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19/08/10 (B565) Nouvelles de Somalie – otage français : 400e jour de détention – Ouganda: 32 suspects inculpés dans l’enquête sur le double attentat de Kampala (2 articles)

__________________ 2 – Le Mamouth

400e jour de détention

Un agent de la DGSE est retenu en otage en Somalie depuis maintenant 400 jours. Il avait été kidnappé à son hôtel avec un deuxième officier, le 14 juillet 2009, avant que les agents ne soient séparés. Ses dernières preuves de vie publiques ont été publiées sur un site, le 8 juin dernier.

La désagrégation de la Somalie, la difficulté à établir puis entretenir des contacts avec ses ravisseurs, et la multiplication des prises d’otages ces derniers mois, en Afghanistan puis en Afrique sahélienne n’ont sans doute pas contribué à accélérer la libération de ce militaire. Dont les conditions de détention sont vraisemblablement très dures.

Démuni de tout, l’autre otage avait réussi à se libérer fin août 2009, traversant la capitale somalienne, de nuit.

Les deux hommes étaient officiellement sur place pour une mission de conseil.

__________________ 1 – Nouvel Obs avec AP

Ouganda: 32 suspects inculpés dans l’enquête sur le double attentat de Kampala

Trente-deux personnes ont été à ce jour inculpées dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Kampala qui ont fait 76 morts au mois de juillet, ont rapporté mardi des responsables ougandais.

D’après le procureur Joan Kagezi, des ressortissants du Kenya, de Somalie et d’Ouganda comptent au nombre des suspects. Quatre des suspects sont passés aux aveux, a-t-elle dit, en soulignant qu’une audience était fixée au 2 septembre. Elle n’a cependant pas donné de précisions sur la date d’ouverture des procès.

La police a de son côté déclaré que les investigations se poursuivaient et que d’autres arrestations pourraient avoir lieu.

Le groupe somalien Al-Shabab lié à Al-Qaïda a revendiqué la responsabilité des attentats commis le 11 juillet à Kampala contre un restaurant éthiopien et un club de rugby où l’on diffusait la finale de la Coupe du monde de football.

Al-Shabab a juré d’attaquer l’Ouganda et le Burundi qui ont envoyé des troupes en Somalie dans le cadre d’une mission de maintien de la paix de l’Union africaine.

19/08/10 (B565) Puntland – un journaliste emprisonné pour diffusion de propos d’un islamiste (1 article)

__________________ 1 – Challenge

Somalie: un journaliste emprisonné pour diffusion de propos d’un islamiste

Le directeur d’une radio du Puntland, terriroire semi-autonome du nord-est de la Somalie, a été condamné samedi à six ans de prison pour avoir diffusé un entretien avec un chef rebelle lié à Al- Qaida, a-t-on appris de source officielle.

Le directeur de "Horsed Media", Abdifatah Jama Mire, a été arrêté vendredi soir après la diffusion des propos du commandant islamiste Mohamed Said Atom dont les hommes combattent les autorités du Puntland dans la région de Galgala.

"Le journaliste a été condamné à six ans de prison, et à une amende de 500 dollars pour avoir violé nos lois anti-terroristes", a indiqué par téléphone à l’AFP le vice ministre de l’Information du Puntland, Abdiqani Salad Gurey.

Les forces du Puntland combattent la milice d’Atom, qui figure sur la liste noire de l’ONU des personnes liées à Al-Qaida, dans la région montagneuse de Galgala.

Selon les autorités, ces montagnes éloignées pourraient devenir un refuge idéal pour les Shebab, les combattants islamistes somaliens dont l’emprise s’étend sur la Somalie.

19/08/10 (B565) Yémen Express – distribution de vivres aux personnes déplacées à Amran – Des discussions de paix au Qatar (2 articles)

_________________________ 2 – CICR

Yémen : distribution de vivres aux personnes déplacées à Amran

En coopération avec le Croissant-Rouge du Yémen, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) vient d’achever la distribution de rations alimentaires pour un mois à quelque 2 000 personnes hébergées dans le camp de Khaiwan al-Hamra pour déplacés internes dans le gouvernorat d’Amran (nord du pays).

Des articles d’hygiène personnelle ont également été distribués.

Au début août, le CICR avait fourni des rations alimentaires à plus de 12 500 personnes déplacées vivant dans la ville de Saada ou à proximité et dans le district de Baqem (gouvernorat de Saada). Les rations, contenant de la farine de blé, du riz, des haricots, de l’huile, du sucre et du sel, devraient couvrir leurs besoins pour tout le mois du Ramadan.

« Les Yéménites vivant dans les parties septentrionales du pays ont, pour la plupart, déjà vécu des années de conflit », déclare Jean-Nicolas Marti, chef de la délégation du CICR au Yémen. « Les produits courants, si évidents pour certains d’entre nous, peuvent être d’une importance cruciale pour leur survie ». La population qui vit dans le nord du Yémen espère que la situation restera calme pendant tout le mois du Ramadan. Alors que les combats ont pris fin à la mi-février, bon nombre ne sont toujours pas en mesure de retourner chez eux et dépendent de la générosité de tous ceux qui peuvent améliorer leur sort.

Le CICR est actif au Yémen depuis 1962. Il s’attache actuellement à aider les personnes touchées par le conflit armé dans les gouvernorats de Saada et d’Amran (dans le nord du pays).

En coopération avec le Croissant-Rouge du Yémen, le CICR s’efforce de répondre aux besoins les plus urgents de la population et de lui fournir une assistance humanitaire impartiale. L’institution continue d’acheminer de l’eau, des vivres et autres articles essentiels à quelque 150 000 personnes déplacées ou résidentes dans les gouvernorats d’Amran et de Saada et de livrer des articles de première nécessité aux structures de soins de santé primaires gérées par le ministère de la Santé et le Croissant-Rouge du Yémen.

_________________________ 1 – JDD

Yémen: Des discussions de paix au Qatar

Les autorités yéménites et les rebelles chiites du Nord doivent se rendre dans les deux prochains jours à Doha pour tenter de renforcer leur fragile accord de paix, ont déclaré mardi des responsables des deux camps cités par Reuters.

Cet accord avait été conclu en 2008 grâce à une médiation qatarie, mais la région est ensuite retombée dans la guerre civile.

Le Yémen a conclu en février une nouvelle trêve avec les rebelles afin de mettre fin à des affrontements sporadiques. Les discussions de cette semaine à Doha se concentreront sur la consolidation de la paix à Saada, bastion des rebelles du Nord.

18/08/10 (B565) Communiqué de l’ARD / Visite du Secrétaire général de l’ARD à la rédaction de Réalité

Le Secrétaire Général de l’A.R.D nous rend visite !

De passage à Paris, le secrétaire général de l’Alliance Républicaine pour le Développement (ARD), Kassim Ali Dini, a bien voulu faire avec nous le point de la situation sur le front de la mobilisation programmée après l’Aid el Fitr.

Kassim Ali Dini est secrétaire général de L’A.R.D. depuis décembre 2006, il a été un dirigeant du FRUD de 1992 à 2001 et membre du comité de rédaction de « Réalité » de 2002 à 2005.

« …l’ARD est aujourd’hui le porte-drapeau de l’opposition nationale! »

« La Mobilisation Générale reste plus que jamais d’actualité ! »

Réalité : Bonjour Mr Kassim Ali, bienvenue en France et merci de répondre à nos
questions ! Pouvez-vous nous faire un bref bilan des activités du parti depuis
que vous en êtes le secrétaire Général ?

Kassim Ali Dini : C’est moi qui vous remercie ! C’est difficile de le faire en quelques lignes…Le bilan détaillé est consigné dans le rapport moral que j’ai adressé aux congressistes le 25 février 2010.

J’ai été élu à ce poste à l’issue des assises des 1ers et 2 décembre 2006 en remplacement de Mr Adan Mohamed Abdou, élu vice-président et à qui je tiens à rendre hommage.

Sa profonde connaissance du milieu culturel, politique et social djiboutien nous a été précieuse pour bâtir un parti structuré, moderne et démocratique.

L’ARD a surfé de sa création en Octobre 2002 jusqu’à 2005, sur une déferlante crée par la dynamique de l’Accord de Paix qu’elle venait de signer et entendait appliquer et sa triomphale participation aux Législatives 2003, déferlante qui a culminé lors du boycott des Présidentielles de 2005. Mais en Décembre 2006, les congressistes ont décidé l’intensification de la lutte politique sans participer aux mascarades électorales du pouvoir…

Quand on sait que nos concitoyens ne se mobilisent que lors des campagnes électorales, la tâche qui m’était confiée relevait de la quadrature du cercle !

Mon expérience de dirigeant de la résistance armée dont j’ai aussi vécu les hauts et les bas et que je partage avec quelques anciens de la résistance armée, m’a été d’un grand secours pour d’abord conserver l’acquis et dans un deuxième temps fortifier le parti.

Si l’ARD a effectivement connu, comme tous les partis politiques, la
dépolitisation résignée du citoyen consécutive à la violation de l’Accord de Paix et aux hold-up électoraux, les cellules que nous avons crées dans les différents annexes au lendemain du congrès pour entretenir la flamme de la résistance civique ainsi que le patient travail d’explication et de persuasion du bien-fondé de notre démarche ont porté leurs fruits comme suffisent à le démontrer la mobilisation estivale des Djiboutiens ainsi que les récentes ramifications et audience du parti à l’étranger !

Non seulement notre parti a survécu en huit ans d’existence, aux départs vers un monde meilleur de son fondateur et de poids lourds du parti comme les regrettés Ali Mahammadé et Ahmed Hassan et de quelques sages de notre annexe d’Arhiba, ainsi qu’à la répression politique du pouvoir, parmi d’autres obstacles, mais il a pu se renforcer en militants, cadres et dirigeants crédibles à Djibouti commeà l’étranger, à la faveur de l’intensification de la lutte, au point que l’ARD est aujourd’hui encore le porte drapeau de l’opposition malgré le peu de moyens financiers que comblent un usage optimum de l’outil communication et une
symbiose avec le peuple !

Réalité : 2011 se profile à l’horizon et plusieurs candidats se sont déjà
déclarés. Quelle est la position du parti ?

KAD : Elle reste cohérente depuis le congrès de 2006 ! Les conditions pour une compétition électorale loyale n’étant pas réunies nous avons boycotté les élections depuis 2005. Pour l’ARD, la priorité des priorités reste de sauver la paix civile gravement menacée ainsi que le règlement urgent des problèmes politiques.

Une compétition pour le pouvoir en l’état actuel des choses est inconcevable. Pour l’ARD, il ne peut y avoir d’élections ni de développement sans une paix civile!

Réalité : Comment se présente la situation politique à la veille de la reprise
de la Mobilisation Générale après l’Aïd ?

KAD : La situation s’aggrave chaque jour ! Le mouvement de contestation pacifique se propage actuellement de la capitale aux régions de l’intérieur les plus durement touchées par la crise politique, économique et sociale.

Le démontrent les récentes protestations des jeunes à Ali-Sabieh brutalement réprimées par les forces de l’ordre ou encore le siège de la mairie d’Obock par les notables de la région exigeant l’arrêt des exactions contre les civils dans le nord, tandis que la situation reste tendue dans le port où aux légitimes revendications des dockers, le pouvoir répond par des arrestations massives et
leur remplacement par des journaliers clandestins.

Il est évident que cette réponse n’est pas acceptable et que la situation va empirer ! Après les grèves à la santé qui se poursuivent, c’est le secteur de l’éducation qui prévoit de donner de la voix à la rentrée au sujet des multiples revendications ignorées du corps enseignant et des étudiants…Par qui alors le pouvoir compte t-il les remplacer ?

Sur le plan politique, contrairement à la propagande du pouvoir, l’Accord signé avec le gouvernement américain n’est pas un satisfecit des U.S.A. à la « démocratie » version RPP.

Bien au contraire !

Il faut rappeler que ce projet qui date de 2008 a été volontairement retardé par la Présidence pour auparavant, modifier la constitution et mettre le peuple et nos partenaires devant le fait accompli…Mais la teneur de ce projet démontre s’il en était besoin, le grave déficit de Djibouti en la matière et la nécessité d’y mettre fin comme cela avait fait l’objet d’un volet entier de l’Accord de Paix violé par le gouvernement.

L’ARD entend peser de tout son poids pour la réussite de ce projet
qui ne sera vraisemblablement pas concrétisé pour les prochaines échéances électorales.

C’est la raison pour laquelle la Mobilisation Générale reste plus
que jamais d’actualité !

Réalité : Où en êtes-vous actuellement dans les préparatifs ?

KAD : A l’ARD, nous sommes prêts depuis longtemps ! Les cellules de coordination de l’UAD mises en place l’hiver dernier sont réactivées et travailleront durant toutes les nuits du ramadan pour donner dans les mois à venir à cette Mobilisation Générale, le caractère de sursaut national salvateur que nous appelons de nos vœux !

Propos recueillis par Maki Houmedgaba

18/08/10 (B565) LDDH : Halte aux crimes humanitaires !



Le Président

Note d’Information du 17 août 2010

HALTE AUX CRIMES HUMANITAIRES !

Note sur les rapports de l’Irin en cette période
préélectorale et probablement en faveur d’un troisième mandat abusif, illégal et
en contradiction flagrante
à la Constitution issue du Référendum
du 4 septembre 1992 :


Rattaché à l’O.C.H.A (bureau de coordination des affaires humanitaires )de l’O.N.U., l’Integrated Regional Information Networks (I.R.I.N.) vient à nouveau d’alerter l’opinion internationale sur la détresse des populations du nord et du
sud-ouest de la république de Djibouti (voir documents ci-dessous).

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.DDH) tient à apporter son témoignage sur ce dossier humanitaire. Contrairement à ce qui a pu être sous-entendu par les organisations internationales, la détresse des populations, qui est bien réelle :


n’est pas à imputer, en aucun cas, à des catastrophes naturelles,


mais elle est uniquement la conséquence d’une politique délibérée de marginalisation des régions du nord et du sud-ouest et de leurs populations de toute politique publique de développement national et de lutte contre la pauvreté et la soif.

L’Accord de Paix Définitive du 12 mai 2001 à la signature duquel la L.D.D.H.
avait été conviée comme témoin avait identifié cette politique comme étant une
des causes du conflit armé qui a ravagé nôtre pays de 1991 à 2000.

Cet Accord salué par tous les partis politiques au pouvoir comme de l’opposition
ainsi que par la communauté internationale a très vite été unilatéralement violé par la partie gouvernementale. Si l’exigence de son application relève des partis politiques, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.DDH) n’a cessé depuis lors d’alerter les communautés nationale et internationale sur les graves conséquences humanitaires de cette violation.

De mémoire de Djiboutien, jamais la misère de nos concitoyens et singulièrement de ces populations-là, n’a atteint un tel niveau de détresse que lors de ces douze dernières années.

Dans le même temps, jamais depuis la conférence des donateurs de 1983, nôtre pays n’a reçu autant d’aides multiformes (retombées financières des présences militaires occidentales et boom des activités
portuaires et aéroportuaires) que lors de cette même période…

Pourtant les différentes alertes des organismes des Nations-Unies (PAM, FEWS …) sont reproduites sans pudeur dans la presse nationale officielle afin de mobiliser l’aide internationale qui n’a jamais fait défaut sauf pour les populations intéressées… :

Non seulement cette aide ne parvient pas ou si peu à ces populations, mais le peu de vivres (dons de solidarité des proches de la capitale) qu’elles parviennent à acheminer à dos de chameaux ont récemment été
confisquées ainsi que les chameaux par la dernière expédition militaire dans le nord dirigée par le Colonel Abdo Abdi Dembil !

Sur la base des statistiques officielles contradictoires fournies par les ministères de la Santé, de l ’intérieur, de l’ONARS et du dernier recensement général de la population, des
rapports des organisations spécialisées de l’ONU etc.,

la L.D.D.H. finalise un « Dossier Humanitaire » accablant qu’elle rendra public avant la fin de l’année.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) rappelle encore une fois, que
les dons et assistance en médicaments et en vivres sont régulières détournés.

Dernier détournement en date : les milliards de Francs Djibouti pour la lutte contre le Sida
se sont évaporés ! Une Enquête a été ouverte.

Pourtant l’enquête Judiciaire semble être bloquée …

La perpétuation de cette politique par le gouvernement créant un grave danger pour la Paix et la Cohésion sociales, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’insurge contre l’instrumentalisation par le gouvernement de la détresse humaine de nos concitoyens et :

– Exige la fin de l’opacité de la gestion de l’aide alimentaire, l’injustice
dans sa distribution et l’impunité des charançons en col blanc.

– Demande la constitution d’une commission d’enquête nationale ou Internationale chargée de faire la lumière sur l’affectation et les bénéficiaires de l’aide alimentaire, les critères de sélection des populations urbaines et rurales, leur nombre exact…et qui doit rendre un rapport public.

– Demande aux organisations spécialisées de l’ONU de mettre en place un système
de suivi et de traçabilité de la distribution de l’aide alimentaire.

NOEL ABDI Jean-Paul

________________ Rapports de l’IRIN

DJIBOUTI: La moitié de la population rurale a besoin d’aide alimentaire

NAIROBI, 6 mai 2010 (IRIN) – La moitié de la population rurale de Djibouti aura besoin d’aide alimentaire d’urgence cette année en raison des effets combinés de la sécheresse, des pertes de bétail, de la dégradation des termes de l’échange bétail contre céréales et des prix élevés des aliments de base, d’après une évaluation réalisée par le gouvernement et des agences des Nations Unies.

« La plupart des éleveurs a perdu une proportion considérable de son bétail [70 à 80 pour cent] au cours des cinq dernières années, ont souffert de la diminution de leurs sources de nourriture et de revenus, et ont épuisé toutes leurs stratégies d’adaptation », a dit Peter Smerdon, porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies à Nairobi.

« L’évaluation a estimé que la malnutrition aiguë globale chez les enfants de moins de cinq ans [dans les zones rurales] était de 20 pour cent, ce qui est supérieur au seuil d’urgence, fixé à 15 pour cent ».

L’évaluation a été réalisée suite à une alerte émise en janvier par le Réseau des systèmes d’alerte précoce contre la famine (FEWS NET).

Elle a permis de conclure que 120 000 personnes – soit la moitié de la population rurale – auraient besoin d’une aide humanitaire jusqu’à décembre, comprenant une aide alimentaire et un soutien aux moyens de subsistance, des interventions dans le domaine de la nutrition, un approvisionnement en eau, et une assistance dans le domaine de la santé. En outre, des programmes de reconstitution des stocks et de constitution de patrimoine sont nécessaires à moyen terme.

« L’évaluation a recommandé d’augmenter le nombre de personnes recevant une aide alimentaire », a dit M. Smerdon à IRIN. « C’est pourquoi à partir d’avril, le PAM a fait passer de 26 000 à 48 500 le nombre de personnes recevant de la nourriture à travers les distributions alimentaires générales. Cependant, cette réponse rapide n’est ni suffisante ni durable, et le PAM sera confronté en août à une rupture de son approvisionnement s’il ne reçoit pas d’urgence de nouvelles contributions ».

D’après FEWS NET, la plupart des ménages pauvres vivant de l’élevage sont dans une situation de grande insécurité alimentaire.

L’organisme anticipe en outre une aggravation de l’insécurité alimentaire dans les zones pastorales situées près des frontières nord-ouest et sud-est, en raison de l’insuffisance des ressources naturelles et de l’inadéquation de l’aide alimentaire au cours des
six prochains mois.

« Les ménages urbains pauvres seront probablement confrontés à une insécurité alimentaire extrême, car la période de soudure (juin à août) approche », a noté FEWS NET dans une communication datée du 22 avril. L’organisation a attribué cette situation au taux de chômage élevé, au déclin des activités de petit commerce, aux prix des aliments de base qui sont supérieurs à la moyenne, à l’augmentation des migrations des régions rurales vers les zones urbaines, et à la fermeture des écoles. D’après FEWS NET, les pénuries d’eau dans la ville de Djibouti s’aggraveront également au cours des prochains mois.

De son côté, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a dit que les précipitations favorables pourraient atténuer la gravité de la situation. En février, des pluies non saisonnières, combinées avec un début précoce de la saison des pluies, ont permis un certain rétablissement du pâturage, de l’abroutissement et de l’eau, en particulier dans les zones côtières pastorales, mais cela ne peut pas garantir le rétablissement total du secteur de l’élevage, a dit la FAO le 13 avril.

Les deux tiers de la population de Djibouti, qui est estimée à 800.000 habitants, vivent en dessous du seuil de pauvreté – 10 pour cent vivant dans une pauvreté extrême – d’après les statistiques du ministère de la Santé.

La majorité de la population vit en zone urbaine, mais 60 pour cent de ces habitants sont sans emploi.

Le pays accueille en outre 12 900 réfugiés, soit 1 902 de plus par rapport aux chiffres de 2009, en raison de nouvelles arrivées d’Erythrée et du centre-sud de la Somalie, où le conflit fait rage, a dit, le 30 avril, le bureau sous-régional de Nairobi du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires.

____________________________ Manque d’eau potable

DJIBOUTI: De l’eau potable pour 25 000 personnes

Les habitants de Djibouti, territoire semi-désertique, sont régulièrement confrontés au problème d’accès à l’eau

NAIROBI, 4 juillet 2007 (IRIN) – Pour tenter de mettre fin au manque d’eau, problème persistant des habitants pauvres des régions rurales de Djibouti, le gouvernement et une agence des Nations Unies financent un projet qui devrait fournir de l’eau potable à environ 25.000 personnes.

Djibouti, un Etat semi-désertique de la corne de l’Afrique, traverse fréquemment des périodes de disette et la majorité de son eau lui vient de sources souterraines auxquelles la plupart descommunautés rurales ont du mal à avoir accès.

Le nouveau projet, qui devrait s’achever en 2008, est financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le ministère de l’Agriculture de Djibouti.

Il va augmenter la capacité des 62 pompes à injection diesel, qui tombent en panne régulièrement, grâce à des nouvelles pompes à énergie solaire, selon Ahmedou Ould Sidi, un spécialiste de l’eau et de l’assainissement pour l’UNICEF à Djibouti.

« L’avantage de l’énergie solaire par rapport à l’énergie thermale est qu’elle est beaucoup moins chère et qu’elle nécessite moins d’entretien », a dit Omar Habib, spécialiste de la communication pour l’UNICEF.

Les communautés seront chargées de gérer et d’entretenir le projet hydraulique, a dit M. Habib.

« Nous voulons que les gens participent et s’approprient ces stations de pompage. Le rôle du gouvernement sur le long terme doit être aussi restreint que possible », a-t-il ajouté.

Le projet devrait profiter aux habitants de 45 villages et à leurs 40.000 têtes de bétail.

« Le programme d’approvisionnement en eau va aider à améliorer les conditions de vie de beaucoup d’enfants et de femmes et permettre d’atteindre les indicateurs prioritaires conformément aux objectifs du millénaire pour le développement en matière d’eau et d’assainissement », a noté Aloys Kamuragiye, représentant de l’UNICEF à Djibouti dans un communiqué.

Selon les estimations de l’UNICEF, 1,5 million d’enfants meurent chaque année de maladies liées au manque d’accès à l’eau potable, aux conditions sanitaires insatisfaisantes et à une mauvaise hygiène.

En juin, une agence de prévention des crises alimentaires a rapporté que les bergers dans les régions intérieures trouvaient de plus en plus difficile de s’alimenter et que les conditions d’élevage du bétail se détérioraient à cause de l’arrivée tardive des pluies, qui ont normalement lieu entre mars et mai.

Ces pluies courtes ont commencé à tomber à l’intérieur du pays avec six semaines de retard, et les pluies de mi-avril étaient faibles.

En temps normal les pluies constituent un répit après la saison sèche qui dure d’octobre à février, surtout dans le nord-ouest du pays et près de la frontière du sud-est, des zones qui dépendent des pâturages pour survivre, a dit le réseau de prévention des crises alimentaires.

A cause de la sécheresse prolongée, les pâturages et l’eau disponibles sont en dessous de la normale, le bétail montre des signes de détresse et la production de lait s’est effondrée en dessous des niveaux normaux.

18/08/10 (B565) Radio Trottoir – Coup de Force entre Policiers … (mis à jour le 19/08) (Lectrice)

Coup de force de la FNP.

Dimanche 15 août 2010, après la prière du soir, trois camions bourrés de commandos de la Police nationale, essentiellement composés par une centaine de membres d’élite de la Brigade antiterroriste, visages camouflés, équipés d’armes lourdes, se sont jetés des camions qui avançaient en direction du Commissariat de Police contrôlant l’îlot du Héron où se trouve l’Hôtel Kempski et le Quartier Général de la Marine Française.

Non ce n’était pas le QG de la Marine Française qui était visé ! Non ce n’était pas non plus l’hôtel
Kempeski qu’avait jamais logé de terroristes, non jamais (sic). Mais c’était bel et bien le Commissariat de
police et sa trentaine de Policiers, qui étaient la cible de la FNP !

Fermant la colonne, le Chef d’Etat-major et le Directeur de la Police, en tenue camouflée « léopard », pistolets-mitrailleur au poing, suivaient au pas de course les commandos qui se sont introduits, silencieusement, dans la cour du Commissariat de Police.

Après quelques tirs entendus nettement, puis des ordres aboyés par l’Officier de tête, un lourd silence est retombé.

Rien, il ne s’est plus rien passé pendant dix minutes ! Rien, jusqu’à l’apparition du Colonel Abdillahi Abdi tenant par le col de la Chemise le Lieutenant Colonel Yahya soigneusement menotté au préalable. Le Commandant Yahya est le patron de ce Commissariat ; il avançait, tête baissée, poussé par Abdillahi Abdi.

La FNP a réussi à faire prisonnier tous les policiers de permanence, ce soir-là ! Opération réussie à 100 %, sans blessé ni morts à déplorer. On a vu la colonne des prisonniers (une dizaine environ), les mains en l’air, certains n’ayant même pas été autorisés à chausser leurs souliers, qui avançait vers les camions, tête baissée, encadrée par les hommes d’élite, fusils pointés sur eux.

S’agisait-il d’un exercice d’entraînement ?

Mais pas du tout ! C’était du vrai, du réel, pas du cinéma, même si la mise en scène avait été particulièrement soignée.

Personne ne sait où ont été emmenés le Commandant Yahya,
et la dizaine de Policiers faits prisonniers, sans résistance. En tout cas on les a plus revus. Ils sont probablement séquestrés,
dans un lieu secret, où ils devront avouer leurs fautes !

Sont-ils torturés ? Toute la mise en scène le donne à penser ! Le Colonel Yahya, ancien Commandant Adjoint de la
Brigade Criminelle sous les ordres du Colonel Hassan Omar, sait beaucoup de choses
sur la torture. Il l’a cotoyée si souvent, pour ne pas dire « appliquée » (?)

Pourtant et comme c’est la règle pour les bourreaux du régime, ce Yahya venait d’être récemment promu au grade de Commandant. Ami intime du
Colonel de la Garde Républicaine, ils avaient conjointement participé à la construction de deux magnifiques bunkers à Arta, hyper sécurisés ! Privilégiant l’environnement et le développement durable, ces constructions devraient faire date, à ne point en douter, dans l’histoire architecturale de Djibouti (sic et resic !)

Mais alors qu’à bien pu faire ce Yahya, pour déplaire à Guelleh ou à sa charmante et gracieuse épouse ?

Sur la pente ascendante d’une brillante carrière, dévoué corps et âme au régime et à la dictature, il ne manquait de rien !

Bien que cousin proche de Borreh, il n’avait jamais levé le petit doigt en sa faveur et ne s’était jamais exprimé sur les faits que le régime lui reproche.

Alors, pourquoi cette opération nocturne, menée avec des grands renforts d’effets spéciaux. Une opération exemplaire parfaitement coordonnée, avec la présence de tous les figurants nécessaires – du bas jusqu’en haut de l’échelle ? Faire peur aux policiers de proximité ? Faire un exemple ? Tenter de lutter contre l’impuissance grandissante du régime ?

Qui a ordonné au Colonel Abdillahi Abdi de monter ce spectable grandiose au risque de fâcher le Colonel de la Garde Républicaine ?

Rappelons que la Garde républicaine a reçu, ces derniers
temps des chars lourds au titre de la dissuasion et de l’équilibre des forces qui pourraient s’affronter un jour – Qui sait ? Est-ce, par exemple, pour contrecarrer de possibles
« maladresses » que pourrait commettre le Général Zakaria ?

Affaire à suivre avec une attention particulière car les effets de « ricochets » sont latents … et on attend les effets « boomerang » sous quelques jours.

Tourtout
Votre représentante clandestine
au sein de la police

17/08/10 (B565) Troisième et dernière partie de l’intervention d’Abdallah Deberkalleh. Sur sa vision de l’opposition politique !

______________ 1°) A écouter en WMA – 3ème partie



_______________ 2°) A télécharger en MP3 – 3 ème partie

Lien de téléchargement

____________________ 3°) La fin de l’interview

Après la partie 1°) dans laquelle Abdallah Deberkalleh apportait son soutien à Jean-Paul Noël Abdi et dans laquelle il décrivait les risques en cas de développement de sentiments extrêmistes en réaction à la dictature injuste et aveugle, Abdallah insiste sur la nécessité d’assurer la gestion du pays en dehors de toute visée tribaliste.

Après la partie 2°) où il demandait aux différentes ethnies de cesser « leur compétition » et de construire ensemble les bases d’un régime démocratique, juste et soucieux des intérêts de toutes les populations sans distinction d’origine ethnique

Dans cette troisième partie, Abdallah Deberkalleh expose l’analyse qu’il fait des opposants politiques et il dénonce le manque de franchise de certains, qui poursuivraient à son avis, d’autres objectifs, que ceux qu’ils annoncent. A. Deberkalleh recommande d’éviter la guerre et il conseille aux jeunes de ne pas s’enroler dans la résistance, car cette résistance sera utilisée Guelleh pour légitimer son viol constitutionnnel. Pour Deberkalleh, le risque majeur est une radicalisation des populations les plus vulnérables et les plus harcelées par le régime, avec à terme, même s’il ne le dit pas, le risque du développement d’une situation à la somalienne.

C’est un cri du coeur ! Quand ils demandent aux représentants des différentes ethnies de se concerter et de travailler ensemble pour éliminer leur ennemi unique : le régime en place et ses dignitaires, en commençant par Guelleh.

17/08/10 (B565) ALERTE ROUGE / Djibouti: CAMPAGNES D’URGENCE/ Exactions sur enfants (OMCT)

DJI 300710.1/ DJI 300710.1.CC
Suivi du cas DJI 300710/ DJI 300710.CC

CAMPAGNES D’URGENCE/ EXACTIONS ENFANTS

Transfert au camp de police de Obock/ Détention arbitraire, y compris de mineurs/ Crainte pour l’intégrité physique et psychologique

Le Secrétariat International de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) a reçu de nouvelles informations sur la situation suivante et sollicite votre intervention à Djibouti.

Nouvelles informations

Le Secrétariat International de l’OMCT a été informé par une source fiable et Antenna International, une organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, que Mme Halima Bil’a (environ 35 ans) et ses quatre enfants mineurs, Fatouma Mohamed Keiro (F), Bil’a (M), Kalifa (M) et Ali Mohamed Keiro (M), âgés de un à neuf ans, détenus arbitrairement à la prison de Nagade, ont été transférés au camp de police de Obock, à Obock, situé sur le Plateau, le 2 août 2010. Aucun motif n’aurait été donné quant à ce transfert.

Selon les informations reçues, les conditions de détention dans le camp de police seraient meilleures qu’à la prison de Nagade. Mme Halima Bil’a aurait également reçu quelques soins après son transfert (elle ne souffrirait plus de diarrhées mais elle continuerait à vomir de temps en temps). Toutefois, à l’heure de diffuser cet appel, aucune information n’était disponible sur la situation de ses quatre enfants.

Par ailleurs, l’OMCT rappelle qu’à ce jour Mme Halima Bil’a n’a été inculpée d’aucune infraction et elle n’aurait toujours pas eu accès à un avocat. Les visites de sa famille seraient limitées (seules deux visites auraient été autorisées depuis le transfert). Selon les informations reçues, elle serait uniquement détenue, conjointement avec ses quatre enfants, en raison des activités de son mari, un militant actif du Front pour la Restauration de l’ Unité et de la Démocratie (FRUD) [1] recherché par les autorités.

Le Secrétariat International de l’OMCT reste gravement préoccupé par la situation de Mme Halima Bil’a et de ses quatre enfants et demande instamment aux autorités compétentes de la République de Djibouti de garantir leur intégrité physique et psychologique en toutes circonstances, conformément aux dispositions des instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme ratifiés par Djibouti.

L’OMCT rappelle que la Convention relative aux droits de l’enfant, à laquelle la République de Djibouti est partie, stipule à son article 37 b) que les Etats parties veillent à ce que « N ul enfant ne soit privé de liberté de façon illégale ou arbitraire. L’arrestation, la détention ou l’emprisonnement d’un enfant doit être en conformité avec la loi, n’être qu’une mesure de dernier ressort, et être d’une durée aussi brève que possible ». De même, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, deux traités auxquels la République de Djibouti est également partie, énoncent que nul ne peut faire l’objet d’une arrestation ou d’une détention arbitraire.

Par conséquent, l’OMCT demande aux autorités compétentes de la République de Djibouti de respecter les garanties concernant la liberté de la personne et d’ordonner la libération immédiate, en l’absence de charges légales valables, de Mme Halima Bil’a et de ses quatre enfants.

Rappel des faits

L’OMCT avait été informée de la détention arbitraire de Mme Halima Bil’a et de ses quatre enfants mineurs. Selon les informations reçues, le 17 avril 2010, Mme Halima Bil’a et ses quatre enfants ont été arrêtés à Medeho (Mablas), dans le nord du pays, par les forces de sécurité djiboutienne sur ordre du responsable de la Sécurité de la région du Nord de Djibouti. Ils ont été détenus, dans un premier temps, dans un camp de police à Djibouti ville avant d’être transférés, le 5 juin 2010, à la prison de Nagade dont les conditions de détention seraient très mauvaises (notamment une hygiène déplorable). Mme Halima Bil’a, alors très malade (vomissements et diarrhées), y était détenue conjointement avec ses quatre enfants dans la même cellule.

Actions requises

Merci d’écrire aux autorités de Djibouti, afin de leur demander de:

i. Garantir, en toutes circonstances, l’intégrité physique et psychologique de Mme Halima Bil’a et de ses quatre enfants;
ii. Ordonner leur libération immédiate;
iii. Garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales à travers le pays selon les lois nationales et les instruments internationaux des droits de l’homme .

Adresses:
Son Excellence Ismail Omar Guelleh,
Président de la République,
Palais Présidentiel,
BP 6, Djibouti Ville, République de Djibouti.
Tel / Fax : 00 253 35 50 49 / 00 253 35 02 01 ;

Monsieur Mohamed Barkat Abdillahi,
Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’Homme,
BP 12, Djibouti Ville, République de Djibouti.
Tel / Fax : 00 253 35 54 20 ;

Monsieur Maki Omar Abdoulkader,
Procureur de la République,
Tel / Fax : 00 253 35 69 90.
Email : likmik@caramail.com ;

Ambassadeur Mohamed Siad Doualeh,
Mission permanente de Djibouti auprès de l’Office des Nations unies à Genève,
19 chemin Louis Dunant, 1202 Genève, Suisse,
Fax : + 41 22 749 10 91.
Email : mission.djibouti@djibouti.ch ;

Ambassade de Djibouti à Bruxelles,
204 avenue F.D. Roosevelt, 1050 Bruxelles, Belgique,
Fax : + 32 2 347 69 63 ;
Email : amb_djib@yahoo.fr

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Djibouti dans vos pays respectifs.

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Genève, le 12 août 2010

Merci de bien vouloir informer l’OMCT de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

[1] Le FRUD est un mouvement politico-militaire qui a été créé en 1991. Deux tendances se sont dégagées à la suite du deuxième accord de paix de mai 2001; la tendance du FRUD signataire de l’accord qui s’est transformé en parti légal, l’Alliance Républicaine pour le Développement (ARD). Ce parti a, par la suite, dénoncé la non application dudit accord ; et une autre tendance qui a refusé l’accord susmentionné et qui est restée dans les montagnes du Nord de la République de Djibouti pour poursuivre la lutte. Cette tendance, dont fait partie le mari de Mme Halima Bil’a, est qualifiée du FRUD armé.

Précédemment, lors du premier accord de paix signé en 1994, des anciens membres du FRUD ont fait dissidence et ont créé le parti qui s’appelle FRUD. Ce parti est membre de l’Union pour la Majorité Présidentielle.