07/08/03 (B207) Grande manifestation organisée ce 7 août à Bruxelles, devant l’Ambassade de Djibouti par le MRD – Section Belgique.

COMITÉ DU MRD
EN BELGIQUE

225 Ch de Gand,
B.2, 1081 Bruxelles
0472 212 210
alisalemomar@yahoo.fr
rousseyl@hotmail.com

 

Bruxelles, le 06 juillet
2003

Communiqué

A l’attention
de toutes les Djiboutiennes, de tous les Djiboutiens et de tous ceux qui souhaitent
nous rejoindre…

Le Comité du MRD
en Belgique vient d’obtenir l’autorisation officielle pour manifester devant
l’ambassade de Djibouti, ce jeudi 7 Août 2003 de 11 heure AM à
13 heure PM.

Le départ de la
manifestation aura lieu devant le campus de l’ULB, à l’arrêt
du bus 71 Delta. Pour s’y rendre il faut prendre les trams 81 ou 82, changer
à l’arrêt Lesbroussard, pour reprendre les trams 93 ou 94. Le
second itinéraire étant, le bus 71 Delta à partir de
la station de métro Porte de Namur.

La manifestation va prendre
la forme la plus pacifique et la plus civilisée possible. Chacun de
nous, apportera sa banderole…et, les messages écrits doivent y
être bien travaillés pour pouvoir les transmettre et se faire
comprendre. C’est important !

Pour rappel, l’objectif
de la manifestation est de montrer encore une fois, l’art autocratique et
arbitraire du gouvernement, à l’instar de la dernière condamnation
de DAF par la Cour d’appel du Tribunal de Djibouti :
– six mois d’emprisonnement dont trois mois fermes;
– trois mois de suspension du journal « Le Renouveau Djiboutien »;
– deux cents mille Francs Djibouti d’amendes et;
– douze millions de Francs Djibouti de dommages et intérêts.

Enfin, il est plus que
jamais d’actualité de pointer du doigt, un régime politiquement
obsolescent et responsable de l’abysse économique et social, dans lequel
sombre le pays depuis le début des années 90.

C’est pourquoi, le Comité
du MRD en Belgique se permet d’attirer l’attention de tous les Djiboutiens,
pour se mobiliser davantage et dire NON à la bassesse gouvernementale,
même si DAF est aujourd’hui en liberté. Mais, de quelle genre
de liberté s’agit-il ?

SALEM OMAR, Ali
Président du MRD en Belgique

03/08/03 (B207) Réponse du Président du MRD Belgique au lecteur KALO.

Monsieur Kalo, bonjour,

Pour commencer, permettez
moi de vous présenter tant ma civilité que mes compliments.

J’ai lu avec beaucoup
d’attention votre courrier dans lequel vous vous êtes arrogé
le droit de me critiquer à propos mon laxisme, par rapport à
une éventuelle manifestation à Bruxelles pour la liberté
de DAF qui, comme vous l’avez très bien dit, est effectivement notre
président.

Sans conteste, vous n’avez
pas tort et je respecte votre opinion qui m’a profondément touchée,
car elle a été émise avec la ferveur d’un militant.

Néanmoins et, pour
rappel, je ne suis pas là pour vous apprendre que le temps où
les Hommes étaient considérés comme des machines est
bien révolu et ce, depuis belle lurette !

Par ailleurs, comme vous
n’êtes pas censés ignorer, que je suis le président du
MRD en Belgique, mais que le Comité est composé de 7 membres.
Ces derniers sont des hommes capables de participer, d’échanger, de
réfléchir et de proposer des idées nouvelles pour faire
preuve de leur créativité… Dans ce cas, il faut que tout un
chacun, respecte les propositions des autres. C’est un des droits les plus
élementaires du civisme.

Et pour cause, je n’ai
pas été choisi en qualité de Président pour dicter
ma volonté, mais au contraire pour participer, pour écouter,
pour arbitrer et pour traduire les différentes propositions et les
différentes avis dans une synthèse digne, rationnelle et cohérente.
Tout cela, dans le respect absolu de l’autre…ce qui m’amène à
vous confier qu’il ne m’incombe pas d’imposer ma Loi au reste de mes collègues,
même si, profondément je ne disconviens pas de la justsse de
vos allégations.

Enfin, comme vous aimeriez
que l’on respecte vos opinions, ayez le courage de respecter celles des autres.
Car, notre première mission est de rassembler les djiboutiens plutôt
que de les faire déguerpir et fuir ce qu’ils peuvent considérer
aujourd’hui comme un fonctionnement démocratique et pluraliste !!!

Bien des
choses à vous…

Salem
Omar Ali

Président du MRD en Belgique.

03/08/03 (B207) Une manifestation devrait être prochainement organisée à Bruxelles en faveur de la libération de DAF devant l’Ambassade de Djibouti, à l’appel du MRD de Belgique.

Les informations précises
seront diffusées dès que les autorisations officielles auront
été données par les Autorités belges.

Salem
Omar Ali

Président du MRD en Belgique

30/07/03 (B207) Soutien aux Djiboutiens résidant à Ottawa qui vont manifester le 2 Août pour la Libération de DAF et la fin du régime dictatorial à Djibouti (Section MRD de Belgique)

COMITÉ
DU MRD EN BELGIQUE

225 Chaussée
de Gand,
B.2, Koekelberg,

1081 Bruxelles
Tel : 0472 212 210
rousseyl@hotmail.com

Bruxelles,
30 juillet 2003

Lettre ouverte

Réf/MRDB/SOA/26-03


Mesdames, Messieurs,

C’est avec un grand plaisir
que le Comité du MRD en Belgique apprend votre noble initiative qui
a pour mission de manifester devant l’ambassade de France à Ottawa
en date du 02 Août 2003. Il fallait oser le faire ! C’est en ce sens
et non sans émoi de notre part, que l’on vous adresse par avance nos
félicitations les plus encensées.

Par ailleurs, aimerons-nous
vous faire savoir que notre Comité, ici au Royaume de la Belgique,
s’est réuni à plusieurs reprises pour organiser une pareille
manifestation mais plutôt à l’encontre de l’ambassade de Djibouti.
Néanmoins, nous avons été trahis par la brochette de
remise en pseudo-liberté dont notre président Daher Ahmed Farah
fut victime, par le régime autocratique en place, il y a bientôt
un trimestre.

De surcroît, quelques
membres de notre Comité ont jugé désagréable de
créer une telle  » exernalité négative  » dans
le pays qui nous a accueilli et qui a su nous prodiguer sa confiance !!!

Ce sont donc ces quelques
séquences de tergiversations polémiques et constructives qui
nous ont retenus ou empêchés d’assortir nos multiples moyens
d’expression et de communication, d’une manifestation plus présente
et active sur le terrain. Cette dernière n’est cependant pas exclue
de notre agenda.

Enfin, c’est avec ce peu
de texte que nous aimerions encore une fois vous renouveler notre soutien
et vous assurer que le 02 Août 2003, nous seront avec vous  » main
dans la main, et cœur dans le cœur  » pour reprendre l’expression
la plus récente de Jacques Chirac.

Bien des choses à
vous…

SALEM
OMAR, Ali
Président du MRD en Belgique

15/06/03 (B202) Les Roitelets (MRD – Comité de Belgique)

« Quand, dans
un Etat, il y a plus d’avantages à faire le courtisan, qu’à
faire son devoir, c’est là en toute logique un Etat perdu »
,
c’est, en substance, ce que Montesquieu a un jour tenu comme propos, …
Qu’a-t-il bien voulu dire ? Quel genre de comportement a-t-il voulu dénoncer ?
Quel rapport au pouvoir a-t-il voulu condamner ? Quelle mise en garde a-t-il
voulu lancer ? Quelle dérive a-t-il voulu fustiger ?

Sans doute, Montesquieu
a-t-il été frappé par l’attitude de certains de ses contemporains
qui, aveuglés par leur soif de pouvoir ainsi que par leurs vaines ambitions,
se montraient plus soucieux de plaire plutôt que de s’acquitter honnêtement
des devoirs de leur charge ? Sans doute, Montesquieu s’est-il ému de
la manière peu scrupuleuse dont certains de ses pairs assuraient la
gestion des Affaires de l’Etat ? Sans doute, Montesquieu a-t-il été
indigné par l’arrogance ainsi que par la flagornerie de certains de
ses condisciples bien plus empressés d’attirer les faveurs d’un plus
puissant qu’attentifs aux besoins de ceux qu’ils avaient à administrer ?

Et aujourd’hui, …
Le monde a-t-il vraiment changé ? Imaginons un instant que Montesquieu
sorte de son sommeil éternel, apparaisse parmi nous, et observe à
nos côtés cette réalité qui forme notre quotidien,
… Montesquieu éprouverait-il le même sentiment ? Montesquieu
serait-il autant qu’il a pu l’être en son temps également frappé
par les mêmes errements, par les mêmes travers, par les mêmes
carences ?

J’incline à le
croire car les Hommes, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, demeurent encore
et toujours trop souvent obsédés par leurs propres désirs,
succombent trop facilement aux charmes de la flatterie, se laissent trop rapidement
piéger par leur propre vanité,… Ces tendances s’avèrent
d’autant plus préjudiciables lorsque l’on se trouve être en charge
du bien-être commun, lorsque l’on s’est vu confier la périlleuse
responsabilité de protéger la dignité de ses pairs, lorsque
l’on a accepté de prendre part aux destinées de la Cité,
…

Qu’est-ce à dire ?
Il y a quelques mois de cela à présent, une amie assistait au
sein d’un des Districts de l’Intérieure à la « passation
des pouvoirs » entre l’ancien et le nouveau Commissaire de la République.
Elle fut, en tant qu’observatrice expatriée, particulièrement
impressionnée par la liesse populaire qui entourait une cérémonie
qui, selon elle, ne devait au départ connaître guère plus
de développements qu’un petit entrefilet dans un journal national.
Le déploiement de moyens fut d’autant plus inattendu que la ville où
se tînt cette cérémonie lui semblait connaître une
situation socio-économique particulièrement critique. Elle pensait
alors très naïvement que, confronté à ces importantes
difficultés, aux prises avec d’énormes problèmes, il
était de bon aloi de faire montre d’une certaine retenue plutôt
que de donner dans l’ostentatoire, … Elle pensait de manière par
trop candide qu’une ville laissée depuis trop longtemps à l’abandon
par l’Etat allait réserver un accueil mitigé à celui
qui est supposé assurer sa représentation en son sein, …
Elle pensait à tout le moins qu’une population en état de survie
permanente allait faire preuve d’une certaine réserve à l’égard
d’un Représentant de l’Etat dont on sait trop combien, en dépit
peut-être d’une bonne volonté, les moyens qui lui ont été
alloués sont dérisoires, … Il n’en fut rien et l’accueil
fut à la mesure des espoirs d’avenir meilleur ressentis par la population
locale, …

Cette situation bouleversa
profondément notre expert car elle prit alors conscience du caractère
particulièrement cynique que pouvait revêtir cette cérémonie,
… Quel sens cela pouvait-il avoir de consacrer autant d’énergie,
de mettre autant de soin, dans la préparation et l’organisation d’une
cérémonie d’ intronisation, alors qu’à quelques mètres
à peine du lieu de ladite cérémonie, au même moment,
le maigre corps médical était en grève dans l’indifférence
générale depuis près de deux jours en raison du non-paiement
des salaires ?

Quelle importance peut-on
réellement accorder à cette manifestation alors que la population
ne peut même pas compter sur un service public minimal garanti ? Quel
intérêt cela peut-il représenter de danser et chanter
en l’honneur d’un nouveau vassal alors que ce dernier hérite d’un domaine
où le néant fait figure de seule richesse ? Quelle est l’exacte
portée d’un tel déferlement de passions si ce n’est celle qui
consiste à faire allégeance dans l’espoir de pouvoir par après
bénéficier des largesses du nouveau représentant du Prince ?
Quel est le crédit que l’on peut accorder à ces applaudissements
et ces acclamations dès lors que, au même instant, un aréopage
d’obligés et de courtisans attendaient plus loin patiemment le retour
du nouveau roitelet afin d’introduire auprès de lui leurs doléances ?

Quelle est la sincérité
de ces cris de joie bien davantage motivés par la perspective d’obtenir
des privilèges que par la sincère reconnaissance et estime portées
à l’égard d’un Commis de l’Etat au sens le plus noble du terme ?
Soyons de bon compte et admettons que cette cérémonie dite de
« passation de pouvoirs » relevait davantage de la mauvaise farce
et ne méritait donc pas que les cours dispensés dans les établissements
scolaires soient suspendus, …!


Quand donc les Citoyens de ce pays qui fut jadis le berceau de l’humanité
comprendront-ils qu’ils ne doivent plus rien attendre ni de l’Etat ni de quelque
autre autorité étrangère et que la seule voie qui leur
est offerte est celle de la reprise en main de leur propre destin ? Quand donc
les Citoyens de ce pays aux décors naturels si riches et variés
intégreront-ils le fait qu’il est pour eux bien plus valorisant de
puiser dans leurs propres ressources pour construire leur avenir plutôt
que de miser sur tel ou tel autre financement émanant de je ne sais
trop quel organe de coopération au mal développement ?

Quand donc les Citoyens
de ce pays dont la jeunesse désœuvrée et désorientée
est si nombreuse daigneront-ils accorder un plus grand intérêt
à leur propre héritage historique plutôt que de jurer
uniquement par une certaine grande puissance européenne ?

Quand donc les Citoyens
de ce pays au carrefour d’influences spirituelles et culturelles si différentes
parviendront-ils à prendre la réelle mesure de leur importance
dans un univers où le manichéisme ambiant nous fait trop souvent
perdre de vue le caractère composite de notre identité d’Homme ?

Je ne cesse de me poser
ces questions sans pouvoir y trouver une réponse. Ce pays qu’est Djibouti
est mon pays natal, c’est pourquoi je suis profondément tourmenté
par la crise importante qu’il traverse depuis une dizaine d’années
et ce d’autant que les potentialités sont vastes. C’est ainsi que,
je forme le vœu pieux que la société civile et non plus
l’Etat-momie, puisse très rapidement le sortir de l’ornière.
Il ne s’agit que d’une question de volonté, que d’une résolution
ferme à prendre, que d’un premier pas à poser sur le chemin
du Salut.

C’est là un grand
défi à relever, mais c’est là aussi, le seul qui vaille
la peine, … Tout le reste n’est que pure vanité, que vain espoir,
que futile attente, …


Le Comité du MRD en Belgique

28/05/03 (B199) Comparution du président du MRD devant la justice iogienne et très importante manifestation nationale pour la libération de DAF. (MRD de Belgique)

Jamais la République
de Djibouti n’a connu en ce mercredi 28 mai 2003, une aussi grandissime manifestation,
organisée par la société civile pour l’obtention immédiate
et inconditionnelle, de la libération de Daher Ahmed Farah(Président
du MRD à Djibouti).

Tant les organisations
formelles qu’informelles, ont piloté " les cortèges de
mécontentement populaire " pour sillonner les ladres routes de
la capitale et y déverser ce que le peuple considère aujourd’hui,
comme étant " le niveau paroxystique d’un ras-le-bol djiboutien
".

Les banderoles ont scandé
des messages clairs et ciblés, les mille et une bouches altérées
de liberté d’expression, ont brisé le silence, pour dire Non
à l’arbitraire, Non à la mise à la touche des droits
humains et, Non à l’oppression des journalistes ou des " historiens
de l’instant "( pour rendre hommage à l’auteur originel de l’expression,
tant préférée par notre cher Ministre de la Communication
" absente " et de la Culture " manquante ", S.E Rifki
Abdoulkader, alias fi fi la joie pour les intimes).

De concert avec les leaders
de tout acabit d’organisations, les jeunes ont fourmillé de partout
pour se faire entendre et participer au mouvement populaire. Ils ont fait
trembler la terre par le tohu-bohu véhiculé grâce à
leur énergie juvénile, leur fièvre de colère et,
leur désarroi à l’égard d’un avenir incertain !!!

Un jeune " pudéen
" (du PUD) nous a expédié par courrier électronique
ses échanges effarouchés, avec un journaliste étranger
et, dont ces quelques phrases nous ont parus dépourvues de toute futilité
pour les mettre en valeur :

" aujourd’hui
c’est notre grand frère DAF, demain, ça sera notre tour…

…les jeunes de
mon âge savent très bien que Djibouti est foutu, surtout si les
gens qui sont actuellement au pouvoir, continuent à le diriger.

…mais qu’au moins,
on ait le droit de dire ce qu’on pense pacifiquement…car c’est tout ce
qui nous reste !!! ".

Bien sûr, nous n’allons
pas faire de commentaire pour ne pas influencer le lecteur et lui permettre
d’en ériger l’analyse qui s’y prête. En revanche, nous signalons
à la communauté internationale que, comme à l’accoutumée,
la ville de Djibouti, fut aujourd’hui inondée de policiers en "
kimono de commandos " connus sous l’appellation de FAR (Forces d’Actions
Rapides) qui, contre leur propre gré, reçurent l’ordre de bastonner
le peuple, utilisant tous les outils de répressions nécessaires,
pour faire revenir l’accalmie.

Cette technique, dont
le maître mot est, " frappez vite et fort, pour transformer la
ville en désert urbain ! ", appartient indéniablement à
l’actuel homme fort du régime. C’est ainsi que l’on rend à Jules
ce qui est à César ! Et, l’exemple le plus récent, demeure
encore gravé dans la mémoire des étudiants djiboutiens,
lors des dernières manifestations.

Une chose est sûre
! c’est que les djiboutiens commencent à gerber les aliments de la
dictature dont ils furent gavés.

Ce matin, IOG a reçu
non pas un message de félicitation comme il est de règle dans
ce pays mais, une " claque populaire" porteuse d’un massage d’une
autre dimension. N’est ce pas, qui sème le vent récolte la tempête
?

Enfin, le comité
du MRD/section Belgique, exprime sa gratitude la plus profonde à toute
la population djiboutienne pour son immense mobilisation ainsi, qu’à
toutes les organisations internationales qui ont eu l’amabilité soutenir
sa cause. De toute évidence, DAF est reconduit à sa cellule
13 pour des raisons de sécurité dit-on et ce, de peur que le
sophiste(nom donné au général Zakaria par IOG), l’élimine
physiquement. C’est en tout cas l’une des dernières farces d’Ismo…
Il écope pour l’heure, 4 mois de prison ferme et 500 000 fd d’amendes.

Aussi, la poire est désormais
coupée en deux, en ce sens que Eux (le peuple djiboutien) vont poursuivre
leurs efforts sur place et, Nous (le MRD/section Belgique) allons s’occuper
à dénoncer et à partager les informations avec la communauté
internationale, comme pour dévoiler la face cachée des détenteurs
actuels du pouvoir.

19/03/03 (B189) Lettre ouverte du Comité du MRD en Belgique adressée au Commissariat général aux Réfugiés et aux apatrides, pour informer des conditions de l’arrestation et de la condamnation arbitraires et illégales du Président DAF.

MOUVEMENT POUR
LE RENOUVEAU DÉMOCRATIQUE
ET LE DÉVELOPPEMENT

(RÉPUBLIQUE
DE DJIBOUTI)

COMITÉ DU MRD EN BELGIQUE
45 rue de Serbie
1190 Bruxelles
Tel : 0472 212 210
rousseyl©hotmail.com

 

COMMISSARIAT
GÉNÉRAL AUX RÉFUGIÉS
ET AUX APATRIDES

North Gate I
Bd. Du Roi Albert II, 6
1000 Bruxelles

Bruxelles,
le 16 mars 2003

Objet : Information
Réf/MRDB/SOA/7-03

Mesdames et Messieurs,

En réaction non
seulement aux pratiques liberticides dont sont victimes les djiboutiens depuis
l’indépendance mais aussi à la toute dernière incarcération,
par les autorités djiboutiennes, du Président du MRD, Monsieur
Daher Ahmed Farah (DAF), nous souhaitons, dans cette lettre, attirer l’attention
de votre honorable Institution sur les faits qui ont précédé
ce nième acte de violation des Droits Humains en RDD.

Sous le prétexte
qu’une plainte aurait été déposée à l’encontre
de notre Président DAF par l’Armée Nationale Djiboutienne (AND)
pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles, le procureur de la République
a immédiatement fait procéder à son arrestation ainsi
qu’à son placement sous mandat de dépôt dans l’abjecte
prison de Gabode le 15 mars 2003.

En termes simples, l’AND
se serait sentie offusquée par les allégations tenues dans le
journal Le Renouveau du MRD, relatives au  » rapt électoral  »
du mois de janvier 2003 qui fut orchestré par le pouvoir en place.
Fort heureusement et grâce à la mobilisation générale
tant nationale qu’internationale pour la défense de la Liberté
d’Expression, le régime dictatorial dirigé par l’actuel Président
Ismaël Omar Guelleh a, encore une fois, reculé devant un tôlée
qui risquait de concentrer les projecteurs sur ses agissements antidémocratiques.
C’est avec un grand soulagement que nous avons appris sa remise en liberté
48 heures plus tard.

A toutes fins utiles,
nous avons transmis nos informations à plusieurs Ministères
de Belgique, à Amnisty Internationale de Belgique, à La Ligue
des Droits de L’Homme, à l’Agence Intergouvernementale pour la Francophonie…

Parallèlement,
nous avons assuré DAF ainsi que tous les djiboutiennes et djiboutiens
pris en otage dans ce pays, de notre détermination sans faille, pour
défendre nos idéaux et le Respect des Droits Humains les plus
fondamentaux et pour mettre un terme à la tyrannie ou au despotisme
quelles qu’en soient les formes.

Nous vous prions, Mesdames
et Messieurs, de recevoir l’assurance de nos salutations les plus sincères.


Comité du MRD
en Belgique