22/12/2015 (Brève 560) REUTERS / L’opposition parle de 19 morts dans des heurts à Djibouti

DJIBOUTI, 22 décembre (Reuters) – Un parti d’opposition a affirmé mardi qu’au moins 19 personnes avaient été tuées lundi à Djibouti dans des affrontements avec la police, le gouvernement ne parlant de son côté que de neuf blessés.

Les heurts ont éclaté lundi matin dans le petit pays de la corne de l’Afrique qui héberge notamment des bases militaires française et américaine. Kadar Abdi Ibrahim, porte-parole de l’Union pour le salut national, a déclaré à Reuters que la police avait attaqué les participants à une cérémonie religieuse puis une maison dans laquelle étaient réunis des opposants.

Il a avancé un bilan d’au moins 19 morts.

Dans un communiqué publié sur son site internet, le ministre de l’Intérieur, Hassan Omar Mohamed, affirme que « des dizaines d’individus armés » ont attaqué les forces de l’ordre dans la région de Buldhoqo et que neuf personnes ont été blessées, dont un policier.

Il ajoute que les violences ont été commanditées par des « personnes à l’étranger » et que la situation est désormais sous contrôle. Reuters n’a pas été en mesure de vérifier ces informations contradictoires de source indépendante.

Djibouti est régulièrement le théâtre de violences entre forces de sécurité et manifestants qui réclament le départ du président Ismaïl Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999.

05/01/2012 (B637) Egypte : Peine capitale requise contre l’ancien président Hosni Moubarak (Info lecteur)

Le procureur requiert la peine de mort par pendaison contre l’ex-président égyptien, accusé d’être impliqué dans des meurtres de manifestants lors de la révolte au mois de février. Agé de 83 ans, Hosni Moubarak est détenu dans un hôpital militaire.

REUTERS – Le président égyptien déchu Hosni Moubarak, au delà d’ordres qu’il a pu donner, ne pouvait ignorer les tirs contre la foule lors la révolte contre son régime, a estimé jeudi à son procès le procureur Moustafa Souleimane.

"Le président de la République est responsable de la protection du peuple, la question n’est pas seulement de savoir s’il a donné ou non des instructions de tuer les manifestants, mais au delà de ça de savoir pourquoi il n’est pas intervenu pour arrêter la violence contre ces manifestants", a-t-il déclaré.

"Comment se peut-il que le président de la République ne soit pas au courant des manifestations qui ont éclaté le 25 janvier en douze endroits dans plusieurs gouvernorats?", a-t-il ajouté en cours de l’audience qui s’est ouverte en milieu de journée, réfutant l’idée que M. Moubarak n’était pas informé de la gravité de la situation.

Le procureur a également souligné que le ministre de l’Intérieur de l’époque, Habib el-Adli, jugé en même temps que l’ancien chef d’Etat, "ne pouvait pas donner des ordres de tirer sur les manifestants sans avoir obtenu des instructions de Moubarak".

Il a souligné que deux ministres de l’Intérieur en fonction après la chute de M. Moubarak ont témoigné du fait que "le ministre de l’Intérieur n’a pas les prérogatives lui permettant de donner des ordres de tirer, et qu’il ne peut prendre une telle décision qu’après avoir consulté la direction politique".

Le procureur Souleimane avait estimé mercredi avoir des preuves solides de l’implication de Hosni Moubarak dans le meurtre de manifestants, mais avait aussi dénoncé le manque de coopération "délibéré" des nouvelles autorités avec l’accusation.

"L’accusation a confirmé que Moubarak, Adli et six hauts responsables de la sécurité avaient aidé et incité à tirer" contre la foule qui manifestait contre l’ancien dictateur, avait-il déclaré.

Mardi, il avait décrit M. Moubarak, qui a régné sur l’Egypte pendant trois décennies, comme "un dirigeant tyrannique" qui a "répandu la corruption" et "ruiné le pays sans rendre de comptes".

Agé de 83 ans, M. Moubarak est en détention préventive dans un hôpital militaire de la banlieue du Caire. Il a une nouvelle fois comparu jeudi allongé sur une civière.

Le raïs déchu est jugé depuis le 3 août dans le cadre des poursuites après la répression du soulèvement contre son régime début 2011, qui a fait officiellement quelque 850 morts. L’ancien ministre de l’Intérieur, Habib el-Adli, et six de ses conseillers sont jugés en même temps que lui pour ces accusations.

L’ancien président est également inculpé de corruption, des accusations qui visent aussi ses fils Alaa et Gamal, jugés en même temps que lui.

M. Moubarak, dont le procès se déroule sous la protection d’un important dispositif de sécurité, est le premier dirigeant victime du "Printemps arabe" à comparaître en personne devant la justice.

M. Moubarak et les avocats qui assurent sa défense plaident non-coupable.

11/02/11 (B590-B) « Paulette, fais les valises !  » La démission de Moubarak, un nouveau coup dur pour Guelleh ? En tout cas c’est certainement un signe qui va encourager le peuple djiboutien à briser ses chaînes. Moubarak a-t-il montré à Guelleh la route à suivre, et sans trop tarder, car après il sera peut-être trop tard ? Les rêves de troisième mandat semblent désormais bien compromis !

Moubarak démissionne et confie la direction du pays à l’armée (Reuters)

Edmund Blair, Guy Kerivel pour le service français

Le vice-président égyptien Omar Souleimane a annoncé vendredi à la télévision la démission du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis près de trente ans.

Le raïs "a décidé de renoncer à ses fonctions de président de la République", a dit Souleimane, et a chargé le Conseil militaire suprême de prendre en charge les affaires publiques "dans les circonstances difficiles que traverse le pays".

01/02/11 (B589) Egypte L’armée égyptienne prend le parti des manifestants (Reuters)

Samia Nakhoul et Alison Williams
Rédaction du Caire, Jean-Stéphane Brosse et Jean-Philippe Lefief
pour le service français

L’armée égyptienne a promis lundi soir de ne pas ouvrir le feu sur les manifestants, qui se sont encore rassemblés par milliers pour réclamer le départ d’Hosni Moubarak, et a jugé leurs revendications légitimes.

Dans la foulée, le vice-président Omar Souleimane, issu des rangs de l’armée, a annoncé l’ouverture de consultations avec l’ensemble des partis politiques, conformément au souhait exprimé par l’Union européenne et les Etats-Unis.

« Le président a demandé aujourd’hui d’établir des contacts immédiats avec les forces politiques pour entamer un dialogue sur tous les problèmes soulevés qui implique également des réformes constitutionnelles et législatives de façon à déboucher sur des projets d’amendements clairs et sur un calendrier précis en vue de leur mise en oeuvre », a-t-il expliqué lors d’une allocution télévisée.

Dans un communiqué diffusé un peu plus tôt, l’armée, pilier du long règne de Moubarak, précise qu’elle est présente dans les rues pour le bien et la sécurité des Egyptiens. « Les forces armées n’auront par recours à la force contre notre grand peuple », promet l’état-major.

« Vos forces armées, qui ont conscience de la légitimité de vos demandes et sont prêtes à assumer leur responsabilité de protection de la nation et des citoyens, affirment que la liberté d’expression par des moyens pacifiques est garantie à tous », poursuivent les militaires.

Hosni Moubarak, confronté à un mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur, a poursuivi lundi le remaniement de son gouvernement pour tenter, sans succès, d’apaiser la colère de la rue égyptienne qui réclame son départ.

Un appel à la grève générale a été lancé ce lundi et ses opposants ont annoncé une « marche d’un million » de personnes mardi pour pousser vers la sortie le chef de l’Etat au pouvoir depuis près de trente ans.

« Ce que nous voulons est clair: nous voulons que Moubarak et sa clique dégagent. Nous n’accepterons rien d’autre », lançait un manifestant, Omar el Demerdach, chercheur de 24 ans.

L’OPPOSITION S’ORGANISE

Le soulèvement, qui entrera mardi dans sa deuxième semaine, a éclaté en protestation contre la répression, la corruption et la pauvreté. Environ 140 personnes sont mortes dans les affrontements avec les forces de sécurité.

Hosni Moubarak a tenté plusieurs fois de désamorcer la crise en annonçant des réformes économiques et en remaniant sa garde rapprochée, sans convaincre.

Le nouveau cabinet comprend trois anciens officiers supérieurs, dont le Premier ministre et ancien commandant de l’armée de l’air Ahmed Chafik, nommé samedi en même temps que le chef des renseignements Omar Souleimane était désigné au poste de vice-président, que le raïs avait laissé vacant depuis son accession au pouvoir, en octobre 1981.

Les autorités ont annoncé en outre lundi la promotion du ministre de la Défense, Mohamed Hussein Tantaoui, qui récupère en outre un poste de vice-Premier ministre. Le ministre de l’Intérieur Habid el Adli, détesté par de nombreux Egyptiens en raison de la répression exercée par la police, a été limogé et remplacé par le général Mahmoud Wagdi, ancien chef des services de police judiciaire du Caire et de l’administration pénitentiaire.

Zaineb el Assam, expert du Proche-Orient au sein du cabinet londonien Exclusive Analysis, estime que ce remaniement est trop limité et arrive trop tard. « Je pense que Moubarak sera parti bien avant 30 jours », dit-il. « Certaines personnalités de ce gouvernement sont profondément impopulaires. Le général Wagdi par exemple. Cela va encore renforcer les manifestations. L’armée va considérer Moubarak comme un boulet. »

Bien que le mouvement anti-Moubarak ait débuté sans dirigeant clair ni formation structurée, l’opposition s’efforce maintenant de s’organiser.

Les Frères musulmans, mouvement islamiste très soutenu par les plus modestes, ont annoncé lundi qu’ils s’employaient à former un large comité politique avec Mohamed ElBaradeï, afin de nouer un dialogue avec l’armée.

L’ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), rentré la semaine dernière d’Autriche, a appelé au départ de Moubarak et s’est proposé de diriger la transition, même si certains Egyptiens restent réservés à son propos, en raison notamment de ses longues absences à l’étranger.

« TRANSITION ORDONNEE »

Les dirigeants occidentaux s’emploient à trouver une réponse adaptée à cette crise qui menace de bouleverser la donne au Proche-Orient. Sans appeler directement au départ de Moubarak, ils prônent le respect des libertés fondamentales tout en craignant l’arrivée au pouvoir d’extrémistes.

Washington, dont l’Egypte est le principal allié dans le monde arabe, a accentué la pression en appelant dimanche à une « transition en bon ordre » et a dépêché un émissaire sur place – Frank Wisner, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Egypte, qui « a la faculté » de parler aux autorités, précise le département d’Etat.

Cet appel à une « transition ordonnée » a été relayé lundi par l’Union européenne. « Nous ne voulons certainement pas voir l’Egypte tomber aux mains d’extrémistes », a déclaré le secrétaire au Foreign Office William Hague. « C’est pourquoi nous voulons une transition ordonnée vers des élections libres et équitables. »

Le message américain a été perçu en Israël comme un lâchage en règle d’un allié de trente ans. L’Etat juif craint les répercussions de la crise sur ses relations avec l’un des seuls Etats arabes à avoir fait la paix avec Israël.

Plusieurs gouvernements ont commencé à organiser le départ d’Egypte de leurs ressortissants en raison de l’incertitude de la situation.

26/09/10 (B571) Vers la fin de l’immunité pour les diplomates étrangers en poste en Europe ? Cet exemple de condamnation d’un diplomate tunisien devrait faire réfléchir certains diplomates djiboutiens qui abusent (Exemple USA, Bruxelles, et Paris sur une moindre échelle) (Info lecteur – Source Reuters / Yahoo)

Douze ans de réclusion pour un ex-diplomate tunisien

Gilbert Reilhac

La cour d’assises de Meurthe-et-Moselle a condamné vendredi à douze ans de réclusion criminelle un ancien diplomate tunisien, Khaled ben Saïd, jugé en appel et en son absence pour des actes de torture commis dans son pays. Lire la suite l’article

La cour acquitte l’accusé des accusations de torture mais le déclare coupable de complicité de ces faits par instructions.

En première instance en décembre 2008, à Strasbourg, Khaled ben Saïd avait déjà été condamné à huit ans de prison, malgré de premières réquisitions d’acquittement de l’accusation.

Le parquet général avait fait appel, une démarche que les plaignants voient comme dictée par le gouvernement.

L’avocat général a évoqué dans son réquisitoire à Nancy un manque de preuves. « Dans la mesure où je ne suis pas en mesure d’établir avec certitude la culpabilité de l’accusé, je ne suis pas plus en mesure de vous demander d’entrer en voie de condamnation », a déclaré l’avocat général, Monique Sonrel, dans son réquisitoire.

C’est la seconde fois qu’une juridiction française se prononce sur des faits impliquant un étranger pour des faits commis à l’étranger, en vertu de la règle dite de « compétence universelle » qui prévaut pour les faits de torture, en vertu d’une convention de l’Onu.

LE DERNIER DOSSIER DE CE TYPE ?

Actuellement fonctionnaire au ministère de l’intérieur en Tunisie, Khaled ben Saïd est jugé par une cour formée de trois magistrats professionnels.

Cet homme de 47 ans est accusé d’avoir ordonné à des policiers de torturer la femme d’un opposant tunisien le 11 octobre 1996 alors qu’il dirigeait le commissariat de Jendouba.

Zoulaikha Gharbi a ensuite rejoint la France où son époux, membre d’un mouvement islamiste interdit en Tunisie, El Nahdha, bénéficie du statut de réfugié politique.

Elle a porté plainte en mai 2001 contre son tortionnaire en apprenant que celui-ci était vice-consul de Tunisie à Strasbourg. Le diplomate avait quitté la France précipitamment quelques mois plus tard.

Dans leurs plaidoiries, les avocats de la plaignante ont souligné la crédibilité de ses accusations et mis en cause le caractère « systématique » de la torture au pays du président Zine el Abidine ben Ali, chef de l’Etat depuis 1987.

Me Clémence Bectarte, avocate de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) qui s’est portée partie civile, s’est aussi interrogée sur les raisons de l’appel du parquet.

« La France ne veut pas de ce dossier. Il s’agit de préserver les relations ‘amicales’ entre la France et la Tunisie », a-t-elle affirmé.

Selon la FIDH, Une quinzaine de procédures sont actuellement ouvertes en France pour des faits relevant de la compétence universelle, introduite dans le droit français en 1994.

Elles pourraient être les dernières, estime la FIDH, car la loi d’adaptation du droit français à l’institution de la Cour pénale internationale, promulguée le 9 août 2010, les restreint.

Elle stipule que les poursuites, pour des faits commis à l’étranger par un ressortissant étranger, sont désormais du seul ressort du ministère public, et ne peuvent plus être déclenchées par des plaintes.

28/05/09 (B500) Yahoo avec Reuters / Deux officiels djiboutiens relaxés en marge de l’affaire Borrel

Le procureur général et le chef des services secrets de Djibouti, poursuivis pour subornation de témoins en marge du dossier du meurtre du magistrat Bernard Borrel en 1995, ont été relaxés par la justice française.

La cour d’appel de Versailles a infirmé un jugement rendu en première instance en mars 2008, où Djama Souleiman Ali, procureur général de Djibouti, et Hassan Saïd Khaireh, chef des services secrets, avaient été respectivement condamnés à 18 mois de prison ferme et un an de prison ferme.

Les mandats d’arrêt lancés à ce moment sont donc annulés.

L’affaire Borrel empoisonne depuis une dizaine d’années les relations entre la France et son ancienne colonie de la Corne de l’Afrique, où Paris a sa principale base militaire du continent.

Le corps de Bernard Borrel, coopérant français et conseiller technique auprès du ministère djiboutien de la Justice, a été retrouvé calciné près de la ville de Djibouti en octobre 1995.

La thèse du suicide d’abord retenue a fait place à la piste d’un assassinat après des expertises médico-légales et la famille du magistrat mort accuse le pouvoir djiboutien.

Les deux prévenus ne se sont jamais présentés devant la justice française. Djibouti se dit victime d’une procédure injuste et a pris des mesures de représailles diplomatiques, telles que des expulsions de coopérants.

Le procureur général avait été reconnu coupable en première instance d’avoir fait pression sur Mohammed Alhoumekani, ancien militaire djiboutien.

Ce témoin a mis en cause pour l’assassinat de Bernard Borrel l’actuel président de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh. Le chef des services secrets djiboutiens avait été convaincu d’avoir fait pression sur un autre témoin, Ali Iftin, lié au premier.

Thierry Lévêque,
édité par Yves Clarisse

01/03/09 (B488) Reuters / Le Yémen achète des armes russes pour un milliard de US $ (avions, hélicoptères et tanks) // Yemen to buy Russian weapons (En Anglais – Info lecteur)

Yemen has signed a deal to buy $1 billion worth of weapons from Russia, including fighter planes, helicopters and tanks, Yemeni state media reported.

Agreements signed during a visit to Moscow by Yemeni President Ali Abdullah Saleh included the purchase of MiG-29 planes, helicopters, T-80 and T-72 tanks, and armored vehicles, the state news agency Saba quoted unnamed sources as saying.

« The most important result of President Saleh’s successful visit to Moscow is the signing of a Russian military equipment deal, including land, sea and air military equipment in order to enhance the defence capability of Yemen in the fight against terrorism and piracy, » the agency said late on Thursday.

Russian warships have been patrolling the Gulf of Aden since the end of last year as part of international efforts to protect the shipping waterway off Somalia’s coast from attacks by pirates.

Russian military experts and senior officials have also speculated that Yemen could be one of several regional states to host Russian bases in the Indian Ocean and the Mediterranean.

« We would like to discuss how to continue to offer Russian warships every privilege they need to assist fighting piracy in our region, » Saleh told his Russian counterpart Dmitry Medvedev during talks in the Kremlin. « Fighting against piracy is of huge importance for us. »

The Soviet Union supplied large quantities of weapons to socialist South Yemen in the 1970s and 1980s in return for the right to use its port facilities by the Soviet navy.

The Yemeni agency said Saleh’s talks in Moscow also covered the possibility of Russian companies setting up a power plant in the Arab country and exploring for oil, gas and metals.

Analysts say the presence of Russian warships in the region is part of the Kremlin’s attempts to use its military power to play a more assertive role in world politics.

15/12/08 (B478) Reuters : Un haut responsable éthiopien affirme que l’augmentation des tarifs du port, décrétée unilatéralement par Djibouti en Août 2008, va avoir un effet négatif sur l’inflation en contraignant l’Ethiopie à payer un supplément annuel de 22,5 millions d’US $ sur les 700 qu’elle acquitte déjà ! // The revival of a plan by Djibouti to charge Ethiopia an extra $22.5 million a year in port tariffs will push up inflation in the land-locked country, a senior Ethiopian business leader said on Friday. (En Anglais – Info lecteur)

Ethiopia pays $700 million annually in port fees to the tiny Red Sea state, which has been its main gateway for imports and exports since it lost the ports of Assab and Massawa when Eritrea won its independence in 1991.

Djibouti had said the tariff hike would take effect in mid-August. But then the Ethiopian government said the move had been postponed indefinitely after Djiboutian President Omar Ismail Guelleh visited Addis Ababa in July.

Teferi Asfaw, deputy secretary-general of the Addis Ababa Chambers of Commerce and Sectoral Association, said the new charges had been imposed as of December 1.

« It is expected to create an inflationary situation, » Teferi told Reuters.

« Ethiopia will pay Djibouti a total of $722.5 million for port services annually. We consider this a huge burden and the government must seek an alternative. »

Teferi said Djibouti defended the increase back in August because of high fuel prices, which had since declined sharply. « Their argument does not hold water, » he said.

Djiboutian officials could not immediately be reached for comment.

Teferi’s organisation groups almost all Ethiopia’s major importers and exporters. Ethiopian government sources said a high-level delegation was due to leave for Djibouti at the weekend to voice the country’s concern.

Ethiopian traders are also concerned about a reduction of free storage at the port to eight days from 15 days for import cargoes and to three days from 10 days for export cargoes.

Ethiopia has nine state-operated freight vessels that operate from Djibouti to the Far East.

Ethiopia is building two container terminals at Modjo, 75 kms (45 miles) southeast of Addis Ababa, and at Semera in Afar region, 550 kms (340 miles) from the capital along the main rail and road route to the Red Sea port. Teferi said the government would also deploy 500 newly imported trucks to ferry goods.