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17/08/10 (B565) Chronique d’un meurtre avec préméditation (Les enquêtes du Sergent Ariko, ex sous-officier de la Gendarmerie nationale)

_____________________ Note de l’ARDHD
Le sergent Ariko nous a adressé le compte-rendu de l’enquête qu’il a effectuée concernant l’assassinat du Colonel Abdi Bogoreh et de l’enchaînement des circonstances successives qui aurait pu déterminer le régime de Guelleh, de donner l’ordre mortel.

Le sergent Ariko signe son enquête.

Nous rappelons que l’équipe de l’ARDHD ne dispose d’aucun moyen d’investigation et après concertation au sein de l’équipe, nous avons pris la décision de publier ce texte, car il nous semble crédible et très bien documenté.

Cela dit et faute de recoupement pour le moment, nous considérons qu’il ne s’agit que d’une hypothèse, même si elle semble justifier d’une excellente crédibilité à plus d’un titre. Ne pouvant certifier que les faits se sont déroulés (partiellement ou intégralement) de cette façon, nous invitons tous les internautes à en prendre connaissance avec prudence et en exerçant leur esprit critique.

Les accusations ou les soupçons étant de nature pénale, nous rappelons que seul un tribunal compétent et intègre pourrait instruire une enquête puis juger les responsabilités individuelles et prononcer enfin, le cas échéant, les peines adaptées.
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Comme je vous l’avais indiqué dans mes précédents articles, la population djiboutienne, y compris le corps de la Gendarmerie nationale s’interroge encore sur les raisons qui ont poussé le régime sanguinaire de Djibouti à tuer, en pleine nuit, le chef d’État-major de la Gendarmerie nationale.

Un suicide impossible !

Toute la population a compris que le Colonel Abdi Bogoreh avait été assassiné. On a retrouvé 5 balles dans le corps. Impossible de croire qu’un Chef de corps se soit suicidé devant témoins en se tirant dessus à 5 reprises !

Même la prévôté militaire française, généralement bien intentionnée lorsqu’il s’agit de « couvrir » certaines opérations « délicates » commises par le régime, ne peut pas expliquer comment le Colonel se serait suicidé en se tirant 5 balles. Les premiers constats de la Brigade criminelle de la S R D (Section de Recherche et de Documentation de la Gendarmerie nationale) concluent sur le fait que leur patron a été abattu à bout pourtant.

Vous trouverez dans le renvoi (1) les missions de cette unité sensible de la Gendarmerie nationale.

C’est cette vision (1) que l’on enseigne aux élèves qui suivent la qualification d’O. P.J. (Officier de Police judiciaire) à l’école de Gendarmerie de la caserne Cheik Moussa au PK 23.

Et on essaye encore de faire croire aux Djiboutiens, que cette institution est là pour les protéger !

Alors, comment expliquer que des gendarmes bien formés par des instructeurs français n’aient pas été capable de déterminer à « l’œil nu », cinq impacts de balles que l’on distingue nettement sur le corps d’Abdi Bogoreh ?

A l’origine, un désaccord sur le financement de la Gendarmerie nationale, qui se termine avec une altercation violente chez le ministre des finances, qui aurait fait déborder le vase ?

Comme le régime refusait de lui accorder les budgets nécessaires au bon fonctionnement de la Gendarmerie, le colonel avait demandé à Hassan Saïd l’autorisation de soumettre ses doléances directement à Guelleh, afin d’obtenir que le Président ou son épouse débloquent des fonds … car il savait le poids de Kadra dans les décisions importantes …

Pour toute réponse, Hassan Saïd avait piqué une colère. Il avait demandé au Colonel de préciser clairement les raisons de cette demande d’audience. Le colonel Bogoreh lui a répondu que si l’État n’attribuait pas les moyens nécessaires à la Gendarmerie, il n’avait plus qu’à démissionner, car il n’avait pas vocation à être le Chef d’un corps fantôme et sans possibilité d’accomplir ses missions.

Hassan Saïd, qui s’était calmé entre temps, lui a promis de plaider sa cause auprès d’IOG.

Abdi Bogoreh ne s’est pas satisfait de la réponse. Arrivé à la Présidence, le Colonel ne sera jamais reçu par IOG qui lui avait fait répondre que son emploi du temps était trop chargé et qu’il devait rencontrer le Lieutenant-colonel Mohamed Elmi, responsable du cabinet militaire de la présidence, pour lui exposer ses problèmes.

Le Colonel Bogoreh avait refusé cette alternative en disant qu’il n’allait pas discuter avec un jeune qui venait à peine d’être bombardé à ce poste, pour le seul mérite d’être un espion au service de l’État chargé de surveiller sa tribu les Darod.

Le Colonel était reparti à la caserne Capitaine Hamadou, fou de rage. Il a tourné dans son bureau en se demandant certainement pourquoi il avait été nommé à la tête d’un corps malade, victime de la République.

Les doléances s’accumulent sur son bureau. Les gendarmes se plaignent de ne pas avoir d’uniforme en dépit des dons accordés par la coopération française. Abdi Bogoreh se souvient de cette phrase que son prédécesseur Mahdi Cheik Moussa lui avait dit en privé : « bonne chance, car tu vas galérer à la tête de ce corps ».

Le colonel Abdi a convoqué son second, le discret Commandant Ali Mohamed Robleh. Les deux hommes savent que la tension monte dans le corps.

Par exemple, le Lieutenant-colonel Mohamed Youssouf, dit Adoyta dit qu’il n a aucune leçon à recevoir de son Colonel. Il clame haut et fort qu’il a le soutien personnel de la première dame, d’origine Issak comme lui.

La rébellion finit par éclater mais au plus mauvais moment, celui où le Colonel se bagarrait pour assurer la survie du corps.

Des gens disent qu’il était devenu comme fou.

Stressé et épuisé, en effet, le Colonel était parti en vacances au Canada pour voir à la fois son ami, (ex-comptable), le sous-lieutenant Hassan qui est installé à London (Ontario) et aussi sa famille installée à Toronto.

Le colonel voyage sans armes. Immédiatement, le SDS le soupçonne de chercher à obtenir l’asile politique au Canada. La direction du SDS est persuadé que le Colonel s’apprête à parler. Quelqu’un qui parle c est toujours dangereux pour un régime dictatorial et sanguinaire. La décision de le supprimer aurait été prise à ce moment-là.

Pourtant, le Colonel Abdi Bogoreh revient à Djibouti.

La coopération française continue à fournir des moyens mais ils sont insuffisants. Le Colonel veut obtenir le soutien financier de l’État djiboutien. Mais le régime se moque de la Gendarmerie. Le Colonel constate que les crédits qu’il a demandé pour le compte de l U.P.I.G. N. (unité polyvalente d’intervention de la Gendarmerie nationale) sont bloqués par le jeune ministre Ali Farah Assoweh qui veut aussi étrangler le corps.

Pour la troisième fois, il avait demandé à être reçu au Palais présidentiel, d’autant plus qu’il savait, selon le témoignage de certains gendarmes, que son adjoint était reçu au palais.

Ne comprenant plus rien, il serait allé voir, selon les informations que j’ai pu recueillir, le Général Zakaria Ibrahim Cheik, qui l’aurait poliment écouté mais qui n’aurait rien fait.

Le Colonel Bogoreh est rentré bredouille, une nouvelle fois.

Certains prétendent qu’il aurait contracté la maladie de la folie ou autre chose : mais ce n’était qu’une manifestation du stress et de l’amertume.

Il a demandé ensuite à être reçu par le Premier Ministre Dileita, espérant que celui-ci soit capable de faire passer le message au Chef de l’État sur l’état désastreux du corps de la Gendarmerie nationale.

Après l’avoir écouté, le premier ministre lui a promis de lui répondre rapidement, mais rien n’est venu du côté de la primature.

A Djibouti une série de meurtres secoue le pays : trois jeunes filles ont été tuées.

La population accuse le gouvernement d’incapacité à assurer l’ordre et la sécurité des personnes.

La Gendarmerie nationale conduit l’enquête.

Mais les enquêteurs de la brigade criminelle de la S.R.D. (Section De Recherche Et De Documentation) constatent que le régime traîne les pieds et qu’il ne fait rien pour faciliter le travailler des enquêteurs.

Les enquêteurs demandent la permission au Colonel Bogoreh d’arrêter plusieurs hauts fonctionnaires. Le colonel refuse mais il informe Hassan Saïd des informations obtenues par ses hommes.

La population djiboutienne a d’autres sujets d’inquiétude. La police est divisée est désormais divisée en deux camps : les pro IOG et les anti.

Le Lieutenant-colonel Omar Hassan Matan de la police judicaire refuse d’obéir aux ordres de son patron Abdillahi Abdi Farah.

Les meilleurs éléments de la brigade criminelle de la Police de Nagad et ceux de la Brigade criminelle, située près de l’église éthiopienne sont empêchés de travailler sur ordre de la Présidence.

Le colonel Abdi Bogoreh rejette cet ordre et il impose que la brigade d’Ambouli puisse faire son travail correctement. Au Palais, c’est la consternation : le Colonel Bogoreh s’est opposé aux ordres présidentiels. Le palais contre-attaque et annule les instructions données par Bogoreh. Le commandement est confié à son adjoint le Lieutenant-colonel Zakaria Hassan Aden, (le p’tit Zak qui est le fainéant dévoué à Ismaïl Omar Guelleh)

Abdi Bogoreh est consigné à son domicile pendant quatre jours. Le Colonel réagit en prononçant un mot qui va signifier son arrêt de mort. « Je sais que je vais mourir comme mon cousin Awaleh Guelleh Assoweh que le SDS a exécuté en Éthiopie ».

Il n’en faut pas plus pour le condamner. Le mal est fait, il vient de rendre publique une vérité longtemps occultée. Rappelons qu’Awaleh Guelleh Assoweh a été liquidé par le SDS avec l’accord de la sécurité éthiopienne. A ce moment-là, Abdi Bogoreh savait qu’il allait mourir.

Cela ne l’a pas empêché de continuer à parler sans réserve. Sa femme Zahra Hagar ne comprenait pas les motivations qui poussaient son mari à insulter le Gouvernement pour lequel il travaille. Son frère qui habite au quartier 7 est venu le voir mais sans ne réussir à calmer le Colonel.

Bogoreh avait décidé de démissionner mais sa demande a été rejetée par le ministre de la Défense Ougoureh Kifleh Ahmed.

Pendant que la population de Djibouti se bat avec la montée de la misère et de la peur, le Colonel a eu le courage de dire à ses hommes au Pk23, que l’État ne voulait plus assumer leur corps.

La rumeur se répand vite dans les casernes de Gendarmes : les hommes annoncent qu’ils ne veulent plus travailler. Le SDS informe « le roi fainéant » qu’Abdi Bogoreh a dépassé la ligne rouge.

Un plan pour le remettre au pas est élaboré, mais il ne pourra pas être mis en œuvre.

Au final, une violente altercation avec Ali Farah Assoweh.

Deux jours avant le drame, le colonel était allé voir le Ministre Ali Farah Assoweh qui lui a signifié son refus net et sans appel de lui allouer le moindre crédit.

La réponse avait énervé Bogoreh qui avait perdu son sang-froid et qui avait giflé Ali Farah, après l’avoir copieusement insulté. Les gardes du corps du ministre avaient maîtrisé le Colonel, mais les gendarmes du colonel avaient vite réagi de leur côté.

L’arrivée, toutes affaires cessantes du premier figurant du pays Dileita Mohamed Dileita, avait permis de ramener le calme. Bogoreh avait reçu un blâme signé du Premier ministre.

Un crime avec préméditation

Dans la soirée, le Colonel Bogoreh avait noté l’absence des Gendarmes chargés de monter la garde autour de sa résidence. La Garde était assurée par des éléments de la caserne Rayaleh Gofaneh, située tout près du CES de Boulaos.

Étonné, il avait téléphoné au poste de garde de cette caserne et il avait demandé à parler au capitaine Mohamed Nouh Ainane, commandant en second de la caserne (Escadron des Services de la Gendarmerie nationale)

(Le capitaine Ainane a suivi une formation à l’académie militaire d’Égypte). Il a répondu que c’était le Commandant Ibrahim Elmi Kaïb, (ex numéro deux de la garde présidentielle, à l’époque, qui était sous les ordres du Capitaine Ali Abdillahi Iftin à la caserne Barkhat Siraj) qui avait donné l’ordre de ne pas envoyer de détachement pour garder la résidence du Colonel.

Par téléphone, le colonel a demandé les raisons directement à Ibrahim Elmi Kaïb, qui lui a annoncé avoir reçu ces ordres d’Hassan Saïd. Le colonel sentait le mauvais coup, mais il a préféré se taire.

Hassan Saïd serait-il l’instigateur du piège mortel ?

Selon les Gendarmes, le Colonel aurait reçu, dans la soirée, un appel personnel d’Hassan Saïd, lui demandant de se rendre de toute urgence à la Brigade de la rue de Venise, car il y aurait eu un grave incident impliquant des Gendarmes. Hassan Saïd lui aurait recommandé de venir seul et sans son garde du corps.

Le colonel Bogoreh qui venait d’achever sa partie de khat, n’a pas bien saisi le sens de cette conversation. Mais à partir du moment où les instructions émanaient du grand patron de la Sécurité nationale, Hassan Saïd, l’homme des basses œuvres du SDS, il n’avait aucune raison de refuser.

Il s’est rendu au rendez vous. Les Gendarmes qui étaient en charge de l’enquête et que je remercie pour leur étroite collaboration ont bien remarqué 4 voitures mais aucun incident.

Arrivée sur les lieux, le Colonel Abdi Bogoreh est descendu de sa voiture, une Toyota blanche. Il aperçoit son patron Hassan Saïd, le Colonel Mohamed Djama patron de la Garde républicaine, son adjoint le Lieutenant-colonel Zakaria Hassan Aden ainsi que 8 membres du SDS.

Selon les Gendarmes de la brigade de Venise, Bogoreh ne connaissait pas les hommes du SDS. Aussitôt une dispute aurait éclatée et des échanges violents entre les hommes et Bogoreh. Après une bousculade dont il était la cible, organisée par le colonel Mohamed Djama, le colonel Bogoreh a compris qu’on lui avait tendu un piège. Il a tenté de courir vers sa voiture pour se protéger mais avant d’y parvenir, il a été fauché par 2 balles tirées par le Colonel Mohamed Djama, patron de la Garde républicaine.

Le p’tit Zakaria a-t-il tenté froidement d’achever la victime déjà touchée par deux balles ?

Bogoreh s’est effondré.

Il aurait été rejoint par le p’tit Zak, Zakaria Hassan Aden qui aurait fini la sale besogne en lui tirant plusieurs coups de feu pour l’achever sous les yeux d’Hassan Saïd !

Entendant tous ces coups de feu, les gendarmes de la brigade de Venise sont sortis pour voir ce qui se passait mais ils ont immédiatement reçu l’ordre de rentrer à l’intérieur et de fermer « leurs gueules ».

Mortellement touché, le colonel gisait à côté de sa voiture blanche. Ignorant que le Colonel vivait encore, Hassan Saïd donna l’ordre de ramener le corps de Bogoreh chez lui. Un des membres du SDS a appelé Saïd Molo. Le corps a été installé à l’arrière et il a pris le volant de la voiture en direction de la maison du Colonel Bogoreh.

Molo a garé la voiture du colonel et il a embarqué dans une autre voiture justement stationnée à côté de la maison.

Le colonel gisait dans sa voiture.

Zahra Omar Haga attend chez elle. Elle a entendu la voiture et elle s’inquiète de ne pas entendre le Colonel rentrer à la maison. Elle a demandé au gardien ce qui se passait. Elle l’a prié d’aller avec un domestique pour voir pourquoi Abdi ne descendait pas de la voiture.

Devant la voiture, ils ont constaté que le colonel gisait sur le siège arrière de la Toyota, et qu’il était couvert de sang. Ils ont appelé à la rescousse les taximen qui broutent ainsi que deux policiers qui gardent l’entrée du Sheraton.

Contrairement à ce que pensaient ses assassins, Bogoreh n’était pas encore mort quand les gendarmes sont arrivés et il a pu encore parler …

Dans les faits et selon des témoignages que j’ai pu recueillir, les Gendarmes du SRD arrivés très rapidement ont immédiatement compris que leur patron avait été liquidé sur ordre de l’État djiboutien, mais qu’il n’était pas mort sur le coup.

Ils ont réveillé le Procureur Djama « grandes oreilles », pour l’informer. Celui-ci savait déjà tout, informé par son copain Hassan Saïd. Il leur a simplement dit que le patron de la Gendarmerie nationale « avait franchi la ligne rouge ». Ce sont les paroles qu’ont entendues les officiers qui l’avaient contacté. Je ne citerai pas leurs noms pour garantir leur sécurité. Sur le moment, les officiers n’ont pas compris le sens de la phrase du procureur Djama « grandes oreilles ». C’est pourquoi, ils ont appelé le jeune procureur de la République : Maki.

Ce dernier leur a dit qu’il se rendrait sur les lieux dès le lever du soleil et qu’il fallait suivre l’affaire de très près. Le Procureur a-t-il oublié d’informer Djama et son ministre Saïd Barkhat ? Les Gendarmes ont aussitôt préparé l’évacuation d’Abdi Bogoreh, encore vivant. Certains Gendarmes disent que le Colonel Abdi Bogoreh a parlé avec l’aide du tout-puissant Allah le grand. Il aurait dit à l’un de ses officiers que son meurtrier n’était pas un inconnu…A-t-il révélé des identités ?

Il aurait même pu confier quelques mots à sa femme Zahra, qui lui aurait promis de garder le secret à tout prix.

Immédiatement, le blessé à été installé dans la voiture de la Gendarmerie. En cours de route, il s’est effondré sur le siège. Le jeune Capitaine Abdouraouf, médecin chef de la Gendarmerie nationale n’a rien pu faire. Le colonel Abdi Bogoreh a été admis aux urgences de l’hôpital Peltier mais les médecins de garde, dont un médecin arabe, n’ont pu que constater la mort du Colonel. Sa femme Zahra Omar Haga a été informée du décès de son mari.

Elle s’est effondrée en larmes selon les Gendarmes et les civils qui travaillent près du Sheraton hôtel (les fameux taximen « brouteurs »).

Les Français refusent de céder aux injonctions du SDS

Le courage de cette femme ne cessera jamais de m’étonner. Elle a demandé à ce que le corps de son mari soit transféré des décombres qui abritent l’hôpital Peltier vers un centre spécialisé, reconnu en la matière. C’est le fameux hôpital Bouffard (hôpital d’instruction de l’armée française – qui avait accueilli en 1995, le corps du Juge Bernard Borrel, retrouvé assassine près de la ville d’Arta). Les médecins français ont compris immédiatement ce qui était arrivé au malheureux Colonel Abdi Bogoreh. Ils ont pu extraire les 5 balles qui étaient logées dans son corps.

Très vite, le régime djiboutien est intervenu via le SDS pour demander aux français de leur remettre personnellement les résultats de l’autopsie et pour leur interdire formellement de les communiquer à qui que ce soit d’autre, en particulier la famille du défunt, ni à son frère qui habite le quartier 7 ni à sa femme Zahra.

Le médecin français a refusé de se plier, en disant qu’il devait d’abord consulter le médecin-chef de Bouffard et qu’il était tenu par le devoir d’informer la veuve des causes du décès d’un mari.

Furieux le SDS a contacté l’Ambassadeur de France qui a répondu que l’hôpital Bouffard étant un territoire français et en conséquence que l’État djiboutien ne pouvait y exercer aucune contrainte.

Le médecin chef ainsi que les deux chirurgiens ont demandé à voir la veuve Bogoreh. Ils lui ont expliqué que son mari avait été touché par 5 balles : une dans la tête, trois dans le ventre et la dernière près du cœur. C’est cette dernière balle qui a causé la mort.

Les médecins ont confirmé que le Colonel était encore vivant durant son transport.

En fait, sous l’autorité du SDS, le Colonel avait été abattu non pas devant sa maison, comme le dit une rumeur, mais dans la rue de Venise, devant la brigade de Gendarmerie.

La ville se réveille et la nouvelle se répand comme une trainée de poudre.

La ville de Djibouti se réveille et apprend ce meurtre crapuleux commis sur un homme qui faisait son devoir de soldat et qui était respecté pour ses qualités personnelles et pour sa droiture.

Pour la population c’est le signe supplémentaire qui prouve qu’IOG conduit le pays à la ruine et à la catastrophe.

Chacun se souvient que Siad Barreh avait agi de la même façon à la fin de son « règne » sur la Somalie et on connaît non seulement sa fin, mais surtout les conséquences qui perdurent près de vingt après.

Le personnel de la Gendarmerie nationale ne comprenait pas pourquoi on avait abattu un haut-gradé n’ayant jamais été impliqué de sa vie dans des soupçons de torture ni des affaires louches avec enrichissement personnel.

Le personnel savait bien que Bogoreh se démenait comme un forcené, pour obtenir que l’État attribue à la Gendarmerie nationale les ressources dont elle avait besoin pour conduire loyalement les missions qui lui sont confiées.

Après le décès, les sbires du SDS ont rendu visite à sa femme Zahra. Elle a refusé d’entériner les mobiles d’un suicide « impossible », tels qu’ils lui étaient proposés les tenants du pouvoir. Ensuite, elle n’a pas cessé d’être victime des pressions exercées par des agents féminins du SDS, contrôlés par la première dame de Djibouti.

Selon les informations reçues, Zahra, qui était partie au Canada, serait revenue récemment à Djibouti en provenance de Toronto. Le régime lui refuserait le droit à bénéficier de la pension de retraite de son mari décédé dans les conditions tragiques décrites ci-dessus.

Rappelons pour sa mémoire, qu’Abdi Bogoreh avait été commandeur de la grande étoile de Djibouti, médaillé d honneur, médaillé de vaillance pour des actes de courage et diplômé de l’école de guerre de Paris.

Sa fin tragique nous rappelle à nous les Djiboutiens combien il serait criminel de continuer à soutenir un régime aux abois.

Il est temps que les djiboutiens se révoltent contre cette machine qui a réduit à néant leur existence.

Tensions au Palais de l’Escale

A l’heure où je termine cette enquête, on me dit que la mort du Colonel Bogoreh divise l’équipe au pouvoir.

Il y aurait beaucoup tension dans l’air. Hassan Saïd est fatigué de la vie de bourreau qu’il mène. Il commence à donner des signes de faiblesse.

Son adjoint Hassan, le « petit », lui a envoyé un avertissement pour lui faire savoir qu’il était prêt à récupérer le poste. La guerre des chefs est déclarée au sein de l’équipe au pouvoir.

Quand au peuple qui s’en soucie ? Personne !

On me signale que les premiers rats quittent le navire. Plusieurs hauts dignitaires commencent à mettre leurs enfants à l’abri à l’étranger dans l’hypothèse où cela tournerait mal à l’intérieur.

Djibouti est-elle condamnée à suivre l’exemple somalien. Il faudra que le peuple réponde à cette question. Personne ne le fera pour lui !

Sergent Ariko
Londres – Birmingham

(1) Cette unité (SRD) est appelée a traiter les affaires très complexes qui sont confiées a la gendarmerie nationale, en particulier : attentats, complots contre l’état djiboutien, etc.

L’objectif est de prévenir tous les actes pouvant mettre en péril ou porter atteinte à l’intégrité et à la sureté du territoire national. La mission de l’unité est de lutter contre le terrorisme international, de procéder aux enquêtes politiques visant des actes destinés à troubler l’ordre et la tranquillité publics. etc…

La brigade criminelle opère sur le terrain avec deux unîtes spécialisées telles que la Brigade de recherche et la Brigade du fichier spécial. Elle dispose de personnels qualifiés, composés d’officiers-gendarmes et de sous-officiers justifiant d’un bon niveau de connaissances générales. La majorité sont des O.P.J. (officiers de police judiciaire).

Certains personnels ont suivi, en France, une formation dans le domaine de la police technique et scientifique et ils disposent de la qualification de techniciens en identification criminelle (T.I.C.). Très bien formés ces derniers ont acquis une excellente expertise dans le domaine et ils participent à l’instruction des affaires judiciaires complexes qui sont confiées à la Gendarmerie nationale.

Les techniciens de la Section de Recherches procèdent aux constats matériels sur les lieux des infractions.

17/08/10 (B565) VERITE : UN BIJOU HUMAIN (Lecteur)

Jean-Paul Noël Abdi est un enfant de Djibouti. Il est humain, il a la D émocratie dans le sang, il aime la Liberté et il souhaite la réussite du peuple.

Ayant été député sous Gouled à l’assemblée nationale, il a été au service de la politique. C’est ainis qu’il a préparé et impulsé de nombreux changements en apportant de nouvelles outils pour améliorer les services et le fonctionnement de l’Assemblée.

JPNA est un politicien chevronné qui a soutenu tous les changements politiques positifs que notre pays a connus. C’est le leader infatigable des Droits de l’Homme.

Fort d’une exceptionnelle expérience, il connait parfaitement tous les rouages, les fonctionnements, les faiblesses et les travers de l’administration du chamelier.

JPNA est un citoyen au sens noble du terme. Il vit au milieu du peuple. Chaque jour, il se bat contre le régime en place, dont il dénonce avec un sens de l’équité, les dérives. Son seul désir est que le pays retrouve une politique saine et que le peuple regagne sa fierté de citoyens respectés.

Malgré la chaleur et la tempête du Kamsine, il n’hésite pas à dénoncer les magouilles du régime et de son chef Bobard 1er.

Il a un grand cœur, il voudrait redonner la liberté à chacun d’entre nous. Il se bat pour que le peuple puisse respirer l’air pur de la Liberté enfin retrouvée.

JPNA n’aime pas la dictature, le pouvoir sans partage, le clanisme, l’enrichissement facile par un groupe, le détournement des biens publics au détriment d’un peuple à l’agonie.

C’est un homme de conviction avec des objectifs à atteindre pour que le pays soit démocratisé dans un proche avenir.

Sans moyen ni aide, il progresse dans la discrétion pour dénoncer la corruption, la main mise sur les ressources du pays et les magouilles du fils de l’oued.

C’est lui qui a démontré, avec une détermination inébranlable, en lançant de nombreux appels aux organisations internationales, aux ambassades, au monde entier pour dire haut et fort, que Djibouti se meurt à petit feu. Il fait savoir que le peuple a atteint le degré de la misère totale et que la dictature et l’injustice sont établies à tous les coins de rue. Surtout il avertit qu’une guerre civile est imminente.

Ses actions sont visibles et reamrquables dans tous les domaines. Il dénonce les agissements aveugles, les violences quotidiennes, les droits humains bafoués, l’injustice, la déchirure sociale, l’étouffement de la jeunesse, le clanisme dans toutes les sphères et le massacre de la population Afar.

C’est l’homme qui pense que le combat contre le pouvoir doit se dérouler à partir et au sein du pays et que le temps est venu pour les leaders de l’opposition de perndre des décisions concrètes pour conduire le peuple à s’opposer à la tentative de 3ème mandat.

JPNA a mainte fois séjournés dans les geôles du régime, a été présenté au Parquet sans motif valable. Il a été victime de fausses accusations et de faux témoignages pour être condamné à des peines de prison ferme.

Il a été maltraité et humilié devant ses proches par la Police gouvernementale et la Gendarmerie aux ordres du fils du rail.

JPNA est un homme aimé par l’ensemble de la population Djiboutienne. Ses valeurs politiques et humaines sont reconnues au-delà de nos frontières. Il est celui qui a dit non à la politique de l’autruche que pratiquent de nombreux citoyens face aux dérives et aux exactions du système dictatorial.

La communauté djiboutienne est fière d’avoir un homme de cette trempe qui refuse catégoriquement tout compromis et qui dénonce les méthodes tyranniques du régime et du fils de l’oued. Tout cela au prix d’un travail acharné et sans relâche. En plus il assume personnellement les positions qu’il prend et qu’il défend.

Un grand merci, et bon courage à JPNA

17/08/10 (B565) Les guerres « au scalpel » des USA – Les guerres «au scalpel» d’Obama contre al-Qaida – La guerre contre le terrorisme passe en mode furtif (2 articles)

_________________________ 2 – Le Figaro

Les guerres «au scalpel» d’Obama contre al-Qaida

Par Renaud Girard

Du Yémen à la Somalie, il privilégie les opérations secrètes menées par la CIA.

Le 25 mai dernier, une frappe aérienne américaine secrète visa au Yémen, dans un coin de désert perdu de la province de Marib, un groupe d’agents opérationnels d’al-Qaida. Elle ne tarda pas à être connue, en raison d’une bavure. Sans doute à la suite d’un échange défectueux d’informations entre les autorités américaines et yéménites, le gouverneur adjoint de la province fut tué dans le bombardement. Cette personnalité du cru, respectée par la population locale, était partie en mission auprès du groupe d’al-Qaida, espérant le persuader de renoncer à la guerre. Laissant éclater sa colère en privé à l’égard de ses alliés américains, le président yéménite, Ali Abdullah Saleh, endossa néanmoins la responsabilité du raid, et paya le prix du sang à la tribu d’origine du gouverneur adjoint.

Au cours de l’été 2009, alors que Barack Obama s’éternisait à répondre aux demandes de renforts exprimées par ses généraux en Afghanistan, les commentateurs s’étaient mis à évoquer la «cartérisation» du nouveau président démocrate. Carter, président de 1976 à 1980, incarnation d’un angélisme droit-de-l’hommiste, responsable du déclin de l’influence américaine au Moyen-Orient et en Amérique latine. À l’examen des faits, la vision d’un Obama pacifiste et «soft» (doux) envers le terrorisme est loin d’être avérée. Simplement, la guerre qu’il mène à al-Qaida est une guerre secrète, principalement confiée à la CIA.

Un scalpel fait moins de dommages collatéraux qu’un marteau
«Pour la première fois dans notre histoire, une organisation nous a déclaré une guerre secrète. Nous lui répondons de la même manière, en utilisant les meilleurs outils clandestins de la puissance américaine», a confié au New York Times le député démocrate Adam Smith, membre à la fois de la commission des Forces armées et de la commission du Renseignement de la chambre des Représentants. Assermenté, le parlementaire a accès à la plupart des documents classés secret-défense de l’exécutif.

À la Maison-Blanche, le suivi de cette guerre secrète a été confié à John Brennan, le conseiller du président en matière de contre-terrorisme. Ancien de la Direction des opérations de la CIA, ancien chef de la station «Moyen-Orient», ancien numéro 2 de la grande agence de Langley, Brennan n’est pas vraiment né de la dernière pluie. Lors d’une conférence qu’il donna à un think-tank (groupe de réflexion stratégique) de Washington en mai dernier, Brennan expliqua que, dans sa guerre au terrorisme, l’Amérique était passée d’une stratégie du «marteau» à une stratégie du «scalpel». Un scalpel a bien sûr l’avantage de faire beaucoup moins de bruit et de «dégâts collatéraux» qu’un marteau.

Cette stratégie, qui jouit d’un soutien bipartisan au Congrès, a totalement répudié celle des néoconservateurs à la Paul Wolfowitz, où le combat contre le terrorisme islamiste passait par des «changements de régime» et par l’occupation militaire de pays étrangers et lointains.

Le fait est bien connu qu’Obama a, dès sa prise de fonctions, accru les opérations de la CIA dans les zones tribales pakistanaises, fondées sur l’exécution «ciblée» de responsables d’al-Qaida, à coups de missiles Hellfire largués par des drones en vol stationnaire. Mais l’épisode du terroriste nigérian arrêté le 25 décembre dernier (alors qu’il s’apprêtait à faire exploser un avion civil sur une ligne transatlantique) a démontré que les complots contre le territoire américain n’étaient plus exclusivement ourdis autour de l’Hindu Kuch. Non seulement les réseaux d’al-Qaida en Afghanistan ont été démantelés dès la fin de l’année 2001, mais ses réseaux pakistanais sont aujourd’hui très handicapés par l’intensification de la coopération entre le Pentagone et l’état-major du général Kayani, chef de l’armée d’Islamabad.

Efficacité à démontrer


D’autres terres d’islam, jouissant d’un contrôle étatique faible ou inexistant, sont devenues le refuge des plus irréductibles ennemis de la civilisation occidentale. Les terroristes les plus dangereux résident maintenant en Somalie ou au Yémen (lieu de villégiature des responsables d’al-Qaida qui manipulaient le Nigérian), où ils ont tout loisir pour s’entraîner. Au cours des dix derniers mois, la CIA a monté, à partir du Kenya, plusieurs raids secrets vers le territoire somalien, pour tenter d’y tuer des militants du djihadisme planétaire.

Avant la «bavure» du 25 mai, d’autres frappes américaines ciblées avaient eu lieu au Yémen, avec des résultats mitigés. En décembre, un bombardement à la bombe à fragmentation (cluster bombs, théoriquement interdites par les conventions de Genève) avait rasé un camp d’entraînement d’al-Qaida dans le désert. Mais les éclats n’avaient pas épargné un camp de nomades voisin. Rompu à la guerre médiatique, al-Qaida avait immédiatement fait des images vidéo de corps de femmes et d’enfants ensanglantés, pour les diffuser ensuite sur la chaîne satellitaire qatarie al-Jezira, afin d’alimenter l’antiaméricanisme dans la région.

Les déserts du Yémen ou de la Somalie ne constituent toutefois que des espaces de recrutement mineurs pour les chefs d’al-Qaida. Le cyberespace est devenu le principal champ de recrutement des apprentis terroristes. «Lors des attentats du 11 septembre 2001, il n’existait sur le Web qu’une quinzaine de sites islamistes violents. Il y en a aujourd’hui des milliers à travers la planète!», a expliqué au Figaro l’ancien reporter de guerre Arnaud de Borchgrave, aujourd’hui chef d’un département spécialisé sur le Pakistan au sein du prestigieux think-tank CSIS. «Brennan a eu l’intelligence de le comprendre, et il a fait du contrôle du cyberespace la priorité de nos agences de renseignement.»

Le problème pour la Maison-Blanche est que ces guerres secrètes n’ont pas encore apporté la preuve de leur efficacité. À Washington, on se demande toujours si elles affaiblissent l’ennemi islamiste ou si, au contraire, elles en nourrissent le recrutement. L’exemple du Yémen, où l’ambassade américaine est bourrée d’agents de la CIA, n’est pas encourageant. Personne ne peut dire qu’al-Qaida y est moins forte qu’en octobre 2000, époque où elle attaqua, avec une barque piégée, dans le port d’Aden, le destroyer USS Cole (17 marins américains tués).

La réalité est que l’Amérique, neuf ans après le traumatisme du 11 Septembre, n’a toujours pas trouvé la réponse adéquate à la haine islamiste dont elle est la victime.

_________________________ 1 – RTL Info (Belgique)

La guerre contre le terrorisme passe en mode furtif

Depuis le début de l’année, la CIA multiplie les missions secrètes pour combattre les forces d’Al-Qaida et ses alliés.

Ce lundi, le New York Times a publié un entretien avec le chef de la lutte anti-terroriste aux Etats-Unis, John Banner. D’importantes révélations sont faites sur des missions secrètes menées par la CIA. Les services secrets américains ont lancé ces derniers mois de nombreuses attaques officieuses dans une douzaine de pays en Afrique et en Asie.

Des attaques d’un bout à l’autre de l’Orient

Les Etats-Unis frappent partout où ils soupçonnent pouvoir trouver des factions d’Al-Qaida : au Pakistan, en Somalie, au Kenya et même en Algérie avec l’aide des services français. Les autorités américaines n’ont pour l’instant pas accepté la responsabilité d’aucune des attaques perpétrées. Tous les moyens sont mis en œuvre: opérations d’espionnage, groupes commandos et engagement d’espions locaux.

Des missions à hauts risques

Les troupes impliquées dans ces attaques risquent de ne pas être protégées par la convention de Genève. Aussi, ces attaques ciblant des groupes restreints engendrent des ripostes organisées. Lors d’une récente frappe au Yemen qui avait coûté la vie d’un innocent, la population s’était vengée en détruisant un oléoduc. Aussi, la mission étant secrète, le président yéménite, Ali Abdullah Saleh, avait dû prendre la responsabilité de l’attaque et dédommager la tribu ainsi qu’Al-Qaida pour éviter d’autres ripostes.

Des opérations au « scalpel »

La motivation de Barack Obama est double. Le coût financier de la guerre plus ‘traditionnelle’ rend le président américain très impopulaire auprès des électeurs américains. Les dégâts causés auprès des populations engendrent une radicalisation de leur colère. C’est pour cela que le conseiller à la lutte anti-terroriste du président américain souhaite passer à une stratégie de frappes chirurgicales, « au scalpel ».

17/08/10 (B565) Les traits de l’Erythrée : des opposants s’organisent pour renverser le président Isaias Afewerki (Afrik.com)

Ils mettent en place un parlement en exil pour assurer la transition

Une coalition de dix partis d’opposition érythréens a pris une résolution pour former un parlement en exil lors de son assemblée qui s’est terminée mardi à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne. Elle entend renverser le président Isaias Afewerki et veut être prêt pour assurer la transition dans le pays.

Pendant neuf jours, les quelques 300 membres de la coalition ont planché sur un seul thème : l’éviction du président Isaias Afewerki. Dans une déclaration publiée mardi en fin de rencontre, le groupe a indiqué qu’il mettrait en place un parlement en exil, dans un délai d’un an. Celui-ci entend s’associer avec l’opposition politique érythréenne pour être en mesure de prendre le relais en tant que gouvernement de transition après, après le départ Isaias Afewerki.

Pour les membres de la coalition, le gouvernement actuellement en place à Asmara qui fait l’objet de sanctions ciblées des Nations unies serait très affaibli et proche de l’effondrement. Il ne pourrait pas résister très longtemps aux pressions de la communauté internationale. La coalition entend donc mobiliser les Erythréens et laisse entendre qu’elle n’épargnera aucun moyen pour atteindre ses objectifs.

Créée il y a deux ans à Addis-Abeba, la coalition bénéficie du soutien du gouvernement éthiopien. Dans un premier temps, celui-ci lui a offert des temps d’antenne pour diffuser ses programmes sur les chaines de télévision publiques. Une pratique abandonnée par la suite, sans explication.

17/08/10 (B565) Nouvelles de Somalie – 9 tués et 53 blessés dans des tirs de mortiers sur un camp de déplacés – Tirs sur un camp, 9 morts – un journaliste emprisonné pour diffusion de propos d’un islamiste – Le Botswana n’enverra pas de soldats en Somalie, selon son ministre des AE (4 articles)

____________________ 4 – Casafree (Maroc)

Violences en Somalie : 9 tués et 53 blessés dans des tirs de mortiers sur un camp de déplacés

Au moins neuf civils ont trouvé la mort et 53 ont été blessés lundi par des tirs de mortiers sur un camp de déplacés à Mogadiscio dans des affrontements entre rebelles et forces gouvernementales, selon des sources concordantes.

Près de neuf civils tués dans les combats et 53 blessés ont été récupérés, a indiqué le chef du service des ambulances de Mogadiscio, Ali Muse Mohamed.

M. Muse, qui a qualifié de « très lourd » le bilan, a précisé que les violences ont surgi « par surprise alors que les gens se préparaient comme tous les jours à rompre le jeûne du Ramadan ».

Les insurgés shebab, qui se réclament d’Al-Qaïda, contrô lent l’essentiel du sud de la Somalie, face au gouvernement de transition (TFG).

____________________ 3 – Europe 1

Somalie: Tirs sur un camp, 9 morts

Au moins neuf civils ont été tués et 53 blessés lundi par des tirs de mortiers sur un camp de déplacés à Mogadiscio pendant des combats entre islamistes et forces gouvernementales soutenues par les troupes de l’Union africaine (Amisom), selon des sources concordantes.

Les affrontements ont débuté lundi en fin d’après-midi avec une attaque des insurgés islamistes sur des positions des forces gouvernementales dans le sud de la capitale

____________________ 2 – Le Monde avec AFP

Somalie: un journaliste emprisonné pour diffusion de propos d’un islamiste

Le directeur d’une radio du Puntland, terriroire semi-autonome du nord-est de la Somalie, a été condamné samedi à six ans de prison pour avoir diffusé un entretien avec un chef rebelle lié à Al- Qaida, a-t-on appris de source officielle.

Le directeur de « Horsed Media », Abdifatah Jama Mire, a été arrêté vendredi soir après la diffusion des propos du commandant islamiste Mohamed Said Atom dont les hommes combattent les autorités du Puntland dans la région de Galgala.

« Le journaliste a été condamné à six ans de prison, et à une amende de 500 dollars pour avoir violé nos lois anti-terroristes », a indiqué par téléphone à l’AFP le vice ministre de l’Information du Puntland, Abdiqani Salad Gurey.

Les forces du Puntland combattent la milice d’Atom, qui figure sur la liste noire de l’ONU des personnes liées à Al-Qaida, dans la région montagneuse de Galgala.

Selon les autorités, ces montagnes éloignées pourraient devenir un refuge idéal pour les Shebab, les combattants islamistes somaliens dont l’emprise s’étend sur la Somalie.

____________________ 1 – Afrique Avenir avec APA

Le Botswana n’enverra pas de soldats en Somalie, selon son ministre des AE

Le Botswana ne pourra pas déployer des troupes pour renforcer la force de l’Union Africaine en Somalie, a annoncé vendredi à Gaborone, le ministre botswanais des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Phandu Skelemani.

Phandu Skelemani a confié à la presse que le gouvernement de son pays ne serait pas en mesure de fournir des troupes à la Mission de l’UA en Somalie (AMISOM) pour des raisons liées à des contraintes budgétaires et au volume de travail que ces soldats devaient effectuer dans ce pays.

“Le Botswana va cependant apporter son soutien à la mission africaine de maintien de la paix en Somalie, en mettant à sa disposition des aéronefs”, a-t-il indiqué.

L’appui du Botswana à l’initiative de maintien de la paix en Somalie fait suite à la décision du 15ème Sommet de l’UA tenu à Kampala qui demandait aux pays africains d’accroître leur troupes en Somalie, après que le mouvement radical somalien Al Shabaab, affilié à Al Qaïda a revendiqué la responsabilité du double attentat qui avait fait 76 morts à Kampala.

L’Ouganda a déjà envoyé la moitié des 6.000 hommes de l’AMISOM pour soutenir le ‘’fragile » gouvernement fédéral de transition en Somalie (TFG), qui a du mal à contenir les assauts des insurgés islamistes.

17/08/10 (B565) Yémen Express – Le pays des enfants esclaves – deux bâtiments publics pris par des rebelles – Un responsable du renseignement abattu dans le sud du Yémen – Un responsable tué dans le sud – Reddition d’un leader d’Al-Qaïda – Agent tué : Al-Qaïda soupçonné – opération secrète américaine – Un responsable de l’armée tué (8 articles)

____________________ 8 – Le Télégramme

Yémen. Le pays des enfants esclaves

Selon une étude récente, près d’un enfant sur deux travaille au Yémen, un des pays les plus pauvres du monde.

Après la mort de leur père il y a deux ans, Rasil et Anouar ont été placés dans un garage automobile de Sanaa, venant ainsi grossir la cohorte d’enfants forcés d’entrer sur le marché du travail au Yémen, le plus pauvre des pays de la péninsule arabique. Rasil al-Kamiri, 11ans, et son frère Anouar, âgé de 8 ans et muet de naissance, passent le plus clair de leur temps les mains dans le cambouis pour pouvoir nourrir le reste de la famille restée au village d’Al-Akhmoor, à 300 kilomètres au sud de la capitale.

Près de la moitiédes enfants travaillent

Selon une étude de 2010 de l’ONG basée aux États-Unis CHF International, cinq des onze millions d’enfants yéménites travaillent.

Les trois cinquièmes ne sont pas scolarisés.

Selon l’organisation, 40% de ces enfants sont forcés à travailler entre l’âge de 7 et 13 ans et 10% commencent à travailler à 9 ans. Ce taux atteint 20% à 12 ans et 40% à 13 ans. Plus encore, 80%de cette population effectue des travaux dangereux ou fatigants et 60% utilisent des outils dangereux pour leur âge, tandis que 30% avouent avoir été blessés ou être tombés malades au travail.

Un cinquième sont maltraités et 10% victimes d’abus sexuels.

L’étude relève également que certains parents poussent leurs enfants à aller travailler en Arabie Saoudite voisine où ils peuvent gagner quelque 400dollars par mois, un montant très supérieur aux salaires yéménites. Selon l’organisation yéménite des droits de l’Homme Seyaj, des centaines d’enfants y sont utilisés dans les provinces de Hijja et Houdeida (nord-ouest) dans le trafic de drogue avec les pays voisins. Le gouvernement est conscient du problème mais plaide l’impuissance.

La pauvreté responsable

Adel al-Charaabi, directeur au ministère des Affaires sociales et du Travail note que «la pauvreté explique le travail des enfants». «La seule solution consiste à développer l’économie», ajoute-t-il.

Mais dans un pays aux ressources limitées et secoué par les violences, la situation des enfants qui travaillent ne semble pas prioritaire. «Enfants soldats», tel est le sort d’autres jeunes, relève Ahmed al-Qurachi, patron de l’ONG, qui indique que des enfants ont combattu à la fois aux côtés des rebelles chiites dans le nord du pays et dans les rangs des tribus qui leur sont hostiles.

Outre le travail, «la moitié des enfants yéménites souffrent de malnutrition chronique et un sur dix meurt avant l’âge de cinq ans», selon le Programme alimentaire mondial. Ils figurent en deuxième position après ceux d’Afghanistan et à la troisième place pour leur faible poids après ceux de l’Inde et du Bangladesh.

______ 7 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Yémen: deux bâtiments publics pris par des rebelles

Le ministère yéménite de l’Intérieur a déclaré lundi qu’un bâtiment gouvernemental et un hôpital, situés dans le nord de la province al-Jouf, avaient été pris par des rebelles.

Environ 50 rebelles armés ont échangé des tirs avec des résidents locaux, qui ont essayé de les empêcher d’occuper ces établissements, a précisé le ministère dans un communiqué rendu public sur son site internet.

« Les rebelles armés ont réussi à prendre le contrôle du bureau de l’éducation provincial et un hôpital étatique suite aux échanges de tirs contre les résidents locaux », ajoute le communiqué.

« L’affrontement a été arrêté immédiatement après que les rebelles eurent saisi les deux bâtiments étatiques », ajoute le communiqué.

______ 6 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Un responsable du renseignement abattu dans le sud du Yémen

Un responsable des services de renseignement du Yémen a été tué vendredi dans le sud du pays, et les premières enquêtes suggerent que l’attaque portait la marque d’Al-Qaïda, a déclaré un responsable de la police.

« Un homme armé au volant d’un moto a ouvert le feu sur le colonel Ali Abdulkarim, un responsable du renseignement à al-Houta, la capitale de la province de Lahj », selon le responsable.

Il a indiqué que les premières enquêtes montraient que l’attaque portait la marque d’Al-Qaïda, rappelant que le groupe terrorisme a assassiné plusieurs officiels de sécurité et de renseignement récemments.

« Al-Qaïda sur la péninsule arabique (AQAP) a revendiqué jusqu’ici toutes les attaques visant les forces de sécurité et de renseignement et leurs installations », a-t-il ajouté.

Le ministère de l’Intérieur a publié jeudi une nouvelle liste des terroristes les plus recherchés.

Le Yémen, pays natal du chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden, a intensifié les opérations de sécurité et les raids aériens contre les groupes terroristes, après que le cellule d’Al-Qaïda au Yémen eut revendiqué l’attentat manqué contre un avion de ligne américain à destination de Détroit en décembre 2009.

_________________ 5 – Europe 1

Yémen: Un responsable tué dans le sud

Un responsable des services de renseignement yéménites a été tué par des hommes armés dans la ville de Zinjibar, dans le deuxième incident du genre en trois jours, a indiqué mardi un responsable local de la sécurité.

Deux hommes masqués ont tiré lundi soir au fusil mitrailleur sur l’adjudant Qassem Abdel Karim alors qu’il se trouvait sur le marché central de la ville, chef-lieu de la province d’Abyane, le tuant sur le coup, a précisé cette source.

_________________ 4 – 20 Minutes (Suisse)

Reddition d’un leader d’Al-Qaïda

Un chef local d’Al-Qaïda au Yémen, qui donnait refuge à des militants étrangers notamment saoudiens, s’est rendu aux autorités, ont affirmé dimanche les services de sécurité.

Jamaane Safiane était responsable des activités du réseau d’Oussama ben Laden dans la province d’Al-Jouf, à l’est de la capitale Sanaa, a précisé le responsable qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat.

Cette source n’a pas précisé comment a été négocié la reddition de ce membre d’Al-Qaïda, dont le nom ne figure pas sur les listes des militants les plus recherchés de l’organisation publiées par les services de sécurité.

Dans le passé, des membres d’Al-Qaïda se sont rendus aux autorités à la suite d’arrangements négociés par les chefs tribaux à la demande des autorités qui ne cessent d’appeler les partisans d’Oussama ben Laden au repentir.

Al-Qaïda est particulièrement présent et actif dans l’est du Yémen.

_________________ 3 – JDD

Agent tué au Yémen: Al-Qaïda soupçonné

Des activistes d’Al-Qaïda présumés ont abattu un agent des services de renseignement yéménites dans le sud du pays, a annoncé samedi un responsable de la sécurité.

Il s’agit au moins du sixième attentat de ce genre imputé depuis juin au réseau islamiste, qui a juré de lancer d’autres attaques au Yémen et sur le territoire voisin de l’Arabie saoudite.

_________________ 2 – Le Figaro avec AFP

Yémen: opération secrète américaine

Des militaires américains ont mené en mai une opération secrète contre des alliés d’Al-Qaïda au Yémen et tué un vice-gouverneur provincial, rapporte hier soir le New York Times.

Citant des sources américaines ayant requis l’anonymat, le quotidien précise que l’attaque visait un groupe d’hommes soupçonnés d’agir pour le réseau terroriste d’Oussama ben Laden dans le désert de la province de Marib.

Selon les autorités yéménites, le vice-gouverneur de la province, très respecté localement, a été tué alors qu’il tentait de négocier leur reddition.

Selon le Times, cette opération est au moins la quatrième menée contre Al-Qaïda dans les montagnes et déserts du Yémen depuis décembre.

Les Etats-Unis ont intentifié leurs opérations militaires et de renseignement dans une zone qui va des déserts d’Afrique du nord aux montagnes du Pakistan et des anciennes républiques soviétiques, affirme encore le NYT.

Les insurgés islamistes sont traqués par des drones et des commandos, toujours selon le quotidien.

_________________ 1 – Europe 1

Yémen: Un responsable de l’armée tué

Un responsable des services de renseignements yéménites a péri lors d’une embuscade dans la province de Lahj, dans le sud du pays, ont annoncé samedi les autorités locales.

Des hommes armés avaient tendu vendredi une embuscade dans la localité de Houtah au chef du département des renseignements de la province, le colonel Ali Abdel Karim al-Ban, qui a reçu plusieurs balles.

16/08/10 (B565) Le trafic aérien Djibouti – Addis et Ethiopian Airlines … – Voilà un sujet qui fait couler beaucoup d’encre !!! – Ethiopian Airlines en négociation pour reprendre les vols vers Djibouti – Ethiopian Airlines negotiates with Djibouti to restore flights. (3 articles en Français et en Anglais)

_________________________ 3 – Note de l’ARDHD

Voilà un sujet qui fait couler beaucoup d’encre !!!

Nos correspondants à Djibouti nous ont écrit pour nous informer que l’ordre avait été donné par Elmis de l’Aviation civile (frère de RPP) à Ethiopian Airlines de réduire ses rotations à deux services hebdomadaires au lieu d’un journalier, de façon à ouvrir à la nouvelle compagnie Djibouti Air du financier Loota des créneaux à la fois techniques et commerciaux.

Puis un autre lecteur nous a informé du fait que la demande émanerait de Paulette (RPP) qui aurait été vexée de devoir revenir d’Addis sur un Floker. Elle avait jugé qu’il était déshonorant pour elle de voyager sur un avions à Hélices !!

En fait le Foker
est un turbo-propulseur de conception très moderne, qui a fait ses preuves depuis des années.

On est loin des moteurs à explosion traditionnels qui entrainaient les hélices … Mais passons, on ne va demander à une princesse de pacotilles d’être une expert … à condition qu’elle ne prétende pas l’être, ce qui semblerait être le cas !

Selon les dernières informations, Djibouti refuserait à Ethiopian Airlines l’atterrissage d’avions turbo-propulseurs (L’avation civile djiboutienne aura bien du mal à justifier ce « dictat », car tous les aéroports du monde acceptent ce type d’appareil, très fiables et parfaitement adaptés pour des distances courtes …).

La seule raison, c’est que Paulette, qui n’y connait rien, ne veut voyager que sur des Boeing !!! Caprice de demi-mondaine sur le déclin, en mal de publicité ?

Ci-dessous les derniers développements dans la presse, avec nos lecteurs et correspondants.

_______________________ 2 – Chakatouri83 (Blog)

Ethiopian Airlines en négociation pour reprendre les vols vers Djibouti


Jet (Boeing
Selon JSL Times, un journal publié à Addis-Abeba, les autorités Djiboutiennes auraient interdit de vol la compagnie Ethiopian Airlines le Dimanche 1er Août 2010.

La compagnie aérienne aurait reçu préalablement un avertissement portant sur l’aquisition récente d’avions à réaction turbo.

Les autorités Djiboutiennes auraient spécifié qu’ils ne désiraient pas recevoir sur leur sol des avions de ce type.

)
Turbo-Propulseur
Ethiopian Airlines a récemment acheté des avions du type Q-400 du constructeur canadien Bombardier, afin de « booster » les vols internes et régionaux, notamment vers Djibouti et Yémen.

Des négociations sont en cours pour reprendre les vols réguliers vers Djibouti, qui avaient débutés en 1946 .

____________________ 1 – Forumicanada avec Media line

Ethiopian Airlines négocie la reprise des vols avec Djibouti (article en Anglais – Info lecteur)
Ethiopian Airlines negotiates with Djibouti to restore flights

By ADAM GONN | THE MEDIA LINE

Ethiopian Airlines could be close to settling a dispute with the Civilian Aviation Authority in neighboring Djibouti over the type of aircraft used by the airline, according African news portal Afrik News.

Ethiopian Airlines could be close to settling a dispute with the Civilian Aviation Authority in neighboring Djibouti over the type of aircraft used by the airline, according African news portal Afrik News. Ethiopian Airlines is hoping to use turbo-propelled aircraft, while the Djibouti authority is pushing them to use jet-propelled planes for flights to that country. The two parties have recently entered negotiations.

The dispute started when Ethiopian Airlines wanted to introduce eight Q-400 turbo-propelled aircraft purchased from Canadian manufacturer Bombardier as part of its regional and international expansion plan. Djiboutian authorities, however, refused to let the new planes land.

The route between the Ethiopian capital of Addis Ababa and Djibouti is one of Ethiopian Airlines’ longest-running routes, operating since 1946. “The major issues facing individual airports where aero-engines is concerned are pollution and noise rather than safety,” aviation expert David J. Bentley told The Media Line.

“Safety is the preserve of national and international organizations, either those dedicated to the industry, or political ones.” “In economic terms, planes with the ‘turbo-prop’ (a gas turbine driven propeller) engine are usually slower than those with jet engines (an internal combustion engine), but are more economic over short distances and modern versions tend to be ‘greener,’” he explained.

“That is why the (Bombardier) Dash 8 Q-400 has become a popular model, along with the ATR 72-600,” Bentley told The Media Line.

“There has been a tendency for many African countries to become the graveyard of aircraft as they are passed down from western countries because they fail noise and/or pollution tests there,” he said.

“Sometimes they are then re-engined with substandard parts from other aircraft,” Bentley said. “The entire continent is under pressure, especially from the US, whose airlines are increasing direct flights there — notably Delta — to improve standards.” Berouk Mesfin, senior researcher at the Institute for Securities Studies in Addis Ababa, described the relationship between Ethiopia and Djibouti as good and did not think that the dispute was representative of the political situation between the two countries.

“They (Ethiopia and Djibouti) have always been very close.” He explained that is “because Ethiopians have been using the port in Djibouti for export and imports.” Mesfin added that “ever since 1977, when Djibouti became independent, there have been good relations. There might be some hiccups here and there, but in the whole they are good.”

In 1977, Djibouti, previously known as the French Territory of Afars and Issas or French Somaliland, won its independence from France. The present leadership favors close ties with France, which also maintains a significant military presence in the country. During the time of the rebellion, the government forged close ties with the US leading to the establishment of the Horn of Africa task force.

In 2002, the US Central Command established the Combined Joint Task Force — Horn of Africa base at Camp Lemonier in Djibouti. The task force comprises some 1,800 staff from each branch of the US military in addition to civilian personnel. Its mandate is to detect, disrupt, and ultimately defeat transnational terrorist groups operating in the region.

For the US, one of the advantages of Djibouti is its geographical location, just across the water from Yemen, north of Somalia, and east of Sudan. Despite the country’s central location in the troubled region, it is relatively quiet, which gives the force a stable base for operations.

16/08/10 (B565) Les enquêtes du Sergent Ariko. Le meurtre du Colonel Bogoreh, rue de Venise. Qui l’a tué ? Le Sergent Ariko nous raconte la nuit du drame, avec tous les détails. A lire à partir de mardi 17 au soir sur le site.

Le Sergent Ariko poursuit ses enquêtes. D’où tient-il ses informations ? Personne, à part lui, ne pourrait le dire, mais il semble qu’il soit extrêmement bien informé et qu’il ne craigne pas de mettre en cause les hauts dignitaires de la dictature.

Un scoop ?

Oui et non ! Car on retrouve les mêmes acteurs : ceux qui tiennent des postes importants et que nous accusons depuis des années, d’être les hommes de main, en charge des coups tordus et des exécutions.

Grâce au récit du Sergent Ariko, les lecteurs disposeront dès mardi, d’indices précis et crédibles … à charge pour eux de les recouper, avec les informations qu’ils pourront obtenir par d’autres sources.


Le Sergent Ariko en uniforme de la Gendarmerie, lorsqu’il était en poste à Arta.