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23/03/11 (B596) Libération (Blog) Djibouti : une présidentielle qui s’annonce mal (Info lecteur)

Par Sabine Cessou

L’opposition djiboutienne va boycotter l’élection présidentielle du 8 avril, qui sera remportée sans problème par le président en place, Ismail Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999, dont le parti dirige l’ancienne colonie française depuis son indépendance en 1977. Pratique courante en Afrique, mais qui passe de plus en plus mal à l’heure des révolutions tunisienne et égyptienne : le chef de l’Etat a fait modifier la Constitution pour pouvoir briguer un troisième mandat…

Les opposants dénoncent une répression tous azimuts, depuis la manifestation monstre du 18 février, au moins 20 000 personnes, qui s’est soldée par deux morts (un gendarme et un manifestant).

Trois leaders de l’opposition, arrêtés après la manifestation, sont en résidence surveillée.

Leurs résidences seraient encerclées par les forces de l’ordre.

Quelque 200 personnes sont portées disparues depuis la manifestation, et des "révoltés" potentiels, y compris des mineurs, seraient "enlevés" par la police, qui demanderait ensuite aux familles 50 000 Francs djiboutiens (150 euros) pour les libérer. Du coup, les parents bouclent leurs enfants à la maison.

Des membres de l’opposition, notamment de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD), accusent l’armée française d’assister sans rien faire à la répression – en envoyant des hélicoptères surveiller les manifestants, dans un pays hautement stratégique où se trouve la plus grande base militaire française en Afrique, mais aussi une base américaine et une base japonaise.

C’est de Djibouti, notamment, que les puissances occidentales mènent la bataille contre les pirates somaliens, et envoient des avions de chasse dans le cadre de l’opération militaire en cours en Libye.

Djibouti, principal débouché sur la mer de l’Ethiopie, est l’un des pays les plus pauvres du monde, et affiche un taux de chômage d’au moins 60 %.

22/03/11 (B596) La dépêche (Toulouse) Une manifestation pour soutenir les peuples arabes solidarité

À l’appel du Collectif 31 de soutien aux peuples du Maghreb et du Moyen-Orient, une centaine de personnes a manifesté samedi après-midi à Toulouse. Le but du collectif est d’affirmer sa solidarité avec les soulèvements populaires au Maroc, en Algérie, en Libye, en Jordanie, en Syrie, en Irak, en Iran, au Yémen, au Bahreïn et à Djibouti.

Plusieurs organisations de gauche étaient présentes, notamment le NPA, La Riposte (PCF) et le collectif Coup pour Coup 31.

Des associations comme Survie, spécialisée sur le problème de la « Françafrique » et du « néocolonialisme » participaient également. « Je suis ici pour soutenir les peuples en lutte contre les dictateurs », explique Geneviève, membre de l’association.

À noter aussi la présence de quelques manifestants libyens, dont Abdelhakin en stage de formation à l’hôpital de Rangueil. « Ce qui se passe en Libye est un vrai massacre et j’espère que ça va bouger rapidement au niveau international.

Je reste très optimiste, je crois très fort en la victoire du peuple libyen. Ici, on reçoit beaucoup de soutien de la communauté arabe et d’organisations comme le parti communiste », a-t-il déclaré. Si les slogans et les pancartes parlent majoritairement de la Libye, on n’oublie pas le reste des peuples en lutte.

« On entend peu parler de ce qui se passe au Maroc à cause de la rétention d’informations du gouvernement », explique Gisèle, membre de Survie. « Mais nous sommes en contact avec des militants sur place et ça bouge ».

D’ailleurs, une manifestation de soutien au peuple marocain devait avoir lieu hier après-midi, place Arnaud Bernard.

22/03/11 (B596) N’oublions pas Djibouti (Par Jean-Christophe Cambadélis – 18/03/2011 Publié dans : parti socialiste, relations internationales)

Alors que le Printemps arabe représente un formidable espoir de démocratisation et d’émancipation des peuples, le Parti socialiste s’inquiète du durcissement de la situation à Djibouti.

L’opposition politique y survit dans des conditions très difficiles, alors que la mise à l’écart de la presse internationale rend très difficile la collecte d’éléments objectifs et inquiète au plus haut point. Le silence du gouvernement français, alors même que notre pays y possède une base où stationnent 3.600 soldats, n’est pas acceptable.

La France doit demander le respect des droits humains en général, mais aussi des droits de l’opposition politique et de la liberté de la presse.

22/03/11 (B596) Nouvelles de Somalie – Le gouvernement somalien promet d’éradiquer les insurgés en 90 jours (1 article)

________________________ 1 – Casafree (Maroc)

Somalie : Le gouvernement somalien promet d’éradiquer les insurgés en 90 jours

Le gouvernement somalien a promis dimanche d’éradiquer les insurgés shebab dans trois mois, compte tenu des progrès réalisés dans son offensive d’envergure contre la rébellion.


Le gouvernement avait lancé une vaste offensive contre les insurgés shabab fin février en réussissant à prendre le contrô le de certains bastions des rebelles à Mogadiscio et dans le sud du pays.

« Nous allons mettre un terme au problème de la rébellion dans trois mois, parce que nous allons les anéantir dans tout le pays. On va voir un grand changement dans un proche avenir », a déclaré dimanche le Premier ministre somalien Mohamed Abdullahai cité par la radio publique.

Les forces gouvernementales, soutenues par les soldats de la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom), ont repris récemment le contrô le de plusieurs positions stratégiques aux mains des insurgés à Mogadiscio et dans le sud de la Somalie.

22/03/11 (B596) Yémen Express – un gouverneur fait défection – le président Saleh est en sursis – des chefs de l’armée lâchent Saleh, qui se vante du soutien du peuple – la France juge le départ du président Saleh « incontournable » – des généraux et des cadres rejoignent la contestation – des chefs de l’armée lâchent Saleh, qui se vante du soutien du peuple – Le président Saleh poussé vers la sortie ? – Démission de l’ambassadeur du Yémen au Liban – le président limoge son gouvernement (9 articles)

_______________________ 9 – Europe 1

Yémen : un gouverneur fait défection

Le gouverneur d’Adenn au Sud du Yémen, deuxième ville du pays, Ahmad Qaatabi, a présenté sa démission lundi, alors que les défections se multiplient au Yémen.

« Le gouverneur a démissionné pour protester contre ce qui se produit dans le pays », a affirmé un fonctionnaire de son bureau.

Aden est à la pointe de la contestation du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. De nombreuses personnes y ont été tuées par les tirs des forces de l’ordre depuis le début de la contestation fin janvier.

_______________________ 8 – Le Figaro

Au Yémen, le président Saleh est en sursis

Par Georges Malbrunot

Les défections se multiplient, tandis que l’armée protège les manifestants à Sanaa.

Ali Abdullah Saleh vit-il ses dernières heures à la tête du Yémen ? La question est clairement posée, après les défections en série lundi de hauts responsables militaires, de quarante députés et de plusieurs ambassadeurs, qui ont rejoint les rangs des dizaines de milliers de protestataires, exigeant son départ depuis deux mois maintenant.

Le principal revirement est venu de son demi-frère, le général Ali Mohsen, commandant de la zone militaire du nord-ouest du pays, et issu de sa tribu (al-Ahmar), dont les membres occupent les postes clés du régime. Dans une intervention télévisée sur al-Jezira, Ali Mohsen a accusé Saleh de «réprimer de pacifiques manifestants» et de «plonger le pays dans la guerre civile».

Mais il n’a pas appelé au départ du président, ni annoncé sa propre démission, en tant que commandant de la 1re Division blindée. Sans doute pour ne pas se priver de jouer un rôle dans la transition houleuse qui s’annonce. Car comme l’a déclaré lundi Alain Juppé, le départ du raïs paraît désormais «inévitable».

Au même moment, en effet, des dizaines d’officiers se présentaient devant les jeunes contestataires à l’université de Sanaa, épicentre de la fronde, pour annoncer qu’ils rejoignaient eux aussi l’opposition au raïs, qui dirige le Yémen depuis trente-deux ans.

L’hémorragie intervient trois jours après la tuerie perpétrée par des tireurs d’élite, qui ont abattu 52 jeunes devant l’université. Les assaillants appartenaient à la Garde républicaine et à la Garde centrale, dirigées respectivement par un fils – Ahmad – et un neveu – Yahia – du chef de l’État. Celui-ci a-t-il donné l’ordre de tirer ? Ou a-t-il été mis devant le fait accompli par son entourage ?

Quoi qu’il en soit, en signe de protestation, plusieurs ministres, le vice-gouverneur d’Aden, le vice-président du Parlement ainsi que les ambassadeurs en Syrie, en Jordanie et en Arabie saoudite ont, à leur tour, démissionné et annoncé leur ralliement aux opposants. Depuis deux mois, ceux-ci tiennent un sit-in devant l’université de Sanaa, soutenus notamment par l’Islah, la principale formation islamiste. La proposition de Saleh de quitter le pouvoir en 2013 et de ne pas être remplacé par son fils, Ahmad, ne les a pas convaincus.

Ces derniers jours, des membres de tribus jusque-là loyales au raïs sont descendus à Sanaa pour protéger les étudiants. Ils ont été rejoints dimanche par l’armée, munie de simples bâtons, qui s’est déployée dans les rues, en lieu et place des policiers, accusés par les jeunes d’être responsables des exactions.

L’Arabie saoudite sollicitée pour une médiation

Certains manifestants voient dans ce déploiement «un tournant» favorable dans l’attitude de l’armée à leur égard. De nombreux Yéménites espèrent en effet que la hiérarchie militaire pourra orchestrer la transition du pouvoir. «C’est la seule solution pour éviter que les tribus se battent entre elles pour le contrôle de Sanaa», commente un expatrié sur place depuis dix ans.

Au Yémen, l’autorité de l’État ne s’exerce guère que sur la capitale. Ailleurs, ce sont les tribus, les rebelles chiites dans le nord, les sécessionnistes dans le sud, voire parfois al-Qaida, qui tiennent le terrain. Ils ont récemment fait taire leurs divisions pour réclamer le départ de Saleh. Mais lundi soir, un communiqué du ministère de la Défense est venu rappeler que l’armée soutenait encore le chef de l’État. «Saleh a toujours dit qu’il était pour une transition ordonnée du pouvoir», souligne un diplomate à Sanaa, qui met en garde contre les emballements médiatiques.

Acculé, Saleh a dépêché lundi son ministre des Affaires étrangères chez le voisin saoudien dans l’espoir d’arracher la médiation de Riyad. «On est dans la fin de la partie, il s’agit de savoir si la fin de règne de Saleh pourra être négociée», estime un homme d’affaires à Sanaa.

_______________________ 7 – La Croix avec AFP

Yémen: des chefs de l’armée lâchent Saleh, qui se vante du soutien du peuple

Des chefs de l’armée yéménite ont annoncé lundi leur ralliement à la contestation contre le président Ali Abdallah Saleh , qui a assuré que le peuple le soutenait malgré des appels redoublés à son départ.

Le président a réuni en soirée les généraux qui lui restent fidèles et qui ont affirmé leur rejet de toute tentative de porter atteinte à la Constitution.

Les Etats-Unis ont réaffirmé que la violence était « inacceptable » tandis que la France a ouvertement appelé au départ de M. Saleh, devenant ainsi le premier pays occidental de poids à le faire.

Outre les chefs de l’armée qui ont lâché le président Saleh, le principal chef tribal, cheikh Sadek al-Ahmar, lui a demandé de céder le pouvoir qu’il détient depuis 32 ans et de se ménager « une sortie honorable ».

Deux commandants de régions, le général Ali Mohsen al-Ahmar, responsable du nord-est qui comprend Sanaa, et le général Mohammed Ali Mohsen, en charge du district militaire oriental, se sont déclarés en faveur des protestataires.

Leur défections sont les premières de cette importance dans l’armée. Deux autres généraux, Nasser Ali Chouaïbi, dans le sud-est du pays, et Fayçal Rajab, dans le sud, ont également fait défection.

A Sanaa, des dizaines d’officiers ont annoncé leur ralliement devant une foule de manifestants qui bravaient toujours sur la place de l’Université une interdiction de manifester pour exiger le départ du président Saleh.

Mais le président Saleh, 68 ans, a affirmé que la « majorité du peuple » le soutient. « La grande majorité du peuple est avec la sécurité, la stabilité et la légalité constitutionnelle. Et ceux qui appellent au chaos, à la violence, à la haine et au sabotage ne sont qu’une infime minorité », a-t-il assuré.

Les chefs de l’armée loyalistes ont affirmé, dans un communiqué, que « les forces armées n’autoriseront aucune atteinte à la légalité constitutionnelle, à la démocratie, à la sécurité de la nation et à celle des citoyens ».

Dans la matinée, des blindés ont été déployés à Sanaa, notamment autour du palais présidentiel, du siège du parti au pouvoir le Congrès populaire général (CPG), du ministère de la Défense et de la Banque centrale.

Les défections dans l’armée font suite à de nombreuses démissions de cadres de l’Etat et de diplomates, qui se sont accélérées depuis la répression contre les manifestants à Sanaa ayant fait 52 morts vendredi.

Lundi, les ambassadeurs du Yémen en Arabie saoudite, au Koweït, en Egypte et auprès de la Ligue arabe ont annoncé se joindre à la contestation.

Cinq ambassadeurs du Yémen en Europe ont écrit au président Saleh pour lui demander de démissionner, selon l’ambassadeur du Yémen en France, Khaled al-Akwaa. Khaled Bahhah, ambassadeur au Canada, s’est joint à la contestation.

Le départ du président Saleh est « incontournable », a jugé le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé.

Les violences de vendredi ont été condamnées lundi par le chef de l’ONU, Ban Ki-moon, en visite au Caire. « Le gouvernement yéménite a l’obligation de protéger les civils », a déclaré M. Ban, soutenant un « dialogue global ».

L’administration américaine a fait savoir au gouvernement yéménite que la violence observée ces derniers jours à Sanaa était « inacceptable ».

« Notre inquiétude dans l’immédiat est la violence que nous avons vue ces derniers jours », a déclaré lundi le conseiller adjoint du président américain Barack Obama pour la sécurité, Ben Rhodes, à des journalistes.

_______________________ 6 – AFP

Yémen: la France juge le départ du président Saleh « incontournable »

La France est devenue lundi le premier pays occidental important à réclamer ouvertement le départ du président yéménite Ali Abdallah Saleh, contesté par la rue et par des chefs de son armée.

« Il semble aujourd’hui que le départ du président Saleh est incontournable », a affirmé le chef de la diplomatie française Alain Juppé à l’issue d’une réunion avec ses homologues européens à Bruxelles.

« Il faut aujourd’hui aider ceux qui veulent faire avancer les droits de l’homme, construire la démocratie. Ceci est valable pour tous les pays. Nous le disons au Yémen où la situation est en train de se dégrader », a dit M. Juppé au cours d’un point de presse.

« Il faut que le pouvoir en place en tienne compte », a-t-il insisté.

Le ministre français des Affaires étrangères a indiqué que Paris apportait son soutien « à tous ceux qui se battent pour la démocratie » sans violences et a dénoncé les « régimes usés par la corruption, la pratique dictatoriale, la longévité excessive du pouvoir ».

Les déclarations de M. Juppé interviennent alors que des dizaines d’officiers yéménites ont annoncé leur ralliement en masse à la contestation contre le président Saleh, qui dure depuis le 27 janvier.

En outre, le principal chef tribal, cheikh Sadek al-Ahmar, a demandé au président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, de se retirer, joignant sa voix à celles de dignitaires traditionnels et religieux, dont le rôle est déterminant dans ce pays pauvre de 24 millions d’habitants.

Par ailleurs, plusieurs ambassadeurs du Yémen en Europe ont écrit lundi au président Saleh pour lui demander de démissionner, a annoncé à l’AFP l’ambassadeur du Yémen en France, Khaled al-Akwaa.

Les ambassadeurs en poste à Paris, Bruxelles, Genève, Berlin et Londres, ainsi que le consul à Francfort « ont envoyé un message au président Saleh lui demandant qu’il réponde aux exigences du peuple et démissionne afin d’éviter les effusions de sang », a déclaré Khaled al-Akwaa.

Les défections de responsables du régime se sont accélérées au Yémen depuis la mort vendredi de 52 manifestants à Sanaa par des tirs attribués à des partisans de M. Saleh.

Cependant, à Sanaa, le président yéménite a affirmé que la « majorité du peuple » le soutient en dépit de défections en cascade d’officiers de l’armée et de cadres de l’Etat, a rapporté l’agence de presse officielle Saba.

« Nous résistons (…) la grande majorité du peuple yéménite est avec la sécurité, la stabilité et la légalité constitutionnelle. Et ceux qui appellent au chaos, à la violence, à la haine et au sabotage ne sont qu’une infime minorité », a déclaré le président devant une délégation de notables de Sanaa.

M. Juppé a affirmé qu’au Bahreïn également « il faut que le dialogue l’emporte sur la répression ».

Mais il s’est gardé de réclamer le départ de la dynastie des Al-Khalifa, contestée par une opposition dominée par des chiites, qui forment la majorité de la population autochtone.

Les Saoudiens ont dépêché un millier d’hommes de troupe la semaine dernière en signe de soutien à la lignée des Al-Khalifa et la police est ensuite intervenue brutalement pour chasser du centre de Manama des protestataires qui y campaient depuis des semaines.

Bahreïn abrite notamment le commandement de la Ve flotte américaine, chargée de la protection des routes pétrolières du Golfe.

_______________________ 5 – France Info

Yémen : des généraux et des cadres rejoignent la contestation

Le nombre des partisans du président Ali Abdallah Saleh diminue de jour en jour. Le mouvement de contestation du régime lui se renforce, avec le ralliement en masse d’officiers et de cadres du régime.

Depuis que des tireurs d’élite ont tué 52 manifestants dans la capitale Sanaa vendredi, plusieurs ministres, ambassadeurs et cadres du parti au pouvoir ont démissionné.

Telle une ultime tentative de regagner la confiance de son peuple, le président Saleh a limogé son gouvernement dimanche soir. En vain. Celui qui dirige de main de fer le Yémen depuis 32 ans, ne peut endiguer les défections autour de lui.

Les dernières en date : les ambassadeurs du Yémen en Arabie saoudite, en Egypte, au Koweït et auprès de la Ligue Arabe ont annoncé aujourd’hui se joindre au mouvement de contestation.

Suivis dans l’après-midi par cinq autre ambassadeurs yéménites en Europe qui eux ont écrit au président afin de lui demander sa démission.

_______________________ 4 – AFP

Yémen: des chefs de l’armée lâchent Saleh, qui se vante du soutien du peuple

De Hammoud MOUNASSAR

Des chefs de l’armée yéménite ont annoncé lundi leur ralliement à la contestation contre le président Ali Abdallah Saleh, qui a assuré que le peuple le soutenait malgré des appels redoublés à son départ.

Le président a réuni en soirée les généraux qui lui restent fidèles et qui ont affirmé leur rejet de toute tentative de porter atteinte à la Constitution.

Les Etats-Unis ont réaffirmé que la violence était « inacceptable » tandis que la France a ouvertement appelé au départ de M. Saleh, devenant ainsi le premier pays occidental de poids à le faire.

Outre les chefs de l’armée qui ont lâché le président Saleh, le principal chef tribal, cheikh Sadek al-Ahmar, lui a demandé de céder le pouvoir qu’il détient depuis 32 ans et de se ménager « une sortie honorable ».

Deux commandants de régions, le général Ali Mohsen al-Ahmar, responsable du nord-est qui comprend Sanaa, et le général Mohammed Ali Mohsen, en charge du district militaire oriental, se sont déclarés en faveur des protestataires.

Leur défections sont les premières de cette importance dans l’armée. Deux autres généraux, Nasser Ali Chouaïbi, dans le sud-est du pays, et Fayçal Rajab, dans le sud, ont également fait défection.

A Sanaa, des dizaines d’officiers ont annoncé leur ralliement devant une foule de manifestants qui bravaient toujours sur la place de l’Université une interdiction de manifester pour exiger le départ du président Saleh.

Mais le président Saleh, 68 ans, a affirmé que la « majorité du peuple » le soutient. « La grande majorité du peuple est avec la sécurité, la stabilité et la légalité constitutionnelle. Et ceux qui appellent au chaos, à la violence, à la haine et au sabotage ne sont qu’une infime minorité », a-t-il assuré.

Les chefs de l’armée loyalistes ont affirmé, dans un communiqué, que « les forces armées n’autoriseront aucune atteinte à la légalité constitutionnelle, à la démocratie, à la sécurité de la nation et à celle des citoyens ».

Dans la matinée, des blindés ont été déployés à Sanaa, notamment autour du palais présidentiel, du siège du parti au pouvoir le Congrès populaire général (CPG), du ministère de la Défense et de la Banque centrale.

Les défections dans l’armée font suite à de nombreuses démissions de cadres de l’Etat et de diplomates, qui se sont accélérées depuis la répression contre les manifestants à Sanaa ayant fait 52 morts vendredi.

Lundi, les ambassadeurs du Yémen en Arabie saoudite, au Koweït, en Egypte et auprès de la Ligue arabe ont annoncé se joindre à la contestation.

Cinq ambassadeurs du Yémen en Europe ont écrit au président Saleh pour lui demander de démissionner, selon l’ambassadeur du Yémen en France, Khaled al-Akwaa. Khaled Bahhah, ambassadeur au Canada, s’est joint à la contestation.

Le départ du président Saleh est « incontournable », a jugé le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé.

Les violences de vendredi ont été condamnées lundi par le chef de l’ONU, Ban Ki-moon, en visite au Caire. « Le gouvernement yéménite a l’obligation de protéger les civils », a déclaré M. Ban, soutenant un « dialogue global ».

L’administration américaine a fait savoir au gouvernement yéménite que la violence observée ces derniers jours à Sanaa était « inacceptable ».

« Notre inquiétude dans l’immédiat est la violence que nous avons vue ces derniers jours », a déclaré lundi le conseiller adjoint du président américain Barack Obama pour la sécurité, Ben Rhodes, à des journalistes.

_______________________ 3 – Ouest France

Yémen. Le président Saleh poussé vers la sortie ?

La foule s’est rassemblée en masse à Sanaa, ce dimanche 20 mars, pour les funérailles d’opposants yéménites, tués vendredi : 52 personnes étaient mortes, dans une attaque attribuée à des partisans du régime.

Ali Abdallah Saleh, président très contesté du Yemen, peut-il encore éviter d’être happé par le tourbillon des défections qui s’accélère autour de lui ? C’est la question que se pose notre journaliste Bruno Ripoche sur son blog, Globservateur.

Dimanche soir, Saleh limogeait l’ensemble de son gouvernement, après la démission de trois ministres, au surlendemain d’un véritable carnage dans la capitale : 52 manifestants avaient été tués par des tireurs embusqués sur la place de l’Université, vendredi, journée la plus sanglante en deux mois de contestation du Président, au pouvoir depuis 1978.

Ce lundi, les défections majeures se multiplient. Bref, est-ce la fin d’Ali Abdallah Saleh ?

_______________________ 2 – L’Orient / Le Jour (Liban)

Démission de l’ambassadeur du Yémen au Liban

L’ambassadeur du Yémen au Liban, Fayçal Abou Rass, a présenté sa démission du corps diplomatique yéménite « en protestation contre l’énormité du massacre qui a eu lieu à Sanaa vendredi », ainsi qu’il l’a précisé à notre chroniqueur diplomatique Khalil Fleyhane. « Face à l’ampleur de la tragédie de ceux qui sont tombés en martyrs, c’est le moins que je puisse faire », a-t-il ajouté.

L’ambassadeur a précisé qu’il allait « entrer en contact avec le ministère des Affaires étrangères à Sanaa le lundi pour le notifier de ma démission, samedi et dimanche étant des jours chômés ». Il a également précisé « avoir répandu la nouvelle de la démission sur Facebook » et l’avoir « envoyée au journal yéménite al-Masdar ».

Abou Rass est entré dans le corps diplomatique yéménite en 1990. Il n’a pas encore notifié le palais Bustros de sa démission. À signaler qu’il s’agit du premier ambassadeur en poste à Beyrouth à présenter sa démission en raison des bouleversements dans son pays.

__________________________ 1 – Nouvel Obs avec AP

Yémen: le président limoge son gouvernement

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a limogé le gouvernement tout entier dimanche, alors que les manifestations réclamant son départ ont été réprimées dans le sang ces derniers jours.

Un communiqué du bureau du président a fait savoir dimanche qu’il limogeait son gouvernement. Une annonce qui intervient alors que des membres de la propre tribu du chef de l’Etat, la tribu Hached, avaient réclamé son départ la veille, lui retirant un soutien crucial.

Le chef de l’Etat, au pouvoir depuis 32 ans, avait aussi été affaibli par des défections. La ministre des droits de l’Homme Huda al-Ban avait annoncé qu’elle démissionnait pour protester contre le « crime horrible, lâche et perfide » commis par le gouvernement. L’ambassadeur du Yémen auprès des Nations unies, Abdallah Alsaidi a également envoyé sa lettre de démission, a appris l’Associated Press auprès d’un responsable du ministère des Affaires étrangères.

Ces derniers jours, les troupes de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants à Sanaa, la capitale et dans le sud du pays. Depuis le début du soulèvement il y a un mois, une centaine de personnes ont été tuées.

La journée de vendredi a été la plus sanglante. Les tireurs embusqués du gouvernement ont abattu plus de 40 manifestants, des violences condamnées par les Nations unies mais aussi par les Etats-Unis, alliés du président yéménite.

Le ministre de la Santé Abdul-Karim Rafi a précisé que 44 manifestants avaient été tués et 192 blessés, dont 21 très grièvement. Selon le procureur-général Abdullah al-Ulty, 693 manifestants ont été blessés et certains corps n’ont pas encore été identifiés.

Dimanche, des dizaines de milliers de personnes ont suivi à Sanaa le cortège des funérailles des protestataires abattus par des tireurs embusqués lors de la répression gouvernementale des manifestations au Yémen.

Le pouvoir a semblé changer de stratégie dans la capitale, retirant les policiers et membres des forces spéciales autour de l’université de Sanaa, au centre de la répression meurtrière de la contestation, pour les remplacer par une force majoritairement non-armée. « A partir de maintenant, nous contrôlerons les entrées et sorties de la place sur ordres du commandement militaire suprême », a expliqué le lieutenant-colonel Mohammed Hussein.

Les habitants des immeubles autour de la place de l’université de Sanaa ont lancé dimanche des fleurs depuis les fenêtres sur le cortège funèbre. La foule s’est massée sur la place et des manifestations de solidarité ont été organisées dans plusieurs régions du pays.

Dans plusieurs grandes villes, l’électricité a été coupée pendant trois heures environ, les militants accusant le gouvernement d’essayer d’empêcher la population de suivre la retransmission de la procession à la télévision. Le réseau de téléphonie mobile a été aussi interrompu.

Certains des responsables religieux les plus importants du pays se sont joints aux appels à la démission du chef de l’Etat. Le cheikh Sadiq al-Ahmar, chef de la tribu Hached, la propre tribu du président yéménite, a salué la position des manifestants sur de la place de l’université de Sanaa, dans un communiqué conjoint diffusé samedi soir après une réunion avec des responsables religieux.

Des partis d’opposition participant à la procession ont fait savoir qu’ils ne demandaient plus seulement des réformes politiques mais le départ d’Ali Abdallah Saleh. « Notre seul choix maintenant c’est le retrait rapide de ce régime. Nous soutenons la revendication du peuple », expliquait Yassine Said Numan, un responsable de l’opposition interrogé par l’Associated Press.

21/03/11 (B596) 1967 – 2011 – Le combat continue (Par Cassim Dini)

L’année dernière, Mahdi Ibrahim et moi avons été invités à Ottawa par nos amis Hassan Aden et Houssein Andoleh afin de participer à la commémoration des événements du 19 mars 1967. A cette occasion, j’ai constaté à quel point toutes les composantes de la diaspora djiboutienne se sentaient concernées par ce douloureux épisode de notre Histoire commune, au sens où nous avons tous été, peut-être à des moments et dans des contextes différents, victimes du fait colonial.

Un consensus s’était dégagé: pour comprendre ce qui nous arrive aujourd’hui et y faire face, nous devions éviter les pièges d’une instrumentalisation du passé à des fins de justification ou de contestation des discriminations actuelles. En clair, lorsque cela sera possible au pays, laissons les véritables historiens faire leur travail pour expliquer avec rigueur et impartialité les différentes phases de peuplement de ce qui est aujourd’hui notre patrie à tous: la République de Djibouti. Voilà pour ce qui est du passé.

Mais ce qui a été le plus frappant, et le plus prometteur pour la suite, c’est la nécessité unanimement reconnu d’une action unitaire de la diaspora contre la dictature. Et là, l’image que mes compatriotes du Canada ont envoyée à notre Peuple par leur mobilisation et leur soutien sans faille est exemplaire. A tel point que, tyran en tête, le régime se bouscule sur les ondes locales d’Ottawa!

Alors, quel parallèle entre 1967 et aujourd’hui? Celui qui m’intéresse ici est le ressort de la révolte. En mars 1967, le Peuple n’a eu besoin de personne pour manifester son rejet du système colonial. Aujourd’hui non plus, il n’a pas à être constamment encadré dans la rue par des responsables de l’opposition pour dire à Ismael Omar «Hirou» (il comprendra, c’est la version amharique du célèbre “dégage”). Je crois que si les femmes et les enfants manifestaient tous les jours et les jeunes tous les soirs (avec tout ce que cela suppose), l’appareil répressif, vite surmené, ne saurait plus où donner de la tête.

Cette constance dans le harcèlement, ajoutée à l’établissement d’un équilibre de la terreur (je ne comprends pas ceux qui supplient les militaires de ne pas tirer sur des civils) peut conduire à une sorte d’effondrement institutionnel, première phase d’un renversement complet du régime. Je crois qu’une révolution mentale doit s’accomplir (comme les Tunisiens l’ont fait en quelques jours): le militant qui obéit à un parti doit devenir le citoyen qui assume ses responsabilités. Là réside la clé de la victoire et je suis persuadé que mes compatriotes en sont largement capables.

Aucun peuple au monde n’a jamais demandé à une dictature l’autorisation de la renverser !

C’est malheureusement ce qui se passait à chaque demande de manifestation de l’opposition civile. Ce qui doit se passer ne peut absolument pas relever d’une quelconque légalité concédée par le régime. La Liberté s’arrache, mais ne se négocie pas. Il faut être encore plus déterminé que le dictateur, partir du principe qu’il n’y a rien à négocier avec lui et surtout agir en conséquence.

L’enjeu, c’est de restaurer fierté collective et dignité individuelle, pas de remplacer untel par untel. Pour mettre en place les institutions démocratiques, chaque communauté devra choisir les plus intègres d’entre elle, surtout des femmes neuves et des hommes neufs. C’est possible, il ne faut pas avoir peur de la liberté!

Cassim Ahmed Dini
19 Mars 2011

21/03/11 (B596) ASSOCIATION DE LA DIASPORA DJIBOUTIENNE AU CANADA (ADDC) – Appel à manifester le 26 mars à Ottawa

Appel pour une manifestation de soutien au peuple djiboutien prévue le 26 mars 2011 sur la Colline du Parlement à Ottawa

Nous, Association de la Diaspora Djiboutienne au Canada contre la dictature de Ismael Guelleh, appelons toutes personnes inquiètes du climat politique de plus en plus inquiétant et soucieuses du respect des droits humains fondamentaux à Djibouti, à participer le 26 mars 2011 à Ottawa à une manifestation de soutien au peuple djiboutien qui est déterminé plus que jamais à mettre définitivement fin au régime dictatorial en place à Djibouti depuis 34 ans.

Les objectifs de la manifestation sont les suivants :
• Affirmer notre solidarité au combat pour la liberté et la démocratie de nos concitoyens,
• Dénoncer les arrestations arbitraires et les tortures des civils innocents,
• Demander au gouvernement de Stephen Harper d’imposer un gel des avoirs et des interdictions de visas sur les proches et les dignitaires du régime sanguinaire de Djibouti,
• et enfin pour dire haut et fort « IOG DÉGAGE»

Date de la manifestation :

Samedi 26 mars 2011 à Ottawa (Canada)
14h -16h30 Au sein de la Colline du Parlement

Ahmed Aden
Président de l’Association de la Diaspora Djiboutienne au Canada (ADDC)
ahmed_aden1@yahoo.ca
Ottawa (Canada)

21/03/11 (B596) Le Journal de Djibouti – Dernière édition – IOG constitue son état-major élargi pour organiser le grand Cirque électoral. Un fantastique virage à 180° !

A quelques semaines de la fin de son deuxième (et dernier ?) mandat à la tête du pays, le président Ismail Omar Guelleh qui mesure combien la situation échappe à son contrôle, a décidé de donner un sérieux élan aux projets qu’il avait maintenus en sommeil.

Depuis quelques jours, les Djiboutiens, médusés, observent ce président qui inaugure des projets à peine sortis de terre. Que ce soit à Arta ou dans d’autres parties du territoire national, le président bâtisseur nous rejoue le même scenario qu’en 2005.

Il inaugure, il décerne des certificats à des jeunes sponsorisés par son ami Lotta. Il inaugure son avion personnel qui va effectuer des rotations entre Dubaï et Djibouti. Cet avion lui appartient personnellement et depuis longtemps. Il a été parqué dans un hangar en Afrique du sud et il est piloté par des étrangers et non par des Djiboutiens. Cela indique le niveau de sa confiance dans nos compatriotes !!!

Il inaugure les nouvelles installations de la RTD à un moment ou la situation financière et administrative de la RTD est plus que déficitaire. IOG a reçu la lettre qui lui a été adressée par le syndicat des agents de la RTD pour se plaindre collectivement de leur directeur coopté par la Paulette (épouse du Président) avec la complicité du ministre Ali Abdi Farah.

Pour faire oublier ces réclamations, le président a inauguré, jeudi dernier, les nouvelles installations de la RTD à un moment ou nos amis japonais se débattent dans les difficultés que l’on connaît.

Le sommet du ridicule a été franchi, lorsque le ministre Ali Abdi Farah, qui avait visiblement sommeil à déclarer a la tribune que l’on devait réciter la Fathiha pour tous les japonais qui sont morts.

Rire dans la tribune, sourire de son patron, visiblement agacé par ces mots. L’ambassadeur du japon, lui, n’a pas souri car il ne comprenait rien à ce discours prononcé en Somali. Le ministre ne s’est aperçu de rien : il a continué son discours qui en a fait bailler plus d’un à commencer par ses collègues ministres.

Autre curiosité protocolaire ! La première dame Kadra Haid, qui espionne tout à Djibouti, n’avait pas jugé utile de se déplacer pour l’inauguration de la RTD. Selon d’autres sources, la bagarre qui avait opposé deux piliers du régime lui avait déplu au plus haut point. Deux taureaux de son régime en étaient venus à en découdre à mains nues, lors de la précédente inauguration…

Kadra Haid avait été obligée de calmer les deux officiers supérieurs qui avaient été séparés par le chef de la sécurité d’IOG : Hassan Madobeh. Les deux officiers, jadis ennemis, s’étaient retrouvés face à face et ils avaient décidés de régler un vieux contentieux, toujours en souffrance, en prenant le couple royal à témoin.

Après les ministres, voilà que les hommes en uniforme se battaient entre eux et en public.

Tout le monde avait été surpris par ces empoignades qui se perpétuent dans le cercle d’Ismaël Omar Guelleh.

Que reste-t-il dans l’entourage de Guelleh si personne ne respecte plus personne ?

Ainsi va le pouvoir à la dérive totale, sous le joug d’IOG le petit pharaon de Djibouti.

Comme la comédie se prolongeait sous ses yeux, le patron de Djibouti avait donné l’ordre à son aide de camp, le colonel Mohamed Ibrahim, de séparer les deux combattants et de les faire taire.

Mais rien à faire, le colonel Afar n’avait même pas été entendu par les deux officiers qui continuaient à se flanquer des coups. Plus de respect, plus d’obéissance. C’est Kadra Haid qui s’est levée pour imposer la trève à ces deux félins.

Le président les a regardés droit dans les yeux, comme un père qui aurait incapable d’éduquer ses enfants. Un père qui est déjà passablement fatigué par la grogne sociale qui est à son comble ici à Djibouti. Il avait tourné les talons et il avait même oublié de couper le gâteau de la cérémonie laissant ce soin à son premier ministre.

Le président s’était précipité dans sa voiture en hochant la tête.

Eh oui IOG ! Tout cela est survenu de ta faute. On ne nomme pas des zèbres incultes et sans éducation ni instruction a des postes à responsabilité.
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Mais revenons à l’inauguration de la RTD. Le jeune directeur avait mobilisé tout le monde, y compris les compositeurs Aden Farah Samatar et AWS, l’ex-ami de Gofaneh. Les chanteuses petites et grandes, ainsi que les comédiens tels Jeudi Matin et Egueh Nerveux.

Tout ce beau monde s’était rassemblé autour du père de la destruction pour lui souhaiter la bienvenue au sein de la grande maison de la RTD. Le personnel, au grand complet, ne souriait pas, ni celui du ministère de la communication. Leur ministre de la communication Ali Abdi Farah a réquisitionné pour son usage personnel des appartements qui étaient dévolus à la RTD.

Le président a vite compris que l’ambiance ne serait pas à la fête mais à la désolation. Les quelques rares sourires du personnel de la RTD, totalement démotivé ont déplu au président bâtisseur-destructeur de Djibouti. Il a demandé ou était passée Nouria Houssein.

Chappe de plomb ! Silence absolu. Personne n’a osé lui dire qu’elle avait fait ses valises et quitté la RTD pour immigrer au Canada.

Sait-il notre grand monsieur qu’a force d’être mal traités et d’être sous payés par un directeur qui se croit tout permis, tant qu’il est protégé par le parapluie tribal de tous les orages, Nouria Houssein et d’autres comme Houssein ont fait leurs valises pour ne plus jamais revenir a Djibouti ?

Certains ont immigré vers les États-Unis via le canada alors que d’autres ont trouvé du travail dans d’autres sociétés.

Ce jeune directeur a été récemment nommé après la démission forcée de l’ex-patron de la RTD Abdi Atteyeh, sur pression de Kadra Haid. Professeur au lycée d’état, il a endommagé la RTD. Il a nommé des personnels qui ne sont pas à la hauteur des tâches que l’on attend d’eux. Sous IOG, le terme de conflit d’intérêt n’existe pas !

Les jeunes qui poursuivent leurs combats pour assurer leur pouvoir dans les quartiers et pour conserver le contrôle du marché de la drogue sont restés sourd aux appels à la raison du pouvoir.

Le président à demandé à son ministre Ali Abdi de faire participer les jeunes à une session de formation sur les techniques de communication.

Dans le cadre d’une convention entre l’Unesco et le pouvoir, trente jeunes ont été sélectionnés pour suivre les cours. Pour une fois que le pouvoir fait un pas en direction du progrès. C’est si rare de nos jours.

Certains ministres du gouvernement ont brandi la menace de leur démission pour mettre KO l’action de IOG dans le pays si jamais ils ne participaient pas au montage de la campagne électorale.

Sur demande express d’Hachi Abdillahi Orah, conseiller de la Présidence, Guelleh qui sait que son bateau n’a plus de pilote, a décidé de faire volte-face et de satisfaire ses crocodiles ou ses warabeys comme vous le préférez.

Voila la liste que nous avons reçue sur la composition du comité de campagne d’IOG.

Le premier ministre Dileita a été nommé Président de la direction nationale de campagne d’IOG.

Le président du parti a achetéà prix d’or Ali Mohamed Daoud dit Jean-Marie, le président du parti agonisant de Moumin Bahdon, Omar Vincent ainsi que le président d’un parti qui n’existe même pas Chehem Daoud. Ils sont tous nommés Vice-président de campagne du candidat IOG.

Cela a mis Idriss Arnaoud, président du perchoir djiboutien, dans une profonde colère. Mais la pilule iogienne a produit son effet calmant. Il a été nommé au final, secrétaire général de la campagne de Guelleh.

Le ministre Ali Abdi Farah, le ministre de l’eau Kamil, le ministre de l’éducation Abdi Ibrahim Absieh, le ministre de la défense Ougoureh Kifleh, le ministre Elmi Obseih Waiss, l’avocate Hasna Barkhat, ministre des jeunes, le ministre de l’EDD Moussa Bouh Odowa qui parle le chinois ainsi que le sous ministre Ali Silay, la ministre de la femme Nima Bourhan. Tous ont été nommés Président des comités de campagne d’IOG dans les districts d’Ali Sabieh, de Dikhil, d’Obock, de Tadjourah et enfin d’Arta.

Le ministre des finances Ali Farah Assoweh a été nommé président du comité des finances. Il va travailler sous l’œil vigilant de Kadra Haid.

Le secrétaire d’état à la solidarité Mohamed Awaleh dit Mohamed Somali a été nommé président de la rédaction du comité du livre vert comme l’a fait un certain Kadhafi !!

Le ministre des affaires étrangères Mohamed Ali Youssouf a été nommé porte-parole du candidat IOG.

Ont aussi fait leur entrée dans la maison du chaos de la campagne, les personnalités dont les noms suivent.

-Mahdi Dara Obseih qui est actuellement le directeur de l’hôtel des impôts, nommé adjoint d’Ilyas Dawaleh.

L’ex-patron de La nation viré par le premier ministre, Ali Barkhat Siraj, Adil Ahmed Youssouf et Hasna Moumin Bahdon Farah ont été nommés responsable de la communication du candidat IOG.

Le patron de l’EDD Djama Ali Guelleh, le patron de l’ONED Youssouf Mirgane, le directeur de l’office national du tourisme Mohamed Abdillahi (celui qui a acheté une voiture avec l’argent de ses employés) ainsi que le député Yousouf Dawaleh ont été nommés membre du comité de logistique.

El Gamil, tombé en disgrâce auprès de Kadra Haid parce qu’il lui avait jeté en pleine face et devant ses employés, son trousseau de clefs, a jugé plus utile de déléguer à cette campagne d’Ismail Omar, son directeur et maître espion qui va louer pour lui ses villas à Montréal au Canada. Il s’agit du célèbre Fayz.

Le directeur des finances Saïd Caoutchouc et le neveu d’Hassan Gouled Seke Toureh ont été nommés président du comité campagne de proximité en charge de la mobilisation du Tolka et du rassemblement de la tribu.

Le président de l’annexe du RPP du Héron, Nasser Mohamed Ousbo qui broute sous le climatiseur du RPP, Abdallah Abdillahi Miguil et le député Souleiman Miyir vont s’occuper de l’organisation des meetings du RPP et de ses satellites. C est eux qui vont distribuer le khat, la drogue maudite.

Le jeune conseiller du premier ministre Abdourahman tx qui fait partie de nos amis sur facebook, sera assisté de Farah Yacine, la syndicaliste maison Abdo Sikieh et de l’ex ambassadeur qui était jadis en Belgique Hassan Idriss. Ils vont s’occuper du comité pour la société civile.

Le chef de cabinet de IOG Ali Guelleh Aboubaker, la députée Degmo Mohamed Issak, le conseiller en fric d’IOG et ex ministre de l’industrie Hassan Gouled Fahmy el Ha et l’ex-ministre de la femme Aïcha Mohamed Robleh ont été nommés membre du comite de sensibilisation de la politique faussement dictatoriale de IOG.

Ceux qui ont été sortis de l’eau sale du RPP. Il s’agit de deux ex ministres qu’IOG avait mis à la porte pour ne pas avoir fait le travail qui leur était demandé. Il s’agit du vétérinaire Kamil et de l’ex-ministre des sports Hassan Farah Miguil (celui-là a détourné les machines de musculations de son ministère pour les mettre dans sa maison).

Il ne nous manque que les députés tel qu’Abdi Kaireh qui est un proche parent d’Hassan Madobeh et patron du croissant rouge djiboutien, du député Ismail Aptidon qui a oublié les années de galère passées à la RTD, l’entrepreneur qui n’a pas peur des conflits d’intérêts Djama Aouled, Ali Soubaney Atteye et Hasna Hansnatou qui sont revenus.

Voilà ! Le cirque de IOG est au grand complet. La campagne électorale peut commencer maintenant.

C’est sur ces mots que nous refermons ce journal du dimanche -lundi 20-21 mars 2011.