17/01/11 (B587) Le Figaro : Les régimes arabes craignent la contagion

Par Alain Barluet, Delphine Minoui

Manifestation, dimanche à Sanaa, en faveur de l’éviction du président Ben Ali et pour un «changement pacifique et démocratique» au Yémen. Crédits photo : Khaled Abdullah/REUTERS

Si les opinions publiques sont captivées par la révolution tunisienne, les pouvoirs redoutent un effet domino.

La révolution tunisienne est observée à la fois avec passion et inquiétude dans le monde arabe. Si les opinions publiques, ce qu’on appelle «la rue arabe», ont suivi les événements avec une empathie parfois très démonstrative, les pouvoirs en place, eux, de Rabat à Bagdad en passant par Le Caire, sont restés silencieux ou très prudents dans leurs réactions. Une réserve qui traduit manifestement leur propre peur de soulèvements populaires. Significative à cet égard, la réaction de la Ligue arabe qui s’est bornée, samedi, à inviter à la fois les autorités politiques et les forces vives de la Tunisie à faire preuve d’«unité» pour «maintenir les réalisations du peuple tunisien». En Égypte, Hosni Moubarak, qui règne sans partage depuis trente ans sur le pays arabe le plus peuplé, a seulement dit, par la voix du ministère des Affaires étrangères, «avoir confiance dans la sagesse de ses frères tunisiens». Au Maroc et en Algérie, le silence des autorités est assourdissant.

Parallèlement, des centaines de millions d’Arabes ont pu suivre et encourager en temps réel le déroulement des événements en Tunisie, grâce aux chaînes satellitaires et aux réseaux sociaux d’Internet, comme Facebook ou Twitter. «L’odeur du jasmin est déjà arrivée à Sétif…»: sur sa page Facebook, redécorée du drapeau tunisien, le cinéaste algérien Yanis Koussim jubile. Vendredi soir, le jeune homme de 33 ans a suivi en temps réel la fin du règne du président tunisien Ben Ali en se remémorant les récentes émeutes contre la hausse des prix qui ont fait trembler plusieurs villes d’Algérie, dont sa ville natale, Sétif. Là-bas aussi, la rue gronde depuis un certain temps. «Pousser un peuple à bout, l’affamer, le museler trop longtemps, ne peut que mener à l’explosion», prévient-il.

Sit-in et appels au soulèvement
Faut-il s’attendre à un effet domino? D’Alger à Sanaa en passant par Le Caire, nombreux sont ceux qui ont salué, ce week-end, ce soulèvement populaire inédit dans cette partie du monde où nombreux sont les pays minés par les mêmes maux que la Tunisie: chômage, corruption, répression. Pour les observateurs, les pays les plus susceptibles d’être affectés par une onde de choc venant de Tunisie sont ses voisins maghrébins ainsi que l’Égypte, la Syrie et la Jordanie.

En Algérie, la presse a rapporté dimanche qu’un chômeur s’était immolé par le feu samedi, devant un bâtiment administratif à Tebessa, à 700 km à l’est d’Alger – une réplique du suicide du jeune chômeur qui avait lancé la révolte tunisienne le 17 décembre. En Jordanie, où la grogne monte contre l’inflation, plusieurs «sit-in» ont eu lieu ce week-end, dont un de syndicalistes samedi devant l’ambassade de Tunisie à Amman, appelant à la propagation de la «révolte de jasmin». Au Yémen, un millier d’étudiants ont manifesté à Sanaa pour demander aux peuples arabes de se soulever contre leurs dirigeants. À Khartoum, au Soudan, un ténor de l’opposition, Moubaral al-Fadil, a estimé que le pays était «prêt pour un soulèvement populaire»…

Si contagieux soit-il, le parfum de liberté qui flotte sur Tunis est lourd d’incertitude. D’abord parce que, soumise à une chape de plomb pendant 23 ans, l’opposition est à la fois fragile et désorganisée. Ensuite parce que, porté par des revendications démocratiques, l’appel d’air n’est pas à l’abri d’une récupération politique par certains groupes islamistes. De plus, chaque pays présente ses propres particularités. Ainsi le système égyptien a judicieusement su ménager – à l’inverse de la Tunisie – quelques soupapes d’expression permettant de retarder une explosion sociale. Quant aux Algériens, ils sont nombreux à préconiser la prudence au regard de leur histoire récente, où les mouvements sociaux des années 1980 ont débouché sur un cycle infernal de violence. «Nos “révolutions de jasmin”, mes parents y ont participé à la fin des années 1980. Pourquoi cela n’a pas pris? Je ne sais pas, je suis né en 1977, j’étais trop jeune… J’espère seulement que les Tunisiens s’inspireront de ce qui a suivi nos “révolutions” à nous pour ne pas rater la leur!», préconise Yanis Koussim.

22/11/10 (B579) Yémen Express – un officier poignardé à Sanaa (1 article)

__________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Yémen: un officier poignardé à Sanaa

Un officier des services de renseignement yéménites a été grièvement blessé, après avoir été poignardé par deux hommes dans un quartier de Sanaa, non loin de l’ambassade des Etats-Unis, ont indiqué des témoins.

Le colonel Ibrahim Abbas a été attaqué vers 05H00 locales (02H00 GMT) dans le quartier Saawane, dans le nord-est de Sanaa, alors qu’il se rendait de chez lui vers une mosquée pour la prière de l’aube, a-t-on ajouté de même source.

Les deux agresseurs ont asséné à l’officier plusieurs coups de poignard au dos et au cou, a déclaré à l’AFP l’un des voisins de la victime.
Ils ont utilisé leurs jambiyas, le traditionnel poignard courbé que portent les Yéménites, a précisé ce voisin.

La victime a été hospitalisée dans un état « grave », a indiqué à l’AFP une source médicale.

Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa), né de la fusion en janvier 2009 des branches saoudienne et yéménite du réseau extrémiste, a multiplié ces derniers mois les attaques contre la police et les forces armées au Yémen, où il est très actif.

16/10/10 (B574) Ethiopie – accord de paix signé (1 article)

______________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Ethiopie: accord de paix signé

Une faction du Front national de libération de l’Ogaden (ONLF), un mouvement sécessionniste de la région Somali d’Ethiopie, a signé un accord de paix avec le gouvernement du Premier ministre Meles Zenawi, a constaté un journaliste de l’AFP.

La signature de cet accord, une première depuis la création de ce mouvement rebelle, a eu lieu à Addis Abeba devant des journalistes et des diplomates accrédités en Ethiopie, entre le ministre des Affaires fédérales éthiopien, Shiferaw Teklemariam et le président du Conseil suprême de l’ONLF, Salahdin Abdurahman Maow.

Mais une autre partie de l’ONLF a immédiatement qualifié de « hors sujet » cet accord, le porte-parole du groupe séparatiste, Abderahmane Mahadi, estimant que les signataires « ne représentent personne », et que « les combats vont continuer », dans un entretien téléphonique à l’AFP depuis la Grande-Bretagne.

10/04/10 (B546) Le Figaro : RÉVÉLATIONS SUR AL-QAIDA

«J’étais garde du corps de Ben Laden»

PAR GEORGES MALBRUNOT

Nasser al-Bahri a passé trois ans au plus près du chef d’al-Qaida. Il a effectué pour lui de nombreuses missions secrètes ou privées et garde un souvenir précis du 11 septembre 2001. Aujourd’hui repenti, il s’est confié à Georges Malbrunot dans un livre qui est un extraordinaire témoignage sur l’intérieur de l’organisation terroriste.

Juste avant le coucher du soleil, Ayman al-Zawahiri descend au jardin pour lire les versets coraniques de la prière du soir. Oussama Ben Laden reste seul dans le bureau, au premier étage de la maison secrète que la direction d’al-Qaida occupe à Kaboul, en cette fin août 1998, après les attentats de Nairobi et Dar es Salam. Quand Ben Laden me voit à la porte, il sourit:

– Abou Jandal, viens! Je veux te confier un secret.

Je m’approche et il sort un pistolet de sa tunique traditionnelle. J’espère que Dieu ne le voudra jamais, mais si un jour l’ennemi nous assiège, et si nous sommes sûrs d’être arrêtés, je préfère recevoir deux balles dans la tête plutôt que d’être fait prisonnier. Je veux mourir en martyr, mais surtout pas finir en prison».

Pendant trois ans, entre 1997 et 2000, Nasser al-Bahri, alias Abou Jandal, aura la redoutable mission d’éviter à Oussama Ben Laden l’humiliation d’être capturé vivant par les troupes américaines. Il était le seul des gardes du corps du chef d’al-Qaida à avoir ce privilège. Mais Abou Jandal n’était pas qu’un simple centurion. Ben Laden lui confia également des missions à l’étranger, qu’il relate dans son livre *.

Son récit circonstancié est le premier témoignage de l’intérieur d’une organisation terroriste, alors en plein essor. Chaque jour ou presque, il côtoie Ben Laden, Zawahiri, Abou Hafs al-Masri, le chef des opérations militaires d’al-Qaida, ou Saïf al-Adel, l’homme en charge de la sécurité autour de l’ennemi public numéro un. Il partage le quotidien des enfants du cheikh ; et au siège d’al-Qaida à Kandahar, sa femme est assistée dans son accouchement par les épouses de Ben Laden.

Nasser al-Bahri, ce sont peut-être ses anciens ennemis américains qui en dressent le portrait le plus flatteur : l’homme est intelligent, sociable, mais surtout «il est plus important que n’importe lequel des prisonniers que nous avons transférés à Guantanamo (car) il avait un accès direct à Ben Laden», affirme Michael Scheuer, l’ancien responsable d’Alec, l’unité de la CIA chargée de traquer l’homme le plus recherché au monde. «Il nous a livré une mine de renseignements de haute importance», renchérit Ali Soufan, l’agent du FBI qui l’interrogea pendant plusieurs semaines, juste après les attentats du 11 Septembre aux Etats-Unis. Sans le vouloir, c’est lui qui établira le lien entre Ben Laden et les membres du commando, qu’il avait croisés un an plus tôt en train de jouer à la PlayStation dans une maison d’hôtes d’al-Qaida à Karachi…

En cette fin 2001, Abou Jandal croupit dans une prison yéménite à Sanaa. Il s’est brouillé avec Ben Laden. Ce dernier lui reproche son manque de discrétion, à son retour d’une mission secrète en Somalie, où il est allé examiner les conditions d’un transfert d’al-Qaida. Vexé, le garde du corps rentre au Yémen, où il se fait arrêter quelques mois plus tard, alors que la police écume le pays à la recherche des auteurs de l’attentat contre le navire américain USS Cole dans le port d’Aden. En prison, Abou Jandal amorce sa repentance.

Je l’ai rencontré pour la première fois en mai 2009 à l’occasion d’un reportage au Yémen pour Le Figaro, qui publia alors le portrait de cet «ami infidèle de Ben Laden». Sa mémoire était fraîche. Il assurait avoir changé d’idées et de comportement. Au terme de soixante-quinze heures d’entretiens, conduits au cours du second semestre 2009, mon scepticisme initial s’était largement dissipé : «Je ne referais pas la même vie», dit-il. Aujourd’hui, il déconseille aux jeunes d’aller participer au djihad en Irak ou en Afghanistan. Il a tourné la page et tente, non sans difficultés, de se lancer enfin dans la vraie vie.

La peau mate, le visage rond, Abou Jandal garde le faciès somalien de ses aïeuls maternels. Il est né à Djedda en Arabie saoudite (comme Ben Laden) en 1972 de parents yéménites, qui avaient fui l’occupation britannique de leur pays. Il grandit parmi la classe moyenne, son père travaille comme mécanicien, et sa mère veille sur leur famille nombreuse. Mais rapidement, Nasser entre en conflit avec ce père, nationaliste arabe plus qu’islamiste.

Dans les années 80, le djihad afghan est une cause nationale en Arabie. Nasser brûle d’aller livrer bataille «contre les ennemis qui occupent la terre musulmane», mais il est trop jeune.

Finalement, son premier djihad a pour théâtre la Bosnie. Mais il arrive juste avant les accords de Dayton, qui mettent un terme aux hostilités. Direction la Somalie, où Abou Jandal découvre «le djihad de l’argent», et des islamistes qui ne pensent qu’à le rançonner. Bref retour au Yémen, avant de mettre le cap sur le Tadjikistan. Mais là encore, l’aspirant djihadiste arrive trop tard, les armes se sont tues. Sur le chemin du retour, ses pas vont croiser ceux de Ben Laden à Djalalabad, en Afghanistan.

Commence alors sa deuxième vie. Il accepte de rejoindre la caravane de la guerre sainte, mais sans prêter serment au chef d’al-Qaida, qui va rapidement repérer ses qualités. Il devient son garde du corps, un mois avant les opérations terroristes de Nairobi et Dar es Salam.

«C’est étrange de le voir quitter le camp trois heures avant les attentats au volant de sa voiture avec sa famille», raconte Abou Jandal, qui est nommé émir du siège déserté d’al-Qaida. Mais il est troublé par le nombre important de victimes civiles. «Et les Américains qui imposent un embargo sur l’Irak, combien ont-ils fait de morts innocents? » lui répond Ben Laden. «D’accord, cheikh, mais devons-nous nous comparer à nos ennemis?» ose rétorquer Abou Jandal, qui ravalera finalement ses critiques.

Al-Qaida se retrouve sans le sou. Les djihadistes crient famine auprès de Ben Laden. Et à ses enfants qui se plaignent, le chef d’al-Qaida répond : «Mais mes fils, les millions dont vous entendez parler ne m’appartiennent pas, c’est l’argent de l’islam.»

Ben Laden continue de se tenir informé. Chaque jeudi, il reçoit du Pakistan une revue de presse électronique, que plusieurs djihadistes traduisent en anglais, français et allemand. Pour sécuriser ses communications, le cheikh utilise un système radio de transmission de la marque japonaise Yaesu fonctionnant à l’énergie solaire. Les messages sont chiffrés sur un ordinateur de poche de marque Casio FX-795P.

Traqué, Ben Laden garde toujours auprès de lui son pistolet-mitrailleur AKS-74U de calibre 5,45 mm. Des armes, al-Qaida n’en manque pas ; Abou Jandal en dresse un inventaire très détaillé. Du fusil d’assaut au lance-grenade en passant par les radars, les missiles sol-air, jusqu’aux armes antichars, dont les missiles français Milan que Paris avait secrètement livrés aux hommes du commandant Massoud et qu’al-Qaida parvint à leur ravir.

Avec ses multiples comités, al-Qaida est alors une organisation solidement structurée. Le plus secret de ses conclaves est le comité des opérations spéciales, où se décident les attentats, toujours avec l’aval d’Oussama Ben Laden. Mais ce dernier peut aussi refuser d’endosser certaines opérations. Ce sera le cas en 1999 contre une tour de Dubaï, et contre des ambassades occidentales à Sanaa, au Yémen, dont l’ambassade de France, nous révèle Abou Jandal.

Au fil des pages, se dessine le portrait d’un chef sans grand charisme, mais à la légitimité incontestée, très accessible pour son entourage, mais qui fait tout, en revanche, pour masquer les divisions internes d’al-Qaida.

Le garde du corps nous emmène dans l’univers familial des Ben Laden. Des neuf garçons présents autour de lui à Kandahar, seuls Saad et Mohammed disposent d’attributions au sein de l’organisation. Quant à ses trois premières épouses, elles verront d’un très mauvais œil l’arrivée de la dernière, Asma, une jeune Yéménite de 17 ans qu’Abou Jandal est allé chercher sur ordre de Ben Laden. «On m’avait dit qu’elle avait 30 ans!», répondra le chef d’al-Qaida, quand ses enfants lui feront remarquer que leur belle-mère est plus jeune qu’eux. Peu importe l’âge, Ben Laden recherchait d’abord l’allégeance de sa tribu.

Nasser al-Bahri n’a pas de sang sur les mains. Il n’était pas associé aux décisions de frapper telle ou telle cible. S’il ignorait tout des attentats du 11 Septembre, il fut tout de même intrigué par certaines remarques sibyllines de Ben Laden, qui évoquait à partir de 1999 «un événement qui va tous nous dépasser». Abou Jandal nous raconte comment Ben Laden a vécu ces moments qui ont changé la face du monde.

Mi-août 2001, le chef d’al-Qaida décrète l’état d’urgence au siège de l’organisation. Le 11 Septembre, il se met à l’abri dans une maison secrète à Kandahar, puis demande à Hassan al-Bahloul, son chargé des médias, de lui installer une connexion satellite :

«C’est très important que nous puissions voir les informations aujourd’hui», lui affirme Oussama Ben Laden, dont la trace se perdra quelques semaines plus tard.

Est-il encore vivant ? «Sa mort, même si elle n’était pas annoncée immédiatement pour des raisons internes, finirait par se savoir parmi les réseaux djihadistes et sur internet», estime Nasser al-Bahri.

Pour lui, Ben Laden bénéficie de la protection des tribus au Waziristan. «Leur allégeance est plus religieuse que tribale, c’est un atout pour Ben Laden, qui leur a construit des routes et des maisons il y a plus de vingt ans.» —

* Dans l’ombre de Ben Laden. Révélations de son garde du corps repenti, de Nasser al-Bahri, avec la collaboration de Georges Malbrunot. Editions Michel Lafon, 280p., 18,50€. En librairie le 15 avril.

16/02/10 (B538) Le Journal de la Flibuste (1 article)

___________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Pirates somaliens: 15 ans de prison

Onze Somaliens ont été condamnés à 15 ans de prison chacun pour piraterie par un tribunal de Berbera, le principal port de la province semi-autonome du Somaliland (nord de la Somalie), a-t-on appris aujourd’hui de source judiciaire. Les onze hommes avaient été arrêtés en décembre dernier et inculpés d’actes de piraterie et de tentative d’enlèvement armé.

« Le procès, qui a duré une semaine, s’est achevé aujourd’hui après que les preuves de l’implication des prévenus dans la piraterie eurent été produites devant la cour », a déclaré le président du tribunal, Osman Ibrahim Dahir.

21/01/10 (B534) Puntland : un député assassiné.

_______________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Somalie: un député assassiné

Un député de la région autonome autoproclamée du Puntland, dans le nord-est de la Somalie, a été assassiné hier à Bossasso par des hommes armés non-identifiés, a-t-on appris de sources concordantes.

Mohamed Ali Jibril a été gravement blessé par balle alors qu’il circulait dans un quartier commerçant du port de Bossasso, et est mort peu après à l’hôpital, a indiqué un responsable de la police du Puntland. Des inconnus ont ouvert le feu sur lui, deux suspects ont été arrêtés peu après par la police près du lieu de l’incident, a précisé le colonel, interrogé au téléphone depuis Mogadiscio.

"J’ai vu un homme tirer sur le député, plusieurs fois dans la tête, et s’enfuir après avoir commis son crime", a raconté un témoin. Un autre témoin a indiqué avoir vu trois personnes prendre la fuite.

A la différence du reste de la Somalie, plongée dans la guerre civile depuis 1991, le Puntland, région qui a proclamé son autonomie en 1998, jouit normalement d’un calme relatif.

12/01/10 (B533) Le Journal de la Flibuste (1 article en Français)

___________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Piraterie: un cargo déjoue une attaque

Un cargo suisse a déjoué mercredi dernier une attaque de pirates présumés qui l’ont poursuivi sept heures durant en mer d’Oman avec trois vedettes, a annoncé aujourd’hui l’état-major helvétique à l’agence de presse ATS.

L’attaque contre ce navire, le Turicum, a été lancée à cinq milles nautiques à l’est de la zone couverte par la mission européenne Atalante, a indiqué le chef d’état-major à l’Office fédéral pour l’approvisionnement économique du pays (OFAEP), Michael Eichmann. Elle n’a pas fait de blessés.

Mesurant 190 mètres de long et 30,5 mètres de large, le cargo avec 20 membres d’équipage à bord, qui appartient à un armateur de Zurich, était lourdement chargé de bois. Il a réussi à empêcher ses assaillants d’aborder en zigzaguant et en les repoussant avec des jets d’eau.

La Suisse ne participe pas à Atalante, la mission navale anti-piraterie de l’Union européenne car les députés helvétiques ont refusé en septembre d’entériner un projet du gouvernement de la Confédération helvétique qui souhaitait détacher une trentaine de militaires en renfort.

26/08/09 (B513) Nouvelles de Somalie (1 art. en Français)

________________________ 1 – Le Figaro avec AFP

Somalie: six morts dans des combats

Au moins six personnes, dont trois civils, ont été tuées aujourd’hui à Mogadiscio dans des affrontements entre factions rivales pro-gouvernementales. Les combats ont débuté près du carrefour K4, dans le sud-est de la capitale somalienne, après que des membres de la police militaire somalienne eurent tenté de désarmer la garde rapprochée d’un député.

Deux gardes du député, dont un commandant, ont été tués dans les échanges de tirs, a indiqué à l’AFP un officier de la sécurité somalienne, Abdisalam Ibrahim. Quatre autres personnes ont été tuées, dont trois civils, selon cette même source.

"Les victimes civiles se sont retrouvées piégées dans les tirs croisés, plusieurs sont mortes après leur transport à l’hôpital", a expliqué un témoin, Abdulahi Kulmiye. Les affrontements ont eu lieu à un carrefour habituellement très fréquenté.