18/06/02 Le rapport de la CISL est accablant pour Guelleh.

La répression
omniprésente (Extrait du rapport de la CISL)

De nombreux syndicalistes
africains continuent de vivre sous la menace
constante de représailles. C’est notamment le cas au Soudan,
à Djibouti, en
Guinée équatoriale ou en Libye, qui interdisent purement
et simplement les syndicats indépendants.
Au Soudan, les membres
de la seule organisation
syndicale tolérée (SWTUF) et contrôlée par
l’Etat, ont même été obligés en
2001 d’agir dans la clandestinité en déclarant vivre dans
un climat
perpétuel de peur.

Qu’est-ce
que la CISL ?

La
CISL représente 157 millions de travailleurs au travers de 225
organisations affiliées dans 148 pays et territoires.

La
CISL est également membre du groupement "Global Unions"
: http://www.global-unions.org.

Pour plus de
renseignements, contactez

Louis Belanger
Attache de Presse de
la CISL au numéro ++ 32 2 224 0232, ou +32 476 62 10 18 (GSM).

16/06/02 La Confédération Internationale des Syndicats Libres publiera le 18 juin son rapport annuel qui est accablant pour Guelleh.

Le régime de
Guelleh n’est pas épargné ! Toutes les informations concernant
les violations des Droits des Travailleurs, les entraves à l’exercice
du Droit Syndical et les sanctions à l’égard des syndicalistes
et des travailleurs : un nouveau rapport accablant pour Guelleh.
Publication le 18 juin.

A la lecture de ce rapport, on peut encore se demander pour quelles raisons
les pays occidentaux continuent-ils à recevoir Guelleh et à
le soutenir.

16/04/2000 – Campagne mondiale pour l’Education (Extraits de presse)

Pour n°64 – avril 2000
Revue de la Fédération Syndicale Unitaire (FSU)

Dans le cadre du lancement de la campagne mondiale pour l’éducation, la FSU a coanimé un colloque au siège de l’UNESCO, le 29 mars. Deux thèmes étaient à l’ordre du jour : la coopération internationale pour le développement de l’éducation et les jeunes qui, en France, sortent du système éducatif sans diplôme, ni qualification.

Le premier thème a notamment permis un témoignage fort – celui de Mariam Hassan Ali du syndicat d’enseignants de Djibouti. « Chez nous, il n’y a pas de volonté politique d’investir dans l’éducation car la connaissance rend libre » a-t-elle dit.

La conférence de Dakar (26-28 avril) qui s’inscrit dans cette campagne devra évaluer les progrès réalisés en matière d’accès de tous à l’éducation. Rappelons qu’en 2000, 120 à 140 millions d’enfants sont encore sans contact avec l’école et qu’il existe dans le monde un milliard d’analphabètes dont une très grande majorité de femmes…

Le deuxième thème concernait ces quelque 60 000 jeunes, « noyau dur » de l’échec scolaire, qui sortent chaque année du système éducatif sans aucune qualification. Problème du devenir de certain jeunes scolarisés en SEGPA par exemple, mais aussi problème des « décrocheurs ». Une fois de plus, les intervenants et la salle ont souligné à quel point aujourd’hui l’exclusion scolaire signifiait exclusion sociale.

Lourde responsabilité pour le système éducatif et nécessité donc de maintenir de fortes ambitions.

20/12/1999 – Extrait de NOUVELLES – CFDT du 15/11/1999 . « A Djibouti le gouvernement organise un congrès syndical préfabriqué … « 

« La CFDT a participé à la 10ème réunion du comité éxécutif de la régionale africaine des syndicats affiliés à la CISL, qui s’est tenue du 28 au 30 octobre à Nairobi.

Cette rencontre annuelle est l’occasion de faire le point sur les grands défis affrontés par le syndicalisme de cette région. Ainsi on constate des progrès réels dans de nombreux pays au plan des libertés syndicales avec la fin de la dictature au Nigéria et la ratification ces derniers mois de plusieurs conventions clés de l’OIT par le continent, mais des poches antisyndicales demeurent.

Ainsi à Djibouti le gouvernement organise un congrès syndical préfabriqué et en Centrafrique les syndicalistes sont soumis à des intimidations constantes.
CFDT et FO présentes sont intervenues directement depuis Nairobi pour attirer l’attention des autorités françaises sur cette situation.

Les syndicats africains ont exprimé leur inquiétude de ne pas voir encore les retombées pratiques des décisions d’alleger la dette des pays les plus pauvres prise par le dernier G8.

A la veille de la conférence de l’OMC, l’ORAF a fait le point de sa mobilisation en faveur de la discussion des relations entre échanges et normes sociales fondamentales au sein de l’OMC.

Grace à leur campagne, des pays clés comme l’Afrique du Sud, la Tunisie, le Sénégal ou encore le Niger et la Zambie appuieront nos propositions syndicales.

L’audience de l’ORAF s’est accrue ces derniers mois avec l’obtention d’un statut d’observateur auprès de l’OUA, l’organisation unitaire des pays africains.

Le comité exécutif a décidé d’appuyer la demande d’affiliation à la CISL d’un des deux derniers grands du syndicalisme africain, celui du Nigéria, ainsi que celle de l’Union interprofessionnelle de la Réunion, liée à un contrat de coopération avec la CFDT »

La CFDT sur internet: www.cfdt.fr
CISL=Confédération Internationale des Syndicats Libres

ORAF=organisation régionale de la CISL qui regroupe les syndicats affiliés en Afrique
OIT=Organisation Internationale du Travail

20/10/1999 – COMMUNIQUE DE L’UNION DJIBOUTIENNE DU TRAVAIL SUR LES VIOLATIONS DE LA LIBERTE DE DEPLACEMENT COMMISES PAR LE REGIME DJIBOUTIEN A L’ENCONTRE DES DIRIGEANTS SYNDICAUX

Union DJiboutienne du Travail
Avenue P. Pascal
B.P. 2767 DJIBOUTI

Djibouti. le 20 octobre 1999

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le camarade AHMED DJAMA EGUEH, président de l’UDT qui devrait voyager le 09 octobre dernier à Windhoch (Namibie) pour y participer un atelier régional triparti te sur les stratégies visant à s’attaquer aux conséquences du VIH / SIDA, sur invitation de l’O.I.T, a été empêché de pénétrer à l’Aéroport International de Djibouti, à l’heure des enregistrements des passagers dont il faisait partie, par la Gendarmerie de l’Aéroport.

Les éléments de la gendarmerie ont justifié cette entrave à la plus élémentaire des libertés, celle de se déplacer, par un ordre émanant du procureur de la république et du ministre de l’emploi et de la solidarité nationale visant à empêcher paL tous les moyens le départ de AHMED DJAMA EGUEH.

Ainsi c’est la 2eme fois en quelques semaines que le gouvernement de Djibouti entrave aussi arbitrairement le libre exercice de l’activité syndicale en empêchant d’autorité nos représentants de participer aux réunions internationales. Tout cela pour atténuer, un tant: soit peu, les frustrations de leurs pseudo – syndicalistes en mal de reconnaissance nationale et internationale sur le plan syndical malgré les promesses que le gouvernement leur a fait miroiter.

C’est ainsi que le Camarade ABDOULKALECK WABERI OUFFANEH avait été, début septembre dernier, interpellé par les gendarmes de la Brigade Nord où il a subi durant plusieurs heures d’affilés un interrogatoire musclé sur ordre du même procureur de la république et du même ministre dont l’acharnement à l’endroit du syndicalisme libre et indépendant et ses représentants n’a désormais plus de limite.

MOTIF :
La restitution du billet d’avion, envoyé au nom de ABDOULKALRK WABERI par la CGT / FO pour que ce dernier puisse participer à un séminaire à Paris, aux fins de lui subtiliser en faveur des pseudo-syndicalistes à la solde du ministre acharné. Ce qui logiquement ne pouvait se faire et qui a tout bonnement échoué.

C’est pourquoi, l’UDT dénonce et condamne ces agissements hors la loi du gouvernement qui n’a toujours pas compris que sa greffe syndicale n’a pas pris.

Nous les exhortons vivement à cesser ces machinations barbares qui le mettent chaque jour davantage en marge des normes de la civilisation.

ADAN
Secrétaire

20/10/1999 – Résolution du 20 Octobre des membres de l’ORGANISATION RÉGIONALE AFRICAINE DE LA CONFÉDÉRATION INTERNATIONALE DES SYNDICATS LIBRES (ORAF-CISL) CONDAMNANT LES VIOLATIONS DES DROITS SYNDICAUX A DJIBOUTI

Réunion sous régionale pour l’Afrique centrale et de l’Ouest sur les normes du travail et la mondialisation

(Novotel Accra, Ghana, 18-20 octobre 1999)

RÉSOLUTION SUR LES VIOLATIONS DES DROITS SYNDICAUX A DJIBOUTI

Ø Considérant les licenciements abusifs des dirigeants des centrales syndicales UDT et UGTD depuis 1995 pour exercice du droit de grève ;

Ø Considérant l’interdiction des réunions syndicales au sein des entreprises à Djibouti ;

Ø Considérant la confiscation des boîtes postales des centrales syndicales UDT et UGTD ;

Ø Considérant le gel des avoirs bancaires des centrales syndicales précitées ;

Ø Considérant l’interdiction de voyager fait à l’encontre des syndicalistes élus ;

Ø Considérant la répression systématique et généralisée, le harcèlement policier quotidien des cadres et dirigeants syndicaux de l’UDT et l’UGTD ;

Ø Considérant la pratique gouvernementale de substitution dans les réunions internationales des syndicalistes élus par ceux a la solde du Gouvernement.

Ø Considérant 1a ratification par Djibouti des conventions 87 et 98 de l’OIT.
La réunion sous régionale pour l’Afrique Centrale et de l’Ouest sur les normes du travail et la mondialisation, tenue à Accra (Ghana) du 18 au 20 Octobre 1999, après analyse de la situation très préoccupante des violations flagrantes des droits et libertés syndicaux à Djibouti ;

Condamne :
Fermement l’attitude hostile du Gouvernement de Djibouti inhérente rente aux violations des droits et libertés syndicales

Ø L’arrêt de la répression des cadres et dirigeants syndicaux de l’UDT et l’UGM ;

Ø Le dégel des avoirs bancaires de l’UDT et l’UGM ; .Le respect du secret de la correspondance en assurant un libre accès des cadres et dirigeants syndicaux de l’UDT à leurs boîtes postales respectives ;

Ø La libre circulation des leaders syndicaux de l’UDT et l’ U G TD ;

Demande :
A L ‘ORAF, à la CISL et à tous les affiliés en particulier la CES ainsi que la CFDT et la CGT-FO d’user de toutes leurs influences pour agir en direction du Gouvernement Français afin que des pressions suffisantes soient exercées sur le Gouvernement de Djibouti ;

Demande :
A la communauté internationale, aux institutions financières et bailleurs de fonds ainsi qu’à l’Union européenne de conditionner l’aide non humanitaire en direction de Djibouti au respect scrupuleux par son Gouvernement des droits fondamentaux des travailleurs ;

Exhorte :
L’GRAF, la CISL et leur affiliés à poursuivre les efforts déjà entrepris pour la réintégration des cadres et dirigeants syndicaux licenciés tout en maintenant la pression sur le Gouvernement de Djibouti ;

Rassure:
Les cadres et dirigeants syndicaux persécutés de Djibouti de leur soutien indéfectible et sans faille.

Fait à Accra, le 20 Octobre 1999

Les Participants