Articles

14/08/10 (B565) Le journal de la Flibuste – un destroyer russe escorte cinq cargos dans le golfe d’Aden (1 article)

________________ 1 – Ria Novosti (Russie)

Piraterie: un destroyer russe escorte cinq cargos dans le golfe d’Aden

Le destroyer Admiral Levtchenko de la flotte russe du Nord escorte cinq cargos avec 19 Russes à bord au large de la Corne de l’Afrique, a annoncé mercredi à Moscou le porte-parole du ministère russe de la Défense pour la Marine russe.

« L’Admiral Levtchenko escorte un convoi de cinq navires civils dans les régions dangereuses de la Corne de l’Afrique et du golfe d’Aden. Les équipages des navires comprennent entre autres 19 Russes », a indiqué le porte-parole devant les journalistes.

Depuis quelques années, la piraterie constitue l’un des principaux problèmes de la navigation dans le golfe d’Aden. Les missions navales anti-piraterie européenne Atalanta (lancée en décembre 2008) et otanienne Ocean Shield (lancée en 2009) ont permis de réduire de 34% le nombre des attaques des pirates au premier trimestre de 2010 par rapport à la même période de 2009.

En 2009, les pirates somaliens ont perpétré au total 217 attaques et détourné 47 navires, selon le Bureau maritime international.

14/08/10 (B565) Lettre de remerciements à mon frère DEBARKALLEH. (Jean-Paul Noël Abdi)

J’ai écouté avec attention et agréablement apprécié l’Interview de mon frère Debarkalleh.

Merci à Abdallah DEBARKALLEH qui se soucie pour moi.

Toutefois je tiens à dire que je suis convaincu, que mon seul ennemi est la Mafia au pouvoir à Djibouti.

En effet, je n’ai jamais hésité de dire mes convictions personnelles, je n’ai jamais hésité à témoigner, à dire la vérité avec convictions et déterminations bases même de mon leitmotiv dans notre Combat pour la Défense des Droits Humains.

Oui je suis Chrétien, et je défends les Islamistes d’El Shabaad et de Hisbi Al Islam Somalis, car je les considère comme des vrais patriotes Somalis qui combattent les Forces Etrangères qui ne sont nullement des Forces de Paix mais réellement des Forces Onusiennes qui allégrement et en toute Impunité violent la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en procédant à l’extermination des populations ciblées de Mogadiscio.

Je suis avec beaucoup d’attention le noble combat de mon compatriote Abdallah DEBARKALLEH et de tous nos amis notament l’Equipe de l’ARDHD pour sauver tous les réfugiés Djiboutiens en Ethiopie qui en permanence risquent d’être refoulés et remis aux mains d’une Equipe au pouvoir qui n’hésite pas :

  • à exécuter froidement les citoyens en général, et plus spécialement les Afars du Nord et de l’Ouest,
  • à procéder à des disparitions forcées dans la plus grande discrétion.

Je témoigne notre entière Solidarité à nos Compatriotes encore, hélas, Réfugiés en Ethiopie dans des situations difficiles et inquiétantes.

Avec toutes mes amitiés et ma Solidarité au légitime Combat de tous mes Compatriotes.

Les lueurs de la victoire contre la Dictature sanguinaire sont visibles et s’il plaît à Dieu le plus rapidement possible, mais pour cela il faut une mobilisation et un soulèvement collectif.

NOEL ABDI Jean-Paul

14/08/10 (B565) Nouvelles de Somalie – Vague de condamnations après l’interdiction imposée à trois ONG chrétiennes – L’Ethiopie envisage l’envoi de troupes en Somalie – Attentats de Kampala : tout le commando arrêté selon les services ougandais – Condamnation de l’interdiction imposée aux agences humanitaires – Impasse militaire en Somalie ? (5 articles)

_________________ 5 – Kipa-Apic

Somalie: Vague de condamnations après l’interdiction imposée à trois ONG chrétiennes

Deux d’entre elles rejettent les accusations de prosélytisme

Les Organisations non gouvernementales (ONG) chrétiennes, World Vision et ADRA, ont rejeté en bloc, les accusations de prosélytisme qui leur ont été faites par les shebab, mouvement islamiste rebelle de Somalie, pour leur interdire d’activités dans le pays.

Les autorités somaliennes, la société civile locale et les populations bénéficiaires, ont unanimement condamné cette mesure, a rapporté IRIN, le Réseau d’information régionale intégrée de l’ONU.

_________________ 4 – Afrique Avenir

L’Ethiopie envisage l’envoi de troupes en Somalie

Le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a annoncé mercredi l’envoi de troupes éthiopiennes en Somalie s’il s’avère que la Mission de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM) est compromise dans son déploiement sur le terrain.

« Si la vie des forces de maintien de la paix de l’AMISOM est en danger, et que celle-ci nous demande des renforts, nous n’hésiterons pas à dépêcher des troupes en Somalie », a dit Zenawi à la presse à Addis Abeba. Il a toute fois précisé que l’envoi de soldats éthiopiens en Somalie n’est pour le moment qu’une simple hypothèse .

L’Ethiopie avait envoyé des troupes en Somalie en 2007 et avait chassé du pouvoir au bout de deux semaines, l’Union des Tribunaux Islamiques (UIC) , après que celle-ci eut déclaré la guerre sainte (Jihad) à l’Ethiopie. Le retrait du contingent éthiopien intervenu deux années plus tard, était consécutif au déploiement de l’AMISOM en Somalie.

Depuis lors, l’Ethiopie a toujours maintenu sa décision de ne pas envoyer ses troupes en Somalie dans le cadre de cette mission.

Par ailleurs, le Premier ministre éthiopien a estimé que son pays est déterminé à soutenir les forces de l’AMISOM si elles sont en danger et à la demande de l’Union Africaine.

Actuellement, les troupes en Somalie sont fortes d’environ 5.000 hommes en provenance de l’Ouganda et du Burundi. Elles ont pour mission d’aider le Gouvernement Fédéral de Transition somalien (TFG) à stabiliser ce pays, qui n’a pas connu un gouvernement central stable au cours des 19 années écoulées.

Evoquant la proposition de certains pays d’initier des pourparlers de paix avec les milices d’Al Shabab pour résoudre la crise somalienne, M. Zenawi a dit que « toute négociation avec les milices d’Al Shabab risquerait de porter préjudice à la stabilité dans la sous-région ».

Il a également laissé entendre que l’Ethiopie est toujours en état d’alerte afin de faire face à une éventuelle attaque des factions armées d’Al Shabab.

Le mois dernier, des miliciens d’Al Shabab s’en étaient pris à un restaurant éthiopien à Kampala, la capitale ougandaise où plus de 70 personnes avaient été tuées alors qu’elles suivaient la retransmission de la finale de la coupe du monde


_________________ 3 – AFP

Attentats de Kampala: tout le commando arrêté selon les services ougandais

De Ben SIMON

Les autorités ougandaises ont affirmé jeudi avoir arrêté tous les responsables des attentats meurtriers de Kampala, exhibant à la presse les quatre suspects, dont l’un a expliqué avoir agi par « haine » des Américains.

Le 11 juillet, deux attentats suicide avaient visé dans la capitale ougandaise un restaurant éthiopien et le bar d’un club de rugby qui retransmettaient la finale de la Coupe du monde de football, tuant 76 personnes.

« Nous avions promis au public de pourchasser les coupables (…), nous avons tenu notre promesse. Nous avons appréhendé tous les responsables qui ont planifié et exécuté ces lâches attaques », a affirmé le général James Mugira, chef des renseignements militaires ougandais.

Quatre hommes, tous de nationalité ougandaise, ont été présentés aux journalistes.

« J’ai rejoint les shebab en 2009 », a raconté Issa Ahmed Ruyima, 33 ans, présenté comme le « chef du groupe », qui affirme aujourd’hui regretter « la perte de vies innocentes ».

A la tête de cette « première et unique cellule shebab infiltrée » en Ouganda, il explique avoir agi « par haine des Américains, responsables de toutes les souffrances des musulmans dans le monde ».

« Ce sont eux qui ont installé le TFG (gouvernement de transition) en Somalie pour empêcher la formation d’un Etat islamique, comme ils ont mis (le président Hamid) Karzaï en Afghanistan (…) », a-t-il accusé.

« J’ai été manipulé dans cette affaire », a assuré un autre suspect, Idris Nsubuga, qui révélé que les deux kamikazes étaient de nationalité somalienne et kényane.

Un autre membre du groupe, Hassan Ruyima, 27 ans, est le jeune frère du chef Issa Ahmed Ruyima.

Le quatrième suspect se nomme Mohamed Mugisha, 24 ans, l’un des cinq Ougandais combattant habituellement dans les rangs des shebab en Somalie, selon les services secrets ougandais.

Les shebab somaliens, liés à Al-Qaïda, avaient revendiqué ces attaques et affirmé avoir agi en représailles à la participation de l’Ouganda à la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom) déployée à Mogadiscio.

Les shebab veulent renverser le gouvernement du président Sharif Cheikh Ahmed, un islamiste modéré élu en janvier 2009. Ce gouvernement ne contrôle qu’une petite partie de Mogadiscio et ne doit sa survie qu’à l’appui des 6.000 soldats burundais et ougandais de l’Amisom.

« Il y a quelques jours, trois Kényans ont été inculpés » pour leur implication dans la planification et la logistique des attentats, a rappelé le patron des services de renseignements militaires.

Au lendemain des attentats, la police avait découvert dans une discothèque de Kampala une veste d’explosifs rangée dans la sacoche d’un ordinateur portable, avec un téléphone portable. Ce téléphone avait conduit à l’arrestation des trois suspects kényans.
Issa Ahmed Ruyima, chef présumé du commando, a raconté avoir combattu dans plusieurs régions de Somalie avec les Shebab, avant de se voir confier sa mission.

Arrivé à Kampala via Mombasa (Kenya), il s’installe dans une maison de la capitale, choisie par Mohammed Mugisha, alors patron de l’opération. L’endroit n’est cependant pas sûr, selon Issa, qui remplace Mugisha à la tête du complot.

« Son rôle s’est terminé là. Tout s’est ensuite passé sous ma responsabilité: recevoir le matériel, et plus tard accueillir les candidats au suicide ». « J’ai fait quelques courses à Nairobi », pour y collecter notamment de l’argent.

Plusieurs complices ayant refusé de passer à l’action, Issa affirme avoir dû recruter son frère Hassan et un ami, Idris. « Ils ne pouvaient pas refuser ce que je leur demandais, même si ils n’appartenaient pas à notre cellule shebab ».

Idris est chargé par Issa de conduire l’un des kamikazes au Rugby club. Issa dit également avoir choisi comme cible le restaurant éthiopien car « les Ethiopiens sont aussi nos ennemis ».

_________________ 2 – IRIN (Nations unies)

SOMALIE: Condamnation de l’interdiction imposée aux agences humanitaires

Les responsables du gouvernement, les bénéficiaires de l’aide et les travailleurs humanitaires du centre-sud de la Somalie ont condamné l’interdiction d’exercer imposée à trois organisations humanitaires par le groupe islamiste Al Shabab, qui contrôle la majeure partie de la région.

« Absolument rien n’excuse un tel acte », a dit à IRIN Abdi Haji Gobdon, conseiller médias du Premier ministre Omar Abdirashid Ali Sharmarke, le 10 août. « Ces organismes sont venus aider les milliers de personnes qui ont besoin de leur aide. C’est une preuve, s’il en fallait une, du mépris d’Al Shabab pour le bien et le bien-être du peuple somalien. Ils s’en moquent, tout simplement ».

Dans un communiqué publié à Mogadiscio le 9 août, Al Shabab accusait World Vision, l’Adventist Development and Relief Agency (ADRA) et Diakonia de prosélytisme.

« Ces trois organismes, qui, sous [le couvert de] l’aide humanitaire, jouent le rôle de missionnaires, répandent leurs idéologies corrompues dans le but d’entacher la croyance pure du peuple musulman de Somalie », a déclaré le groupe. « Nous avertissons les autres organismes locaux qu’ils ne doivent ni reprendre les opérations des organisations qui font l’objet de cette interdiction, ni s’associer secrètement à celles-ci sous peine de se voir infliger les mesures disciplinaires appropriées ».

« Il ne convient pas de chasser les organisations humanitaires venues jusqu’ici, en Somalie, pour aider les populations dans le besoin. Le peuple somalien a besoin d’urgence de recevoir davantage de secours ; j’appelle Al Shabab à ne pas faire obstacle à ceux qui souhaitent aider notre peuple », a dit à IRIN, en réaction à l’interdiction, Mohamed Ali, une personne déplacée vivant à Km 13, une banlieue de Mogadiscio.

Toutefois, pour Asha Abukar, une autre personne déplacée, qui vit à Baidoa, dans la région de Bay, l’interdiction ne changera rien.

« J’ai fui Mogadiscio avec ma famille il y a six semaines ; qu’Al Shabab interdise ou non la présence d’organisations humanitaires ne changera rien pour les populations somaliennes vulnérables, qui souffrent, comme moi, et ne reçoivent visiblement aucune aide », a-t-elle dit. « Déjà, de nombreuses [personnes déplacées] vivent dans des conditions déplorables, alors que la présence des organismes soit interdite ou non, cela n’a aucune conséquence pour nous ».

« Accusées à tort »

Dans un communiqué publié le 9 août, World Vision se dit « surpris et déçu » de la décision d’Al Shabab, fondée, selon l’organisme, sur des accusations fallacieuses.

« World Vision est un organisme chrétien, motivé par sa foi à aider les enfants, les familles et les communautés qui vivent dans la pauvreté, mais l’organisme s’est également doté de politiques interdisant spécifiquement le prosélytisme ; il est également signataire du Code de conduite de la Croix-Rouge, qui garantit une distribution impartiale de l’aide », a déclaré l’organisme. « La décision de mettre fin aux opérations de l’organisme en Somalie est malheureuse, en particulier à l’heure où plus de 3,6 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire d’urgence, en Somalie. Parmi les personnes dans le besoin, 700 000 sont des enfants ».

L’organisme, qui opère en Somalie depuis 18 ans, a dit avoir suspendu ses opérations dans les régions touchées en préparation des prochaines mesures.

Selon l’ADRA, qui a également nié les accusations de prosélytisme formulées à son endroit, l’interdiction aura des répercussions négatives sur au moins 180 000 personnes, dans les régions de Bakool, Bay et Hiiraan, où l’organisme construisait et réhabilitait des puits, assurait une aide aux moyens de subsistance et s’efforçait d’améliorer l’accès des populations à l’éducation.

Le 10 août, Diakonia, organisme international d’aide au développement fondé conjointement par cinq églises suédoises, n’avait quant à lui pas encore réagi à l’interdiction.

Les associations de la société civile ont également condamné l’interdiction et appelé les parties prenantes au conflit à permettre aux organisations humanitaires de se rendre auprès des populations dans le besoin. Al Shabab et Hisbul Islam continuent de combattre les soldats du gouvernement à Mogadiscio, provoquant le déplacement de centaines de milliers d’habitants.

L’interdiction ne fera qu’aggraver la situation des populations les plus vulnérables, selon une source de la société civile à Mogadiscio. « Ce sont les gens qui n’ont pas de travail, n’ont pas d’autre moyen de gagner leur vie et vivent dans la rue, pour la plupart. Que se passe-t-il quand on les prive du peu d’aide qu’ils recevaient ? Ils [les civils] sont livrés à eux-mêmes. C’est l’histoire de la Somalie », a-t-il déploré, appelant Al Shabab à autoriser la présence de tout organisme souhaitant aider les populations vulnérables.

« S’ils ont ne serait-ce qu’une once d’humanité, ils autoriseront la présence de quiconque souhaite aider leurs frères et leurs sœurs », a-t-il ajouté.

L’interdiction décrétée par Al Shabab est intervenue alors que les Nations Unies annonçaient le renforcement prévu de leur présence en Somalie.

__________________ 1 – Libération – Posts Afrique

Impasse militaire en Somalie ?

Par Sabine Cessou

Depuis l’échec de l’opération Restore Hope, lancée en décembre 1992 par les Etats-Unis en Somalie, les puissances occidentales ne veulent plus se risquer dans le non-Etat le plus violent d’Afrique. La situation a tellement pourri, depuis la fin de la guerre froide et la chute, en 1991, du dictateur somalien Siad Barré (d’abord soutenu par l’URSS, puis par les Etats-Unis), qu’on voit mal, aujourd’hui, comment endiguer la violence somalienne.

Une violence d’autant plus inquiétante qu’elle prend un caractère «global», avec la présence de combattants irakiens, afghans, pakistanais et iraniens en territoire somalien. Un double attentat qui a fait 76 morts, le 11 juillet en Ouganda, a été revendiqué par la milice extrêmiste des Shebabs, qui a prêté allégeance à Al-Qaeda. La guérilla, devenue un mode de vie dans les années 1990 en Somalie, a trouvé avec Al-Qaeda une justification idéologique.

Les Etats-Unis, aujourd’hui, plaident pour le renfort de troupes africaines de l’Afrisom en Somalie, qu’ils sont prêts à financer. Lors d’un sommet de l’Union africaine (UA) qui s’est tenu du 19 au 27 juillet à Kampala, les chefs d’Etat africains ont promis d’envoyer 4 000 hommes, pour renforcer les 6000 soldats ougandais et burundais déjà présents en Somalie. Leur mission : protéger un gouvernement de transition qui ne dispose d’aucune marge de manoeuvre, sur un territoire réduit à une partie de la capitale, Mogadiscio.

Certains experts redoutent déjà les effets contreproductifs d’un tel effort. «Les dirigeants africains rêvent les yeux ouverts», dénonce Zakaria Mohamed Haji Abdi, de l’Alliance pour la relibération de la Somalie (ARS), un groupe qui s’est opposé à l’intervention militaire de l’Ethiopie, entre 2006 et 2009. «La solution militaire a été tentée, et elle a échoué, poursuit-il. Le temps du dialogue est venu.»

Une position que partage Roland Marchal, du Centre d’études et de recherches internationales (Ceri), à Paris. «Dans le contexte actuel, les progrès sont mesurés en fonction du nombre de soldats et de miliciens tués». Roland Marchal préconise l’instauration d’un panel de vieux policiens musulmans et d’Occidentaux, pour tenter un processus de réconciliation comprenant toutes les forces en présence, les Shebabs compris. Mais peut-on discuter avec un groupe qui revendique son appartenance à Al-Qaeda ?

Selon Emmanuel Kisiangani, chercheur à l’Institute for Global Dialogue(IGD), basé en Afrique du Sud, la communauté internationale devrait se montrer prête à reconnaître tout gouvernement paraissant acceptable aux Somaliens, quel que soit le profil de ses dirigeants. «Il faut comprendre que les politiques actuelles et passées en Somalie ont renforcé l’extrêmisme religieux, de même que la méfiance à l’égard de l’Occident», rappelle-t-il. En Afrique du Sud, des voix s’élèvent contre toute implication militaire en Somalie, par crainte d’éventuels attentats.

14/08/10 (B565) Yémen Express – Le travail des enfants atteint des proportions alarmantes – Le Yémen rend publique une nouvelle liste des terroristes d’al-Qaïda les plus recherchés – Yémen : les personnes déplacées par les combats désormais confrontées aux intempéries – Le numéro deux d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique menace le gouvernement saoudien (3 articles)

_______ 3 – Angola Press

Yémen : Le travail des enfants atteint des proportions alarmantes

Après la mort de leur père il y a deux ans, Rasil et Anouar ont été placés dans un garage automobile de Sanaa, venant ainsi grossir la cohorte d’enfants forcés d’entrer sur le marché du travail au Yémen, le plus pauvre des pays de la péninsule arabique.

Rasil al-Kamiri, 11 ans, et son frère Anouar, âgé de 8 ans et muet de naissance, passent le plus clair de leur temps les mains dans le cambouis, nettoyant des pièces détachées pour pouvoir nourrir le reste de la famille restée au village d’Al-Akhmoor, à 300 kilomètres au sud de la capitale.

« Je travaille jour et nuit », dit laconiquement Rasil alors qu’Anouar, le sourire innocent, observe les gestes de son aîné pour pouvoir les imiter. Selon une étude de 2010 de l’ONG basée aux Etats-Unis CHF International, cinq des onze millions d’enfants yéménites travaillent. Les trois cinquièmes ne sont pas scolarisés.

Selon l’organisation, 40% de ces enfants sont forcés à travailler entre l’âge de 7 et 13 ans et 10% commencent à travailler à 9 ans. Ce taux atteint 20% à 12 ans et 40% à 13 ans. Plus encore, 80% de cette population effectue des travaux dangereux ou fatigants et 60% utilisent des outils dangereux pour leur âge, tandis que 30% avouent avoir été blessés ou être tombés malades au travail.

Un cinquième sont maltraités et 10% victimes d’abus sexuels, selon l’étude qui relève que certains parents poussent leurs enfants à aller travailler en Arabie saoudite voisine où ils peuvent gagner quelque 400 dollars par mois, un montant très supérieur aux salaires yéménites.

______ 2 – Quotidien du Peuple (Chine) avec XINHUA

Le Yémen rend publique une nouvelle liste des terroristes d’al-Qaïda les plus recherchés

Le ministère yéménite de l’Intérieur a publié jeudi une nouvelle liste des terroristes d’al-Qaïda les plus recherchés, et qui comprend huit individus.

Sur la liste figurent les noms, les photos et d’autres informations concernant les huit personnes, dont l’âge et le lieu de naissance, a précisé le ministère dans un communiqué affiché sur son site Internet.

Dans son communiqué, le ministère de l’Intérieur a fait savoir que les brochures de la nouvelle liste, qui sont assez petites pour être mises dans la poche, ont été distribuées à tous les commissariats de police et points de contrôle de sécurité dans le pays.

« Les enquêtes ont révélé que les huit terroristes les plus recherchés étaient impliqués dans un certain nombre de crimes et de sabotage commis dans la province de Marib (nord-est) et de la province de Shabwa (sud-est) », affirme le communiqué.

Selon le communiqué, la distribution de la nouvelle liste contribuera à accélérer le processus de leur arrestation là où ils font apparition, et une telle mesure s’inscrit dans le cadre d’une campagne de traque continue des membres d’al-Qaïda en vue de resserrer le cordon de sécurité à leur encontre.

Le Yémen, pays natal des ancêtres du leader du réseau d’al-Qaïda, Oussama ben Laden, a intensifié les opérations de sécurité et les raids aériens contre les groupes terroristes, après que la branche d’al-Qaïda au Yémen eut revendiqué un attentat avorté visant à faire exploser un avion de ligne américain à destination de Detroit l’an passé.

_______________ 2 – CICR

Yémen : les personnes déplacées par les combats désormais confrontées aux intempéries

Dans le nord du Yémen, des milliers de personnes passeront le Ramadan loin de chez elles, certaines pour la deuxième fois ou plus. Les mauvaises conditions météorologiques viennent s’ajouter aux difficultés quotidiennes que rencontrent les déplacés internes et les populations locales touchés par la dernière vague de combats qui s’est achevée en février 2010.

Vers la mi-juillet, des affrontements intenses ont été signalés dans la région instable de Harf Sufyan, dans le gouvernorat d’Amran (nord du pays). Depuis, des accrochages sporadiques se poursuivent, ce qui aggrave une situation déjà difficile sur le plan humanitaire.

« De nombreuses personnes sont sans ressources après avoir dû fuir en raison des combats. Elles ne peuvent pas regagner leur foyer et s’efforcent de survivre du mieux qu’elles peuvent », déclare Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Yémen. « Les fortes pluies, les vents violents et d’autres conditions extrêmes rendent la vie encore plus pénible à ceux qui ont trouvé refuge dans des abris de fortune. »

Le mois dernier, les pluies ont provoqué des inondations intermittentes dans l’est et le nord du pays, bloquant certaines routes et coupant des communautés entières les unes des autres. Selon des sources officielles, le prix des denrées de base tels que les produits laitiers, le sucre, le riz, la viande et les légumes est monté en flèche. Comme ces prix élevés restent inabordables pour bon nombre, les commerçants ont décidé, pour la plupart, de fermer jusqu’à ce que la situation s’éclaircisse. Par conséquent, les habitants ont toujours plus de peine à satisfaire leurs besoins les plus essentiels.

« Les temps sont durs pour tout le monde au Yémen, mais surtout pour les communautés du nord, touchées par la vague de combats qui s’est achevée en février 2010. En particulier, ceux qui ont presque tout perdu sont encore plus dépendants de l’aide extérieure qu’ils peuvent trouver, quelle qu’elle soit », explique M. Marti. « Le CICR et le Croissant-Rouge du Yémen font tout leur possible pour rendre supportable la vie des déplacés internes hébergés dans les camps et ailleurs. »

Le CICR travaille dans le nord du pays depuis 2004. En coopération étroite avec le Croissant-Rouge du Yémen, l’institution s’emploie à alléger les souffrances des dizaines de milliers de personnes victimes du conflit armé qui ressurgit régulièrement. Malgré le contexte imprévisible, l’année dernière, les deux organisations ont fourni eau, vivres, abri et soins médicaux de base à au moins 150 000 personnes déplacées ou résidentes dans les gouvernorats de Saada et d’Amran.

Outre ses opérations dans le nord, le CICR a développé ses activités dans d’autres régions du pays. Il a récemment ouvert un bureau dans la ville d’Aden, au sud, où sa priorité consiste actuellement à s’assurer que le personnel et les volontaires du Croissant-Rouge du Yémen soient formés et capables d’intervenir efficacement en cas d’urgence. De plus, l’institution a commencé à travailler à deux projets visant à procurer de l’eau potable à plus de 14 000 personnes dans le gouvernorat de Lahj.

Vivres et autres articles essentiels

Dans le nord, bon nombre ne peuvent pas rentrer chez eux à cause des tensions persistantes et n’ont nulle part où aller. Le CICR et le Croissant-Rouge du Yémen ont pris des initiatives pour les aider à s’en sortir. Le mois dernier, ils ont :

  • distribué des rations alimentaires pour un mois, contenant de la farine de blé, du riz, des haricots, de l’huile, du sucre et du sel, à plus de 17 000 personnes dans les districts de Sahar et d’Al-Safra (gouvernorat de Saada) et dans la région de Damaj, à 6 500 déplacés internes vivant dans des camps à Saada, et à 200 résidents d’un camp de la ville d’Amran ;
  • donné des couvertures, des matelas, des assortiments d’ustensiles de cuisine et d’autres articles ménagers de première nécessité à plus de 2 500 personnes dans la vieille ville de Saada et dans le district d’Al-Safra, ainsi qu’à 200 personnes déplacées hébergées dans un camp à Amran. En outre, environ 6 500 déplacés internes vivant dans l’un des six camps du gouvernorat de Saada ont reçu des seaux, des jerrycans et d’autres biens essentiels ;
  • fourni des bâches en plastique à plus de 6 500 personnes déplacées vivant dans des camps à l’intérieur ou aux alentours de la ville de Saada, et remplacé les tentes endommagées de 1 800 autres sinistrés pour les aider à mieux se protéger des pluies torrentielles récentes.

Approvisionnement en eau potable

Le mois dernier, en coopération étroite avec le Croissant-Rouge du Yémen, le CICR a :

  • terminé la construction de deux réseaux ruraux d’approvisionnement pour donner accès à l’eau potable à plus de 1 500 personnes de retour à Al-Khodad et Al-Masro, dans le gouvernorat de Saada ;
  • continué de distribuer quelque 450 000 litres d’eau par jour dans 75 points d’eau du gouvernorat de Saada, et de fournir suffisamment de diesel pour faire fonctionner la totalité du réseau d’approvisionnement en eau de la ville du même nom. Deux forages que l’institution a modernisés dans la vieille ville couvrent les besoins de près de 120 000 personnes touchées par le conflit, dont quelque 10 600 déplacés internes vivant dans des camps gérés par le Croissant-Rouge du Yémen ;
  • fourni de l’eau potable à plus de 9 000 personnes déplacées et résidents locaux vivant dans les régions d’Al-Gubba, Khaiwan al-Hamra, Khaiwain al-Medina, Khamer et Houth, dans le nord du gouvernorat d’Amran, ainsi qu’achevé la construction de cinq nouveaux points d’eau et remis en état un autre qui avait été détruit durant le conflit dans la zone d’Al-Harf (nord-est du gouvernorat) ;
  • poursuivi ses travaux dans le cadre de deux projets ruraux dans les régions de Samaan al-Baqri et de Kawkaban (gouvernorat de Lahj), qui visent à fournir de l’eau potable à plus de 14 000 personnes.

Soins de santé

En juillet et début août, le CICR a :

  • amélioré l’accès aux soins de santé de base en terminant la rénovation du centre de santé du Croissant-Rouge du Yémen à Saada, et continué de moderniser le centre du Croissant-Rouge à Amran et un hôpital public à Houth ;
  • continué d’appuyer 11 structures de soins de santé du Croissant-Rouge du Yémen dans le gouvernorat de Saada, où plus de 4 600 consultations ont été tenues. Dans le gouvernorat d’Amran, les deux établissements de soins de santé qui bénéficient d’un soutien du CICR, à Khaiwan al-Hamra et Khaiwan al-Medina, ont donné au total près de 850 consultations ;
  • fourni au nouvel entrepôt médical du Croissant-Rouge du Yémen à Saada des fournitures pour les soins de santé primaires et des articles à usage unique en quantité suffisante pour quatre mois au maximum (notamment des comprimés, des antibiotiques, des produits injectables, des sirops destinés aux enfants et des solutions intraveineuses) ;
  • organisé trois cours sur les premiers secours destinés aux formateurs (deux à Aden et un à Sanaa) ; par conséquent, 58 volontaires de 13 sections du Croissant-Rouge du Yémen seront désormais en mesure de former d’autres volontaires à intervenir efficacement en cas d’affrontements armés, de catastrophe naturelle ou d’autres situations d’urgence ;
  • tenu une réunion de deux jours à Aden pour examiner les moyens d’améliorer les services offerts aux patients dans les cinq centres de réadaptation physique appuyés par le CICR (à Aden, Al-Mukalla, Saada, Sanaa et Taiz).

Les 25 participants représentaient ces cinq centres, le Fonds social pour le développement, le Fonds pour la réadaptation et l’assistance aux personnes handicapées et quatre ministères nationaux.

_______________ 1 – Radio Chine Avec XINHUA

Le numéro deux d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique menace le gouvernement saoudien

Le numéro deux d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), Saeed Ali al-Shihri, a menacé de renverser le gouvernement saoudien en donnant des instructions à ses partisans dans le pays.

Saeed Ali al-Shihri, basé au Yémen, a proféré cette menace dans un enregistrement audio publié mardi sur Internet.

Il y a des partisans d’Al-Qaïda tant dans la police que dans les forces armées saoudiennes, a déclaré al-Shihri, en appelant ces partisans à renverser le gouvernement saoudien, parce qu’il « collabore avec » les Etats-Unis pour contrôler le monde arabe.

L’AQPA a perpétré ces deux derniers mois une série d’attentats meurtriers contre des infrastructures de sécurité au Yémen ainsi que contre des intérêts occidentaux dans le sud du Yémen.

La semaine dernière, le groupe terroriste a revendiqué la responsabilité de deux attentats, perpétrés respectivement le 22 et 25 juillet dans la province riche en pétrole de Shabwa (sud-est), qui se sont soldés par la mort de 12 soldats de sécurité, dont plusieurs officiers de haut rang.

Al-Shihri, ancien détenu de Guantanamo, avait appelé, dans un enregistrement audio, les cellules régionales d’Al-Qaïda à enlever des Chrétiens, des princes et des responsables saoudiens pour pousser le gouvernement saoudien à libérer leurs militants détenus en Arabie saoudite.

Le groupe terroriste a également juré « de perpétrer davantage d’attentats contre les intérêts du gouvernement saoudien au Yémen ».

Le Yémen, pays natal du chef d’Al-Qaïda, Oussama ben Laden, a intensifié les opérations de sécurité et les raids aériens contre les groupes terroristes, après que le cellule d’Al-Qaïda au Yémen eut revendiqué une tentative d’attentat à la bombe sur un avion de ligne américain à destination de Détroit en décembre 2009.

13/08/10 (B565) Interview de M. Abdallah Deberkalleh – 1ère partie – Son émotion après avoir entendu les informations puis l’appel de Jean-Paul Noël Abdi (A écouter et/ou télécharger).

______________ 1°) A écouter en WMA



_______________ 2°) A télécharger en MP3

Lien de téléchargement

____________________ 3°) La suite

Nous diffuserons sous deux à trois jours, la partie N°2 de l’interview de M Deberkalleh, qui traitera des risques prévisibles les deux ethnies majoritaires au pays continuaient à se livrer à une compétition souterraine ..

La troisième partie traitera de l’opposition politique et des questions que se pose Abdallah Deberkalleh vis à vis des positions de certains leaders actuels.

13/08/10 (B565) Portrait d’un notaire devenu « notaire aux petits oignons » pour soutenir la dictature. Va-t-il jusqu’à utiliser son « aura » ministériel, pour avaliser des faux témoignages propres à disculper certains hauts responsables civils et militaires en charge de la pérennisation de la dictature ? Même si la réponse ne peut pas être donnée de façon ni affirmative ni catégorique, certains témoins et des victimes s’élèvent aujourd’hui, pour dénoncer des pratiques qu’ils jugent « curieuses » au sein de son étude …

Abdallah Mohamed Kamil s’était illustré dans la lutte contre le régime colonial. Après l’indépendance, il a été nommé Premier ministre le 5 février 1978, succédant à Ahmed Dini qui avait démissionné. Il ne conservera le poste que pendant une durée courte, puisque le 2 octobre 1978, il cède le fauteuil à Barkat Gourad qui lui, saura faire durer le plaisir, jusqu’au 7 mars 2001, date de la nomination de Dileita.

Depuis 1978, Abdallah Kamil a privilégié une certaine discrétion politique. Certes il a accompagné le FRUD dans les année 90 et probablement, il a participé à des actions de lobbying auprés des Gouvernements Erythréen et Ethiopien. Aujourd’hui et depuis que Guelleh est devenu Président, il semble avoir enterré les différents motifs de revanche qu’il aurait pu avoir contre Guelleh, tant sur le plan personnel que politique.

Honorablement installé comme notaire à Djibouti et membre du conseil constitutionnel, c’est un notable. Ancien élève de Science Po à Paris, il jouit désormais de sa forturne mais il semble qu’il n’hésiterait pas à user de « l’aura » conféré par sa charge ministérielle pour donner un petit coup de main au régime dictatorial, lorsque ce dernier est au pied du mur.

Par exemple, il est intervenu pour certifier des témoignages douteux contre Abdallah Deberkalleh qui s’était exprimé sur le massacre de 60 membres du groupe Afar d’Ali Mirrah, exterminés à la frontière avec le Somaliland (Guerissa, Guestir et Aicha-Adda) (10 environ avaient survécu) par l’AND en application des ordres qui auraient pu avoir été donnés par Guelleh à son complice le fameux Zakaria (lien).

Abdallah Deberkalleh a toujours soutenu ses affirmations, que ce soit dans la presse somalilandaise ou devant la Justice française, quand il témoignait contre Zakaria en faveur de notre association.

Déclaration de M Deberkalleh à la presse somalilandaise
Les déclarations de M Deberkalleh au journal Jamhuuriya N° 1345 du 21 octobre 2000 avait été prise très au sérieux par la Présidence qui avait effectué une traduction du Somali vers le Français.




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La lettre de l’Océan indien (version anglaise) du 2 novembre 1991

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A posteriori et pour venir en aide à ce bon Zakaria (*), le Grand Zakaria, pas son homonyme dit « Zakouille la fripouille », Abdallah Kamil qui avait certainement pardonné à Guelleh l’enlèvement de sa « Belle Hélène », a accepté de recevoir et de contre-signer en son étude, des témoignagnes pour le moins douteux.

– D’abord celui d’un proche cousin d’Abdallah Deberkalleh, le dénommé Youssouf Deberkalleh Mohamed,

– Puis Gaas Adou Ahmed, …

Tous les deux accusent Abdallah Deberkalleh de mensonges et font l’éloge des qualités humaines, des qualités de coeur et du sens de la responsabilité et de l’hospitalité du fameux Zakaria : les Djiboutiens savent la vérité à son sujet …

Passons ! Sauf que certains témoins prétendent qu’Abdallah Kamil aurait rendu visite, à l’époque des faits, à l’hôpital à certains rescapés de la tragédie, en compagnie de Jean-Paul Noël Abdi. Il ne pouvait donc pas ignorer ni la tragédie ni le massacre.

Si ce point était confirmé, aurions-nous la preuve d’un acte de félonie de la part du « notaire aux petits oignons » ? Probablement.

En tout cas, il n’a eu aucun scrupule à enregistrer et à certifier les témoignages ci-dessous. Pour un notaire qui connaît le droit et les peines prévues pour faux témoignage, on peut se poser des questions. Pour un membre issu d’une ethnie, on verrait plutôt la trahison de ses soeurs et frères.

Bref, le notaire de Djibouti est un « notaire aux petits oignons » pour Guelleh. Est-ce lui qui va affecter aux proches du régime, les titres de propriété des terrains laissés vacants par les incendies organisés ?

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(*) Il s’agit bien du Général Zakaria, qui avait attaqué l’ARDHD en diffamation et qui était défendu … par Me Aref – le Corbeau repenti.

Abdallah Deberkalleh, Ali Iftin, Mohamed Alhoumekani, Roger Picon et Ali Coubba étaient venus à la barre pour témoigner contre Zakaria et conforter la défense de l’ARDHD.

A noter que c’était la première fois que l’on évoquait devant un tribunal français, la torture, les viols, la corruption et les crimes massifs perpétrés à Djibouti sous les ordres de Gouled, puis de Guelleh.