21/05/99 (LIB 001) LE MOUVEMENT DES ENTREPRISES DE FRANCE (MEDEF) RECOIT ISMAEL OMAR GUELLEH, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DE DJIBOUTI

L’ASSOCIATION
FRANÇAISE
DES AMIS DES DÉMOCRATES DE DJIBOUTI,

dont
les présidents d’honneur
sont MM. Xavier Deniau, député du Loiret et ancien ministre
et Moumin Badhon Farrah, ancien ministre djiboutien de la justice et des affaires
étrangères,
vient d’apprendre que le Mouvement des entreprises de France International
organisera le mercredi 26 mai 1999 un petit-déjeuner débat avec le président
GUELLEH.

L’AFADD s’étonne que les entrepreneurs
français souhaitent rencontrer un homme contre qui une plainte pour actes
de torture et crimes contre l’humanité a été déposée entre les mains du procureur
de la République de Paris.

L’AFADD dénonce fermement une telle
initiative qui témoigne du manque total de discernement de cette instance
nationale qui privilégie les relations commerciales à l’instauration de l’Etat
de Droit à Djibouti.

Les massacres, détentions arbitraires,
actes de torture, fraudes électorales, détournement de fonds publics et autres
crimes contre l’humanité ont été dénoncés, depuis de nombreuses années par
toutes les organisations de défense des droits de l’homme.

L’AFADD demande expressément
au MEDEF INTERNATIONAL d’annuler cette mascarade qui discrédite l’ensemble
des entreprises françaises aux yeux de la communauté internationale.

LE PRESIDENT,
Roger-Vincent
Calatayud

02/03/06 (B339-B) SOUTENONS LES DICTATURES ! Loin des bonnes pratiques, sans aucun regret pour la mort d’un Juge français en exercice, sans aucune compassion pour les Populations victimes de la Tyrannie, Le Sénat, UbiFrance et le Medef vont-ils conseiller aux industriels français de vendre leur âme au diable (Guelleh) pour faire du commerce à Doraleh (via une société de Dubaï) ?

Aujourd’hui 2 mars, tous réunis à la tribune d’un salon du Sénat qui couvre l’opération, sans aucun complexe, le Medef, UbiFrance, CIAN et FFA tenteront de de nouveau d’enfourcher la mule épuisée de la Françafrique pour proposer aux industriels français de faire des affaires avec Guelleh.

"La sous-région de la Corne de l’Afrique offre d’intéressantes opportunités pour les entreprises françaises, dans un environnement géopolitique, certes encore assez difficile, mais en voie de nette amélioration. A cet égard, les bailleurs de fonds apportent leurs soutiens à une sous région dont les potentiels restent encore sous exploités."

"A Djibouti, notre position dominante de premier fournisseur (20% de part de marché) plafonne toutefois en matière de volumes d’affaires annuels (40 M € depuis 3 ans) et les opportunités qu’offrira la nouvelle dimension portuaire de Djibouti avec son port minéralier et de containeurs de Doraleh, devraient inciter nos sociétés à venir prospecter avec plus d’insistance ce pays qui a tant de liens avec le nôtre. Les marchés d’interconnexion avec l’Ethiopie sont porteurs (énergie, télécommunications, routes et ferroviaire), mais aussi ceux du commerce courant. "

Ce qu’ils oublieront peut-être de dire aux participants, c’est qu’on ne gagne pas souvent de l’argent avec Paulette et Guelleh. Le taux de leur perception au titre de la corruption "bouffe" souvent la marge.

A condition d’être payé : ce qui est loin d’être garanti au royaume de Guelleh !

Combien d’industriels et de sociétés commerciales ont perdu "leur culotte" à vouloir travailler chez Guelleh !

Avis aux amateurs suicidaires !