations entre cette entreprise et le régime éthiopien. (Du Borreh là-dessous ???)

___________________________________La Nation

DP World, repreneur providentiel !

La société DP World qui gère déjà les ports djiboutiens projetterait d’investir dans la réhabilitation du chemin de fer reliant Addis-Abeba à Djibouti, la principale porte d’entrée et de sortie des marchandises éthiopiennes.

D’après les informations recueillies dans les colonnes du journal éthiopien Addis Fortune, DP World, une société de Dubaï, a montré un vif intérêt pour pénétrer le marché éthiopien. Elle compterait, par conséquent, investir dans la réhabilitation du chemin de fer djibouto-ethiopien et compte développer un projet de construction d’un pipeline pour transporter le pétrole de Djibouti vers le marché éthiopien, rapporte le journal.

L’Éthiopie constitue un hinterland pour le port de Djibouti et l’injection d’investissements, porteuses d’un développement des infrastructures de l’Éthiopie, est un choix évident pour les dirigeants de DP World, selon nos confrères d’Addis Fortune.

La société a été fortement impliquée dans le port de Djibouti – le port principal dans la région de la Corne et de Djibouti, la principale source de revenus – depuis l’année 2000, où elle exerce ses activités le traitement de terminaux conteneurs et cogère l’ensemble du port en coopération avec les autorités portuaires. La majeure partie des transferts, qui passe par le port de Djibouti, est à destination ou en provenance Éthiopie.

Le président Directeur Général de DP World, Sultan Ahmed Bin-Suleiman, a conduit une mission forte de 11 représentants d’entreprises émiraties lors d’une récente visite à Addis-Abeba. Au cours de ce voyage d’affaires, la délégation a pu s’entretenir avec le Premier ministre Meles Zenawi. Ses membres ont pu, par ce biais, évaluer les opportunités d’affaires en Éthiopie.

La délégation de Sultan Ahmed Bin-Suleiman aurait fait savoir au premier ministre éthiopien que la compagnie DP World était intéressée par l’obtention de la concession du CDE. L’opération revêtirait un double intérêt pour les investisseurs émiratis qui redynamiserait la gestion du trafic ferroviaire et installerait un pipeline qui va de Djibouti à Awash selon les analyses d’Addis Fortune.

28/08/08 (B462-B) Shabelle / Un officier de l’Armée somalienne échappe à l’attaque à la grenade de sa résidence à Mogadiscio / Somali army officer survives from islamists attack overnight (En Anglais – Info lecteur)

Somali Islamists attacked the residence of the deputy commander of Dhankerley district in Mogadishu on Wednesday night, sparking fierce exchanges with government forces were guarding at the house, witnesses said.

Several propelled grenades landed in the compound of the commander whose name Ali Yare, who commands the police station of the district.

One of the shells also smashed into the houses especially his room.

No causalities from that attack were reported.

The police forces in that district have started to search in houses of the district this morning as the assailants escaped from the scene.

Civilians have borne the heaviest brunt of battles between Islamist fighters and the Ethiopian forces who invaded the Horn of Africa nation in late 2006, to help the government oust the Islamist movement controlling much of southern Somalia.

At least 6,000 have died in the past year alone.

The insurgents have resorted to guerrilla tactics against the Ethiopian and government forces as well as against African Union peacekeepers in the war-ravaged capital since their movement was ousted early last year.

Separate clashes between Islamist fighters and a local clan militia killed 100 more people and wounded 160 othersthe southern port town of Kismayo.

Somalia has lacked an effective government since the 1991 ouster of dictator Mohamed Siad Barre, sparking a deadly power struggle that has defied numerous bids to restore stability in the Horn of Africa nation.

28/08/08 (B462-B) Le Figaro avec AFP : Somalie : les pirates libèrent le bateau omanais, détenu depuis le début de l’année à Eyl

Un navire omanais, détenu depuis le début de l’année par des pirates au large de la Somalie, a été libéré hier soir, ont annoncé aujourd’hui les autorités de la région semi-autonome du Puntland (nord-est de la Somalie).

“Le bateau omanais a été libéré hier soir tard après de longues négociations menées par les autorités locales du Puntland et des chefs coutumiers afin que le navire et son équipage puissent quitter (le village côtier de) Eyl”, a déclaré le ministre du Commerce du Puntland, Abdisamed Yusuf Abwan.

Selon les autorités du Puntland, le navire, avec sept membres d’équipage, avait été intercepté au début de l’année près du port de Bosasso (nord-est), capitale économique du Puntland, et était détenu depuis à Eyl.

28/08/08 (B462-B) Somalie: Méles Zenawi “un gouvernement stable n’est pas une condition au retrait éthiopien” (Une dépêche AFP en Français + Texte intégal de l’interview accordée par Méles Zenaoui au Financial Times + deux articles BBC en Anglais et en Français)

______________________________________ Note de l’ARDHD

Les Ethiopiens préparent-ils leur retrait de Somalie ? Après une occupation éclair du pays fin 2006-début 2007, ils enregistrent depuis un an environ, beaucoup d’échecs et de morts dans leur Armée, sans compter les exactions et crimes commis contre les civils, dont ils sont accusés.

Force est de constater que leur présence n’a pas apporté beaucoup d’effets bénéfiques, sauf de permettre au Président du GNT de se maintenir. Mais il est très contesté par certains clans, par son Premier ministre et aujourd’hui par une majorité de députés

De leur côté islamistes ont proouvé qu’ils étaient décidés à combattre les forces armées d’occupation éthiopiennes tant qu’elles seront présentes dans le pays et à ne leur laisser aucun répit, ce qui pourrait expliquer un certain réajustement de la politique éthiopienne … et ils s’en prennent parfois aux forces de l’Amison..

Il faut aussi reconnaître, en dehors de l’Ouganda particpant très majoritaire de l’Amisom, que l’UA n’a pas été en mesure de convaincre les pays africains à fournir des contingents. Les forces dont dispose l’Amison sont insuffisantes pour jouer un véritable rôle de paix dans le pays, d’autant plus qu’elles sont parfois aussi prises comme cible par certains combattants islamistes ou apparentées aux milices des Chefs de guerre.

______________________________________ AFP

La mise en place d’un gouvernement stable en Somalie n’est pas “une condition préalable” au retrait de l’armée éthiopienne de ce pays, a déclaré le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi au Financial Times paru jeudi, soulignant notamment le coût financier de l’opération.

La Somalie et l’Ethiopie “n’ont pas les pieds et poings liés”, a estimé M. Meles dans une interview accordée au quotidien économique britannique.

“Nous estimons que nous avons fait ce que nous avions programmé, à savoir empêcher qu’un groupe jihadiste s’empare totalement de la Somalie”, a-t-il ajouté, insistant cependant sur le fait que son pays avait “des obligations notamment vis-à-vis de l’Union africaine (…) jusqu’à qu’elle puisse déployer ses troupes” en Somalie.

Interrogé sur un possible retrait éthiopien malgré l’absence d’un gouvernement stable en Somalie, M. Meles a répondu: “Nous ferons tout notre possible pour créer un environnement où notre retrait ne perturbera pas trop ce processus (de mise en place d’un gouvernement stable), mais ce n’est pas nécessairement une condition préalable à notre retrait”, a-t-il affirmé.

Les autorités éthiopiennes avaient jusqu’à présent assuré que l’armée resterait en Somalie jusqu’à ce que les insurgés islamistes ne représentent plus une menace pour l’Ethiopie voisine et pour le gouvernement somalien.

Officiellement, Addis Abeba avait également lié son retrait complet au déploiement total des 8.000 hommes initialement prévus pour la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), qui à ce jour n’en compte que 3.000.

L’armée éthiopienne est intervenue en Somalie officiellement fin 2006, aux côtés du gouvernement somalien, pour chasser les tribunaux islamiques qui contrôlaient depuis plusieurs mois la majeure partie du centre et du sud de la Somalie. Addis Abeba avait justifié son intervention par la menace que faisait peser, selon elle, les islamistes sur l’Ethiopie.

Les tribunaux islamiques ont été chassés fin 2006-début 2007, mais la capitale Mogadiscio est depuis le théâtre d’attaques régulières, visant notamment l’armée éthiopienne. La semaine dernière, le principal port du sud somalien, Kismayo, est en outre tombé aux mains des islamistes

_______________ Financial Times (Interview intégrale en Anglais)

Complete interview with Meles Zenawe on Somalia policy

Meles Zenawi, the prime minister who has led Ethiopia since the rebel movement he belonged to overthrew dictator Mengistu Haile Mariam in 1991, spoke to Barney Jopson, FT East Africa Correspondent, at his office in Addis Ababa on August 21, 2008. The following is a transcript of the interview.

Financial Times: The president and the prime minister of Somalia are here in Addis Ababa and have been here for the last few days. There’s been a lot of talk about a rift between the two of them. I wonder if you could give me your perspective on that and what affect it is having on the situation in Somalia?

Meles Zenawi (MZ): Well, there is still some rift between the key political leaders and inevitably that does tend to undermine the joint effort of all of them to achieve peace and fight terrorism. They’re all here. We have provided a space for them to be able to talk to each other outside of the daily hustle in Mogadishu and my hope and expectation is that they will sort out their problems.

FT: How exactly are those problems getting in the way of the effort to find peace?

MZ: All of them need to pull together and that is not happening to the extent that we would all like to see. It is not having an immediate and direct impact on the [peace] talks in Djibouti. As you know they have progressed well, but that’s only one aspect of achieving peace albeit an important aspect, and therefore the efforts of everyone in the TFG [Transitional Federal Government] are required for us to make progress in the right direction.

FT: What’s your understanding of the underlying causes of these disagreements?

MZ: I’m not privy to their discussions but I would be surprised if the usual problems amongst Somali politicians were to be absent.

FT: Meaning clan issues?

MZ: Clan issues.

FT: Of course you’ve still got troops in Somalia. How close or far away are you from being able to bring them back home?

MZ: Well, as I said in the past technically we could bring them back home tomorrow. We feel we have done what we planned to do in terms of preventing a total takeover of Somalia by a jihadist group. We have done what we could to help an alternative framework so technically we could remove our troops any day, but we have obligations including to the African Union to hold the rein until they are able to deploy their troops and they have been hindered by all sorts of problems, but most particularly, logistical ones. So we feel we need to continue to hold the ring until the African Union is able to deploy actional troops and hopefully the Somalis sort out some of these lingering problems amongst them so that they can take care of their own security requirements together with the African Union.

FT: So would you want to see a full Amisom [African Union Mission to Somalia] force of 8,000 people before you take your own soldiers out?

MZ: We would preferably want to see a full deployment or as close to full deployment as possible.

FT: When you think about withdrawal, do you see a stable and functioning TFG as a precondition or would you be willing to take your troops out even if the TFG is not functioning as well as it might?

MZ: We will try everything in our capacity to create an environment where our withdrawal would not seriously disrupt this process in Somalia but that is not necessarily precondition for our withdrawal. Our obligation towards peace in Somalia is only one aspect. There are also requirements of our own including financial requirements. The operation has been extremely expensive so we will have to balance the domestic pressures on the one hand and pressures in Somalia on the other and try to come up with a balanced solution.

FT: But that means that you could withdraw even if that withdrawal then left the TFG in danger.

MZ: We would try to avoid that but our legs are not joined at the hip.

FT: It’s 19 or 20 months since your troops came in. When you came in nobody seemed to expect that the troops would remain for this long. Looking back were there things that you think you didn’t anticipate, or things that developed in a way that was unexpected, which explain why you’ve been there for quite so long now?

MZ: We didn’t anticipate that the international community would be happy riding the Ethiopian horse and flogging it at the same time for so long. We had hoped and expected that the African Union would be able to intervene much quicker and that the international community would recognise that this is a unique opportunity for the stabilisation of Somalia and capitalise on it and act quickly.

FT: You mean by providing financial assistance?

MZ: By providing financial assistance and providing peacekeepers and so on. That hasn’t happened. Problems amongst Somalis could perhaps be anticipated and there may not be any surprises in that regard.

FT: People often compare the situation in Somali with Ethiopian troops to the Americans in Iraq. Do you see any sensible parallels there?

MZ: No. In the case of Ethiopian intervention in Somalia, it was purely defensive. The jihadists who had taken over southern Somalia had declared war publicly against Ethiopia. And we had been invited by a proper government, the TFG, which was recognised by United Nations among others, to intervene, and our task was very limited. We didn’t have a mission of transforming Somalia in one way or the other, just to prevent a jihadist takeover in Somalia. Now having done that, it was perhaps reasonable on the part of the international community and ourselves to try and capitalise on the opportunities opened up by that intervention to try and help the Somalis stabilise the situation. That is what kept us there for so long. The original mission had been completed let’s say, within a few weeks of our intervention and we could have withdrawn in a month or so.

FT: Are you using the possibility of withdrawal to put some pressure on the Somali president and the prime minister here? Is that one of the levers you can use?

MZ: No. We don’t need to use any levers. This is their country. They are more interested in peace than anybody else outside of their country and in the end only a solution that they are comfortable with can be sustained. External pressure may give the impression of short term movement in the right direction, but it does not provide a lasting solution so we do not need any such leverage and we do not think any such leverage would be helpful. What I’m telling you is first that we would do everything in our capacity to stay as long as possible to help them out. Hopefully our withdrawal will come as a result of more progress in peace in Somalia and more deployment of the African Union, but given past practise we could never be sure when the African Union could deploy in any meaningful sense and so it doesn’t make sense for any government to say that we have an open ended commitment until the international community, in its own good time, decides to relieve us of that responsibility. So what I’m saying is we do not have an open-ended commitment.

FT: You mentioned the financial cost and to use an over-used metaphor it would seem Ethiopia is at the centre of a financial perfect storm, funding Somalia on the one hand, while dealing with the consequences of a drought, and the consequences of food and fuel price inflation on the other. Could you tell me a little bit more about where all that leaves the government finances?

MZ: Government finances in terms of the budget deficit and so on and so forth have been reasonable as the IMF would tell you but of course there is what the economists would call opportunity cost. Every dollar we spend in Somalia could have been spent elsewhere in dealing with issues of a domestic nature. And that is what I meant. That’s why I said that our commitment to Somalia is not open-ended. As far as the economic situation here is concerned, some people see a perfect storm. I don’t. I see a bit of a rough stretch, but not the perfect storm. The perfect storm has the risk of wrecking the ship or the boat, or at least that is my assumption. There is no risk here of shipwreck. The economy on balance is growing very well and we expect it to continue to do so, however the fuel prices have very significantly undermined our balance of payments situation. The increase in food prices has pushed a significant number of Ethiopians, particularly among the urban poor and in some pastoralist regions and areas of drought, to the brink and so these are very serious challenges even though they do not pose an extensive threat.

FT: There’s been a lot of discussion about hunger in Ethiopia and I’m interested in putting this in the context of agricultural development. In the past few years of course, the agriculture sector has been performing well and indeed it’s been driving GDP growth, but what we’ve seen this year is that when the rains fail, problems emerge again. So it strikes me that whereas people thought agriculture was getting stronger in the last few years, maybe it was just getting lucky and maybe there are some underlying structural things that keep the sector vulnerable. What would you say to that?

MZ: Well, I think it’s very important to look at the macro issues and local specific issues. When we look at the macro issues, agriculture has been growing at double-digit rates for five years now. Now the chances of being lucky five years in a row, of growing at double digit growth rates, is not that high.

FT: But they have been five good years of rains as well, have they not?

MZ: We have always had good rains in some parts of the country and droughts in other parts of the country. What has happened is in the areas where we normally have good rains we have had sustained growth in productivity, and in those parts of the country millions of people have seen very significant improvements in their lives. Agriculture has been the key driver of growth as a whole and of export growth in particular so the macro situation as far as agricultural growth is concerned is very good. Now we have two groups that have been hit by the dramatic increase in commodity prices including agricultural prices and hit negatively.

But by the way, there are more people in Ethiopia who have benefited from the high food prices than those who have lost out from them. Farmers selling their own products have benefitted enormously and there are many more of them than those who have been damaged, but of course the purpose of government is not to hail those who have succeeded. The purpose of government is to support those who have not. What has happened is the pastoralist areas have not benefitted from the agricultural development activities because most of our agricultural development activities are based on settled farming. These are pastoralists and as pastoralists they will always be vulnerable to any change in precipitation. The pastoralists regions have the main problems as far as the rural areas are concerned.

There is an exceptional problem in the south. The exceptional problem in the south is that we have had two failed crops: the first one because there was too much rain, the second one because there was too little rain, and the loss of two harvests was well beyond the capacity of the farmers to cope. If you remove this freak event of two consecutive failures, then you see the structural problems. The structural problems are that the pastoralist areas have not been involved and have not benefitted from the growth that has happened. The second structural problem in our growth has been in the urban areas where the growth has not been such as to provide adequate employment opportunities to the urban poor. When agricultural prices moved against consumers who in any case were on the precipice many of the urban poor suffered, so the structural problem is related to how fast we can create jobs in the urban areas and how quickly we can integrate the pastoralist regions in the economic growth process. The problem in the south is in the short term a very serious problem but it is a freak event. It does not show a basic trend. The basic trends are the ones that I mentioned.

FT: But some people would say that there are also structural problems with arable farming in the south, namely that productivity remains low compared to neighbouring countries and that the population growth is such that the land simply cannot support the people.

MZ: I am told that many journalists feel that Ethiopians are procreating at a faster rate than is healthy for them. We have had programmes to deal with that and there has been a very significant reduction in the population growth rate. The latest data that some journalists are bandying around is that there are about 80m people living in Ethiopia. The census of 2007 seems to indicate that we have significantly less than 80m, about 6m less, and the population growth rate, which was close to 3 per cent has been sliding towards 2 or 2.5 per cent and I think it is continuing to slide. So those who think that Ethiopians are procreating with abandon because they are being given food assistance, assuming that is what they are saying, are getting their facts wrong.

FT: What about the productivity issue though?

MZ: The productivity issue is a challenge. Productivity was extremely low and has been growing very significantly throughout the five years of growth that we have had. Interestingly, fertiliser prices have gone through the roof but fertiliser consumption during the rainy season now has also gone up and interestingly again in many of the surplus-producing regions of our country farmers, unlike in the past, were not given credit to buy fertiliser. They bought with cash so the fact that many millions of farmers were able to buy fertiliser at such high prices cash is very encouraging just as the fact that there are many Ethiopians who do not have enough to eat on a daily basis is a very serious challenge.

FT: Yes. But in the context of commodity price inflation it looks unfortunate that the government was encouraging a shift from growing food to growing cash crops, because if people had been growing food perhaps they would not have to deal with the problem of buying very expensive goods in the market. Are you thinking about that shift any differently nowadays, given that food has become so expensive?

MZ: The point is the farmers should make the decision and the farmers should make that decision on the basis of the net benefit to them. If it is beneficial for them to produce sesame and sell it at $2,000 per ton and buy wheat at $400 per ton, if they find the productivity difference between sesame and wheat is such that it makes sense to produce and export sesame and buy wheat from the Ukraine, then I see no reason why this should be a problem.

There is no reason why every person has to produce whatever he consumes. Actually our programme was designed to commercialise small scale farming so that these market pressures will result in more efficient allocation of land, labour and so on, and would result in improved livelihoods for those who are producing. The fact is that those who did not face the challenge of the pastoralists, those who did produce have benefitted enormously. So the way to help the urban poor is for us, for example, to use the foreign exchange earned by the farmers to buy wheat and we are doing this. We have already bought about 150,000 tonnes of wheat in Europe and we are distributing it through the market. We completed a contract for another 150,000 tonnes of wheat and that will help us dampen the prices in the urban areas and that’s the way it should be.

FT: One comment I’ve heard from several people about agriculture is that the government has been focusing very much, as you said, on commercialising small-scale farms. But these people say is you should be focused on big-scale farming and creating large commercial enterprises, because that’s the way to prevent a recurrence of the food shortages. Why have you decided to focus on the small scale rather than go big?

MZ: Because the alternative is patently stupid.

FT: Why is that?

MZ: Let’s look at two factors. The first factor is the availability of capital and savings in this economy. There are very, very low savings and very limited capital availability. If we were to invest in large-scale, commercial, mechanised farming, then we would have to deplete whatever savings we have in establishing these large-scale farms, and what do we get in return? We get in return some employment, but not much. If we were to focus on the commercialisation of small-scale farming, we wouldn’t need that much capital. We would be using the excess resource we have, which is labour and land, and we would be combining these two without too much capital to produce more. Secondly, we would be employing millions of people on their farms and giving them income. The problem that we face this year is not about production. It’s about income distribution and income distribution in Ethiopia is not going to be improved by abandoning small-scale farms and concentrating on large-scale farms. Fortunately in our case, to the extent that capital can be imported from abroad, we can do both because we have unutilised land in the lowlands where there is not much labour and we can combine that with foreign capital to supplement the small-scale farming. Such supplementary large-scale commercial farming is part of our strategy, but it is not the central piece of our strategy.

FT: And this is why you were meeting a delegation from Saudi Arabia a couple of weeks ago?

MZ: Yes, and many other investors including those who are involved in flower farms, horticulture and so on.

FT: They will be given land which is not being farmed at the moment?

MZ: Yes, and we have quite a bit of it, in the western lowlands and part of the eastern lowlands. We have a shortage in the central highlands and that’s where 70-80 per cent of the population live.

FT: But your strategy remains focused on the small scale?

MZ: Yes, because the small-scale farms are where we have the 9m households and what happens there determines their income. Large-scale commercial farming is not going to create millions of jobs and without those jobs, even if we had mountains of food in the country, it would not mean that people had access to that food.

FT: Because they wouldn’t have money to buy it?

MZ: They wouldn’t have the money to buy it and that has been the real problem here. It is not the availability of food. It’s the availability of money in the pockets of individuals.

________________________________ BBC en Anglais

Ethiopia hints at leaving Somalia

Ethiopia is prepared to withdraw troops from Somalia even if the interim government is not stable, Ethiopian Prime Minister Meles Zenawi has said.

Ethiopia invaded its neighbour in 2006 to oust an Islamist militia and re-install the transitional government.

He told the UK’s Financial Times paper that financial pressures had to be taken into account and said the commitment was not open ended.

The withdrawal of Ethiopians is a key demand of the Islamist insurgents.

Al-Shabab, the radical wing of the Islamists who controlled much of Somalia in 2006, has refused to recognise a recent UN-brokered agreement the interim government has signed with an opposition group including a top Islamist leader.

It has demanded that Ethiopian troops leave Somalia before any ceasefire is considered.

Somalia has experienced almost constant civil conflict since the collapse of Mohamed Siad Barre’s regime in January 1991.

‘Lose patience’

“The operation has been extremely expensive so we will have to balance the domestic pressures on the one hand and pressures in Somalia on the other and try to come up with a balanced solution,” Mr Meles told the Financial Times.

The Ethiopian prime minister has been struggling to reconcile a rift within the Somali interim government.

The Somalia president and prime minister fell out over the sacking of the mayor of the capital, Mogadishu, which has experienced the brunt of the violence.

The BBC’s Elizabeth Blunt in the Ethiopian capital, Addis Ababa, says Mr Meles’s remarks may partly have been intended to concentrate the minds of the Somali leadership by pointing out that if Ethiopia really did lose patience it could pull out and leave them to their own devices.

He did express the hope that a replacement force would be fully or nearly fully deployed before the Ethiopian troops left.

But he added that given past practice, Ethiopia could never be sure when the African Union could deploy in any meaningful sense.

He also blamed the West for the continuing instability, saying it had offered lukewarm political and financial support for an African Union peacekeeping force.

“We didn’t anticipate that the international community would be happy riding the Ethiopian horse and flogging it at the same time for so long,” he said.

So far only about 2,200 of a planned 8,000-strong AU peacekeeping force have been sent to Somalia.

____________________________ BBC en Français

Somalie: possible retrait de l’armée éthiopienne

Le premier ministre éthiopien Meles Zenawi, a déclaré que son pays pourrait retirer ses troupes de Somalie même avant la mise en place d’un gouvernement stable.

Dans une interview accordée au quotidien économique britannique le Financial Times, il a souligné que l’Ethiopie ferait cependant tout son possible pour créer un climat de paix et éviter l’instabilité que ce retrait pourrait provoquer.

Le Premier ministre Meles Zenawi conditionne le possible retrait des troupes éthiopiennes de la Somalie à certains préalables.

Néanmoins, il vient à travers cette déclaration de donner un signal fort en estimant que les troupes éthiopiennes ont accompli ce qu’elles avaient programme à savoir empêcher totalement qu’un groupe jihadiste s’empare de la Somalie.

Meles Zenawi pense que les troupes de son pays pourraient maintenant se retirer et laisser le gouvernement de transition poursuivre sa mission

Il a également exprimé le souhait de voir le déploiement des troupes supplémentaires de l’Union africaine avant le départ des forces éthiopiennes.

Mais il a souligné que l’expérience à montrer que l’Ethiopie ne peut pas compter sur les troupes de l’UA.

Selon lui, il est presque impossible pour un gouvernement de dire clairement qu’il s’engage sur le terrain pour le long terme jusqu’à ce que la communauté internationale puisse prendre ses responsabilités.

L’entretien de Meles Zenawi avec le Financial Times intervient au moment ou il tente de jouer les médiations entre le Président somalien et son Premier ministre.

L’exécutif somalien a annoncé mardi dans la capitale éthiopienne Addis Abeba avoir conclu un accord politique pour mettre fin à leurs différends qui persistent depuis des mois.

La déclaration de Meles Zenawi vise sans doute à montrer aux Somaliens qu’en l’absence de progrès notables dans le processus de réconciliation, les Ethiopiens pourraient se désengager et les laisser à leur sort.

28/08/08 (B462-B) Press TV / 12 soldats sont tués au cours d’une attaque des islamistes portées contre les forces somaliennes et éthiopiennes. 12 soldiers killed in Mogadishu (En Anglais – Info lecteur)

Twelve soldiers have been killed in Somalia after insurgents attacked Somali and Ethiopian troops south of Mogadishu, a report says.

Anti-Ethiopian groups attacked government forces and their Ethiopian supporters at Shirkole and Gashandhiga bases south of Mogadishu killing 12 soldiers, a Press TV correspondent in Somalia reported.

Unconfirmed reports indicate that the Ethiopians have lost two military vehicles in the attack.

There has been no immediate report about the casualties of the anti-government groups.

The latest violence follows Sunday’s attack in southern Somalia where Union of Islamic Courts (UIC) fighters killed at least 53 Marehan clan militiamen.

The almost daily clashes between government forces and insurgents have claimed at least 6000 lives in the past year alone.

28/08/08 (B462-B) XINHUA / Somalie : deux morts dans une attaque à la grenade contre la maison d’un député

Deux personnes ont été tuées dans une attaque à la grenade contre une maison d’un député dans le sud de la ville de Baïdoa, dont l’un des fils de ce député somalien qui a échappé de l’attaque, ont rapporté mercredi des médias locaux.

La maison de Mohamed Hussein Rage a été attaquée par deux grenades lançées par des bandits inconnus qui se sont enfuis après leur lancement à l’intérieur de la maison, tuant un fils de Rage et un des gardes du corps, a rapporté la Radio de Shabelle à Mogadiscio.

M. Rage a accusé les groupes armés d’avoir lutté contre le gouvernement transitoire somalien et la présence des forces étrangères en Somalie est derrière les attaques, qui connaissent actuellement une augmentation à Baïdoa, le siège du parlement.

Parallèlement, une autre attaque à la grenade a été lançée mardi contre la résidence de Mohamed Omar Dalha, vice-président du parlement et Osman Ali Hassan, un membre du parlement. Personne n’a été blessé dans cette attaque selon des reportages.

Les combattants islamistes déclenchent des attaques contre leurs cibles à Baïdoa, à 250 km de l’ouest de Mogadiscio, où siège le parlement depuis deux ans.

La ville retrouve une sécurité relative par rapport à la capitale somalienne où l’insurgence depuis 18 mois contre le gouvernement somalien de transition se poursuit.

Les députés espèrent organiser un débat sur une motion déposée par environ 80 membres du parlement qui cherchent à faire démissionner le Premier ministre Nur Hassan Hussein pour détournement de fonds du gouvernement.