14/02/2016 (Brève 669) Flash Info à 13h00 (Paris) C’est bien un jugement de relaxe qu’a prononcé la Cour d’Appel de Djibouti dans l’affaire de Monsieur Omar Ali Ewado

Omar Ali EwadoL’avocat de Monsieur Omar Ali Ewado, Me Mohamed Abayazid, vient de nous faire parvenir la copie du jugement qui relaxe son client en appel, en déboutant le procureur des charges et en mettant les dépens à la charge du trésor.

Toutes nos félcitations d’abord à Monsieur Ewado qui a pu faire reconnaître sa bonne foi après un long combat et 45 jours d’emprisonnement inutiles, imposés par le régime (la moitié de la condamnation prononcée en première instance) dans la sinistre prison de Gabode et ensuite à son avocat Me Abayazid qui a fort bien argumenté pour démontrer que les charges avancées par le Procureur, n’étaient absolument pas fondées.

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13/02/2016 (Brève 666) MMA/A Djibouti, la France n’a pas été à la hauteur (Sous la signature de Francis Sahelr)

Lien avec l’article :http://www.mondafrique.com/a-djibouti-france-na-ete-a-hauteur-said-houssein-robieh/

Said Houssein Robleh, jeune député djiboutien, a été blessé par balle, le 21 décembre 2015, lors d’une manifestation de l’opposition. Entretien

Serge Mucetti a quitté le 31 décembre 2015 son poste d’ambassadeur de France à Djibouti, laissant derrière lui un souvenir amer. Il aura, pour les Djiboutiens, totalement raté sa sortie à travers une gestion peu courageuse des suites de la répression d’une manifestation pacifique de l’opposition qui s’est soldée par au moins 27 morts, près d’une centaine de blessés et des dizaines d’arrestations (1).

Asile impossible

Le jeune député d’opposition Said Houssein Robled ne comprend toujours pas pourquoi l’ancien ambassadeur de France à Djibouti sur le départ a déchiré sa demande d’asile politique en France.

« Il ne m’a même pas dit que la demande allait être examinée, affirme le député présent en France pour des soins. Pour moi, la France n’a pas du tout été à la hauteur à Djibouti ».

S’appuyant sur un vidéo-amateur, le député a montré récemment dans les locaux d’Amnesty international à Paris la charge le 21 décembre 2015 des forces de l’ordre djiboutiennes contre la réunion pacifique des opposants dans un domicile privé.

On y voit des policiers tirer des gaz lacrymogènes puis faire feu avec des balles réelles à bout portant à plusieurs reprises. Faute d’infrastructures de qualité dans le pays, les blessés ont été transportés à l’hôpital médico-chirurgical Bouffard appartenant aux forces françaises de Djibouti.

Des blessés sans soins

« Au su et au vu des autorités françaises, la gendarmerie djiboutienne a installé un barrage devant l’hôpital Bouffard. Des blessés étaient empêchés d’y accéder tandis que d’autres qui sortaient étaient immédiatement arrêtes » a raconté le député qui devait se rendre à Bruxelles après Paris.

«  C’est le cas, a-t-il ajouté, du secrétaire général de l’Union pour le salut national (USN, coalition de l’opposition) Abdourahamane Mohamed Guelleh arrêté à sa sortie de Bouffard malgré une grave par balle et incarcéré depuis lors à la prison centrale de Gabode, sans soins appropriés ».

Il aura finalement fallu attendre le départ de Mucetti et l’arrivée début janvier du nouvel ambassadeur de France à Djibouti Christophe Guilhou pour que la France affiche un semblant de fermeté envers le pouvoir du président Guelleh.

Complaisances françaises

« Après mon opération chirurgicale, j’ai essayé de revenir à Bouffard. Mais l’accès à l’hôpital m’a été refusé. Il m’a fallu attendre le 5 janvier 2015, soit cinq jours après le départ de l’ambassadeur français Serge Mucetti et l’arrivée de son remplaçant pour que je puisse revoir mon chirurgien à Bouffard », s’est indigné le député.

Pour lui, le changement d’ambassadeur à Djibouti ne va pas forcément se traduire par une nouvelle politique de la France dans ce petit Etat de la Corne de l’Afrique peuplé de 700.000 habitants et indépendant depuis 1977.

« L’arrivée du remplaçant de Mucetti s’est vite ressentie à travers l’amélioration de l’accès à Bouffard, a expliqué le jeune député djiboutien. Mais sur le long terme, je ne suis pas sûr que changement d’ambassadeur rimera avec changement de politique ».

A Djibouti, l’enjeu pour la France n’est ni la promotion des droits de l’homme et de la démocratie, encore moins l’alternance pour trouver un successeur à Ismaël Omar Guelleh au pouvoir depuis 1999. La seule chose qui compte pour Paris, c’est le maintien sur place de sa base militaire, la plus grande à l’extérieur avec près de 1700 hommes.

Au nom de cette rente géostratégique, Paris n’a pas hésité à traîner les pieds dans l’enquête sur les circonstances exactes de la mort du juge Barnard Borrel en octobre 1995 à Djibouti.

Graves tensions pré-électorales

La manifestation du 21 décembre 2015 n’est qu’une facette des convulsions politiques qui secouent le pays à quelques semaines de la présidentielle prévue en avril 2016 et à laquelle Omar Guelleh devrait se présenter pour solliciter un quatrième mandat.

Regroupée au sein d’une coalition dénommée USN, l’opposition a décidé d’aller au scrutin sous certaines conditions, notamment la libération de tous les prisonniers politiques et la création d’une commission électorale nationale indépendante (CENI).

Rien n’indique aujourd’hui que le pouvoir accédera à ces demandes. Le scepticisme est alimenté par le refus du pouvoir de mettre en œuvre plusieurs points de l’accord déjà signé avec l’opposition en décembre 2014 afin de sortir le pays de la crise qui a suivi les législatives de 2013. Alors que les dix députés de l’USN ont repris le chemin de l’Assemblée nationale, le président Guelleh n’a ni procédé à la création de la CENI, ni même à l’adoption du statut de l’opposition.

Toutefois, l’absence d’une solution politique pourrait cette fois-ci conforter les partisans de l’option militaire, soutenue principalement par le Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie à Djibouti (FRUD).

Selon une bonne source, les affrontements armés entre rebelles et forces de défense et de sécurité djiboutiennes se sont intensifiés ces dernières semaines. Signe de cette recrudescence de la lutte armée, le FRUD a attaqué la semaine dernière la localité de Lac Assal, à seulement 55 km de Djibouti-ville.

Il faut donc craindre que la répression du président Guelleh et la complaisance de la France et du reste de la communauté internationale ne basculent Djibouti dans la guerre civile, à l’image de celle que le pays a connue au début des années 1990.

(1) Il demeure un mystère autour du cas de l’ambassadeur Serge Muceti. La plupart des opposants dénoncent sa complaisance envers le régime de Djibouti. Pourtant ce diplomate a du quitter ses fonctions précipitamment à la demande expresse des autorités de ce pays, une demande que le quai d’Orsay a jugée fondée.

06/02/2016 (Brève 661) Omar Ali Ewado toujours en prison, en attente de la décision d’appel qui devrait être rendue samedi prochain

Ce matin Omar Ali Ewado, Président de la LDDH a été transféré au Palais de Justice de Djibouti dans le cadre de l’appel de la condamnation à trois mois de prison fermes, prononcées en première instance.

Bien défendu par Me Abayazid du barreau de Djibouti, qui a démontré que la motivation de diffamation publique ne saurait être retenue par la Cour.

Pour ce faire, il a repris l’article 425(°) du code pénal, qui avait servi à motiver la sentence en première instance pour démontrer que la publication d’une liste de victimes n’entrait pas dans le périmètre prévu par le législateur.

Et il a fait remarquer au Président qu’il n’y avait aucune plainte (y compris pour diffamation) ni de personne physique ni de personne morale à l’encontre ni de Omar Ali Ewado ni de la LDDH.

Il a donc demandé la relaxe de l’accusé. Le Président a mis le jugement en délibéré à samedi prochain. En conséquence Omar Ali Ewado a été reconduit à la sinistre prison de Gabode
où il devra passer une nouvelle semaine, en attendant une libération, que tous les Défenseurs des Droits de l’Homme attendent avec impatience et qui montrerait que dans cette affaire l’application impartiale du Droit l’emporte sur les raisons politiques.

(°)Article 425
La diffamation publique est l’allégation ou l’imputation, exprimée publiquement, de quelque manière et sous quelque forme que ce soit, d’un fait portant atteinte à l’honneur et à la réputation d’une personne ou d’un corps, même non expressément nommé mais identifiable.

03/02/2016 (Brève 658) JOL Press / Malgré le solaire, Djibouti reste dans l’ombre de Guelleh

Lien avec l’article : http://www.jolpress.com/malgre-le-solaire-djibouti-reste-dans-lombre-de-guelleh-article-833155.html

À l’image d’autres pays africains, Djibouti investit à son tour dans les énergies renouvelables à travers la construction de deux centrales solaire et éolienne. Malgré ce signal positif pour l’avenir du pays, le gouvernement continue de museler toute forme d’opposition pour laisser le champ libre à Ismaïl Omar Guelleh, candidat à un quatrième mandat présidentiel.

A tout seigneur, tout honneur. Jeudi 14 janvier, Ismaïl Omar Guelleh (IOG), président de la République de Djibouti, a donné le premier coup de pioche de la future centrale solaire du Grand Bara, au sud de la capitale djiboutienne. Estimé à 360 millions d’euros, le coût du projet est financé par le groupe suisse Green Enesys, qui réalisera l’intégralité des travaux et exploitera la centrale d’une capacité de 300 mégawatts (MW). Alors que la première des six phases de travaux (50 MW) s’achèvera fin 2016, un autre projet d’énergies renouvelables doit prochainement voir le jour à Djibouti : une centrale éolienne de 60 MW financée avec l’aide du Qatar, dont le lancement a été officiellement annoncé par Ali Yacoub Mahamoud, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles.

Pour Djibouti, le développement des énergies propres est un objectif clairement affiché, le gouvernement ayant l’ambition de produire l’ensemble de la consommation électrique nationale à partir de ressources renouvelables à l’horizon 2020. Avec 65 % de ses besoins pourvus grâce à l’importation d’électricité depuis l’Éthiopie, le pays de 10 millions d’habitants est aujourd’hui encore loin du compte. Et pourtant, cette diversification du mix énergétique est possible tant le continent africain regorge d’atouts : soleil, vent, eau, biomasse…

Les énergies propres, un enjeu capital pour Djibouti et l’Afrique

Les énergies renouvelables constituent un enjeu capital pour le développement économique et social de l’Afrique, dont seulement un tiers des habitants a accès à l’électricité. À l’inverse, le recours massif aux énergies fossiles représenterait un danger imminent pour le continent comme pour le monde entier, alors que la population africaine devrait doubler d’ici 2050 (2,5 milliards d’habitants). En avril dernier, une trentaine de maires africains avaient d’ailleurs lancé un appel à l’investissement pour l’électrification durable du continent africain suite à une réunion autour d’Anne Hidalgo, maire de Paris, dans la capitale française.

Avec un taux d’électrification légèrement supérieur à la moyenne des pays africains (50 %), Djibouti se prépare donc à faire un grand pas en avant avec ses projets de centrales solaire et éolienne. Mais ce signal positif, pour le pays, ne suffit pas à faire oublier les dérives du gouvernement, qui continue de bafouer régulièrement les droits de l’Homme et la liberté de la presse. Depuis les manifestations contestataires de novembre et de décembre, le pouvoir s’évertue à étouffer toute forme d’opposition à l’approche des élections présidentielles prévues le 8 avril. Quitte à faire pression sur la justice.

IOG prêt à tout pour étouffer toute forme d’opposition

Début janvier, Mohamed Ibrahim Waiss, journaliste à la radio indépendante La Voix de Djibouti, et Kadar Abdi Ibrahim, co-directeur du journal d’opposition L’Aurore, ont ainsi été arrêtés à Djibouti. Le premier a été détenu et battu pendant une semaine à la prison de Gabode, où il a déjà séjourné plusieurs fois depuis 2011. Le second a écopé de deux mois de prison avec sursis, son journal étant tout bonnement interdit de publication pendant deux mois.

Le 17 janvier, Omar Ali Ewado, fondateur de la Ligue Djiboutienne des droits humains, a lui été condamné à trois mois de prison ferme pour diffamation publique après avoir publié une liste des victimes des affrontements du 21 décembre entre civils et forces de l’ordre en périphérie de Djibouti. Ewado a eu le tort de dénombrer 29 morts et 52 blessés, alors que le gouvernement djiboutien n’a reconnu que 9 victimes et 70 blessés.

Si IOG est prêt à tout pour faire taire les voix dissidentes à l’approche des élections, c’est évidemment qu’il est candidat à sa propre succession. Après avoir trafiqué en 2010 la constitution nationale, qui limitait à deux le nombre de mandats présidentiels, le chef d’Etat de 69 ans prétend avoir accepté de se présenter à un quatrième mandat pour « se plier à la volonté des Djiboutiens ». À moins que ce ne soit pour conserver sa place au soleil.

02/02/2016 (Brève 657) Radio Africa1. Réécouter le grand débat du 1er février, présenté par Francis Laloupo « Djibouti, démocratie impossible »

Avec les invités :

Saïd Houssein Robleh, député USN, par téléphone depuis Bruxelles,
Mahamoud Djama, du MRD,
Jean-Loup Schaal, Président de l’ARDHD

26/01/2016 (Brève 653) 1°) Selon plusieurs sources d’information en provenance de Djibouti, il semble que l’exfiltration du député Saïd Houssein Robleh ait été considérée comme un revers par les tenants du régime, qui n’avaient pas anticipé cela – 2°) Une opération secrète des services djiboutiens en cours de programmation sur le territoire belge ? (Equipe ARDHD)

Colère au Palais de l’Escale ?
On dit que le dictateur aurait « piqué » l’une de ses colères habituelles et légendaires en apprenant l’exfiltration du député Saïd Houssein Robleh. En réaction, plusieurs fonctionnaires des postes de contrôle aux frontières auraient déjà été frappés par des mesures immédiates de licenciement et c’est inacceptable.

Monsieur Saïd Houssein Robleh ne faisait l’objet d’aucune poursuite judiciaire et il avait un passeport en règle. Pour quel motif aurait-il dû être empêché de franchir la frontière avec l’Ethiopie ? Mais comme chacun le sait dans un état de non-droit le dictateur a tous les droits de vie, d’incarcération et de mort (et nous pesons ces mots) sur tous les citoyens, qui ne lui lèchent pas les pieds en lui jurant allégeance..

Le jeune député savait cela très bien et c’est la raison pour laquelle il n’a pas tenté de prendre un vol au départ de Djibouti.

Forte mobilisation pour obtenir son arrivée en Europe : un pied de nez à la dictature, qui l’avait blessé grièvement !
Comme on le sait, son évasion, puis la délivrance d’un visa pour l’Europe, sont le résultat d’une fantastique mobilisation de l’ARDHD en premier lieu, puis de plusieurs associations et ONG partenaires (FIDH, Survie, ACAT en particulier), de plusieurs élus au Parlement européen, des diplomates et des représentants de l’Union européenne à Bruxelles et à Djibouti.

Une prise en charge immédiate en France puis ensuite en Belgique.
Pendant son bref séjour à Paris, il a été pris en charge par l ARDHD et quelques amis djiboutiens établis en France et conscients de leur obligation de solidarité envers un concitoyen, victime, comme ils l’avaient été avant lui, de la dictature et de l’injustice. Il a pu passer un scanner pour évaluer les risques réels sur sa vie, puisqu’il a toujours une balle dans le cou.

Dès son arrivée à Bruxelles, Mohamed Alhoumekani et Ali Iftin ont pris le relais. Visites chez leur avocat, accompagnement au Service public fédéral de l’intérieur, accompagnement vers un établissement hospitalier en vue d’une opération d’extraction de la balle.

Bref en quelques jours à peine et grâce à l’action de ces deux personnalités, ce jeune député qui avait failli mourir sous les balles des milices spéciales de Guelleh a déjà obtenu un récépissé de sa demande d’asile et l’ouverture d’une couverture médicale, qui va lui permettre d’être rapidement soigné et probablement d’obtenir le statut de réfugié dans un temps record.

Des craintes en provenance de Djibouti
Des rumeurs convergentes laissent penser que Guelleh aurait envoyé cinq hommes en mission à Paris puis à Bruxelles pour « terminer le travail » sur la personne de Saïd Houssein Robleh.

Désormais MM Ali Iftin et Mohamed Alhoumekani, toujours susceptibles d’être visés et exécutés aussi par un commando des services djiboutiens sous l’autorité d’Hassan Saïd dit Madobe, ont réactivé leur plainte devant la Police belge avec demande de protection et aussi de surveillance de l’arrivée possible des sbires d’Hassan Saïd. Conjointement avec eux le jeune député va déposer sa propre plainte pour demander sa protection.

Compte-tenu en particulier d’actions tentées dans le passé (mais sans succès) par ces mêmes services sur le territoire belge, les plaintes sont prises très au sérieux par les services belges, qui mettent en place des mesures de protection des personnes et d’alerte de l’Ambassade de Djibouti à Bruxelles.

L’opposition toujours paralysée ?
Il est à noter que l’opposition djiboutienne reste très discrète au fond sur les événements du  21décembre et leurs conséquences. En dépit de quelques communiqués fort rares de condamnation, les observateurs ne notent pas de véritables accusations contre les auteurs, les complices ni les commanditaires des massacres, des exécutions sommaires et des tentatives d’homicide.

Probablement affaiblis dans des contradictions internes et des querelles de préséance, les leaders auraient-ils une fâcheuse tendance à s’affronter et à se neutraliser au sein de leurs propres organisations politiques ? Plutôt que de concevoir une feuille de route pour mettre en échec le régime et garantir l’après Guelleh, dans la paix, la sécurité et la justice pour toutes et pour tous.

Jamais nous n’avons eu connaissance d’un programme politique structuré et adapté pour répondre à la dégradation constante du pays, des services de l’état, de la justice, de l’éducation et de la santé et surtout pour répondre aux aspirations légitimes de la population.

Un tel programme est un préalable indispensable pour préciser les objectifs de l’opposition et la façon dont elle entend remettre le pays sur les rails, mais aussi pour rassurer le monde occidental sur l’avenir du pays. Mais…  il requiert un travail intense et sérieux. Est-ce ce combustible qui ferait défaut en ce moment ?

Sachant que désormais la mainmise progressive de la Chine, sur des fondements entiers du système bancaire, de l’économie et de la défense intérieure et extérieure, va vite devenir un réel handicap dans l’avenir, dès lors qu’il s’agira de conduire le pays dans sa souveraineté et vers la démocratie.

En laissant filer le temps, sans ne manifester de véritable réaction, les dirigeants de l’opposition accumulent les retards et demain Guelleh sera réélu pour un prochain mandat, avec tous les pouvoirs et l’immunité judiciaire nécessaire pour poursuivre son œuvre d’asservissement du pays et de cession de ses actifs à l’étranger. Demain il sera trop tard pour se plaindre.

20/01/2016 (Brève 643) Le Ministère français des affaires étrangères élève Saïd Houssein Robleh au rang de personnalité étrangère en déplacement privé en France. (Point de presse du 18 janvier 2016)

Reconnaissance officielle ou promotion ?
Dans sa réponse à la question posée le 18 janvier 2016 lors du point de presse du « Quai d’Orsay », la réponse du porte-parole confirme que Saïd Houssein Robleh est reconnu officiellement par la France, comme une personnalité étrangère en visite privée dans notre beau pays.

De là à nous confirmer que ce député de l’opposition djiboutienne est venu pour faire un séjour de tourisme et de découverte de notre beau pays, il n’y a plus qu’un petit fossé, qui n’a pas été franchi. Nous lui adressons toutes nos félicitations.

14. Djibouti

Q – Est-il exact que le député djiboutien Saïd Houssein Robleh, secrétaire général de la Ligue djiboutienne des droits de l’Homme, a trouvé refuge en France ce week-end ? Est-il hospitalisé pour des blessures par balles ? La France a-t-elle aidé à l’exfiltrer ?

R – Nous ne communiquons pas sur les déplacements privés en France des personnalités étrangères.

20/01/2016 (Brève 644) RFI (Journal afrique de 8h30 Paris) Le jeune député de l’opposition Saïd Houssein Robleh répond aux questions de Carol Valade.