04/05/03 (B196) Des terroristes d’Al Quaida auraient bien été arrêtés dans la Corne de l’Afrique : Djibouti, Yemen, Somalie, …. ?? (Selon une dépêche de l’A.P. en anglais)

By
ROBERT BURNS, AP Military Writer

WASHINGTON
– The U.S.-led hunt for al-Qaida terrorists seeking haven in and around the Horn
of Africa has quietly paid off with the recent capture of midlevel operatives,
the Marine general overseeing the mission says.

Lt.
Gen. Michael DeLong said in an Associated Press interview Friday that U.S. forces
working with friendly governments in the region captured an unspecified number
of al-Qaida members.

It
was the first public disclosure of the successes, although DeLong offered few
specifics. He did not, for example, say which of the countries in the region —
including Somalia, Ethiopia, Sudan, Eritrea, Djibouti and Yemen — had yielded
the terrorists or whether they were captured on land or at sea.

DeLong,
the deputy commander of Central Command, said the people captured in recent months
were not among the terror network’s most senior.

« We
have picked up al-Qaida members in those countries, » DeLong said in the telephone
interview from his office at Central Command headquarters in Tampa, Fla. He said
the successes had been kept « low key » at the request of the local governments.

« Not the
very highest rank, » was his description of the members of the organization
led by Osama bin Laden (news – web sites). He said military operations over the
past six months had captured « medium-level al-Qaida in three or four or five
of the countries there. »

A
main military focus of the global war on terrorism has been Afghanistan (news
– web sites), particularly in recent months along the porous border with Pakistan.
But since the fall of the Taliban rule in Afghanistan, the U.S. military has given
more attention to finding remnants of al-Qaida in the Horn of Africa region.

A
two-star Marine Corps general, John Sattler, is running the operation, formally
called Task Force Horn of Africa, from the USS Mount Whitney in the Gulf of Aden
off the coast of Djibouti. There are about 400 people aboard the ship, including
liaison officers from countries in the region. About 900 U.S. troops, including
special operations forces, are based ashore at Camp Lemonier in Djibouti.

DeLong
said governments in the region had been extremely helpful in the hunt for al-Qaida.
He said he could not predict how long the Horn of African operation would continue
but that Central Command intends to move the task force’s headquarters ashore
in Djibouti in the next month or so.

The
three-star general said even if no al-Qaida were being captured in the Horn of
Africa, the mere presence of American forces there for a sustained period provides
a « comfort factor » for governments in the region.

« Knowing
we’re helping them look for al-Qaida members has paid huge dividends, » he
said. Senior government officials have been very forthcoming with U.S. officials
in the search for terrorists.

DeLong
and his staff in Tampa have focused largely on the Horn of Africa and Afghanistan
while Gen. Tommy Franks, the head of Central Command, has been running the Iraq
(news – web sites) war.

The
9,000 American troops in Afghanistan may be there for another year or two, DeLong
said, and now that Defense Secretary Donald H. Rumsfeld has declared major combat
operations over, more countries are expressing interest in joining in reconstruction
projects with local Afghan communities.

The
keys to rebuilding Afghanistan and preventing its return to a terrorist haven
include civil affairs teams that are moving across the country to help restore
basic services, reopen schools, train teachers and instill a sense of confidence
about the future, DeLong said.

The
first of what the Pentagon (news – web sites) calls Provincial Reconstruction
Teams has been functioning in Gardez since February. The key to its success, DeLong
said, has been the inclusion of Afghan soldiers who are part of an emerging national
army trained by U.S. and French troops.

« The
people of Gardez had never seen a national Afghan force before…. They related
with them, » he said. « They became sort of the center of gravity because
they were comfortable to have, quote, their own soldiers, around. »

05/12/02 (B174 / 2) Affaire Borrel: de nouvelles expertises infirment la thèse du suicide (AP)

PARIS (AP) – "Aujourd’hui
j’ai l’impression de resurgir d’une nuit de sept ans": Elisabeth Borrel
n’a pas caché son soulagement mercredi en présentant de nouvelles
expertises médico-légales qui tendent à infirmer la thèse
du suicide de son mari, le magistrat Bernard Borrel, décédé
en 1995 à Djibouti dans des circonstances mystérieuses.

"L’hypothèse
de l’auto-agression est difficilement crédible compte tenu des sérieuses
réserves que nous avons formulées. Dès lors, l’hypothèse
de l’intervention d’un ou plusieurs tiers, quelles que puissent en avoir été
les modalités, ne peut être exclue", ont noté les
professeurs Patrice Mancin, Daniel Malicier et Eric Baccino dans leur pré-rapport
transmis il y a quelques jours à la juge d’instruction Sophie Clément
en charge de l’enquête.

Par ailleurs, l’autopsie
réalisée sur le corps du magistrat, exhumé en juin dernier,
a révélé une lésion crânienne et une fracture
de l’avant-bras gauche intervenues avant la mort de Bernard Borrel. L’expert
Gérald Quatrehomme en a conclu que "le choc direct par instrument
contondant ou tranchant-condondant est beaucoup plus plausible qu’un choc
dû à une chute contre un élément contondant en
relief".

"C’est un assassinat
qu’on a voulu déguiser en suicide", a affirmé Me Laurent
de Caunes, l’avocat toulousain de Mme Borrel fustigeant l’attitude des autorités
françaises et djiboutiennes qu’il a qualifié "d’ennemies"
dans cette affaire.

La brigade criminelle
ainsi que les juges d’instruction Roger Le Loire et Marie-Paule Moracchini,
désaisis du dossier en juin 2000, avaient privilégié
la thèse du suicide par immolation du magistrat dont le corps carbonisé
a été retrouvé le 19 octobre 1995 au lieu dit "Le
Goubet" face à l’île au Diable.

Les magistrats instructeurs
qui s’étaient rendus deux fois à Djibouti se fondaient notamment
sur l’expertise des Drs Dominique Lecomte et Guy Nicolas qui éliminait
en avril 2000 l’hypothèse selon laquelle Bernard Borrel aurait pu être
précipité par ses assassins de la falaise qui surplombe "Le
Goubet".

Elisabeth Borrel et ses
avocats ont toujours soutenu que Bernard Borrel avait été assassiné
en raison de ses fonctions de conseiller auprès du ministre djiboutien
de la Justice.

Ils ont été
réconfortés dans leurs convictions par le témoignage
d’un ancien garde présidentiel djiboutien aujourd’hui réfugié
en Belgique qui accuse l’actuel président de la République de
Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, ainsi qu’un terroriste libanais et un
restaurateur corse, d’être les commanditaires de l’assassinat du magistrat
français.

Mohamed Saleh Alhoumekani
a notamment rapporté les termes d’une conversation entre le président
Guelleh et d’autres hommes qu’il aurait écoutée le lendemain
de la mort de M. Borrel au palais présidentiel de Djibouti. "Le
juge fouineur a été éliminé", aurait rapporté
l’un des hommes au chef d’Etat.

Bernard Borrel travaillait
notamment sur l’attentat contre le café de Paris, un établissement
djiboutien fréquenté par les expatriés français,
qui a fait un mort et 11 blessés en septembre 1990, en pleine guerre
du Golfe. Les services de renseignement français ont désigné
le président Guelleh comme l’un des commanditaires possibles de cet
attentat.

Les avocats de Mme Borrel
ont demandé à la juge Clément, qui a pris en septembre
la succession du juge Jean-Baptiste Parlos, d’entendre Ismaël Omar Guelleh.
Ce dernier a refusé en invoquant l’immunité de chef d’Etat.

16/10/02 Ouverture des pourparlers de paix pour la Somalie au Kenya (Dépêche AP)

ELDORET, Kenya (AP)
– Plusieurs centaines de délégués venus de Somalie se
sont réunis mardi dans le centre du Kenya pour des pourparlers de paix
destinés à mettre un terme à plus d’une décennie
de violences et de chaos dans leur pays.

Ces discussions doivent
leur permettre d’aborder de vastes sujets, comme l’établissement d’un
gouvernement représentatif et la reconstruction d’une économie
en friches. Il s’agit de la 14e rencontre de cette nature depuis le renversement
de Mohamed Siad Barre, en 1991.

Après avoir menacé
de ne pas assister aux pourparlers d’Eldoret, à 250km au nord-ouest
de la capitale Nairobi, en raison d’un désaccord au sujet de leur nombre
de délégués, de nombreux chefs de guerre influents prendront
finalement part aux discussions, a annoncé Tony Andanje, un responsable
du ministère kenyan des affaires étrangères.

"Qui veut être
laissé en dehors (de ces négociations)? Ces pourparlers vont
être cruciaux", a-t-il ajouté.

La délégation
du gouvernement somalien, menée par le Premier ministre Hassan Abshir
Farah, a au départ refusé de participer à la cérémonie
d’ouverture parce que les organisateurs n’avaient pas hissé le drapeau
somalien.

Mardi, le secrétaire
général des Nations unies Kofi Annan a salué l’ouverture
de la conférence et appelé tous les partis et les leaders somaliens
à coopérer pour mettre fin à une décennie de conflits
et de souffrances dans le pays.

"Seuls les leaders
de la Somalie peuvent décider de mettre fin à la souffrance
de leur peuple et eux seuls peuvent décider de négocier pour
mettre fin au conflit. Ils doivent s’élever au-delà de leurs
différences et placer au premier plan les intérêts du
peuple de la Somalie", a-t-il déclaré dans un communiqué
rendu public par son porte-parole à New York.

Le pays n’a pas eu de
gouvernement effectif depuis la chute de Siad Barre. Les dirigeants des factions
politiques qui l’ont renversé n’ont pas réussi à s’entendre
et se sont lancés dans une bataille acharnée, transformant ce
pays de sept millions d’habitants en plusieurs fiefs dirigés par des
milices fortement armées. Le nord du pays a même fait totalement
sécession sous le nom de Somaliland.

Le président Abdiqasim
Salad Hassan et son parlement de 245 membres ont été élus
en août 2000 à l’issue d’une conférence pour la paix.
Mais ce gouvernement de transition a peu de pouvoir en dehors de Mogadiscio.
AP

____________________ Note de l’ARDHD :
On croit comprendre, au
travers de cette dépêche, que le processus d’ARTA, si cher à
Guelleh, pourrait avoir dès le jour de l’ouverture (comme nous disons
familièrement en Français)
du plomb dans l’aile

28/06/02 Affaire Borrel: le corps a été exhumé et une autopsie pratiquée (Extrait AP)

PARIS (AP)
– Le corps d’un magistrat français décédé
en octobre 1995 à Djibouti, dans des circonstances que
tente encore d’éclaircir la justice, a été
exhumé jeudi du cimetière où il est enterré
en Haute-Garonne, a-t-on appris mercredi de sources judiciaires.

Trois experts
en médecine légale ont pratiqué une autopsie
sur la dépouille de Bernard Borrel à l’Institut
médico-légal de Toulouse avant de procéder
à l’inhumation du corps.

Ils devront
remettre leur rapport au juge d’instruction parisien Jean-Baptiste
Parlos dans les semaines à venir et tenteront de dire si
le magistrat s’est suicidé par immolation ou a été
assassiné, comme le soutient sa veuve.

Le corps de
Bernard Borrel avait été retrouvé carbonisé
le 19 octobre 1995 au lieu dit "Le Goubet", face à
l’île du Diable. La brigade criminelle avait conclu au suicide
par immolation alors que Mme Borrel est persuadée que son
mari a été victime d’un assassinat en raison de
ses fonctions de conseiller auprès du ministre djiboutien
de la justice.

La première
expertise médicale avait conclu au suicide. Une deuxième,
cette fois-ci privée et exécutée à
la demande de la veuve, avait conclu que le juge était
mort avant que le corps ait commencé à brûler.
Une troisième expertise, pratiquée en avril 2000,
avait éliminé la thèse selon laquelle Bernard
Borrel aurait pu être précipité par ses assassins
de la falaise qui surplombe "Le Goubet".

Un ancien
militaire djiboutien a relancé la thèse de l’assassinat
en accusant, sans apporter de preuves, l’actuel président
de la République de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh,
d’être responsable de la disparition du magistrat français.

En février
dernier, le juge d’instruction Jean-Baptiste Parlos s’est rendu
à Djibouti, en compagnie de Mme Borrel et de ses deux avocats.
En mars 2000, les deux précédents juges, dessaisis
par la suite, avaient procédé à plusieurs
reconstitutions sur les lieux du drame. AP

22/04/02 Un Djiboutien arrêté dans le cadre de l’enquête du 11 septembre doit rejoindre la France sous 48 heures (AP)

PHOENIX, Arizona (AP) – Malek Seif, ressortissant de Djibouti
vivant en France, arrêté après les attentats
du 11 septembre, a 48 heures pour quitter les Etats-Unis, a ordonné
lundi un juge fédéral américain. Fin février,
il avait admis avoir menti aux enquêteurs fédéraux
et reconnu être coupable d’une arnaque à la sécurité
sociale.

Dans le cadre d’un accord avec la justice, le juge Paul Rosenblatt
a condamné Seif à la peine qu’il a déjà
servie en détention préventive et a ordonné
qu’il soit escorté jusqu’à l’aéroport de
Phoenix, où il prendra un vol vers la France.

Jamais inculpé pour terrorisme, Seif connaissait l’un des
pirates de l’air présumé du 11 septembre, ainsi
que deux autres personnes arrêtées dans une école
de pilotage et une mosquée de Phoenix.

"Je suis venu dans ce pays pour avoir une carrière
de pilote professionnel, pas pour blesser quelqu’un", a-t-il
confié au juge. "J’ai fait mon erreur. Je reconnais
mon erreur. Laissez-moi rentrer chez moi pour que je puisse continuer
ma vie".

Il est notamment accusé d’avoir usé d’une fausse
identité grâce à laquelle il a obtenu l’asile
en 1998. Il affirmait être de nationalité somalienne
et avoir fui vers un camp de réfugiés du Kenya.

Ayant obtenu sous ce nom une carte de sécurité sociale,
il a ensuite utilisé cette fausse identité pour toute
une série de documents, permis de conduire, assurance, comte
en banque, etc.

18/04/02 Un Djiboutien arrêté dans le cadre de l’enquête du 11 septembre quitte les Etats-Unis pour la France. (AP)

PHOENIX, Arizona
(AP) – Un homme originaire de Djibouti interpellé dans
le cadre de l’enquête sur les attentats du 11 septembre
a été emmené à l’aéroport mardi
par des agents des services d’immigration américains, et
mis à bord d’un avion pour la France, ont annoncé
les autorités.

Malek Seif,
qui était en détention préventive depuis
le 26 octobre, a plaidé coupable en février de fraude
à la sécurité sociale et de mensonge à
des représentants fédéraux.

Le juge Paul
Rosenblatt l’a condamné lundi au temps déjà
purgé et a ordonné son extradition.

Seif n’aura
pas le droit d’entrer de nouveau aux Etats-Unis sans la permission
du gouvernement fédéral.

Bien qu’il
n’ait jamais été inculpé pour terrorisme,
il connaissait l’un des pirates de l’air en cause dans les attentats
du 11 septembre ainsi que deux autres hommes arrêtés
au cours des rafles menées dans le cadre de l’enquête
dans une école de pilotage et dans une mosquée de
Phoenix, selon les documents judiciaires.

Son avocat,
Thomas Hoidal, a annoncé que son client comptait séjourner
avec des membres de sa famille à Marseille avant d’aller
voir ses parents à Djibouti.

Les services
de l’immigration ont payé le billet de Seif pour la France,
a déclaré Roseanne Sonchik, directrice de ces services
en Arizona.

"Je suis
venu dans ce pays pour avoir une carrière de pilote professionnel,
pas pour blesser quelqu’un", a-t-il confié au juge.
"J’ai fait mon erreur. Je reconnais mon erreur. Laissez-moi
rentrer chez moi pour que je puisse continuer ma vie".

Il est notamment
accusé d’avoir usé d’une fausse identité
grâce à laquelle il a obtenu l’asile en 1998. Il
affirmait être de nationalité somalienne et avoir
fui vers un camp de réfugiés du Kenya.

Ayant obtenu
sous ce nom une carte de sécurité sociale, il a
ensuite utilisé cette fausse identité pour toute
une série de documents, permis de conduire, assurance,
compte en banque, etc. AP

7/06/2000 – L’ONU lance un appel pour venir en aide aux réfugiés érythréens

GENEVE (AP) — Les Nations unies ont lancé un appel, mercredi à Genève, pour récolter 7,5 millions de dollars (51 millions de francs) en faveur des Erythréens déracinés par la guerre contre l’Ethiopie.

Environ un millier d’Erythréens sont arrivés mardi à el-Lafa, au Soudan, a indiqué dans un communiqué le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), ce qui porte à plus de 69.000 le nombre de réfugiés recensés au Soudan depuis la mi-mai. Les nouveaux réfugiés provenaient de la région occidentale de Tesseney, théâtre d’affrontements qui ont duré douze heures lundi.

Nombre d’entre eux sont venus à pied et ont raconté que les combats forçaient toujours les gens à fuir. L’appel du HCR vise à couvrir les besoins immédiats au Soudan, en Erythrée, au Yémen et à Djibouti.

Selon les autorités érythréennes, 750.000 personnes ont été déplacées dans le pays par le dernier conflit frontalier avec l’Ethiopie. Le HCR a précisé que 1.020 Erithréens étaient arrivées à Djibouti et que 538 avaient traversé la mer Rouge pour se rendre au Yémen. Le HCR envisage d’entreprendre vendredi un nouveau pont aérien humanitaire vers la capitale Asmara, la capitale de l’Erythrée.

En outre, environ 370.000 Erythréens sont touchés par une forte sécheresse qui sévit dans la région depuis avant la reprise des hostilités le mois dernier. Les Nations unies ont lancé un appel mardi pour recueillir 378 millions de dollars (2,5 milliards de francs) destinés à éviter les dégâts de la sécheresse dans cinq pays. AP

01/04/2000 – NATIONS UNIES (Source AP) — Les Nations Unies s’inquiètent vivement du sort prochain de près de 16 millions de personnes vivant au nord est de l’Afrique à cause de la sécheresse, dans une région où une terrible famine avait déjà causé un million de morts en 1985.

Comme au milieu des années 80, c’est l’Ethiopie qui est le plus en danger. Le pays est menacé par la famine à cause des faibles précipitations et des combats incessants avec l’Erythrée voisine, a expliqué Carolyn McAskie, responsable des secours d’urgence à l’ONU, au cours d’une conférence de presse.

Mais les six autres pays de la corne de l’Afrique sont également touchés par la sécheresse, les combats et les flots incessants de réfugiés dans cette région très instable du globe, a-t-elle précisé. Il s’agit de l’Erythrée, de la Somalie, du Soudan, du Kenya, de l’Ouganda et de Djibouti.

Afin d’attirer l’attention de l’opinion publique et d’organiser une aide d’urgence, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a demandé à la présidente du Programme alimentaire mondial (PAM), Catherine Bertini, d’être son envoyée spéciale et de se rendre dans cette région au milieu du mois d’avril, a annoncé Carolyn McAskie.

 »Nous sommes confrontés à vrai perspective de catastrophe d’ici deux mois, mais qui peut être évitée avec l’assistance adéquate », a-t-elle expliqué.

L’ONU estime que cette aide coûtera 205 millions de dollars afin de transporter les 371.000 tonnes d’aliments et de produits de première nécessité aux 12, 4 millions de personnes menacées par la famine.

Les Nations Unies ont également souligné que la famine pouvait également s’étendre à la Tanzanie, le Rwanda et le Burundi, touchant ainsi 16 millions de personnes.

L’Ethiopie, qui est le pays le plus touché pour l’instant, recevra près de 80% de l’aide. Au cours de la famine en 1984-1985, on estime que près d’un million de personnes étaient mortes de faim dans ce pays.

 »Si nous n’augmentons pas immédiatement l’aide alimentaire, la communauté internationale sera alors confrontée à la même famine qui a tragiquement touchée la région il y a 15 ans », note un communiqué de l’ONU.